Littérature générale

  • À soixante et un ans, Emmanuel Joyce est un dramaturge à succès. Accompagné de sa femme Lillian et de son manager dévoué Jimmy Sullivan, qui partage leur vie nomade, il s'apprête à quitter Londres le temps de repérer une comédienne pour la production de sa dernière pièce à Broadway. Alors qu'aucune candidate ne fait l'affaire, surgit l'idée de confier le rôle à Alberta, sa secrétaire de dix-neuf ans, tout droit sortie du presbytère de son père dans le Dorset. Seulement, il faudra lui apprendre le métier. Ils embarquent pour l'île grecque d'Hydra où Jimmy aura six semaines pour faire répéter l'ingénue, tandis qu'Emmanuel tâchera de renouer avec l'écriture. Lillian, fragilisée par sa maladie de coeur et dévastée par la mort de leur fille survenue plusieurs années auparavant, profitera de cette parenthèse loin des mondanités du théâtre pour tenter d'exorciser ses démons. Pourtant, elle ne sait se défaire de certains tourments : et si Emmanuel s'éprenait de la délicieuse Alberta? Le temps d'un été brûlant, la dynamique qui lie les quatre exilés prend une tournure inattendue, et la vie de chacun change de cap.

  • "'La faim de l'argent n'est jamais chez un homme que le signe, l'apparence d'une autre faim  : l'amour de l'argent n'est jamais que le signe d'une autre exigence. Faim de puissance, de dépassement, de certitude, amour de soi-même que l'on veut sauver, du surhomme, de survie et d'éternité. Et quel moyen meilleur que la richesse pour atteindre jusque-là ? Dans cette recherche hallucinée, haletante, ce n'est pas seulement la jouissance que cherche l'homme, mais l'éternité, obscurément.'
    En 1989, cinq années avant la mort de Jacques Ellul, la chute du mur de Berlin a brusquement libéré le système capitaliste de la nécessité qui l'avait obligé après-guerre à respecter certaines normes de décence. Partout dans le monde, l'homme s'est retrouvé seul face à la puissance de l'argent. À cet instant, les analyses de Jacques Ellul sur l'exploitation des richesses de la planète et leur distribution inéquitable sont apparues plus prophétiques que jamais. Mais attention. Dans la tradition biblique, le prophète n'est pas celui qui prédit l'avenir. C'est un homme d'intimité avec Dieu qui sait L'écouter et qui voit. Et Jacques Ellul avait vu.'
    Extrait de la préface de Sébastien Lapaque

  • Jean Dorseuil a quinze ans quand il est envoyé dans un pensionnat militaire, le Prytanée de La Flèche. Il y découvre la camaraderie avec Frémiot, Rival, Tanguy, mais aussi la promiscuité grossière, la comédie des rapports de force, la violence absurde du règlement. Il s'en détourne, s'enferme la nuit dans la bibliothèque, et la devise de Descartes - ancien pensionnaire du Prytanée - devient la sienne : "Je m'avance masqué".

    Premier roman de Yannick Haenel, Les petits soldats a paru aux Éditions de La Table Ronde en 1996.

  • Le Bon Coeur est le roman d'une voix, celle d'une paysanne de dix-sept ans qui retint le royaume de France sur le bord de l'abîme, le sauva et en mourut. Elle changea le cours de l'Histoire en réveillant dans le coeur usé des hommes la force de croire et d'aimer.

  • La divine comédie t.2 ; le purgatoire Nouv.

    La rencontre de William Cliff avec Dante remonte à ses années universitaires : il est encore capable de réciter les premiers vers de L'Enfer en italien, entendus en cours de philologie romane. Difficile, ensuite, de retrouver dans les traductions françaises de l'oeuvre du poète ce qu'il avait encore à l'oreille. S'y essayant lui-même, William Cliff n'est parvenu à satisfaction qu'en adoptant la contrainte du décasyllabe, et il a aujourd'hui le sentiment d'avoir donné une lecture contemporaine de La Divine Comédie : non seulement en vers réguliers, mais avec le souci constant d'une clarté évidente, afin que le lecteur comprenne, sans aucune note, le sens du texte.

