Fantasy & Science-fiction

  • « Longues et nombreuses furent les conversations entre Lord Byron et Shelley, conversations que j'écoutais avec ferveur mais sans presque jamais y prendre part. Au cours de l'une d'entre elles, il fut question de diverses doctrines philosophiques et parmi celles-ci de la nature du principe de vie, de la possibilité qu'il soit un jour découvert et divulgué. [...] On disait qu'il [le Dr Darwin avait conservé un morceau de vermicelle dans un bocal en verre et qu'un beau jour, par quelque moyen extraordinaire, ce vermicelle s'était mis de lui-même en mouvement. Ce n'était pas ainsi, en tout cas, que la vie se transmettrait. Peut-être parviendrait-on un jour à ranimer un cadavre. Le galvanisme portait à y croire. Peut-être serait-il possible de fabriquer les différentes parties d'un être, de les assembler et de leur insuffler la chaleur vitale. »

  • Dracula

    Bram Stoker

    Count Dracula's castle is a hellish world where night is day, pleasure is pain and the blood of the innocent prized above all. Young Jonathan Harker approaches the gloomy gates with no idea what he is about to face. And back in England eerie incidents are unfolding as strange puncture marks appear on a young woman's neck.

  • Echappé de Salem lors de la grande chasse aux sorciers du XVIIIè siècle, Joseph Curwen vint s'établir à Providence où il mourut en 1771.
    La découverte de sa tombe par son descendant, Charles Dexter Ward, va être le début d'un drame au cours duquel le jeune homme perdra l'esprit.
    Un vieil ami de sa famille, le Dr Willett, enquête sur cette affaire diabolique où chaque pas en avant dans la découverte de la vérité révèle des horreurs innombrables.
    Pourquoi, par exemple, l'écriture du jeune Ward devient-elle peu à peu semblable à celle de Joseph Curwen, le sorcier ?

  • Autour de la Lune

    Jules Verne

    Comme prévu (De la Terre à la Lune), le 1er décembre, à bord d'un énorme projectile d'aluminium lancé par un gigantesque canon de 900 pieds de long, s'embarquent pour la Lune : le solennel président du Gun-Club de Baltimore, Impey Barbicane, l'impétueux capitaine Nicholl et le Français Michel Ardan, un Parisien fantaisiste, un artiste aussi spirituel qu'audacieux, deux chiens : Diane et Satellite, et quelques autres « passagers » amenés subrepticement par Michel Ardan... Les aéronautes ont survécu au terrible contrecoup du départ et, avec eux, nous voyageons dans le boulet-wagon, vivant les multiples péripéties d'une pareille entreprise. Mais pourront-ils revenir sur la Terre ? Autour de la Lune, ce roman aux étourdissantes aventures contées avec des précisions d'astronome et une verve merveilleuse, constitue, avec De la Terre à la Lune, une des plus audacieuses anticipations de Jules Verne.

  • La Poupée Sanglante

    Gaston Leroux

    Au moment où Gaston Leroux compose La Poupée sanglante, la France est encore sous le choc du procès Landru, qui sert de déclic à la genèse du roman. Leroux fait du relieur Masson l'instrument d'un grand dessein qui le dépasse : le mystère de la vie et de la mort. L'auteur dépoussière les vieux mythes de Dracula et Frankenstein, les débarrasse de leurs artifices gothiques et les modernise grâce à un habillage scientifique. Benedict Masson ne proclame-t-il pas : « De nos jours le vampirisme ne peut être que scientifique...» ? Une des meilleures oeuvres de Gaston Leroux, trop souvent méconnue au profit des Aventures de Rouletabille ou de Chéri-Bibi.

  • L'homme-fourmi

    Han Ryner

    Jacques Élie Henri Ambroise Ner, dit Han Ryner, né à Nemours (Algérie) le 7 décembre 1861 et mort à Paris le 6 janvier 1938, est un philosophe et journaliste français, anarchiste individualiste, pacifiste, anticlérical. Refusant toute doctrine imposée et déniant la séparation, qu'il estime artificielle, en nations et en classes, il se montre toujours très sceptique quant à l'efficacité des révolutions violentes, leur préférant les méthodes de non-coopération. Mais il considère qu'aucune société réellement humaine ne pourrait advenir sans une révolution intérieure opérée par chaque individu en lui-même. Extrait : Le premier remède qui soulage un peu la surface de ce mal, c'est l'orgueil, la fierté d'avoir pénétré dans des souffrances inabordables au vulgaire. Puis, du temps passant, la pensée trop répétée perd de sa précision ; les poignards indécis ne frappent plus, mais ils se plient, fantômes, flottent, se dispersent, forment une brume de mélancolie. Et ces heures-là ont leur douceur lentement berceuse. On finit par céder, avec une indulgence indifférente, à la nécessité de rentrer dans sa vie. Et peu à peu -- oh ! non, certes, on ne se soucie pas des résultats : quand on porte en soi un tel mélange d'enfer et de paradis, comment serait-on encore touché des choses de la terre ? -- mais la superficie de notre âme s'intéresse, curieuse et souriante, au spectacle.

