Albin Michel

  • « Errer dans les chantiers du monde, sur l'emplacement de la mosquée Bleue ou de l'abbaye du Thoronet quelques jours avant le premier coup de pioche quand y paissaient encore les moutons et y cabriolaient les chèvres. Marcher la nuit dans New York et y entendre bruire la forêt sacrée des Iroquois. Rejoindre le moment de bifurcation où la vie s'invente de neuf. Il faut se répéter sans se lasser que ce qui existe sur terre n'est qu'une ombre du possible, une option entre mille autres. »Comme une fenêtre ouverte sur le monde, les paroles de Christiane Singer ont le ton libre d'une conversation intime. Profonde sans jamais être inaccessible, simple sans être légère, elle nous invite à la réflexion et au partage, évoquant au fil de cette méditation aussi lumineuse que sensible le monde tel que nous le vivons, au carrefour de nos émotions et de nos attentes.Nourrissant son récit de souvenirs, d'anecdotes, de contes et de récits mystiques, l'auteur de Où cours-tu ? atteint, avec une grâce infinie, l'intime et l'universel, dans ce livre de sagesse dont on ressort apaisé et radieux.

  • Le capitalisme est-il moral ? Nul ne peut se soustraire à la question puisque aucun d'entre nous n'échappe ni à la morale ni au capitalisme.Par son travail, son épargne et sa consommation, chacun participe à un système économique que les uns justifient et que d'autres condamnent au nom de concepts éthiques. Deux démarches intellectuelles que le philosophe André Comte-Sponville passe au crible de l'analyse lucide.Une grille de lecture étonnamment claire, qui débouche sur un appel à la responsabilité.

  • « Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement, écrit La Rochefoucauld. Cela fait au moins une différence avec le sexe : le regarder fixement, voilà ce que peu d'hommes et de femmes, de nos jours, s'interdisent ou redoutent. Pourquoi, s'agissant de sexualité, est-ce pourtant cette formule qui m'est venue, jusqu'à me fournir, ou peu s'en faut, mon titre ? Peut-être parce que l'essentiel, ici aussi, échappe au regard, ou l'aveugle, tout en continuant de le fasciner. Le sexe est un soleil ; l'amour, qui en vient, s'y réchauffe ou s'y consume. Les mortels, disaient les Anciens pour distinguer les hommes des animaux et des dieux. Nous pourrions, tout autant, nous nommer les amants : non parce que nous serions les seuls à avoir des rapports sexuels, ni à aimer, mais parce que le sexe et l'amour, pour nous, sont des problèmes, qu'il faut affronter ou surmonter, sans les confondre ni les réduire l'un à l'autre. Cela définit au moins une partie de notre humanité : l'homme est un animal érotique. » A. C.-S.

  • Lorsqu'un moine et une psychanalyste - juive et agnostique - s'interrogent ensemble non pas tant sur ce qui guérit que sur ce qui pourrait " sauver ", que peut-il naître de cette rencontre ? Une parole libre, dans laquelle le verbe " croire " se passe de complément, et qui exprime une autre idée du désir, pour la psychanalyse comme pour la religion. Parole tendue, confrontation parfois, au sujet de l'Eglise et de ce Dieu demandeur de sacrifices que la psychanalyste compare à un Ogre mangeur d'âmes. Parole heureuse, qui conduira les deux interlocuteurs vers des rendez-vous avec Abraham, le psalmiste et Jésus, mais aussi avec Mozart, Rimbaud mourant près de sa soeur ou Montaigne au chevet de la Boétie.
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    Marie Balmary choisit ici pour la première fois la voie de la parabole, s'inspirant, entre autres, du dialogue réel qu'elle eut avec le moine Marc- François, frère de Jacques Lacan. Avec ce récit atypique et passionnant, elle nous introduit dans un monde de relations libératrices, autre nom du " ciel ".

    Prix 2006 "Humanisme chrétien" de l'Académie d'éducation et d'études sociales (association franco-suisse).

  • Lucien Jerphagnon a publié tout au long de sa carrière nombre de textes enlevés : des articles grand public ou savants, légers et polémiques, drôles et inattendus. Ce livre se veut un choix des meilleurs inédits du Maître sur l’Antiquité, relus et retravaillés par ses soins. Lucien Jerphagnon nous entraîne de page en page à voir avec leurs yeux ce que voyaient les Anciens. Quoi qu’il traite, il nous entretient avec bonheur de la sagesse et de la mystique chez les Grecs et les premiers chrétiens. Car, pour Lucien Jerphagnon, il en va toujours de la recherche du Bien suprême - un Bien suprême qui n’exclut ni le rire ni l’humour. « Connais-toi toi-même » - phrase reprise de la devise qui ornait le fronton du temple de Delphes, et dont Socrate a fait son leitmotiv - est le vade-mecum parfait de ceux pour lesquels l’esprit n’a pas d’âge et appartient à tous les siècles - à aujourd’hui comme à demain.