  • Le charme singulier de Maurice Genevoix joue ici, plus puissamment encore que dans aucun de ses livres. D'une enfance sur les bords de la Loire au secrétariat perpétuel de l'Académie française, en passant - surtout - par l'effrayante déchirure de la Grande Guerre, ces pages retracent neuf décennies de fidélité à soi-même. Qu'il évoque une marche au brame dans les forêts de Sologne, le regard des compagnons massacrés dans la boue des Éparges ou les premières terreurs d'un enfant découvrant la mort, Maurice Genevoix témoigne de la même douceur obstinée, de la même 'justesse' au sens fort qui nous font complice fraternel de sa mémoire. Il y a dans ces Trente mille jours paisiblement restitués l'illustration - et l'explication - du "mystère Genevoix".

  • "Lorsque Claude Monet, quelques mois avant sa disparition, confirma à l'État le don des Nymphéas, pour qu'ils soient installés à l'Orangerie selon ses indications, il y mit une ultime condition : l'achat un tableau peint soixante ans auparavant, Femmes au jardin, pour qu'il soit exposé au Louvre. À cette exigence et au choix de ce tableau, il ne donna aucun motif. Deux remords de Claude Monet raconte l'histoire d'amour et de mort qui, du flanc méditerranéen des Cévennes au bord de la Manche, de Londres aux Pays-Bas, de l'Île-de-France à la Normandie, entre le siège de Paris en 1870 et la tragédie de la Grande Guerre, hanta le peintre jusqu'au bout."
    Michel Bernard.

  • "Alors que la postérité d'Antoine Blondin est souvent trop réduite à des clichés - les Hussards, le brillant chroniqueur sportif, son goût des jeux de mots et des calembours, les frasques de comptoir et les dérives éthyliques de légende immortalisées notamment par l'adaptation d'Un singe en hiver par Henri Verneuil et Michel Audiard -, il faut revenir aux textes.
    Derrière la mythologie du chantre du Tour de France et des exploits rugbystiques des frères Boniface, sous le folklore de l'ivrogne bagarreur, il y a un merveilleux styliste qui dans ses meilleurs moments est l'un des purs écrivains de langue française. Reprenons ainsi Monsieur Jadis dont certaines pages semblent avoir été écrites pour être lues à voix haute, comme pour une dictée ou une prière."
    Extrait de la préface de Christian Authier

    Dans un fier sursaut de jeunesse, un quinquagénaire se laisse prendre dans une rafle de routine, sous le climat contemporain de Saint-Germain-des-Prés. Conduit dans l'un des rares postes de police qu'il ne connaisse pas encore, on l'y retient pour une vérification d'identité.
    À la lumière de cette opération à double sens, qu'il mène pour son propre compte sur le plan de la mémoire, il voit surgir, sous le nom de Monsieur Jadis, le jeune homme qu'il a été, dans d'autres nuits, en d'autres temps, dans d'autres commissariats de police.
    "Ma vie est un roman", entend-on dire couramment. Le narrateur prend cette assertion au pied de la lettre. L'image d'une silhouette légère sur la crête des rencontres, des amitiés, des amours, pourra-t-elle satisfaire le farouche jeune homme dont il s'est fait une joie de partager un instant la cellule, ou bien devra-t-il constater qu'il a voulu se mêler à qui ne le regardait pas ?

  • «Maurice Genevoix est un remarquable observateur de la nature et des animaux, un amoureux aussi. Un chat, à ses yeux, est l'incarnation vivante de la beauté. Cela se sent quand il évoque le jeune Rroû, sa souplesse muette et dangereusement armée, sa grâce inquiétante. Maurice Genevoix regarde si bien son héros qu'il se transforme mystérieusement en chat, il est Rroû.» Anne Wiazemsky.

