Pauvert (réédition numérique FeniXX)

  • Les écologistes n'ont pas davantage créé la situation à laquelle ils veulent répondre que les pompiers n'allument les incendies. Si réellement le sort de la nature et de l'espèce est en jeu, il faut bien y faire face. Désormais, il ne suffit pas d'être de gauche ou de droite, il faut encore prendre ses responsabilités en écologie. Le plutonium suintant des usines ne sera pas moins radioactif si elles sont nationalisées. Dans la confusion actuelle, quand les visions d'avenir mirifique se débinent, une chose au moins est sûre : les libertés doivent constituer un bloc inaltérable, et tout ce qui peut les accroître est le bienvenu. Ce n'est pas, apparemment, le processus en cours. La raison d'État multiplie les restrictions, la technologie lourde fait régner la terreur, la manipulation et le traitement de l'information sont devenus de redoutables instruments de pouvoir. Le seul recours envisagé, à droite ou à gauche, semble être une croissance indéfinie de la production. Pourtant, quand une baignoire fuit, on n'a pas besoin d'un robinet plus grand, mais plutôt d'un bouchon. Quand vous voudrez proposer des recettes pour fabriquer des bouchons et surtout des baignoires qui n'en n'ont pas besoin.

  • Le dialogue sexuel, c'est la clé des rapports humains. On m'en veut. Je suis laide. Tout marche mal dans mon travail. Je ne dors plus. Ma femme ne me comprend pas. Je ne comprends pas mes enfants. Mon mari s'éloigne. Mes parents sont des étrangers pour moi. Je suis fatigué. Les gens me font peur. C'est ce que disent souvent les hommes, les femmes, les adolescents, qui souffrent dans leur sexualité. Car qu'y a-t-il derrière ces conflits conjugaux, familiaux, sociaux, personnels, professionnels ? Presque toujours un problème sexuel, souvent ignoré, toujours refoulé. Mais, à l'inverse, nous utilisons le plan sexuel pour transposer et tenter de résoudre tous nos conflits, notre agressivité, notre besoin d'indépendance. Nos insatisfactions conjugales, professionnelles, politiques, s'expriment dans nos relations sexuelles. La sexologie se situe donc au carrefour de nos problèmes fondamentaux. Que peut-on faire, que sait-on de plus en cette fin de XXe siècle ? Madeleine Chapsal a posé au Docteur Gilbert Tordjman toutes les questions que vous vous posez. Chaque page de ce livre révélateur vient à la rencontre, au fond de nous, de ce que nous sommes. De ce que nous avons été. De ce que nous pouvons être. De ce que les autres peuvent être pour nous. De ce que nous pouvons être pour les autres. Et pour l'Autre.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les chroniques de Maurice Clavel se succèdent avec une sorte de nécessité intérieure, annonçant dès Novembre 1966 « la convulsion salutaire », proclamant le décès de « l'homme fini » et de l'humanisme, affirmant la nécessité de « tout refaire à neuf », « tout penser à zéro », espérant « un réveil venu de l'extrême-gauche ». Quand Mai éclate, Combat offre à Clavel les colonnes que le Nouvel Observateur ne peut provisoirement plus lui ouvrir ; Clavel entre alors de plain-pied dans cette révolution qu'il a prévue, suscitée même, et qui l'émerveille pourtant par sa positivité profonde et sa vivacité de fête. On sent cependant tout au long que ses sentiments pour De Gaulle ne sont pas simples : la violence des invectives est sans doute à la mesure d'un compagnonnage ou d'une amitié passée. Ainsi, par son ton passionné, par sa recherche déchirante, Clavel nous apparaît, monolithique, honnête jusqu'au mysticisme, à la jointure de deux mondes, passé-futur, dans une apocalypse peut-être commençante.

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  • « Treize heures. Pitot s'est assis. Il a mis une chemise blanche, une cravate rubis, un pantalon de flanelle. - Il devrait être là... Il regarde les photos au mur. Des pneus crissent doucement devant la maison ; et pauvreté dans l'amour s'annonce avec l'homme qui vient. Des bruits sourds montent du rez-de-chaussée. Pitot se lève. Il prend Catherine avec lui, l'âme blanche de Catherine, parce que tout à l'heure, la jeune femme viendra frapper, tenacement et longuement, dès son retour du bureau, à dix-huit kilomètres à l'est de Bouranville. » Roman initiatique, La Nuit des Aurores s'inscrit dans la tradition qui, des Alchimistes aux Rose-Croix, s'est donné comme but la transmutation spirituelle de l'homme. Antoine, Catherine, Virgile et Aurore sont les protagonistes profondément attachants de cette aventure intérieure qui se déroule de nos jours, dans une petite ville de province. Sous l'apparence du quotidien, brillent les signes attestant l'existence d'un autre monde, d'un ordre où chaque destin trouverait sa finalité. Pierre Daco nous invite à déchiffrer ces signes, dans un récit où le réel et l'imaginaire, le visible et l'invisible, ne cessent de se mêler.

