Musique

  • Un portait différent, sensible, amoureux de l'un des plus grands génies de la musique.Mozart ? Encore ! Alors que la plupart des musicologues se sont penchés sur sa vie, son oeuvre... Oui, Mozart. D'abord parce que je suis en quelque sorte née avec lui dans mon oreille, grâce à mes parents. Un père contrebassiste et chef d'orchestre, une maman violoniste qui, dès mes cinq ans, entre deux concerts, ont glissé sous mes doigts d'enfant, le clavier de mon premier piano. Puis, il y eut l'itinéraire obligé. Le conservatoire, où il m'apparut didactique, décortiqué, expliqué, à des années lumières de ce que j'en savais à travers les voix des amis musiciens de mes parents, lorsqu'ils en parlaient, entre eux, lorsque l'émotion surgissait au détour d'une phrase et changeait tout. Enfin, il y eut ce jour, suivi de beaucoup d'autres où, lettre après lettre, je suis entrée dans sa vie. Et ce n'était plus le " divin Mozart ", par essence inaccessible, mais le plus attachant des amis. Un génie qui avait le pouvoir de faire jaillir, du désordre de nos émotions, ce qu'il y avait de plus troublant, de plus pur, de plus inattendu aussi.
    Mozart tellement libre, loyal, courageux, insolent, pratiquant avec délices un érotisme joyeux et mettant en musique cette mélancolie déchirante qui n'appartient, dans sa retenue et son élégance, qu'à lui. En le jouant, en l'écoutant et en le réécoutant, en " violant " ses lettres, j'ai eu le désir de le raconter tel qu'en lui-même, en son temps, balayant au passage les pieux mensonges dont on l'a fardé. Adieu donc à Leopold, le père fouettard, exhibant à tout-va son prodige d'enfant ! Adieu à Constanze costumée en épouse sotte et inculte, à Salieri, le faux assassin du génie, à l'enterrement sous la neige, au corps jeté sans plus de cérémonie, dans la fosse commune et bienvenue à celui que, je l'espère, vous ne verrez plus tout à fait de la même manière après avoir lu ce dictionnaire amoureux.

  • All that jazz...
    A la radio à France-Inter, ainsi qu'à la télé, avec les émissions 'Pop 2', et 'Les Enfants du Rock', Patrice Blanc-Francard en a éveillé plus d'un à la musique, au carrefour des années 80. Aujourd'hui, il ouvre les portes de son jardin secret, le Jazz :
    " Déambuler avec passion dans le Jazz, ce paradis privé, est l'un de mes grands bonheurs. Mais la musique est assurément un art mystérieux. Et les codes de certaines formes de Jazz peuvent parfois sembler incompréhensibles, si l'on ne s'arme pas d'une certaine forme de curiosité, qui est je crois le meilleur défaut du monde. C'est pourquoi, avec cette soixantaine de récits de vies de musiciens (et musiciennes !), de lieux, d'évènements, de disques cultes, j'ai voulu aborder autrement cette musique, le Jazz, passion de toute ma vie, et faire de ce Dictionnaire amoureux une collection d'aventures, de destins, pour ne pas dire de légendes, qui font la très riche histoire de cette musique."

  • électrique

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    • Plon
    • 12 Novembre 2020

    Une incursion barrée dans un monde où le rock'n roll est roi.Certains imitent les comètes, apparaissent, se consument, et puis disparaissent, mais ils ne peuvent plus raconter ce qu'ils ont vu des étoiles. Yarol Poupaud, lui, a le talent tranquille : il ne rate rien d'un destin aussi flamboyant que s'il avait été bref, alors qu'il a commencé à une époque, le siècle dernier, où la musique était une histoire très sérieuse, une façon de vivre, de s'habiller, de penser, de se déterminer.
    Il se rappelle, ses disques, ses photos, ses guitares avec lui, quatre décennies de passion pour la scène et le son. De la découverte précoce d'Elvis Presley à la sortie, à cinquante ans, d'un premier album solo, Yarol, en passant par FFF, MUD, les baby rockers, Black Minou et les années Johnny Hallyday, sa trajectoire aura bel et bien épousé celle de la musique.
    Les souvenirs de Yarol s'égrènent en séquences qui nous embarquent de Paris à New York, Kinshasa ou Kingston, des caves de Pigalle au Stade de France, d'une rencontre avec Joe Strummer à une anecdote avec Chuck Berry.
    Construit comme une incursion barrée dans un monde où le rock'n roll est roi, ce récit nous balade au gré de l'existence pas banale, boostée et solaire, de Yarol Poupaud.