  • C'est un fait : le Jugement dernier n'est plus à la mode, et personne n'ira regretter le terrorisme sacré de jadis, sur lequel les Églises ont longtemps assis leur pouvoir clérical. Mais après des siècles de culpabilisation morbide et de peur de l'Enfer, faut-il pour autant rejeter l'idée d'une rétribution des actes de chacun ? Si Dieu Juge d'antan est bien mort, en avons-nous vraiment fini avec la question du Mal et de la responsabilité ? Tout dans notre société sécularisée, jusque dans nos mythes modernes et nos séries policières, nous montre qu'en réalité, cette question continue de nous obséder. La psychanalyste Marie Balmary et le théologien Daniel Marguerat reprennent ici cette question à la racine : celle des textes bibliques qui demeurent terriblement sévères en apparence - même ceux de l'Évangile. Or, à travers leur lecture en dialogue, une toute autre interprétation se fait jour, qui nous appelle à une vision de l'homme et de son avenir libérée de la peur L'audace de ce livre à quatre mains nous fait découvrir une dimension insoupçonnée des Écritures.

  • Après avoir longtemps inspiré la méfiance, les émotions apparaissent aujourd'hui comme un ultime refuge et un gage d'authenticité : il faut « faire ce qu'on ressent » et « ressentir ce qu'on fait ». Soit... mais si nos émotions nous trompaient ?Il y en a que nous nous cachons à nous-mêmes, d'autres que nous nous interdisons d'éprouver parce que nous en avons un jour reçu l'ordre, et d'autres encore que nous croyons les nôtres, mais qui ont été introduites en nous comme un corps étranger. Ainsi, lorsque nous sommes anxieux, tristes ou effrayés par la vie, ce n'est pas forcément « nous »...En connaissant mieux l'histoire de notre famille, en interrogeant nos proches et en nous posant les bonnes questions, nous pouvons nous défaire des émotions qui ne nous appartiennent pas et accueillir celles qui correspondent à notre propre façon d être au monde.

  • Au XXIe siècle la fidélité n'est peut-être plus la vertu que l'on croit, source de bonheur et de stabilité, mais plutôt une peur de s'ouvrir aux autres, de s'autoriser le désir et l'affirmation de soi. Et l'infidélité, ou la polyfidélité, peut se concevoir non plus comme ce fauteur de trouble dans la paix conjugale mais comme une fidélité à soi-même, à concevoir celle de l'autre, et à être en accord avec soi.Paule Salomon explore, au travers de nombreux exemples puisés dans son expérience de thérapeute, ce continent noir et secret de l'intime et de la passion, du désir et de la jalousie. Elle tente de répondre aux questions cruciales que pose toute relation amoureuse : le fait de vivre en couple est-il synonyme d'exclusivité sexuelle, l'amour est-il monogame, tout engagement est-il synonyme d'aliénation ? Il en ressort une vision dynamique et inédite, loin des préjugés et de la culpabilité, mettant l'accent sur la liberté, l'attachement, le partage et la quête de soi.

  • Un jour tout bascule : une impression, un signe, un symptôme... La maladie vient non seulement bouleverser la vie d'une personne, mais aussi celle de ses proches. Confronté à cette situation grave qui suscite la peur et le doute, il est parfois difficile

