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  • Purge

    Sofi Oksanen

    « Un vrai chef-d´oeuvre. Une merveille.  J´espère que tous les lecteurs du monde, les vrais, liront Purge. »  Nancy HustonEn 1992, l´union soviétique s´effondre et la population estonienne fête le départ des Russes. Mais la vieille Aliide, elle, redoute les pillages et vit terrée dans sa maison, au fin fond des campagnes.  Ainsi, lorsqu´elle trouve Zara dans son jardin, une jeune femme qui semble en grande détresse, elle hésite à lui ouvrir sa porte. Ces deux femmes vont faire connaissance, et un lourd secret de famille va se révéler, en lien avec le passé de l´occupation soviétique et l´amour qu´Aliide a ressenti pour Hans, un résistant. La vieille dame va alors décider de protéger Zara jusqu´au bout, quel qu´en soit le prix.  Sofi Oksanen s´empare de l´Histoire pour bâtir une tragédie familiale envoûtante. Haletant comme un film d´Hitchcock, son roman pose plusieurs questions passionnantes : peut-on vivre dans un pays occupé sans se compromettre ? Quel jugement peut-on porter sur ces trahisons ou actes de collaboration une fois disparu le poids de la contrainte ?  Des questions qui ne peuvent que résonner fortement dans la tête des lecteurs français.

  • Room

    Emma Donoghue

    « Room appartient à cette espère si rare, celle des vraies oeuvres d´art. Vous dire qu´il ne ressemble à aucun autre livre est pour moi le plus beau des compliments. Il suffit de décrire sa puissance, sa beauté sombre et pleine de révélations. » Michael CunninghamSur le point de fêter ses cinq ans, Jack a les préoccupations des petits garçons de son âge. Ou presque.  Il ne pense qu´à jouer et à essayer de comprendre le monde qui l´entoure, comptant sur sa mère pour répondre à toutes ses questions. Cette mère occupe dans sa vie une place immense, d´autant plus qu´il habite seule avec elle dans une pièce unique, depuis sa naissance.
     Il y a bien les visites du Grand Méchant Nick, mais Ma fait tout pour éviter à Jack le moindre contact avec ce personnage. Jusqu´au jour où elle réalise que l´enfant grandit, et qu´elle ne va pouvoir continuer longtemps à entretenir l´illusion d´une vie ordinaire. Elle va alors tout risquer pour permettre à Jack de s´enfuir.  Mais l´enfant va-t-il réussir à trouver des repères loin de leur univers ? Quel accueil lui réservera le monde extérieur, lui l´enfant né de la captivité d´une femme ?Room interroge la capacité de survie qui existe en chacun de nous, tout en célébrant les pouvoir du récit et du langage. Mais l´auteur résume magnifiquement son principal objet de réflexion : « Le drame essentiel de la parentalité : comment l´on passe d´un instant à l´autre du rôle de celui qui console à celui qui persécute, tout comme les enfants passent leur temps à illuminer notre vie et à nous rendre fous. J´ai essayé de saisir cette étrangeté et ce paradoxe. Devenir parent suscite les émotions les plus folles qu´on puisse ressentir. »

  • À la fin du xixe siècle, au manoir de Glen Mawr situé dans la ville de Winterthurn à l´est des États-Unis, vit l´étrange famille Kilgarvan, composée de trois filles : Georgina, l´aînée, appelée la « nonne bleue », et ses deux demi-soeurs qu´elle élève seule, la sage et studieuse Thérèse et la jolie et fantasque Perdita. À l´aube d´une journée de mai, Georgina s´en va en ville acheter cinquante livres de chaux vive. Peu après, on retrouvera le bébé de sa cousine Abigaïl, venue quelques jours en visite, égorgé près du lit de la mère.
    Douze ans plus tard, cinq jeunes filles sont retrouvées mortes, atrocement mutilées, près de Winterthurn. Et, douze ans plus tard encore, c´est le pasteur, sa mère et une de ses paroissiennes qui sont sauvagement assassinés à coups de hache. Chaque fois, la clé de ces mystères épouvantables va être la même : jusqu´où ose aller une femme amoureuse ?Xavier Kilgarvan mène les trois enquêtes avec verve et passion et met toute sa vie dans la résolution de ces crimes. Et l´on suit avec délice les façons de la société du tournant du siècle avec tout ce qu´elle a de suranné et d´hypocrite à force de bienséance.