  • « Suivez-moi dans ce parcours intime de l´opéra, de tout ce qui en constitue la chair, dans ce manège des voix les plus touchantes et les plus virtuoses, dans ce dédale des rôles et des airs, dans cette visite de ses décors, de ses rites, de ses coulisses et de son histoire. L´opéra est à la fois un mystère et une évidence : mystère du mariage des voix avec les sonorités de l´orchestre et le souffle des choeurs, tout en racontant une histoire à travers une mise en scène qui l´éclaire, et évidence d´une émotion qui mêle tout en un seul mouvement puissant, un mouvement qui soulève, qui ravit, qui emporte loin du réel quotidien. C´est cette expérience de l´opéra que je veux vous faire partager, avec mes choix et mes partis pris, avec mes coups de coeur et mes découvertes, avec ma passion et mes passions, afin que, vous qui ne connaissez pas l´opéra, vous n´y résistiez plus, et vous qui l´aimez déjà, vous y nourrissiez votre boulimie d´amour. » A. D.



    Alain Duault, poète, écrivain, « Monsieur musique classique » sur France 3, animateur de deux émissions sur Radio Classique, éditorialiste àClassica, rédacteur en chef d´Opera Online, directeur artistique de Viva l´opéra ! dans les cinémas UGC, est l´un des meilleurs connaisseurs de l´opéra en France.

  • Cet ouvrage est le livre d´une vie. Une vie d´écoute et donc de passion. D´aussi loin que je me souvienne, la musique fut pour moi comme une évidence. Du coté de ma mère, tout le monde avait chanté, joué du piano, étéà l´opéra. Du coté de mon père, il y avait eu deux très bons professionnels. Enfin, les Soeurs m´ont fait un don, entre tous inestimable : elles m´ont appris à poser ma voix sur mon oreille. L´enfant solitaire que j´ai été n´a pas eu de mal à apprendre du Chérubin de Mozart et, quand on n´a personne pour qui chanter (ou même à qui parler), eh bien, on chante aux brises. Enseignant je fus, ce qui oblige à mieux savoir ce qu´on sait et mieux aimer ce qu´on aime.

    Rassure-toi donc, lecteur : de Glyndebourne à Salzbourg, de Bach à Dutilleux, tu trouveras ici tout ce qu´il faut pour te plaire tant le vagabondage de l´auteur est insatiable.



    Professeur de philosophie, André Tubeuf a collaboréà de nombreuses revues (notammentLe Point,Classica et Diapason). Il est l´auteur de nombreux ouvrages, dontL´Offrande musicale(Laffont, coll. « Bouquins », 2007) et Ludwig van Beethoven(Actes Sud, coll. « Classica », 20069) qui lui a valu le prix de l´Essai de l´Académie française.

  • Une histoire de chansons, de littérature et surtout d'amour
    " Je m'appelle Marie-Paule Belle. Je suis chanteuse. L'un de mes plus grands succès a été " La Parisienne ". Une chanson écrite par Michel Grisolia et Françoise Mallet-Joris.
    Françoise Mallet-Joris, poète, penseuse, philosophe, romancière était un formidable écrivain. Elle était aussi - et elle était surtout - mon amie.
    Dans les années 70, nous formions un couple de femmes, sans souci, sans honte, sans pudeur.
    Nous étions ensemble naturellement, sans rechercher le scandale que nous créions pourtant dans une société figée qui ne reconnaissait pas que deux femmes puissent s'aimer ouvertement et sans réserve. Nous nous sommes tant aimées d'ailleurs.
    C'est après la disparition de Françoise, en 2016, que je me suis aperçue de la grandeur et de la profondeur de son amour.
    Elle m'avait écrit des lettres. En les lisant une première fois, je n'avais reconnu que la manifestation de cet amour. En les relisant, longtemps après son décès, j'y ai vu l'amour absolu que Françoise me portait, s'oubliant pour me sublimer, me propulser vers des niveaux qu'elle seule jugeait acceptables pour moi.
    " On n'a rien donné, tant qu'on n'a pas tout donné " - écrit quelque part Sainte Thérèse De Lisieux. Françoise Mallet-Joris m'a tout donné avec une générosité sans mesure. Et je ne me suis aperçue de rien, prenant pour gentillesse et dévouement ce qui n'était qu'oubli de soi et pur amour.
    Aujourd'hui qu'elle n'est plus, j'ai un peu honte d'un tel aveuglement.
    C'est la raison pour laquelle j'ai souhaité écrire ce livre. Pour rendre à Françoise Mallet-Joris un peu de ce qu'elle m'avait donné, pour dire publiquement combien son intelligence irradiante, sa personnalité modeste et attachante, avaient contribué à établir, enfin, ce que je suis devenue. "