  • J.-H. Rosny aîné, pseudonyme de Joseph Henri Honoré Boex, né le 17 février 1856 à Bruxelles et mort le 15 février 1940 à Paris, est un des grands fondateurs de la science-fiction moderne. Ses oeuvres de « science-fiction » les plus connues comprennent Le Cataclysme (1888, repris en 1896), Un Autre Monde (1895), La Mort de la Terre (1910), La Force mystérieuse (1913), Les Navigateurs de l'infini (1925). Il reçut la Légion d'honneur en 1897. En 1908, les frères Rosny cessèrent de publier conjointement : Joseph-Henri signa dès lors « J.-H. Rosny aîné », et Séraphin-Justin « J.-H. Rosny jeune » Extrait : Ensuite, elle paya. Enchaînée, rudoyée de jalousie, asphyxiée d'inquiétude, elle vécut la vie rongeuse des femmes autour desquelles rôde le soupçon. Parce que son compagnon l'aimait, elle devint une petite créature tremblante, qui n'avait de sécurité ni le jour ni la nuit, ni parmi les autres, ni dans le petit désert du foyer, ni dans la caresse, ni dans le travail. Dans le vaste monde et dans le monde intime, rien qui ne fût un danger. Un mot comme un silence, un geste comme une lecture, une étoile comme la lueur d'une lampe, tout excitait le fauve. Tel jour, chaque minute suggérait la paix, la sérénité et la confiance. On ne s'était pas quitté. On n'avait vu personne. Les pas ne dépassaient pas le jardin -- le soir rouge se mouvait délicieusement dans la nuit noire... Et tout de même le soupçon naissait, telle une petite flamme au bout d'un brin d'herbe ; il croissait, il prenait toute l'âme de Pierre, il la remplissait de chocs odieux et sinistres...

  • Gustave Le Rouge était un journaliste expert dans les faits divers, auteur dramatique et scénariste... ce pionnier de la science-fiction est l´auteur de livres sur le langage des fleurs et des rêves, Gustave Le Rouge est un écrivain aux multiples facettes qui mérite d'être redécouvert - son héros : Robert Darvel, un jeune inventeur français, raconte à un ami qu'il a monté une expédition en Sibérie, en association avec un astronome nommé Bolenski, pour tenter d'entrer en communication avec la planète Mars à l'aide de figures gigantesques disposées au sol. Au cours de la soirée, Robert reçoit un courrier d'un mystérieux M. Ardavena, qui dit connaître ses travaux et souhaite le rencontrer immédiatement, pour lui faire une proposition. Mais Robert disparaît...
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  • Suite du «Prisonnier de la planète Mars» : Ralph Pitcher et Miss Alberte ont à présent la certitude que Robert Darvel se trouve sur Mars. Aidés du capitaine Wad, de l'astronome Bolenski et de Georges Darvel, ils installent un laboratoire en Tunisie pour détecter les messages venant de Mars et essayer de trouver le moyen de ramener leur ami sur Terre. Or un soir, lors d'un violent et curieux orage, une boule de feu s'abat sur le laboratoire...

  • Metzengerstein

    Edgar Allan Poe

    "Jamais je n'oublierai les sensations d'effroi, d'horreur et d'admiration que j'éprouvai en jetant les yeux autour de moi." Pourquoi les histoires qui nous font aussi peur nous fascinent-elles autant ?
    Tout Edgar Poe découle de cette fascination pour l'étrange, le frisson - qu'il a poussée à sa pleine dimension esthétique. Quelquefois avec des textes violents, et d'autres fois avec la sombre lumière, mais tenue, de l'énigme, presque du surnaturel.  Dans son oeuvre, trois récits incarnent pour moi au plus haut cette dimension presque abstraite de l'horreur, là où Poe nous emmène le plus loin dans notre propre imaginaire. Ces trois histoires, Le puits et le pendule, Dans le Maelstrom, Metzengerstein, les voici. Et même si vous avez un souvenir vif de Le puits et le pendule (qui l'a lu une fois s'en souvient toujours), reprenez-le dans le confort de l'iPad ou d'une liseuse. Notre lecture change, elle aussi. Relisez-le donc seulement pour ce mouvement d'enchaînement des séquences abstraites.  Et baser toute une histoire sur la variation de la gravité lorsqu'elle passe à un repère vertical ? Dans le Maesltrom, le monde devient provisoirement un énorme cylindre sans fond, où tout bascule, la nuit et le jour, et les hommes bien sûr, dans l'infini tourbillonnement, allégorie provisoire, et destin bien réel de l'homme qui nous en fait récit, de là-haut sur la falaise, dans la belle tradition romantique.
    Rien que du plaisir - mais pas neutre, mais pas béat. Plutôt le contraire.

