Les éditions Pulsio

  • Certaines critiques qualifient ce livre d'érotique et disent : «Il fallait bien l'humour raffiné d'un Apollinaire pour raconter cette histoire démesurément obscène tout au long de laquelle se succèdent les scènes les plus énormes de pédérastie, de saphisme, de vampirisme ou de scatomanie...» D'autres, dont l'auteur de ces lignes, pensent que ce roman est l'incarnation de la pornographie et de la violence dans ce qu'elles ont de plus vil, de plus répugnant. Le sadisme règne en maître et l'écoeurement ne peut que gagner le lecteur, même très averti.
    Édition Ebooks libres et gratuits

  • Alice s'ennuie auprès de sa soeur qui lit un livre (« sans images, ni dialogues ») tandis qu'elle ne fait rien. « À quoi bon un livre sans images, ni dialogues ? », se demande Alice. Mais voilà qu'un lapin blanc aux yeux roses vêtu d'une redingote avec une montre à gousset passe près d'elle en courant. Cela ne l'étonne pas le moins du monde. Pourtant, lorsqu'elle le voit sortir une montre de sa poche et s'écrier : « Je suis en retard ! En retard ! En retard ! », elle se dit que décidément ce lapin a quelque chose de spécial. En entrant derrière lui dans son terrier, elle fait une chute presque interminable qui l'emmène dans un monde aux antipodes du sien. Elle va rencontrer une galerie de personnages retors et se trouver confrontée au paradoxe, à l'absurde et au bizarre...

  • "C'est une vérité universellement reconnue qu'un célibataire pourvu d'une belle fortune doit avoir envie de se marier..." Comme tous les autres, le plus célèbre des romans de Jane Austen n'a qu'un seul sujet : le mariage, ses raisons, ses sentiments, et la dépendance des femmes dans une bonne société régie par d'âpres rapports de classes. Combinant avec un brio particulier l'ironie et le romantisme, il conte le lent chemin l'un vers l'autre d'Elizabeth Bennet, spirituelle et généreuse demoiselle de modeste extraction, et de Fitzwilliam Darcy, aussi hautain que fortuné, à travers bals de voisinage, tasses de thé et promenades dans la campagne anglaise.

  • Afin de fuir l'épidémie de peste noire qui ravage la ville de Florence en 1348, dix jeunes gens se réunissent : sept femmes, la plus âgée se prénommant Pampinée, la deuxième Flammette, ensuite Philomène, Émilie, Laurette, Neiphile, et enfin, Elissa, et trois hommes : Pamphile, Philostrate et Dionée (ces noms seraient inventés par l'auteur afin de protéger les personnages d'éventuelles critiques à la suite de leur fuite : que des jeunes femmes et hommes vivent ensemble sans parents ni chaperons n'était pas accepté. Mais la peste, qui subvertit toute la réalité et toute la vie, permet ce qui autrefois était intolérable). De même, l'auteur ne traite pas ses personnages dans leur psychologie profonde mais se contente de mettre en scène des protagonistes types : le curé, l'amoureuse désespérée, le mari trompé, etc. Alors qu'elle s'échappe de Florence, la brigade se réfugie dans une campagne où tout semble être idyllique tel un Éden terrestre. Boccace nous dépeint un lieu qui semble complètement hors du temps et de la réalité et qu'il décrit comme un « paradis terrestre » avec de nombreux détails, comme en témoignent les lignes suivantes : « Ce lieu était situé sur une montagnette, de tous côtés à l'écart de nos routes [...] en haut de la colline s'élevait un palais [...] il y avait de petits prés alentour, des jardins merveilleux, des puits aux eaux très fraîches » (Introduction à la Première journée). On constate que la Nature est omniprésente dans le récit et occupe une place fondamentale pour les personnages ; il est fait mention d'« oiseaux chanteurs, épars sur les vertes ramures », d'« herbes mouillées de rosée », d'une « vaste plaine sur la rosée des herbes », ainsi que d'une « guirlande de laurier » dans « le délectable jardin » (introductions à la Deuxième journée et à la Cinquième journée). Chaque jour nouveau débute par un lever de soleil poétique et coloré : « L'aurore déjà de vermeille qu'elle était, à l'apparition du soleil, devenait orangée » ou encore « tout l'orient blanchissait » (introductions à la Troisième journée et à la Cinquième journée). On voit en cette nature un univers protecteur où chacun peut trouver le repos de l'âme. Cet univers paisible forme un contraste prononcé avec l'atmosphère infectieuse de la ville contaminée par les épidémies. La précision des descriptions qui en sont faites dans certains passages rapproche le Décaméron du traité médical : « la propriété de la maladie en question fut de se transformer en taches noires ou livides qui apparaissaient sur les bras, sur les cuisses » ; « presque tous [...] dans les trois jours suivant l'apparition des signes mentionnés [...] trépassaient » (Introduction à la Première journée). La confrontation de ces deux aspects opposés que sont l'insouciance de quelques jeunes gens dans un jardin en fleurs et une population décimée par la peste noire, est un exemple de la figure de style dénommée antithèse. C'est, par ailleurs, l'une des tournures majeures du Décaméron.