  • Un livre qui se veut pédagogique avec humour, mais qui est au bout du compte l'histoire d'une passion qui ne demande qu'à être partagée.
    C'est le livre d'une vie entière consacrée aux mystères du plus paradoxal, du plus essentiel, et du plus solitaire des instruments de musique.
    Des premiers sons grêles et chantants entendus dans le ventre de ma mère à mes premières gammes sur le Pleyel familial. Des milliers d'heures à écouter des disques pour tenter de comprendre comment de grands fous prophétiques parviennent à recréer un monde à travers les Impromptus de Schubert ou les Préludes de Debussy. Jusqu'à toutes ces rencontres à travers le monde avec ces drôles d'animaux appelés pianistes qui vivent mille vies à travers un fabuleux répertoire, une prodigieuse littérature, sans réussir à en conduire véritablement une.
    De A comme " Accord " à Z comme " Zut ". Nous entrons dans l'intimité de Chopin, Liszt, Cortot, Rubinstein, Horowitz, Gould. Sans se priver de réflexions sur la critique, les professeurs, la technique, la sonorité et des entrées sur le " cinéma ", la " main gauche " ou les pianistes " aveugles ".

  • "La, la, la, mine de rien, la voilà qui revient, la chansonnette..."
    "La chanson ? C'est nous. Les Copains d'abord et La Marseillaise, La Vie en rose et L'Aigle noir, La Javanaise et Mes emmerdes, Au clair de la lune et Osez Joséphine...
    Nos émotions, nos joies, nos larmes, nos plaisirs, nos déprimes, nos exaltations et, finalement, nos vies entières sont écrites en chansons. Disposer d'un tel patrimoine est une singularité française, qui mêle les airs transmis en famille aux tubes radiophoniques, la chanson de poète et le commerce de variétés. Et aucun francophone n'échappe à cet héritage touffu, proliférant, inépuisable. Voici pourquoi explorer la chanson française est explorer notre pays, son âme, sa mémoire et ses passions.
    Voici pourquoi explorer la chanson française consiste à rencontrer d'immenses artistes et à ouvrir des coffres à merveilles. Voici pourquoi explorer la chanson française consiste aussi à ne pas toujours comprendre les mystères du succès et de la postérité.
    Ce Dictionnaire amoureux de la chanson française évoque donc Brassens, Gainsbourg, Barbara, Souchon, Piaf, Brel, Bashung, Gréco ou Delerm, mais aussi la censure, les yé-yé, Paris, l'oubli ou le bon vieux temps. Une traversée hédoniste, mélancolique, gourmande et parfois polémique pour saisir d'un même regard les grands maîtres et les petits génies, les légendes chéries et les vérités contestées, les monuments historiques et les splendeurs ignorées."
    Bertrand Dicale

  • Libre !

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    • Plon
    • 3 Octobre 2019

    C'est l'histoire d'un enfant humilié devenu Roi, d'un garçon de 19 ans avec ses propres codes qui s'est transformé en véritable phénomène pop.

    " Je suis né en banlieue parisienne, j'ai 19 ans, je suis gay et mon rêve absolu a toujours été de devenir une popstar.
    Depuis que je suis tout petit, parce que je n'ai pas l'apparence de mon sexe, on me dit que je ne suis pas normal, on me demande qui je suis, une fille ou un garçon. Pourquoi toujours cette alternative ? Moi, tout ce que je veux, c'est chanter. Chanter pour sortir de moi, chanter pour rassembler. Braver les peurs, la haine et le doute, accepter d'être singulier, d'être unique, d'être moi. "
    /> Bilal Hassani porte perruque blonde et couronne, comme l'avènement d'une identité enfouie toute sa vie, d'une envie d'être lui-même, assumée en dépit du genre, des critiques et des haters qui le poursuivent de leur vindicte sur les réseaux sociaux.

