Syllepse

  • Thomas Sankara reste une figure de premier plan du panafricanisme et de l'anticolonialisme.
    Durant son passage à la tête du Burkina Faso, interrompu par son assassinat en 1987, Sankara a marqué l'histoire de son pays, de son continent, et plus largement la mémoire des luttes anti-impérialistes.
    Pourtant aujourd'hui encore, de nombreux discours restent inédits, une motivation suffisante pour la publication de ce nouveau recueil, dont les textes ont été rassemblés et commentés par un spécialiste de la révolution burkinabè et biographe de Thomas Sankara.
    On entend souvent dire que Thomas Sankara est populaire parce qu'il faisait ce qu'il disait. Confronter les discours à la réalité que vivait le pays, comparer le projet aux réalisations, sont parmi les objectifs majeurs de cet ouvrage.
    Ce qui est nouveau, par rapport aux autres recueils de discours, c'est que cette fois chaque discours est précédé d'une introduction spécifique.
    Mieux le situer dans son contexte permet en effet de mieux en saisir la portée, mais aussi le mouvement.
    Pour la première fois, sont présentés ici tous les discours prononcés à l'occasion des anniversaires de la révolution, ou du nouvel an, dans lesquels Thomas Sankara fait le point sur ce qui a été réalisé, les difficultés rencontrées et les objectifs fixés pour l'année à venir.
    Mais sont rassemblés aussi les principaux discours de Thomas Sankara. Ceux qui abordent les thèmes qui lui étaient chers?: la libération de la femme, la lutte contre la dette, l'utilisation de la langue française, la défense de l'environnement, la justice, le mouvement des non-alignés, les Comités de défense de la révolution, la justice populaire mais aussi le fameux discours à l'ONU où il s'affirme comme porte-parole de tous les opprimés.
    Enfin, trois textes viennent encadrer ces discours?: une biographie de Thomas Sankara, la présentation de son projet, et la synthèse de ce qu'on sait sur son assassinat. Un ouvrage complet permettant d'avoir une connaissance approfondie de cette expérience révolutionnaire inédite et du rôle qu'y a joué son leader Thomas Sankara.
    Cet ouvrage, enrichi une chronologie détaillée, offre aux lecteurs un aperçu complet de la révolution au Burkina Faso, et du rôle spécifique que Thomas Sankara y a joué.

  • La Catalogne a une longue histoire, distincte de l'Espagne, durant laquelle se sont formées une culture, une langue, une identité culturelle et politique.
    Le livre nous propose une immersion dans les dimensions aux multiples facettes de l'aspiration républicaine à l'autodétermination s'opposant au mur monarchique élevé par le gouvernement central de Madrid.
    Les auteur·es, qui appartiennent à l'aile gauche du catalanisme, défendent le projet d'une République sociale catalane, ouverte, démocratique et plurielle.
    Pour comprendre le mouvement indépendantiste, tant décrié et accusé de tous les maux, l'ouvrage nous invite à une exploration culturelle, politique et sociale vivante des réalités ca­ta­lanes multiformes.

  • Prélude à la seconde Guerre mondiale , la guerre civile espagnole a contribué à révéler la face sanglante et contre-révolutionnaire du stalinisme. En 1995, le film de Ken Loach, land and Freedom, rendait justice aux communistes antistaliniens du Parti ouvrier d'unification marxiste, le POUM, et rappelait les tragédies qui se sont jouées au sein du camp républicain. Partisan d'un socialisme démocratique et révolutionnaire, le POUM s'est élevé très tôt contre les procès de Moscou. Outil au service de la mobilisation populaire, il se lance à corps perdu dans la résistance au soulèvement militaire franquiste tout en accompagnant le mouvement révolutionnaire et en subissant les coups des hommes de Moscou. Pour les staliniens, le POUM était un obstacle qu'il fallait dé

  • Transformer un militant révolutionnaire en icône n'est-ce pas insulter sa mémoire?? Cinquante ans après la mort de Che Guevara, les marchands de posters et de tee-shirts n'y trouvent rien à redire et la figure du guérillero peut continuer à susciter admiration ou fascination sans que beaucoup n'en connaissent réellement la pensée, les engagements ou tout simplement l'itinéraire.
    Samuel Farber, l'auteur de ce livre, n'est pas un idolâtre de Che Guevara. Originaire de Cuba, acteur engagé de la gauche radicale américaine, Sam Farber nous propose une réflexion critique sans concession sur l'itinéraire du guérillero.
    Cet ouvrage restitue le parcours du révolutionnaire argentin et non le mythe.
    De sa naissance en Argentine à son assassinat par la CIA en Bolivie le 9?octobre 1967, l'auteur reprend le fil de sa vie. Le jeune étudiant en médecine, dont le voyage à travers l'Amérique latine confrontée à la misère et aux dictatures décide de son engagement politique, entreprend alors de se consacrer à la révolution.
    Ces années de formation sont essentielles pour comprendre la pensée de celui qui sera bientôt surnommé Che Guevara lorsqu'il rejoint Fidel Castro.
    La révolution cubaine, ses responsabilités dans la réforme agraire, son engagement militaire au Congo et enfin l'expédition en Bolivie qui lui sera fatale constituent les temps forts de l'ouvrage.
    Samuel Farber offre également au lecteur une nouvelle approche critique de la pensée de Che Guevara qui éclaire pleinement ses actes et ses choix fortement marqués par un volontarisme autoritaire qui éclipse la question démocratique et qui annonce déjà les impasses de la révolution cubaine.
    Un portrait sans concession qui éclaire sous un nouveau jour une figure exceptionnelle du 20e siècle.

  • La France n'en a pas fini avec la guerre d'Algérie.Au moment où les tortionnaires reconnaissent leur sale besogne, sortent de l'ombre ceux qui se sont engagés aux côtés du FLN dès le 1er novembre 1954, date de l'insurrection algérienne. Les camarades des

  • Essai politique alternant rétrospectives et prospectives, analyses et propositions, par un historien du communisme, militant et membre du comité national du Parti communiste français, appartenant à la mouvance des refondateurs.

  • Compare les systèmes de sélection des candidats dans la public school anglaise et la grande école française. Constatant que le système anglais se méritocratise tandis que le français s'aristocratise, une question se pose : comment une société qui se qualifie de démocratique peut-elle éliminer du recrutement de ses élites la grande majorité du peuple ?

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