  • Première partie.


    Cervantes déclare que les premiers chapitres sont tirés des « Archives de La Manche » et le reste traduit depuis l'arabe de l´auteur morisque Cid Hamet Ben Engeli, l´enchanteur qui tire les ficelles de don Quichotte tout au long du roman. C'était une méthode courante à l'époque à cause de la désapprobation dont le genre du roman faisait l'objet. L´intrigue couvre les aventures d'un pauvre hidalgo (gentilhomme) de la Manche, dénommé Alonso Quichano, et obsédé par les livres de chevalerie, qu'il collectionne dans sa bibliothèque de façon maladive. Ceux-ci troublent son jugement au point que Quichano se prend un beau jour pour le chevalier errant Don Quichotte, dont la mission est de parcourir l´Espagne pour combattre le mal et protéger les opprimés. Il prend la route, monté sur son vieux cheval, Rossinante, et accompagné d'un paysan naïf, Sancho Panza, monté lui sur son baudet, trompé par ses promesses de récompense extraordinaire. Don Quichotte passe pour un illuminé auprès de ceux qu´il rencontre. Il croit que les auberges ordinaires sont des châteaux enchantés et les filles de paysans de belles princesses. Il prend les moulins à vent pour des géants envoyés par de méchants magiciens. Il considère qu´une paysanne de son pays, Dulcinée du Toboso, qu´il ne rencontrera jamais, est l´élue de son coeur à qui il jure amour et fidélité. Sancho Panza, son écuyer, dont la principale préoccupation est, comme son nom l´indique, de se remplir la panse, estime que son maître souffre de visions, mais il se conforme à sa conception du monde, et entreprend, avec son maître, de briser l´envoûtement dont est victime Dulcinée. À la fin du deuxième volume, Don Quichotte, vaincu par le chevalier de la Blanche Lune (le bachelier Samson Carrasco), s´en retourne chez lui. Sancho le supplie de ne pas abandonner, lui suggérant de prendre le rôle de berger, souvent mis en scène dans des histoires bucoliques. Ayant abandonné la lecture de tout roman de chevalerie, il retrouve la raison et fait dès lors preuve de la plus grande sagesse, avant de mourir entouré de l´affection et de l´admiration des siens.

  • Seconde partie.

    Cervantes déclare que les premiers chapitres sont tirés des « Archives de La Manche » et le reste traduit depuis l'arabe de l´auteur morisque Cid Hamet Ben Engeli, l´enchanteur qui tire les ficelles de don Quichotte tout au long du roman. C'était une méthode courante à l'époque à cause de la désapprobation dont le genre du roman faisait l'objet. L´intrigue couvre les aventures d'un pauvre hidalgo (gentilhomme) de la Manche, dénommé Alonso Quichano, et obsédé par les livres de chevalerie, qu'il collectionne dans sa bibliothèque de façon maladive. Ceux-ci troublent son jugement au point que Quichano se prend un beau jour pour le chevalier errant Don Quichotte, dont la mission est de parcourir l´Espagne pour combattre le mal et protéger les opprimés. Il prend la route, monté sur son vieux cheval, Rossinante, et accompagné d'un paysan naïf, Sancho Panza, monté lui sur son baudet, trompé par ses promesses de récompense extraordinaire. Don Quichotte passe pour un illuminé auprès de ceux qu´il rencontre. Il croit que les auberges ordinaires sont des châteaux enchantés et les filles de paysans de belles princesses. Il prend les moulins à vent pour des géants envoyés par de méchants magiciens. Il considère qu´une paysanne de son pays, Dulcinée du Toboso, qu´il ne rencontrera jamais, est l´élue de son coeur à qui il jure amour et fidélité. Sancho Panza, son écuyer, dont la principale préoccupation est, comme son nom l´indique, de se remplir la panse, estime que son maître souffre de visions, mais il se conforme à sa conception du monde, et entreprend, avec son maître, de briser l´envoûtement dont est victime Dulcinée. À la fin du deuxième volume, Don Quichotte, vaincu par le chevalier de la Blanche Lune (le bachelier Samson Carrasco), s´en retourne chez lui. Sancho le supplie de ne pas abandonner, lui suggérant de prendre le rôle de berger, souvent mis en scène dans des histoires bucoliques. Ayant abandonné la lecture de tout roman de chevalerie, il retrouve la raison et fait dès lors preuve de la plus grande sagesse, avant de mourir entouré de l´affection et de l´admiration des siens.