  • La recluse

    Michel Goujon

    • Plon
    • 16 Mai 2019

    La Recluse est une biographie de Brigitte Bardot à la fois très documentée et très personnelle. Fort différente de ce qui a pu être publié jusqu'alors. On lit La Recluse comme un roman, mais un roman vrai, celui d'une vie hors norme.
    Le livre pourrait s'intituler :
    Biographie d'une énigme. C'est d'abord le récit d'une personnalité au sens " persona " de Carl Gustav Jung (si l'on emploie un instant les grands mots !) : Celui d'une intériorité. Et d'un mystère : Pourquoi la détentrice ad vitam aeternam du titre de femme la plus belle du monde vit-elle recluse à la Madrague, son refuge tropézien, depuis plusieurs décennies, comme un animal blessé tapi au fond d'un terrier ?
    L'auteur maîtrise l'art de raconter, entraînant son lecteur dans les délices de l'émotion. Les différents chapitres de l'ouvrage se lisent et se dégustent comme autant de petites nouvelles, l'ensemble gardant néanmoins une cohérence globale. Ainsi, La Recluse est une oeuvre littéraire qui brille autant par ses qualités informatives que narratives. Michel Goujon a eu à coeur de fuir la biographie savante : son livre contient de nombreuses anecdotes et des personnages hauts en couleur, comme Le Boum, le grand-père maternel de Brigitte Bardot, Dada, la nounou italienne de sa prime enfance, ou encore, Vera, l'ermite au milieu des vignes... sans oublier Colinette, la chèvre rescapée d'un méchoui annoncé, et Chouchou, le phoque venu des eaux glacées de Terre Neuve...
    L'originalité de l'ouvrage tient notamment à l'importance que l'auteur accorde à l'enfance et à l'adolescence de la star, donnant ainsi un éclairage nouveau - et pertinent - sur les racines de son inquiétude existentielle.
    Qui est dans l'ombre ? D'où viennent cette douleur, cette mélancolie ? Où Brigitte Bardot puise-t-elle, en même temps, cette énergie et cette force de conviction qui font d'elle, aujourd'hui, l'une des principales personnalités militantes, à un niveau international, de la cause animale ? La Recluse ne prétend pas dissiper en totalité le mystère Bardot. Mais Michel Goujon lève un coin du voile. Cette biographie de l'une des figures mythiques du XXe siècle fera date.

  • « La première fois que je suis monté sur scène, je ne voulais plus en redescendre.

    La première fois que j´ai fait l´amour c´était dans le hall de l´immeuble, à la va-vite avec ma voisine de palier.

    La première fois que j´ai dit "papa", c´était en parlant de moi.

    La première fois que j´ai dit "maman", j´avais cinquante ans.

    La première fois que je suis mort, je n´ai pas aiméça, alors je suis revenu. » CE LIVRE EST UN ÉVÉNEMENT.

    Johnny Hallyday s´est confié, pour la première fois et sans tabou, à la romancière Amanda Sthers.


  • 40 ans après la mort de Jacques Brel, son dernier ami témoigne.

    Le 9 octobre 1978, Jacques Brel nous quittait, terrassé par un cancer. Témoin direct des années de la vie du célèbre auteur-compositeur-interprète, le pilote Jean Liardon, 76 ans. De toute la galaxie Brel, il est celui dont les inconditionnels du chanteur savent l'existence sans vraiment le connaître, lui le Suisse qui avait appris au grand Jacques, passionné d'aviation, à voler aux instruments, et qu'une indéfectible amitié lia. Discret, par fidélité et pudeur, Jean Liardon avait préféré jusqu'ici garder le silence. Mais quarante ans après, alors que tant de personnes parlent de l'artiste sans l'avoir connu, est venu pour lui le moment de témoigner et de raconter le vrai Jacques Brel.
    Inséparables compères durant dix ans, Jean et Jacques firent les quatre cent coups, volèrent et voyagèrent un peu partout en Europe, aux Antilles, passant même par le Groenland, escale contrainte et forcée. L'ami suisse fut aussi le spectateur privilégié de la fuite aux Marquises, de l'enregistrement du dernier album, auquel il assiste, et de la terrible maladie de son ami : ensemble, ils doivent déjouer les photographes qui pourchassent Brel, échafauder des plans pour passer inaperçus. Quelques heures avant sa mort encore, dans la plus grande discrétion, Liardon achemine son ami agonisant de Genève vers Paris. Un vol où Brel lui glisse ces derniers mots : " Jean, promets-moi de ne jamais être malade ".
    Dans ce récit émaillé d'anecdotes, de complicité et d'émotions, Jean Liardon se raconte pour la première fois à Arnaud Bédat, qui l'a aidé à rassembler tous ces moments hors du commun vécus avec un grand poète de la chanson française.