  • Pour lire sous la douche. L'Homme à la tête d'épingle. La Famille Rikiki. Vierge quand même ! Dupanloup ou les Prodiges de l'amour. Les Exploits galants du Baron de Crac.

  • Étrange rencontre que celle de cette femme épanouie et de ce jeune homme inconnu qui se découvrent en plein été sur le pont d'un navire grec ! Quelles raisons profondes les poussent à s'identifier au couple maudit des mystérieux guerriers de Lato ? Le goût du risque, de la provocation, de l'amour fou, de la perdition ? N'y a-t-il pas au coeur de cette liaison déraisonnable un complexe d'OEdipe caché ? Le lecteur est emporté par le délire croissant des héros qui l'entraînent à leur suite à travers les vastes déserts crétois sur le chemin ensoleillé de Lato. Un roman d'amour, un parfum d'aventure, une énigme à résoudre, un dénouement insolite - et tout cela sous le regard dur de la foule autochtone. Nadine Lefebure, auteur dramatique, poète formé par le Surréalisme, grande navigatrice, est l'auteur de plusieurs livres, notamment Les portes de Rome et Les sources de la mer.

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  • Une petite fille qui s'appelle Tatine. Une petite fille qui est si mignonne avec sa robe rouge à smocks. Une petite fille qui est toujours seule et qui n'a aucune amie. Une petite fille qui rêve et qui fait des cauchemars. Une petite fille qu'a bouleversée la mort d'un petit chat. Une petite fille qui ne parle pas et dont on dit qu'elle est vraiment très raisonnable pour son âge. Une petite fille qui étouffe entre la mère qui la houspille et le vieux qui pue, qui est laid, qui est sale, qui est vicieux, qui commence à pourrir et qui la dégoûte. Une petite fille qui finit mal parce que, décidément, les adultes ne comprendront jamais rien à ceux qu'ils appellent les enfants.

  • Elle a vingt-cinq ans, un mari, un enfant. Comédienne, elle assiste à son premier succès parisien. Un matin d'octobre tout à fait ordinaire, elle se perd dans le métro parisien ; c'est le début d'une fuite qui la conduit dans une chambre d'hôtel à Saint-Ouen, dans les quartiers déserts de New York, le ghetto d'Harlem, les collines de San Francisco, les déserts du Nevada, les marchés mexicains, les rues chics de Londres, les bistrots de Bruxelles. Comme une enfant, elle se laisse prendre la main. Comme une actrice, elle attend les indications d'un metteur en scène qui lui laisserait enfin jouer son propre rôle et vivre sa propre folie. "L'octobre" est le tout premier roman de Chantal Pelletier.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Une nuit d'orage, dans une ruelle sombre d'un quartier mal famé, Nelly Kaplan rencontre Belen, l'énigmatique auteur du Réservoir des Sens. Elles ne se quitteront plus. Certaines mauvaises langues prétendent même qu'il s'agit d'une seule et même personne. Il y a en tout cas un incontestable parfum belenien dans le personnage d'Ashby, l'héroïne du Collier de Ptyx, "ciné-roman" que Nelly Kaplan compte bien porter à l'écran dans un proche avenir. Pendant ce temps, sa complice Belen fera aussi apparaître son nouveau roman, Un Manteau de Fou Rire (chez Jean-Jacques Pauvert) à mettre entre toutes les mains - à leurs risques et périls.

  • L'opinion publique accueillit avec stupéfaction cette extraordinaire nouvelle : canular ou provocation, stratégie politique ou catastrophe nationale ? Il ne s'agissait plus en tous cas, cette fois-ci, des éternelles disputes de chapelle qui animaient mollement l'actualité électorale. Quelque chose se passait enfin dans la vie politique, monotone et sans surprise. Un événement. Et quel événement ! Et si c'était vrai ?