  • Le Livre de la Jungle est un recueil de nouvelles dont chacune raconte une histoire qui se passe dans la jungle, forêt de l´Inde où vivent des animaux sauvages typiques du pays, ainsi que des hommes. Les nouvelles se succèdent dans un ordre qui n´est pas nécessairement chronologique, et permettent de découvrir par différents côtés la destinée de Mowgli petit d´homme, son éducation, la vie sociale du monde des animaux, et les lois de la Jungle auxquelles tous sont soumis, les hommes aussi. Les histoires ne se déroulent pas toutes dans la jungle indienne (ainsi, l'histoire des phoques se déroule en Alaska et mentionne les lois de la plage) et ne font pas toutes intervenir Mowgli.

  • L'apparition d'une bête monstrueuse en 1866 aux quatre coins des mers défraie la chronique. L'animal rapide, fusiforme et phosphorescent est responsable de plusieurs naufrages, brisant le bois des navires avec une force colossale. De retour d'une expédition dans le Nebraska, Pierre Aronnax, professeur suppléant au Muséum d'histoire naturelle de Paris, émet l'hypothèse d'un Narval géant. Les compagnies d'assurances maritimes demandent à ce que le monstre soit éliminé sous la menace de devoir augmenter leurs taxes. Une grande chasse est alors organisée à bord de l´Abraham-Lincoln, fleuron de la Marine américaine, sous le commandement du capitaine Farragut. Aronnax reçoit une lettre du Secrétaire de la Marine lui demandant de rejoindre l´expédition pour représenter la France. Le scientifique embarque avec son fidèle domestique flamand, Conseil. A bord, ils font la connaissance de Ned Land, harponneur originaire de Québec. Après des mois de navigation, la confrontation avec le monstre a enfin lieu, et l´Abraham-Lincoln est endommagé. À l'issue d'un choc entre le monstre et la frégate, Aronnax, Conseil et Ned sont projetés par dessus bord. Ils échouent finalement sur le dos du monstre, qui n'est autre qu'une machine sous-marine en tôle armée. Les naufragés sont faits prisonniers et se retrouvent à bord du mystérieux appareil. Ils font alors connaissance du capitaine Nemo, qui refuse à leur rendre la liberté.

  • Robert Walton, raconte à sa soeur, Margaret Walton Saville, les aventures qu'il vit lors de son expédition maritime vers le pôle Nord. Il aperçoit un traîneau conduit par un géant, puis rencontre un homme et son traîneau, identique au précédent, à la dérive sur un bloc de glace. C'est Victor Frankenstein qui, désespéré et désabusé, lui raconte la raison de ses malheurs.

  • Jacques, qui voyage en compagnie de son maître, possède une personnalité plus complexe que celle d'un valet de comédie : il est bavard mais aussi quelque peu philosophe (« une espèce de philosophe ») et c'est à son fatalisme qu'il doit son surnom. Pour combler l´ennui, il promet à son maître de lui raconter la suite de ses aventures amoureuses. Mais ce récit est sans cesse interrompu soit par son maître, soit par des interventions ou incidents extérieurs, soit par des « histoires » autonomes venant se substituer au récit initial, soit par des discussions entre le narrateur et le lecteur.

  • Commentaires sur la Guerre des Gaules (en latin Commentarii de Bello Gallico), ou simplement La Guerre des Gaules (Bellum Gallicum ou De Bello Gallico), est un ouvrage d'histoire en sept livres de Jules César, constitué de notes rédigées au fur et à mesure de la guerre et rassemblées vers 52-51 av. J.-C., dans lequel il relate ses opérations militaires (pour une bonne part c'est en fait la collation des rapports qu'il rédigeait, en partie avec ses lieutenants, pour les envoyer au Sénat qui surveillait l'activité des proconsuls tels que César) lors de la Guerre des Gaules qui se déroula de 58 à 52 av. J.-C. et dont il fut le généralissime victorieux. Un huitième livre, écrit plus tard par Aulus Hirtius, décrit les derniers combats de 51 av. J.-C. et la situation en Gaule en 50 av. J.-C.