  • Jean-Claude Camus, règne sur le monde du spectacle depuis plus de cinquante ans. Il n'était peut-être pas né pour ça, mais il y est arrivé : aussi bien à faire descendre un million de spectateurs sur le Champ de Mars pour un concert de Johnny qu'à motiver Michel Bouquet pour jouer à nouveau Molière. Pour la première fois, il nous dit tout de sa vie et de sa carrière avec les plus grands : Johnny, Sardou, Sheila, Line Renaud...

    La vie de Jean-Claude Camus, c'est d'abord un roman d'aventure. Celui d'un garçon issu d'une famille modeste qui a grandi dans une petite ville de Normandie. Un garçon qui ne fait pas d'éclats particuliers au cours de ses études, mais découvre vers quinze ans la magie du spectacle grâce à un théâtre ambulant installé sur la place du village.
    Dès lors son destin est tracé : il sera organisateur de spectacles. Mais le chemin est rude. Quand il n'organise pas des bals ou des matches de catch en Normandie, il lui faut exercer dix métiers pour vivre. Pendant des années il accumule succès éphémères et déceptions cuisantes tout en multipliant les rencontres à la recherche d'oiseaux rares.
    Il croit les trouver avec Dick Rivers et les Chats Sauvages, Moustique ou autres vedettes un peu oubliées des années yé-yé. Mais les tournées sont calamiteuses et les dettes s'accumulent. Il s'accroche et apprend son métier à la dure, achète des spectacles, finit par rencontrer ses premiers succès et à concurrencer les anciens de la profession, car il a l'oeil du public et la rigueur du technicien.
    Il a déjà dépassé la quarantaine quand, enfin, son obstination et son professionnalisme payent : Johnny Hallyday lui demande de devenir son producteur. Michel Sardou suivra bientôt, et beaucoup d'autres. Dès lors sa vie se confondra avec celle de ses vedettes stars. Les plus grands spectacles de variété et de rocks jamais réalisés en France, les chanteurs qui remplissent le Parc des Princes et le Stade de France, les tournées qui lancent jusqu'à soixante semi-remorques sur les routes, les spectacles de Jarre ou de Hallyday au Champ de Mars, Madonna au Parc de Sceaux, c'est lui.
    Et puis, la soixantaine passée, l'homme de spectacle se découvre une autre passion : celle du théâtre. Passant de La Cage aux folles au Tartuffe et à Cyrano de Bergerac, il fait jouer aussi bien Line Renaud que Philippe Torreton, Nicole Croisille que Dany Boon, Michel Bouquet que Christian Clavier. Et il ne connaît pas de plus grand bonheur que d'être accueilli par ces mots d'un propriétaire de théâtre qui valent tous les hommages : " Tiens, voilà la Comédie-Française."
    C'est ce qu'il nous raconte ici, sans rien omettre de ses échecs ni de ses déceptions, tandis qu'il accumule les anecdotes savoureuses sur les plus grandes stars.

  • Vivre !

    Michel Delpech

    • Plon
    • 19 Mars 2015

    " Il y a trois mois, j'ai guéri. J'avais très envie de retrouver la scène. Il y a deux mois, la douleur s'est réveillée. Je me suis tiré par l'oreille pour aller consulter. Je n'avais pas envie. Il y a un mois, je suis retourné à l'hôpital. En fait, je n'avais pas guéri. Ce n'est pas très original quand on a un cancer, mais bon, ce n'est pas une raison pour se flinguer ; il vaut même mieux éviter de le faire si on a envie de guérir. " Michel Delpech En février 2013, alors qu'il achevait la rédaction de son coming out religieux - où il se dévoilait chrétien passionné de théologie, Michel Delpech apprenait l'impensable : lui, le chanteur à la voix d'or, était atteint d'un cancer de la langue. Du jour au lendemain, sa vie en a été bouleversée. Il reprend aujourd'hui la plume pour raconter son chemin face à la maladie. Il lève le voile sur l'après. Car ce cancer l'a transformé. Lui qui, admet-il, n'avait jamais été " un joyeux drille ", redécouvre la beauté de la vie. L'amour, les petits plaisirs, l'écoute de soi