  • "Après la Seconde Guerre mondiale, les trains recommencèrent à rouler. On rétablit le tortillard qui reliait notre village à la préfecture."
    Benoît Laborie quitte femme et enfants pour tenter fortune à Paris. Rastignac triste, il s'égare dans le cimetière du Père-Lachaise. Quand il revient au pays, sa mère le prend pour un amant de sa femme et tue l'épouse supposée infidèle. Parce qu'il dégage un parfum de crime, la capitale s'offre à lui. Pas pour longtemps. Un nouveau caprice du Tout-Paris, et il est rejeté.
    L'humeur vagabonde est une fable comique et triste, une petite musique aigre-douce au ton inimitable.

  • 'Dans La Mort de près, l'écrivain convoque à sa table de travail le lieutenant de 14, tel qu'il était, dans sa vareuse tachée de sang et de boue, sentant le cadavre et la chimie. Le jeune officier n'a plus peur, il ne souffre plus, ses larmes sont taries. Il parle calmement, posément, libéré du feu des souvenirs qui brûlait les pages de Ceux de 14. Il raconte de nouveau quelques moments de sa guerre, comment il a rencontré la mort et ce qu'il en a vu. Tout est clair. On y comprend ainsi, mieux que dans le récit haletant d'autrefois, le déroulement d'un combat d'infanterie au début de la Première Guerre mondiale. [...] Ce petit livre bouleversant est l'un des plus réconfortants jamais écrits.' Michel Bernard.

  • Fragiles serments Nouv.

    Grand jour pour lady Bird : la splendide demeure qu'elle habite avec son époux Julian s'apprête à résonner à nouveau du tumulte d'une famille au grand complet. John, l'amour de sa vie, l'aîné de ses trois enfants, est de retour de ce qu'on s'empressera d'appeler son "voyage à l'étranger" : un séjour en maison de repos. Pour affronter cet événement, dans une existence largement dévouée à l'entretien du jardin et à la constitution d'une garderobe à faire pâlir les plus coquettes de la capitale, lady Bird peut compter sur Eliza, une vieille amie de la famille. Mais peu à peu le vernis de la paisible haute société anglo-irlandaise se craquelle...

  • "C'est un choix décisif devant lequel, déjà, nous sommes placés : ou bien travailler beaucoup pour consommer beaucoup (et c'est l'option de notre société occidentale), ou bien accepter de consommer moins en travaillant peu (et ce fut parfois l'option délibérée de certaines sociétés traditionnelles). Aujourd'hui, nous voudrions tout cumuler, travailler peu et consommer beaucoup."

    "Nous sommes la première société à avoir tout voué au travail. L'histoire des hommes était faite d'une modération, parfois d'une défiance, envers le Travail. Nous sommes devenus les adorateurs du Travail et de nos oeuvres."

    "Le travail c'est la liberté. C'est bien la formule idéale de ce lieu commun. Ce qu'il faut qu'il y tienne quand même à la liberté, le bonhomme, pour formuler de si évidentes contre-vérités, pour avaler de si parfaites absurdités, et qu'il y ait de profonds philosophes pour l'expliquer "phénoménologiquement", et qu'il y ait d'immenses politiciens pour l'appliquer juridiquement !"

    S'il n'a jamais consacré d'ouvrage spécifique au travail, Jacques Ellul l'évoque tout au long de son oeuvre. Les textes s'y rapportant sont réunis ici pour la première fois.

  • "Des heures durant, tel l'explorateur de salon penché sur sa mappemonde, j'ai consulté les cartes d'état-major, m'efforçant de décrypter l'improbable tissage de courbes, de maillages, de treillis hachurés. Parcourant de l'index les anciens lits du Rhône, rive gauche, rive droite, je me suis égarée dans les canyons du Verdon, faufilée dans les méandres d'Asse et de Bléone, estimant la taille des sommets, les cols d'altitude...
    L'inévitable s'imposa : il fallait confronter mes lectures et mes observations géographiques de bric et de broc aux modèles réels, au dessin des paysages. Ressentir la trace sous les pas, éprouver la terre à mes pieds, la caresser des yeux, pour de vrai. Donner forme, réalité, épaisseur et continuité à la Grande transhumance, cette épopée "fille des montagnes"."
    Anne Vallaeys.