  • L'Art de la guerre est le premier traité de stratégie militaire écrit au monde (vie siècle av. J.-C. - ve siècle av. J.-C.). Son auteur, Sun Tzu, y développe des thèses originales qui s'inspirent de la philosophie chinoise ancienne. C'est l'essence de la guerre psychologique illustrée notamment par la guerre d'Indochine, la guerre du Viêt Nam et la guerre sino-vietnamienne.

  • Tarzan, seigneur de la jungle, est le premier Tarzan de la série écrite par d'Edgar Rice Burroughs.

  • Tom (Sawyer) et Huck (Huckleberry Finn) sont témoins d'un meurtre. C'est en voulant enterrer un chat en cachette dans le cimetière par une nuit claire que les deux camarades assistent à une étrange scène entre Joe l'indien, Muff Potter et le docteur. Tous les trois s'affairent à déterrer un cadavre lorsqu'une bagarre éclate.

  • Depuis des générations, la vie de la tribu des Oulhamrs s'est organisée autour du feu. Mais s'ils savent conserver les braises et attiser les flammes, ils sont en revanche incapables d'allumer le feu, qu'ils conservent précieusement dans trois cages gardées jour et nuit par quatre femmes et deux guerriers. Or un jour, au cours d'un affrontement sauvage avec une tribu ennemie, les cages où brûlait le Feu, source de vie, sont détruites. C'est la catastrophe. Vaincu, le clan fuit derrière son chef Faouhm, en proie au froid et à la nuit. En désespoir de cause, celui-ci promet alors sa nièce Gammla ainsi que le bâton du commandement au guerrier qui rapportera le feu à la tribu.

  • Orpheline de mère, seule auprès d'un père en mauvaise santé, Emma Woodhouse, désormais la maîtresse de maison, s'est mis en tête de marier Harriet Smith, une jeune fille qu'elle a recueillie chez elle. Ce faisant, ne s'est-elle pas attribué un rôle qui n'est pas (ou pas encore) pour elle ? Son inexpérience des coeurs et des êtres, ses propres émotions amoureuses, qu'elle ne sait guère interpréter ou traduire, lui vaudront bien des déconvenues et des découvertes.

  • Londres, à l´extrême fin du xixe siècle. Dans la maison d´un savant, un groupe d´amis écoute celui qui prétend être le premier voyageur du temps narrer ses aventures. Le voyageur du temps commence son récit en décrivant le monde de l´an 802 701. La Terre est habitée par les Éloïs, descendants des hommes. Androgynes, simplets et doux, ils passent leur temps à jouer tels des enfants et à manger des fruits dans le grand jardin qu´est devenue la Terre. À la surface de celle-ci, ne subsiste plus aucune mauvaise herbe, ni aucune autre espèce animale. Le monde semble être devenu un paradis. Seulement l´explorateur du temps ne tarde pas à se rendre compte que cette apparente harmonie cache un terrible secret. Des puits menant à des systèmes d´habitations souterraines sont répartis un peu partout, et un bruit de machine s´en échappe. C´est sous terre que vit une autre espèce descendante aussi des hommes, les Morlocks, sortes de singes blancs aux yeux rouges ne supportant plus la lumière à force de vivre dans l´obscurité. La nuit, ils vont et viennent à la surface en remontant par les puits, pour kidnapper des Éloïs dont ils se nourrissent, devenus ainsi leur bétail à leur insu. L´explorateur, dont la machine à voyager dans le temps a disparu, va devoir descendre sous terre affronter les Morlocks, s´il veut pouvoir retourner chez lui. Entre temps, il va se lier avec une Éloïe, Weena.

  • (...) Par delà le gouffre de l´espace, des esprits qui sont à nos esprits ce que les nôtres sont à ceux des bêtes qui périssent, des intellects vastes, calmes et impitoyables, considéraient cette terre avec des yeux envieux, dressaient lentement et sûrement leurs plans pour la conquête de notre monde (...)

  • Emma Rouault, fille d'un riche fermier, a été élevée dans un couvent. Elle rêve d'une vie mondaine comme les princesses des romans à l'eau de rose dans lesquels elle se réfugie pour rompre l'ennui. Elle devient l'épouse de Charles Bovary, qui malgré de laborieuses études de médecine, n'est qu'un simple officier de santé. Emma est vite déçue de cette vie monotone.