  • C'est le début d'un des plus beaux airs d'opéra français, dans les Pêcheurs de perles. Mais cela dit aussi exactement l'acte de la mémoire, la remémoration. Là le souvenir des choses belles qu'on a vues et entendues, des gens étonnants qu'on a rencontrés, remonte en bouffées vivantes: embellies peut être, car c'est le passé ; mais fidèles, personnelles, vécues; et faisant de toute façon revivre de l'inoubliable.
    André Tubeuf débarquait à Paris en 1946, petit étudiant de 16 ans, curieux, les oreilles et les yeux bien ouverts. Il découvrait le théâtre d'alors, Anouilh, la Comédie Française, bientôt le TNP de Vilar. Il découvrait le concert et l'opéra dont ensuite, de très longues années, il sera dans la presse française le connaisseur numéro 1. Mais en amateur toujours. Il enseignait la philosophie à Strasbourg, et c'est en privé, le plus souvent chez lui ou chez eux, qu'il rencontrait acteurs et musiciens, en hôte et ami. Tous les portraits ici rassemblés sont d'abord l'histoire de quelqu'un, avec une approche familière, un aperçu inattendu, d'Arthur Rubinstein et Edwige Feuillère à Gérard Philipe et Maria Callas, vingt autres encore, tous racontés à partir d'une première rencontre (" La première fois que...") Tubeuf croit entendre encore ces bien aimés opéras de Mozart dont les personnages n'ont pas fini de lui révéler leurs arrière-plans. Son Dictionnaire amoureux de la Musique lui consacrait une entrée trop brève : il revient aux Noces, à Cosi, riche de l'expérience de soixante ans de théâtre, d'approches et interprètes divers. Ajoutons quelques thèmes majeurs, que l'opéra éclaire si bien: la solitude, la nostalgie. C'est en journaliste et écrivain professionnel que Tubeuf transmet ce qu'il lui semble entendre encore aujourd'hui, ce qu'il a exploré et aimé pour son instruction et pour son plaisir, en amateur.

  • Avec elle

    Daniel Schick

    " Nous nous sommes rencontrés sur une île autour d'un piano atrophié. Je ne savais pas qu'elle était une chanteuse adulée. J'ai pris le chemin de sa maison de Triel. Les nôtres se sont ensuite frôlés, entremêlés. À son mariage, j'étais là. À la mort de ma mère, elle était là. Lorsque j'ai manqué tuer une mouche ou perdre un amour, elle était là aussi. Quand l'alcool l'a vampirisée, j'ai été effrayé. Il nous a séparés. Ensuite, je l'ai vue chanter à Bapaume et triompher à l'Olympia. Je l'ai rejointe à Ibiza. J'ai épousé ses errances et embrassé ses rires. Elle m'a appris à éplucher les pommes de terre et à me taire face au silence que le beau impose.
    /> " Elle, c'est Véronique Sanson, profonde et facétieuse, indomptable, déterminée, libre, en rage souvent, douce toujours. Pour ne pas la perdre, il faut savoir l'attendre, accepter ses périodes grises et ses absences. Il ne faut rien précipiter. Elle déteste les contraintes comme les boulettes à la coriandre.
    " Elle a lu le livre. Viscéralement respectueuse de la liberté d'autrui, elle n'est pas intervenue. Enfin presque. Elle a réduit en cendres des montagnes de fautes d'orthographe mais rien d'autre.
    " Ce que nous avons vécu est romanesque et pas du tout romancé, enfin presque. "
    Daniel Schick

  • Aujourd'hui, tout personnage important est interviewé, interrogé sur sa vie, sur ses conceptions, sur ses partis pris, et puis sur sa jeunesse, sur l'origine de ses actions, jusque sur ses secrets. Que ne donnerait-on pas pour lire une interview de Bach ou de Verdi, de Mozart, Rossini ou Mahler, d'autres encore ?
    C'est ce que proposent ces interviews exclusives qui, sous la forme d'un entretien rythmé, basé sur les écrits, correspondances, chroniques et autres autobiographies des personnages choisis, mais aussi sur une connaissance et une empathie avec les interviewés, offrent une découverte plus vivante, plus moderne que celle de n'importe quelle analyse.