  • Un numéro gagnant à la Loterie nationale, et la destinée de Joseph Criquet, libraire, bascule du jour au lendemain. Il découvre pêle-mêle les plaisirs sécurisants du luxe, les joies de la générosité, les charmes troublants de la volupté et les intermittences du coeur. L'aventure commerciale du petit libraire devenu homme d'affaires se double d'une éducation sentimentale mêlant la séduction, le libertinage, à un érotisme discret, et, enfin à la découverte de l'amour passion. Dans un style délicat où le classicisme n'exclut pas l'audace, et où la liberté du ton voisine avec une extrême pudeur, Maurice Toesca nous livre une fable de l'amour et de l'argent, de la richesse et du bonheur.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'érotisme mêle ici ses sueurs aux humidités de la lagune, ses odeurs aux émanations de la mer. Mais si Michel Bernard excelle à peindre des voluptés, des grotesques, des délires, des triomphes, que la phrase accompagne savamment, ce qui hante le livre et l'habite, ce ne sont ni les réjouissances charnelles, ni les renaissances du passé, bien qu'il y baigne. Une recherche plus générale, une interrogation aussi actuelle que possible y perce et s'impose : la toile blanche, dont le vertige éclaire le début et la fin du livre. Le peintre devra s'y mesurer, s'y définir tout entier. Par la ré-invention des Courtisanes de Carpaccio - largement épanouies, démultipliées à la fois dans le chef-d'oeuvre du passé, dans la Venise réelle et insolite, et déjà à travers le tableau qui n'est pas mais qui va être - ressuscite le drame même de la création. Faut-il le dire pourtant ? N'en déplaise aux innombrables amateurs du désespoir : soit à cause de l'évident plaisir de l'écriture, soit plus encore parce que toute création, fût-elle accompagnée de tortures, reste notre plus fervent exercice (et avec l'amour, peut-être notre seul exercice vrai), voici enfin, d'un bout à l'autre, un livre heureux. C'est le neuvième roman de Michel Bernard.

  • Cet ouvrage, paru en 1972, est un recueil collectif de textes en prose écrits par Mahogany Brain, Michel Bulteau, William S. Burroughs, Jean-Pierre Cretin, Jean-Jacques Faussot, Jacques Ferry, Patrick Geoffrois, Allen Ginsberg, Brion Gysin, Bob Kaufman, Matthieu Messagier, Claude Pélieu, Stanislas Rodansky, Mick Trean, Carl Weissner.

  • "La beauté, l'attrait de ce livre où les hommes cernés par la mort cherchent un sens à la vie, c'est qu'il se déroule à la fois en profondeur, dans les souvenirs d'enfance du héros et à même les paysages déroulés jusqu'à l'altitude des torrents et des sources."

  • D'abord, les personnages sauf le facteur, sont nus. Leur nudité, charmante, est explosive. Les tapis, les commodes, les téléphones aussi... Michel Deltheil, qui mélange un peu les poissons et les femmes - "c'est mystérieux, les femmes" - connaît bien le théâtre : dès vingt-et-un ans, il fut au Maroc comédien et metteur en scène. Il a déjà publié deux romans. Voici sa première pièce : pétillante, et toute irisée par l'éclatement de ces bulles qui n'en finissent pas de transmettre de l'un à l'autre des messages non déchiffrés.

  • La Citadine ou l'histoire d'une rencontre dans le dédale des rues du Quartier Latin, aux limites du Luxembourg. Qui est Laura ? Que cherche-t-elle ? et jusqu'où ira-t-elle ? Sur les banquettes des cafés, dans les rues, dans la rumeur et le spectacle des brasseries, sur les bancs des jardins publics, le profil de Laura s'éclaire peu à peu.

  • L'érotisme mêle ici ses sueurs aux humidités de la lagune, ses odeurs aux émanations de la mer. Mais si Michel Bernard excelle à peindre des voluptés, des grotesques, des délires, des triomphes, que la phrase accompagne savamment, ce qui hante le livre et l'habite, ce ne sont ni les réjouissances charnelles, ni les renaissances du passé, bien qu'il y baigne. Une recherche plus générale, une interrogation aussi actuelle que possible y perce et s'impose : la toile blanche, dont le vertige éclaire le début et la fin du livre. Le peintre devra s'y mesurer, s'y définir tout entier. Par la ré-invention des Courtisanes de Carpaccio - largement épanouies, démultipliées à la fois dans le chef-d'oeuvre du passé, dans la Venise réelle et insolite, et déjà à travers le tableau qui n'est pas mais qui va être - ressuscite le drame même de la création. Faut-il le dire pourtant ? N'en déplaise aux innombrables amateurs du désespoir : soit à cause de l'évident plaisir de l'écriture, soit plus encore parce que toute création, fût-elle accompagnée de tortures, reste notre plus fervent exercice (et avec l'amour, peut-être notre seul exercice vrai), voici enfin, d'un bout à l'autre, un livre heureux. C'est le neuvième roman de Michel Bernard.

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