    FB      

  • Nous percevons le monde par les villes que nous habitons. Notre expérience, notre chemin, nous le mesurons par les villes. Et encore par les villes notre découverte du monde lointain.
    Cela a une histoire, et elle naît sur la côte Est des États-Unis. Mais elle naît de la ville-emblème du XIXe siècle, la tentatculaire Londres, telle que Dickens aujourd'hui nous la fait voir. Souvenir d'enfance d'un jeune orphelin américain, qui en rapporte ces images de multitude et labyrinthe ?
    Ou bien démarche consciente d'un géant de la littérature, cherchant dans l'héritage européen de la littérature de quoi faire rêver ses lecteurs du nouveau monde ?
    Mais dans la re-création qu'en fait Baudelaire, c'est tout un travail fin de figures, de silhouettes, de mouvement. C'est qu'il y a une idée forte : avec l'électricité, avec les besoins du commerce et de l'industrie, et par la seule masse critique du nombre d'habitants, peut vivre 24 eures sur 24. Cela change quoi au rapport de chacun à ses angoisses, à sa filie, à ses rêves ?
    L'Homme des foules a fait basculer la littérature moderne - allez voir chez Walter Benjamin, ce qu'il en dit. Et il a fait naître Baudelaire à lui-même.
    C'est la dernière phrase, où l'homme et la ville se confondent : l'homme est un livre, mais un livre qui ne se laisse pas lire. Qui a lu une fois L'Homme des foules le relira toute sa vie.

    FB

  • Dans «Le Lapidaire», un vieil homme possède la plus convoitée des collections de pierres. Mais, cette la convoitise ne restera pas impunie - «La Fêlure» est la retranscription posthume des derniers écrits du romancier S. Farges. Ces écrits ont jusque-là été gardés secret, car leur auteur y explique avoir été témoin d´une aventure surnaturel... - «Le Bourreau de Dieu» est l´histoire d´un enfant recueilli dans un monastère. Mais il finira par en être chassé, commencera alors pour lui une errance jusqu´au moment où il s´installe aux abords d´un sentier...

  • Le péril bleu

    Maurice Renard

    Les vols qui ont lieu depuis quelques temps dans l´Ain apparaissent bien étranges, en effet : pierres, animaux, plantes disparaissent sans laisser de trace. On soupçonne deux ouvriers qui s´évaporent à leur tour dans la nature... Les disparitions s´accélèrent alors... on parle de fantômes appelés « servants » qui seraient responsables des enlèvements. Quand la fille de Jean Le Tellier disparait elle aussi, celui-ci se lance à sa recherche...

  • Je raconterai l´une de ces aventures, en matière d´introduction à un récit plus long et plus important. Un soir, il y avait du monde chez M. Barnard, et à la fin de la soirée, Auguste et moi, nous étions passablement gris. Comme je faisais d´ordinaire en pareil cas, au lieu de retourner chez moi, je préférai partager son lit. Il s´endormit fort tranquillement, je le crus du moins (il était à peu près une heure du matin quand la société se sépara), et sans dire un mot sur son sujet favori. Il pouvait bien s´être écoulé une demi-heure depuis que nous étions au lit, et j´allais justement m´assoupir, quand il se réveilla soudainement et jura, avec un terrible juron, qu´il ne consentirait pas à dormir, pour tous les Arthur Pym de la chrétienté, quand soufflait une si belle brise du sud-ouest. Jamais de ma vie je ne fus si étonné, ne sachant pas ce qu´il voulait dire, et pensant que les vins et les liqueurs qu´il avait absorbés l´avaient mis absolument hors de lui. Il se mit néanmoins à causer très tranquillement, disant qu´il savait bien que je le croyais ivre, mais qu´au contraire il n´avait jamais de sa vie été plus calme.

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