  • " Je dis à ceux qui ont bien voulu me faire confiance que c'est un cadeau de m'avoir laissée parler, de laisser ma vie s'écouler et se dérouler au fil de ces secondes si précieuses. Vous entendrez mes silences, vous devinerez mes violences et mes jolis bonheurs si rares mais magnifiques.
    Il n'y avait que Didier Varrod pour me faire vomir tout ça. Ce fut un plaisir et une excellente thérapie grâce à son immense faculté d'écouter les autres sans juger et sans rien effacer.
    Bien des fois nous avons pleuré ensemble après les interviews, dignement et dans la confiance extraterrestre que nous nous portons tous les deux.
    Pour une fois je peux m'émerveiller sur ce passé qui avait disparu dans mes oublis volontaires... Le passé, l'avenir sont nos ennemis. Ce qui compte, c'est le présent... Alléluia !
    Que vivent les dieux et aussi les démons car sans eux on n'aurait pas le choix. Aussi je vous dédie mon espoir et la subtilité de vos doutes. " Véronique Sanson

  • Ce Dictionnaire amoureux de l'Opéra fait partager aux lecteurs les passions et les mythologies de Pierre-Jean Rémy." Amoureux de l'opéra ? Mais nous le sommes depuis nos quinze ans... quand nous faisions la queue, dès cinq heures du matin, devant les grilles fermées du Palais Garnier pour obtenir l'une de ces fameuses "stalles de face" qui permettaient de tout voir et de tout entendre, fût-ce de très haut... Amoureux de l'opéra ? Nous le sommes restés toute notre vie. En classant par ordre alphabétique nos passions, nos amours et parfois nos regrets, c'est tout cela que nous tentons de faire partager à ceux qui les partagent déjà un peu, beaucoup, passionnément. Mais nous ne sommes ni musicologue, ni historien de la musique. Nous ne parlerons que de nous, face à des chefs-d'oeuvre ou à de simples divertissements, en nous souvenant de voix aimées, de moments disparus. Nous avons donc choisi de présenter par ordre alphabétique d'abord des opéras, chanteurs et chefs d'orchestre. Les premiers, parce que c'est là le coeur de ce dont nous voulons parler ; les seconds, parce que ce sont eux qui nous ont fait aimer ou qui nous font encore aimer tant d'oeuvres. De même, nous sommes-nous attardés sur quelques hauts lieux, théâtres d'opéra et festivals, du monde lyrique d'aujourd'hui. " Pierre-Jean Rémy

  • Michel Delpech a eu deux vies. La première, sous les projecteurs, où il a enchaîné des titres désormais inscrits au patrimoine de la chanson française, comme« Chez Laurette », « Le Loir-et-Cher », « Le Chasseur » ou « Pour un flirt ».Puis ce fut l'entracte, le trou noir alors qu'il tutoyait les sommets du hit-parade. Pendant plus de dix ans, il a frôlé la folie et la mort. Mais ces temps sombres sont désormais loin derrière lui.Il revient aujourd'hui sur sa deuxième vie : sa rencontre avec sa femme Geneviève, son unique amour, la fondation d'une famille, la découverte de la foi, l'apprentissage de la patience, l'acquisition de la lucidité, une volonté de (re)vivre qui résiste à tous les vents mauvais, une ténacité sans relâche : la somme de toutes ces expériences ont forgé l'homme qu'il est devenu. C'est le récit d'une renaissance exceptionnelle qu'il nous livre ici.Malgré la réussite matérielle, malgré la popularité, il peut arriver à chacun de faillir et de tomber, mais chacun peut se relever en acceptant de payer le prix pour reconquérir sa part d'humanité. Pas plus, pas moins. C'est la seule leçon qu'entend donner ce livre.

  • Spèrme

    Michel Polnareff

    Le témoignage inédit et intime de Michel Polnareff. Un livre événement. " Être tout le contraire de mon père J'ai toujours été un amoureux de l'amour C'est un métier dangereux pour moi Ma revanche sur l'enfance Tout commence donc par une simple mélodie La pudeur n'est pas dans le cul mais dans la tête C'est grave de s'obliger à ressembler à tout le monde Le public, je ne l'ai jamais quitté Je n'ai pas peur de la mort, je n'y crois pas ! " Michel Polnareff

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