  • Saint Jean au pied du calvaire, soutenant la Vierge pâmée dans la majesté de sa douleur. Tel est le modèle que Robert d'Arbrissel, dans l'ordre qu'il fonde en 1101 à Fontevraud, donne à ses frères pour servir leurs soeurs, les fiancées du Christ. Fontevraud fait rêver. Pourtant, comme l'écrit Georges Duby, Robert d'Arbrissel est « un personnage étrange à nos yeux, étrange aux yeux de ses contemporains ». À cet homme qui a vécu, parlé, « marché sans cesse, sur les chemins, dans la forêt de Bretagne, du Maine, de l'Anjou, au tournant des XIe et XIIe siècles, dans une époque de pleine ébullition culturelle, des problèmes se posaient, analogues à ceux qui aujourd'hui nous préoccupent : comment se tenir face au pouvoir, face à l'argent, face aux mystères de l'univers ? Face aux désirs ? Comment les hommes doivent-ils traiter les femmes ? À ces questions, Robert donna des réponses violentes, dérangeantes. Les évêques parlaient de lui comme d'un fou, d'un obsédé. Des disciples en effet s'attachaient toujours plus nombreux à ses pas, et dans cette suite de femmes, de ces épouses de prêtres que la réforme du clergé jetait sur le pavé, de ces épouses de princes, répudiées, bafouées, des femmes éperdues, attendant la lumière, coudoyaient les hommes le jour, la nuit : scandale. Robert fini par fonder l'abbaye de Fontevraud. Les religieux se trouvaient ici subordonnés aux religieuses. Autre scandale... »C'est à partir de textes inédits que l'auteur restitue ainsi à travers la vie exemplaire de Robert d'Arbrissel, les débuts de la vie monastique et de la spiritualité au Moyen Âge.Jacques Dalarun, agrégé d'histoire, est Directeur de recherche à l'IRHT (Institut de Recherche et d'Histoire des Textes).

  • Charles Ephrussi, qui inspira à Proust le personnage de Swann, fut le patriarche d'une des plus grandes familles de la bourgeoisie juive du XIXe siècle. Ami de Schnitzler et d'Hofmannsthal, ce banquier originaire d'Odessa qui vécut entre Paris et Vienne fut aussi un grand amateur d'art, à la tête d'une collection de miniatures japonaises sculptées, aujourd'hui miraculeusement conservées. Le dernier héritier de la famille, Edmund de Waal, s'est plongé dans ses souvenirs et son passé pour dépeindre sous les couleurs les plus vives un univers de raffinement et d'élégance et retracer le destin tragique d'une famille dans la tourmente du XXe siècle. En racontant comment la collection a échappé à la Gestapo, il relate une aventure à peine croyable, dans ses moindres détails, et brosse une galerie de personnages extraordinaires : d'Edmund de Waal, érudit et mécène, à Anna, vieille et loyale servante, qui préserva la collection du pillage nazi.Des cercles de la haute société de Paris et de Vienne, ce livre, à la croisée du récit familial et de l'enquête, est un inoubliable voyage dans le temps. Tout en sensualité et en fluidité, il nous fait partager le mirage d'une réalité passée, un défilé historique d'une exquise fragilité.« Un chef-d'oeuvre. »Sunday Times « Un livre érudit au style éblouissant. »The Telegraph « Captivant... De Waal n'a rien à envier aux meilleures pages autobiographiques de Nabokov. »The Washington Post Book World « Comme dans La Recherche, De Waal se sert du mondain pour éclairer l'intime : les aspirations, les passions, leur volatilité. Et cela dans un duo virtuose, aux allures de duel, entre élégie et ironie. »The Boston Globe « Une réussite. De Waal crée un genre littéraire nouveau qui n'a pas encore de nom mais n'en a peut-être pas besoin. »The Guardian « Moitié récit de famille, moitié confession proustienne, un livre subtil, sobre et élégant. »The Independent

  • PLACARDISATIONn. f. (du lat. placibilitas : clémence et arduus : difficile) :Résultat de la crise d'autoritarisme d'un chefaillon frustré consistant à mettre à l'écart tout salarié qui n'exécute pas béatement ses ordres imbéciles.Après le succès phénoménal d'Absolument dé-bor-dée, ou comment faire les 35 heures... en un mois ! Zoé Shepard retrouve dans cette nouvelle « fiction » sa mairie, dont elle a dénoncé les gabegies. Dévastateur et jubilatoire, le portrait accablant de l'administration française.

  • « Laurence Rees, historien renommé et auteur du remarquable Auschwitz. Les nazis et la Solution finale, pose comme toujours les bonnes questions avant d´y apporter les meilleures réponses. Mêlant témoignages de contemporains, preuves et documents, son livre nous offre une vision saisissante de ces millions d´Allemands tombés sous le « charisme » d´Hitler et l´adulant. » Ian Kershaw« Une étude fascinante. » Antony Beevor

  • Un homme prétendu mort refait surface, le corps meurtri, pour accuser celle qui l'a trompé...

    Un détenu voit apparaître dans sa prison celui qu'il a tué...

    Une femme se fait passer pour morte pour pouvoir épouser sous une autre identité l'homme qu'elle

  • La théorie de l´attachement, dont John Bowlby est le fondateur, montre l´influence des relations affectives en famille sur le développement de la personnalité de l´enfant. Ce pédopsychiatre psychanalyste anglais a consacré sa vie à étudier ce lien et à se battre pour qu´il soit reconnu comme essentiel à l´équilibre de chacun de nous.