  • "Il suffit parfois de quelques pages, de quelques phrases, de quelques mots pour nous entraîner très loin, même si l'on ne quitte pas sa chaise dans les jardins du Luxembourg. Ces grands voyages immobiles figurent parmi les charmes de l'existence. Aussi, dans une époque saisie par la modernité, faut-il être résolument démodé, rétrograde même : continuer de fumer la pipe, de lire dans le métro ou les jardins publics, et d'employer l'imparfait du subjonctif - le temps le plus vieillot, le moins commode et le plus bougon de la langue française, mais si nostalgique et si sympathique sous ses grands airs!
    D'Aragon à Zweig, voici quelques-uns des écrivains, des livres qui ont accompagné mes promenades dans la vie. Parfois, au détour d'une page, ils évoquent les "pourquoi" de la littérature. On écrit, peut-être, pour célébrer la présence, la beauté des choses, et conjurer l'absence des êtres."
    François Bott.

  • Belfast, 1969 : tension dans les rues, trouble dans les âmes. De loin, Katherine a tout d'une femme comblée. Trois petites filles, un bébé adorable, un mari valeureux, George, ingénieur et pompier volontaire. Seulement, Katherine a un passé... En 1949, chanteuse lyrique amateur, passionnée par son rôle de Carmen, elle fait la connaissance de Tom, jeune tailleur chargé de lui confectionner son costume de scène. Le coup de foudre est immédiat, mais elle est déjà fiancée à George et la double vie a un prix. Vingt ans après le drame qui a décidé de son destin, Katherine ne parvient plus à garder ses émotions sous cloche. Au moment où sa ville se déchire, elle doit affronter
    les zones d'ombre de son passé.
    Exploration de la mémoire, de l'enfance, de l'amour illicite et de la perte, Phalène fantôme dépeint des morceaux de vie ordinaire qui ouvrent sur de riches paysages intérieurs.

  • Se mettre dans la peau d'un jeune orphelin noir, voilà ce que Jack Kerouac a réussi à faire dans son tout dernier roman. Dédoublement significatif, aliénation symbolique, projection de sympathie et d'engagement, Pic est certainement tout cela et plus encore : un portrait saisissant du milieu noir américain des années quarante, ses odeurs, ses couleurs, ses personnages truculents.
    De la Caroline du Nord à la Californie, en passant par New York, l'errance kerouacienne prend ici une allure inusitée. Représentée par Pic, "vagabond sur la terre", voyageur éternel sans famille ni domicile connu, elle se transforme en une magnifique satire sociale, à la fois naïve et astucieuse, regard éclairant sur le ridicule de la condition humaine.
    Pic, roman issu du réveil de la conscience sociale des Noirs, dépeint en fait tout être humain "vivant dans la noirceur" et renferme, par pur divertissement, des pages enfiévrées sur le jazz et la prédication.

  • Quand débute la Seconde Guerre mondiale, Muguet vient à peine de découvrir les plaisirs de la chair et de quitter le nid familial. Bientôt prisonnier des Allemands, il s'évade malencontreusement puis cherche à nouveau le gîte et le couvert, sillonnant l'Europe de cachots en salons princiers, de rencontres fortuites en insolentes conquêtes. Une foule de personnages parcourent les aventures débridées de ce Don Quichotte, qui revient de la guerre comme d'une escapade.
    L'Europe buissonnière, premier roman d'Antoine Blondin, a reçu le prix des Deux-Magots en 1950.

  • Les enfants du bon Dieu Nouv.

    "Là où nous habitons, les avenues sont profondes et calmes comme des allées de cimetière. Les chemins qui conduisent de l'École militaire aux Invalides semblent s'ouvrir sur des funérailles nationales. Un trottoir à l'ombre, l'autre au soleil, ils s'en vont entre leurs platanes pétrifiés, devant deux rangées de façades contenues, sans une boutique, sans un cri."