  • « Durant plusieurs années, Jorge Amado a voulu et a su être la voix, le sens et la joie du Brésil. Il est rare qu´un écrivain ait autant réussi à devenir, comme lui, le reflet et le portrait d´un peuple entier. » José Saramago  Nous sommes au début du siècle dans l´État de Bahia. Les Turcs - ainsi appelle-t-on les immigrants venus de pays Ottomans tels que la Syrie ou le Liban - s´y sont installés récemment. Parmi eux, il y a Jamil, qui rêve de fortune et d´amour. Raduan, un philosophe séducteur qui parle aussi bien qu´il bat les cartes. Et Ibrahim, un veuf éploré que sa fille, laide et acariâtre, ne cesse de poursuivre afin de le remettre sur le bon chemin. Et si la solution était de trouver un prétendant assez cupide pour épouser la jouvencelle en échange du commerce de son père ?De maisons closes en bars enfumés, nos trois personnages parlent des femmes, de sexe et d´amour. Dans un pays où les hommes se battent et s´entretuent pour quelques cacaoyers, où l´on peut devenir quelqu´un au mépris de sa condition sociale, nos trois Turcs rêvent et avec eux, le peuple brésilien. Dans cette Découverte de l´Amérique par les Turcs, Jorge Amado nous ouvre les portes d´un Brésil sensuel et coloré, où la provocation n´a d´égale que sa langue savoureuse et salvatrice.

  • Bienvenue dans l´univers coloré, exotique, érotique et cruel de Tereza Batista. Dans un Brésil déchiré par des inégalités sociales grandissantes, la petite Tereza est vendue par sa tante au Capitão, un monstre de cruauté et de dépravation qui abuse des fillettes qu´il achète comme une vulgaire marchandise. Adolescente, elle trouve naïvement refuge dans les bras d´un don Juan manipulateur. Femme, elle croit rencontrer l´amour avec un médecin bien sous tous rapports qui fait d´elle une infirmière respectable et finit par... mourir. Désabusée, elle se tourne alors vers le Bordel, où sa sensualité de mulâtresse devient son arme pour survivre. C´est alors que la Peste Noire s´abat sur le pays. Avec les autres filles des rues, Tereza résiste, lutte et repousse le mal.Dans Tereza Batista, Jorge Amado nous entraîne au coeur d´un Brésil populaire qu´il manie à la perfection grâce à une construction virtuose qui mêle écriture orale et critique sociale. Roman de femmes, il dresse à travers le portrait de Tereza le destin de toute une génération de Brésiliennes. Roman populaire, il enchante la littérature avec son érotisme poétique et inventif et rend hommage à un peuple en quête de ses origines.

  • Ainsi que l´indique le sous-titre du roman, Variations Dolorès, Darling River est une variation autour du thème de Lolita (diminutif de Dolorès) - tant le personnage fictionnel de Nabokov que la figure symbolique.  Lo est l´une de ces Lolita. Elle a treize ans et, avec son père, elle parcourt les routes à bord d´une vieille Jaguar, sous les lueurs d´incendies de forêts et à travers un paysage apocalyptique. Dolorès Haze, elle, est la créature même de Nabokov, dont Sara s´empare pour imaginer son destin jusqu´à sa mort, en Alaska, alors qu´elle donne naissance à un enfant. Une autre héroïne est la femelle chimpanzé à laquelle un scientifique français du Jardin des Plantes aurait cherché à apprendre le dessin. Nabokov a confié qu´il s´était inspiré de cette histoire pour écrire sa Lolita. Le dernier personnage enfin est une mère anonyme errant sur les autoroutes qui entourent la ville.  Le ton serein, léger, quasi aérien tranche avec le caractère parfaitement amoral du récit, empreint d´une étrange poésie. Nulle dénonciation ou discours féministe et pourtant un rapport ambivalent et critique à la maternité symbole de mort existentielle.  Sara Stridsberg souligne qu´il faut « considérer ce roman comme un oiseau qui tournoierait au-dessus de ces quatre créatures et les observerait ».