    Yvane Wiart, Docteur en psychologie, chercheur au Laboratoire de psychologie clinique et de psychopathologie de l´Université Paris Descartes, explique comment Bowlby a élaboré cette approche, qu´il a voulue scientifique, et présente les découvertes les plus récentes en la matière, y compris sur le plan neurobiologique. Si l´attachement est défini comme un instinct qui, au départ, rapproche le bébé de sa mère afin qu´elle lui prête attention et favorise sa survie, il est loin de se limiter aux premières années de notre existence. Présidant à nos comportements la vie durant, cet amour qui nous façonne régit nos relations avec autrui, ainsi que l´image que nous avons de nous-mêmes : il est à l´origine de nombre de nos émotions au quotidien.
    Malgré ces avancées majeures, la théorie de Bowlby est parfois encore controversée. Sans doute parce qu´il est difficile d´admettre que les parents n´agissent pas toujours pour le bien-être de leurs enfants, souvent sans le savoir, et que cela a des conséquences toute la vie, sur eux et sur leurs descendants.

  • « Aujourd'hui, j'apprends que la Vie est dans tout et partout, Qu'il est possible de donner plus de Vie à tous nos sens, Qu'il est possible de donner plus de Vie à la vie, Cela s'appelle "La ferveur de vivre" ».Dans ce livre passionnant et stimulant, Jacques Salomé revisite les questions que nous nous posons chaque jour, avec le regard apaisé d'un homme d'expérience.Construire la confiance en soi et lutter contre les sabotages à répétition, apprendre à vivre en couple, gérer les messages positifs ou négatifs que nous recevons, oser renaître chaque jour pour enfin changer, avoir foi en la vie au-delà des chaos annoncés, vieillir sans se presser...Une grande et belle méditation, un livre de sagesse sereine et créative.
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  • Écrit au sortir de la Première Guerre mondiale, ce court texte est un message d'espoir adressé aux jeunes générations qui, grâce aux valeurs de fraternité et de générosité du socialisme, pourront construire une société plus juste dans laquelle les hommes de demain vivront sous le régime de la solidarité et de l'égalité. « Le socialisme est né du contraste, à la fois scandaleux et désolant, entre le faste des uns et le dénuement des autres, entre le labeur accablant et la paresse insolente. »Le socialisme est donc une morale, le socialisme est un humanisme, et c'est cette leçon magistrale que nous livre Léon Blum.

  • « J´ai tenu, chaque matin, le journal de bord de cette année surprenante, inquiétante, mirobolante. De mon poste d´observation privilégié, j´ai vu brûler les bûchers des vaniteux. Comme au temps de Philippe Le Bel, le petit peuple de Paris, sidéré et vaguement inquiet, regarda brûler celui des Templiers. J´y ai même glissé ma petite allumette. Ni vu ni connu. Pas pu m´empêcher. Un réflexe, une mauvaise habitude. Une revanche aussi. Je vous en prie, ne me dénoncez pas. Suis en sursis. » Chroniqueur au Figaro Magazine, le journaliste et polémiste Éric Zemmour se pose en pourfendeur du « politiquement correct ». Après avoir participé durant plusieurs années sur France 2 à l'émission de Ruquier On n'est pas couché, il anime aujourd´hui Ça se dispute sur i>TÉLE (avec Nicolas Domenach), Z comme Zemmour sur RTL, et Zemmour et Naulleau, talk show hebdomadaire en seconde partie de soirée sur Paris Première. Il est l´auteur de plusieurs romans et de nombreux essais polémiques (Prix du livre incorrect 2010).

  • Ce livre est issu de trois conférences (complètement retravaillées) données par le psychanalyste début 2012 au Collège des Bernardins, l'important établissement culturel de l'Eglise à Paris.Que ce soit dans la relation maître-élève, dans la relation parents-enfants, ou dans les religions quelles qu'elles soient, nous sommes tous habités par le désir de « faire passer » un savoir, des valeurs, une tradition... Or, dans ce domaine, l'essentiel nous échappe, comme le montre brillamment Jean-Pierre Winter en prenant les exemples de l'apprentissage de la lecture (où le « miracle » du signe faisant sens échappe en fait au pédagogue), des héritages familiaux (on échoue souvent à transmettre nos valeurs, et on transmet souvent sans le vouloir les angoisses héritées de nos ancêtres), et des religions (où la transmission de l'essentiel passe aussi par des voies insoupçonnées). Une seule solution pour répondre à ces paradoxes : réinventer sans cesse ce que charrie la mémoire individuelle et collective, et dire à nos enfants qu'ils peuvent et doivent être des re-créateurs.