    La célébrité d'Antoine Blondin (1922-1991), journaliste sportif chantre du Tour de France des années 50 aux années 80, a parfois éclipsé le romancier, dont on ne retient qu'Un singe en hiver, grâce au (ou à cause du) film qui en fut tiré. La réédition des Enfants du bon Dieu, son second roman, montre qu'il n'était pas l'homme d'un seul livre.

  • Recréer le flux d'une existence singulière, y compris dans ses énigmes et ses absences, tel est le propos de cette biographie. Michel Erman explore le cheminement intellectuel et sensible de l'auteur de la Recherche. Il s'attache à inscrire pleinement l'homme et son oeuvre dans le contexte historique de l'époque (la IIIe République, l'affaire Dreyfus, la Première Guerre mondiale), ainsi que dans l'effervescence artistique et littéraire qui la caractérise. Son Marcel Proust retrace une vie marquée par le sentiment du tragique et montre comment l'oeuvre s'est élaborée dans une course contre la mort.

  • S'inspirant d'une traversée réellement effectuée en 1980, Jean Rolin raconte, dans Journal de Gand aux Aléoutiennes, un "vrai-faux" voyage en cargo via la Norvège, l'Afrique et le Brésil à destination d'un chapelet d'îles désertes entre Alaska et Kamtchatka.
    À bord du Meistersinger, le commandant opiomane boude parce qu'on lui a volé la poire de son goûter ; on se jette du ciment frais à la figure pour se distraire ; un étrange animal, le pil-pil, tout élastique, permet d'anticiper les coups de roulis. Le narrateur ira pourtant au bout de son extravagante aventure : on le débarquera au pied du volcan Shishaldin, surnommé Sisquk par les Aléoutiens, autrement dit "la montagne qui me montre le chemin quand je suis perdu"...

  • "Ce livre, qui est sans doute un roman, a été écrit il y a un quart de siècle. Le narrateur se retrouve au tout début des années 90 dans une grande ville en crise du nord de la France. Il a peut-être un peu trop tendance à confondre la fin de sa jeunesse et la fin du monde. Il semblerait néanmoins, avec le temps, que quelques-unes de ses intuitions sur les désastres en cours sous nos yeux se soient révélées justes ou tout au moins assez proches de la réalité.
    Si le lecteur veut bien trouver ici, tant d'années après, un témoignage d'époque sur une certaine qualité de tristesse et de silence, alors l'auteur sera comblé."
    Jérôme Leroy.

  • Souvarof... un îlot de huit cents mètres de long sur trois cents mètres de large, jeté dans le Pacifique-Sud, à l'écart de toute terre habitée. C'est sur ce caillou de corail que Tom Neale jette son dévolu.
    Marin sur les lignes de commerce qui sillonnent le Pacifique et l'océan Indien, puis employé en Nouvelle-Zélande, en Polynésie et aux Hébrides, ce bourlingueur a plus de cinquante ans quand il réalise son vieux rêve : s'établir sur une île déserte.
    Il se fait déposer à Souvarof par un bateau ami et entame une vie solitaire qui va durer près de vingt ans, ponctuée de très rares visites, parmi lesquelles celle de Bernard Moitessier.
    Robinson des mers du Sud raconte l'extraordinaire aventure d'un homme qui a voulu vivre son paradis sur terre et qui l'a construit, jusqu'à l'épuisement, de ses propres mains.

    Depuis la mort de Tom Neale en 1977, l'île est devenue une sorte de sanctuaire : les marins qui y font escale sont priés de contribuer à entretenir le jardin qu'il avait créé.

  • "Voici un petit roman qui grouille de personnages hors du commun pris dans le tourbillon d'une histoire farfelue. Nous sommes à la "frontière belge" qui semble aussi infranchissable qu'un rideau de fer ou qu'une muraille de Chine. Il faudra un enchaînement de circonstances hautement improbables pour que le narrateur franchisse, presque à son insu, cette frontière qui n'est rien moins que celle qui sépare la réalité du rêve, et qui se nomme "littérature"."
    Claude Rouquet

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