  • « Seuls les plus forts et les plus purs étaient capables de tuer des femmes et des enfants et en sortir indemnes. »Nous sommes en 2008 en Allemagne : alors qu´Otto Nebelung enterre son ami et compagnon d´armes Paul Damaskus, fidèle défenseur du IIIe Reich, il se souvient de leur amitié.  Un lycée bourgeois dans les années 1930 à Munich. Heidegger officie en tant que professeur, Geghard Himmler est proviseur et l´élite toute entière regarde Adolf Hitler, le nouveau leader de l´Allemagne, comme un prophète. Puis la guerre éclate, une guerre au nom de l´Ordre nouveau qui érige l´homme aryen en être supérieur et condamne les êtres inférieurs à l´exil ou à la mort. 1950 : les nazis sont jugés, mais Otto et Paul, comme tant d´autres, parviennent à réintégrer de hautes fonctions au sein de l´administration allemande.  1960, en Norvège : le jeune Alf Magnus Mayen, fils adoptif d´un ancien collaborateur, décide de rentrer dans la police pour faire régner l´ordre et réparer l´irréparable. En pleine Guerre froide, l´ennemi communiste est partout et son élimination se pose comme le seul moyen de faire prospérer la démocratie et la paix. Grense Jakobselv, frontière entre la Norvège et l´Union soviétique, devient un lieu stratégique qu´il faut protéger à tout prix.  Deux voix, deux visions du monde qui s´entrechoquent. Dans cette lutte acharnée pour la vérité, où se trouve la frontière entre le bien et le mal ?Kjartan Fløgstad nous livre un texte passionnant sur les deux idéologies qui ont dominé le xxe siècle. En nous plongeant dans la conscience d´hommes persuadés d´avoir oeuvré pour le bien, il nous permet d´apercevoir la folie tapie au fond de chaque homme ordinaire.

  • Yolanda

    Moshe Sakal

    Momo est un jeune garçon fasciné et adoré par sa grand-mère maternelle, Yolanda. Dotée d´une forte personnalité, elle évolue dans un monde hanté par la nostalgie d´un faste révolu : celui du Caire où elle a tout laissé pour reconstruire sa vie en Israël, à Tel-Aviv. Il y a aussi grand-père Georges à qui il manque une jambe, toujours le nez plongé dans ses livres, qui a déménagé après s´être fait mettre à la porte par sa femme, Yolanda. Que s´est-il passé entre ces deux-là ? Et pourquoi refuse-t-elle même de prononcer son nom ? Qui était Yaakov, qui brisa le coeur de la jeune Yolanda ? Dans cette famille haute en couleur, les personnages se succèdent : grand-mère Nour, originaire de Damas, jalouse des liens qu´entretiennent Momo et la cairote, et la tante Havatselet, que tous méprisent et qui peint des natures mortes à l´image de sa vie figée.  Malgré son amour pour sa famille, Momo partira vers sa terre promise : Paris. De promenades solitaires en bars bruyants, il finira par y rencontrer l´amour et laisser éclore le rigolo en lui dans les bras du beau Shauli.D´une plume sensible, émouvante et extrêmement drôle, Moshe Sakal nous fait pénétrer l´univers d´une famille cosmopolite chargée de secrets. En dressant le portrait d´une grand-mère aimante, excentrique et pleine de contradictions, c´est toute la société israélienne contemporaine qu´il déflore, ses maux, ses peurs et ses espoirs.