  • Le suicide est l'une des premières causes de mortalité à l'adolescence. Ce drame individuel retentit sur la famille et l'entourage, pour qui il demeure incompréhensible. Comment tenir compte de cette réalité lorsque l'on est parent, enseignant, éducateur, médecin, psychologue ? Comment comprendre la tentation du suicide ? Comment peut-on désirer la mort à un âge plein de promesses ? Quels axes de réflexions favoriser dans une perspective de prévention ? La psychothérapie psychanalytique est-elle une des voies à privilégier ? Fondé sur la contribution de spécialistes de différentes disciplines, cet ouvrage aborde tente de comprendre les raisons qui peuvent pousser un adolescent à vouloir mourir, pour qu'il soit ainsi possible de prévenir les passages à l'acte.

  • « Qu'en est-il de "Dieu" ? Est-ce une invention, et si oui, de quel type: une oeuvre géniale créée par l'imagination humaine, une découverte insoupçonnée, inimaginable, opérée par voie de révélation, une pure fiction construite sur fond de peur et de désir, un mensonge phénoménal concocté pour les naïfs? On peut opter pour une signification unique et s'y tenir sa vie durant, ou migrer d'un sens à un autre au fil du temps. On peut aussi déambuler sans fin, en zigzag et en spirale, autour d'une seule signification qui s'impose plus troublante et magnétique que les autres, pour l'interroger, encore et encore. Et si celle-ci, aussi sapée, criblée de doutes, de points critiques et de pénombres soit-elle, coïncide avec les données de la religion reçue en héritage par voie du hasard de la naissance, alors ce hasard se transforme progressivement en aventure, et l'aventure en destin, à force d'être sans cesse relancée, poursuivie. » Sylvie Germain

  • Il a tout eu. Vraiment tout : les femmes, l'argent, la gloire, la beauté - une beauté incroyable, divine, irréelle. Il a couché avec les plus belles filles, a été désiré par les hommes les plus célèbres. Il a été la star des stars, le plus grand acteur du monde, s'est acheté un Paradis en plein océan. Il aurait pu être heureux. Sa vie a pourtant été une longue recherche du malheur. Il a provoqué des suicides, fait régner un climat de peur, craché sur son métier, tourné des films épouvantables, et, finalement, gâché son talent. Il est devenu obèse, secret, reclus - et a terminé sa vie avec sa femme de ménage. Son fils a été un assassin, sa fille s'est pendue avec une laisse à chien. Dans la vie de Marlon Brando, il n'y a que du noir. Ce livre n'est pas une biographie, surtout pas. C'est le récit de la fabrication d'un monstre. Mais un si beau monstre...

  • Une journaliste adulée par la France entière.Un homme promis aux plus hautes destinées.Un couple à qui tout paraît sourire.Des amis devenus sourds et aveugles.Une cour de conseillers ambitieux.Un réseau de complices aux marges du pouvoir.Une insatiable frénésie de femmes.Une illusion collective, un scandale planétaire.Une histoire folle mais vraie.

  • A quelques mois de l’élection présidentielle de 2012, les Français sont saisis d’angoisse à l’idée que la fête électorale débouchera sur une gueule de bois. La crise aidant, la politique se révèle un théâtre d’ombres où les signes du pouvoir servent surtout à masquer l’impuissance. Qui gouverne ? Qui décide ? Circus politicus révèle les dessous d’un véritable « putsch démocratique », une tentative de neutralisation du suffrage universel par une superclasse qui oriente la décision publique. Il montre comment le Pouvoir a capitulé devant les puissances financières. Il dévoile les stratégies de double discours et d’hypocrisie française entre Paris et Bruxelles.Histoires, anecdotes, preuves, documents… tout dans ce livre tend à démontrer que les Indignés ont raison de réclamer une « vraiedémocratie » ! Entrons dans ce Circus politicus où le peuple est jugé dangereux et la démocratie archaïque. Nous voici dans les réunions ultra secrètes des Conseils européens où tout se joue, dans les coulisses, dans de mystérieux clubs d’influence où les banquiers américains expliquent la vie à nos politiques, dans les officines et les bureaux d’agents secrets… La France est sous la tutelle d’un pouvoir aveugle. La souveraineté, nationale ou européenne, n’est plus qu’une image pieuse entretenue par des « idiots utiles ». Une enquête inédite, iconoclaste qui fait surgir une réalité qu’il vaudrait mieux affronter plutôt que de la nier.

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