  • Dracula n'est pas le premier roman fantastique à exploiter le thème du vampire. Il marque pourtant une étape cruciale dans la littérature fantastique et en particulier celle abordant le thème des vampires; le succès du livre et la popularité du personnage l'attestent encore aujourd'hui. Plus que le sens du récit et la maîtrise du suspense de Stoker, c'est la personnalité de son personnage principal qui fonde le mythe. Le comte Dracula, au-delà de la créature d'épouvante aux pouvoirs surnaturels, est avant tout un être humain damné, un non-mort, et c'est cette dimension complexe qui assure son charme. En effet, Dracula est un monstre mais est aussi un réprouvé, un rejeté de Dieu, une personne à craindre mais aussi à plaindre. Mina Harker exhorte ses compagnons à éprouver à son endroit non de la haine mais de la pitié, ce qui n'exclut évidemment pas de la détermination pour s'en débarrasser. « Mais ce n'est pas une oeuvre de haine. Le pauvre être qui a causé toute cette souffrance est le plus malheureux de tous. Songez quelle sera sa joie à lui aussi quand, son double malfaisant étant détruit, la meilleure part de lui-même survivra, son âme immortelle. Vous devez avoir pitié de lui aussi, sans que cela empêche vos mains de le faire disparaître de ce monde. » - Bram Stoker, Dracula, chapitre 23. (source : Wikipedia)

  • Le journal d´une femme de chambre est celui de Célestine, au Mesnil-Roy, en Normandie. Elle est nouvellement engagée, acceptant la place dans l´espoir de se reposer des turbulences parisiennes. Les événements ne manqueront pas pour colorier son quotidien. Un quotidien qu´elle consigne avec "toute la franchise qui est en elle et quand il le faut toute la brutalité qui est dans la vie". C´est donc là un journal de femme en province, au bas de l´échelle sociale, et le prétexte pour Mirbeau de brosser au scalpel une étonnante galerie de portraits, dans une violente satire des moeurs provinciales et parisiennes de la Belle Époque. Autopsie de la bonne bourgeoisie, ce Journal dresse en petites touches, parfois en larges aplats, les travers d´une humanité mesquine, hypocrite, et condamne tous les débordements nationalistes et antisémites. Le roman connut un vif succès à sa parution, il est aussi le plus célèbre de Mirbeau.

  • " Il n´est pas besoin de prévenir le lecteur sur le mérite et la beauté des Contes qui sont renfermés dans cet ouvrage. Ils portent leur recommandation avec eux : il ne faut que les lire pour demeurer d´accord qu´en ce genre on n´a rien vu de si beau jusqu´à présent dans aucune langue. " Les mille et une nuits en version intégrale - Traduction d'Antoine Galland.
    La première traduction française est l'oeuvre d'Antoine Galland publiée de 1704 à 1717, mais une partie a été rédigée par lui-même, en s'inspirant des récits que lui avait contés son assesseur syrien. Pour faire prendre corps et esprit au personnage de Shéhérazade, cet antiquaire du roi (puis professeur de langue arabe au Collège de France) s'est inspiré de Madame d'Aulnoy et de la marquise d'O, dame du palais de la duchesse de Bourgogne.
    Selon Abdelfattah Kilito, cette compilation de récits anonymes ne remplit aucun des critères classiques de la littérature arabe : un style noble, un auteur précis et une forme fixe ; de plus, elle met en avant de nombreux particularismes et dialectes locaux, bien éloignés de l'horizon des lettres, ce qui laisse à penser que si Galland n'avait pas transmis cette mémoire, elle aurait disparu. Antoine Galland a notamment intégré aux Mille et Une Nuits des récits n'y figurant pas à l'origine. Les Aventures de Sinbad, d´Aladin et d'Ali Baba ne faisaient pas partie de l'oeuvre en elle-même, si bien que Jacques Finné souligne que Galland est sans doute le seul traducteur de l'histoire « à avoir traduit et donné corps à un texte qui n'existait pas encore officiellement ».

  • Dorian Gray, jeune dandy séducteur et mondain, a fait ce voeu insensé : garder toujours l'éclat de sa beauté, tandis que le visage peint sur la toile assumerait le fardeau de ses passions et de ses péchés. Et de fait, seul vieillit le portrait où se peint l'âme noire de Dorian qui, bien plus tard, dira au peintre : "Chacun de nous porte en soi le ciel et l'enfer."

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