  • « Carmen, Pilar, Mercedes pourraient être n´importe quelle femme espagnole des trente premières années du siècle passé. Cependant, le destin a voulu qu´elles soient les compagnes de trois hommes qui ont marqué le devenir de l´histoire récente de l´Espagne. Elles ont été les témoins muets de faits historiques qui ont changé l´Espagne joyeuse de la Seconde République en la triste Espagne de la Guerre Civile et de la dictature. Grâce à leurs regards, et sûrement aussi à leur intelligence, leur envie ou leur ambition, elles ont, au second plan, collaboré à concevoir des événements qui ont précipité l´Espagne dans une guerre civile. » Carmen DomingoNous sommes en Espagne à la veille de la guerre civile. Les phalangistes luttent contre les « rouges » et essaient d´imposer leur vision d´une Espagne traditionnelle, catholique et hiérarchique, dans laquelle les femmes occupent un rang inférieur. C´est dans ce contexte que l´on retrouve Carmen Polo, Pilar Primo de Rivera et Mercedes Sanz Bachiller, épouses des trois plus influents hommes de l´époque et qui ont marqué l´Histoire : José Antonio Primo de Rivera, Onésimo Redondo et bien sûr, Francisco Franco.  En alternant leurs pensées, Carmen Domingo nous offre un roman choral d´une grande véracité. D´une écriture précise et magistrale, elle nous replonge dans une époque capitale de l´Espagne. En évoquant le quotidien de femmes qui ont en réalité fait basculer l´Histoire, elle nous offre un point de vue d´une grande originalité en donnant une voix à celles que l´on a longtemps fait taire.

  • Des cailloux dans le ventre est l´histoire d´un petit garçon de huit ans et de l´adulte instable qu´il est devenu. Au cours de son enfance, ses parents choisissent d´être « une famille d´accueil » en dépit du violent sentiment de jalousie que cela provoque en lui Cette jalousie prend des proportions dramatiques quand l´enfant doit faire de la place à Robert, un jeune garçon auquel sa mère s´attache particulièrement. La relation qui naît entre eux va déclencher un événement qui transformera l´existence de la famille entière. Et particulièrement celle de Robert.  À l´âge de vingt-huit ans, et après une longue absence, le fils vient rendre visite à sa mère. Il ne lui a rien pardonné. Mais cette femme, malade, a besoin de lui. Comment pourrait-il ne pas profiter de la situation ?Des cailloux dans le ventre décrit les dégâts que s´infligent parents et enfants, comme pour nous rappeler que la famille est l´endroit dont il faut partir pour se trouver. À partir des secrets que dissimulent ses protagonistes, le romancier installe une forte tension dramatique. Mais si les douleurs du passé sont évoquées avec puissance, l´écrivain sait révéler les situations cocasses de nos existences et décrire la métamorphose d´un être qui se défait progressivement du poids de son enfance.

  • « Une série de coups de feu interrompt la discussion. Il y a la guerre, ou il y a eu la guerre, ou... quoi ?... il ne sait pas, là maintenant. Fouiller au fond de sa mémoire est comme plonger sa main dans une boîte, les yeux bandés, sachant qu´elle contient des objets mais sans savoir vraiment lesquels. La guerre a son rôle à jouer, mais peut-être n´est-ce que son grondement régulier qui ne l´a jamais quitté. Peut-être n´est-ce que le battement de son coeur mélancolique. »Jake approche la soixantaine quand il apprend qu´il est atteint d´Alzheimer. Quelque temps après l´annonce de cette terrible nouvelle, il survole une prison dont il a bâti les plans, et on comprend que son fils y est incarcéré. Très vite, l´existence de cet homme apparaît dans toutes ses zones d´ombre : son amour pour Helen, qu´il épousa, peut-être un peu rapidement, sa relation avec le personnage imposant de sa mère, Sara, qui a survécu à l´Holocauste. Les autres femmes de sa vie, son désir de paternité. Son rapport à la religion.  Très vite, le lecteur s´interroge sur la confiance qu´il peut accorder au récit de Jake, remarquant certaines incohérences, certains mensonges. Mais aussi l´influence sur sa mémoire de tous les récits qui lui ont été livrés... L´ambition même de ce premier roman impressionne : explorer les méandres d´une mémoire qui se défait, des prémisses de la maladie au grand final. Tout en accomplissant cette prouesse, Samantha Harvey plonge le lecteur au coeur de la vie même, de ses intrigues et explore la manière dont la nature fragmentaire du souvenir affecte nos existences.

  • Tino a onze ans. Il vit à Buenos Aires avec sa mère, son père, sa soeur, Bruno le garde du corps et Irma la bonne paraguayenne, dans une maison bourgeoise cossue, sous surveillance vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Car sa famille n´est pas comme les autres : son père, Razzani - dont le plat préféré est la langouste au jerez -, est un des hommes les plus puissants du pays. Ce qui inquiète Maia, une amie d´école avec laquelle Tino entretient un jeu amoureux. Jusqu´au jour où Razzani fait les gros titres de la presse et que le père de celle-ci, présentateur de l´émission « Le chasseur », l´invite et tente de le démolir en direct. Tout s´effondre autour de Tino : et s´il ne connaissait pas son père ? Qui est cet inconnu qui l´a élevé ? Pourquoi tous ces mensonges ? Et quand l´homme le plus recherché du pays prend la fuite, c´est toute sa famille qui s´effrite : la soeur, anorexique et sous antidépresseurs, la mère, qui refuse de voir la réalité en face et Tino qui fait l´expérience de la disgrâce.Lucía Puenzo nous entraîne au coeur de la société argentine malade en chroniquant avec une grande subtilité la chute d´un homme puissant, à travers la voix d´un fils meurtri et innocent. De situations cocasses en instants tragiques, elle explore la perte des valeurs dans un monde où la seule réalité reste la possibilité de la violence.

  • Pepino - littéralement, concombre - est un jeune homme petit et désorienté. Il vit dans la Plata, à Buenos Aires, un quartier en marge. Tenant son surnom de la série Señora Maestra, qui mettait en scène une classe d´enfants dans laquelle il jouait un bègue, il est obsédé par son auteur : Santa Cruz.
    Un soir, alors qu´il a décidé de tuer Bochatón - un chanteur rock sur le retour - pour le faire accéder à la gloire, il rencontre une jeune femme grande et perdue : Twiggy. Schizophrène, droguée et loufoque, elle reconnaît sa solitude dans les yeux de ce garçon aux airs d´orphelin. Ils tombent amoureux. Devenus inséparables, après avoir cru croiser Santa Cruz dans la rue, ils apprennent la mort mystérieuse de Jacinta Pichimahuida, l´institutrice de la série. S´ensuivent des disparitions tragiques d´anciens acteurs, enfants stars, tombés depuis dans l´anonymat. Mais Santa Cruz est-il toujours vivant ? Qui se cache derrière Pepino, celui que personne ne reconnaît jamais ?  Lucía Puenzo nous offre avec La malédiction de Jacinta un portrait au vitriol d´une Argentine cernée par la violence et la drogue. Enfants déboussolés d´avoir connu le succès trop jeunes, mère ambitieuses qui confondent leur reflet avec celui de leur progéniture, auteurs de séries à succès vaniteux... Aucun des travers de notre société du spectacle éphémère n´est épargné. Avec un humour noir et décapant, Lucía Puenzo nous propose une vision décalée et extrême d´une civilisation en perte de repères.

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