Arts et spectacles

  • Ce n'est pas d'aujourd'hui que Marie Cariou cherche à laver cette belle statue de Glaucos, chargée d'algues et de goémons, qu'est la doctrine bergsonienne des caricatures qui, dès le début du siècle, ont favorisé son succès et, dans le même temps, assuré son incompréhension. Après avoir tenté de retrouver son vrai visage dans un ouvrage de synthèse (cf. Bergson et le fait mystique, Aubier, 1976), elle propose ici trois nouvelles études, qui éclairent la philosophie de Bergson par son dialogue avec d'autres penseurs que sa reflexion a privilégiés : Freud, Claude Bernard, Jeanne Guyon, Jean-Jacques Rousseau. On se trouve donc en présence d'une méditation particulière : la lecture d'une lecture qui propose une nouvelle méthode d'approche des textes et renouvelle l'interprétation de la doctrine. Aussi éloignée d'un néo-positivisme étroit, qui arrache ses ailes à la métaphysique, que d'un spiritualisme flou, qui confond la philosophie avec une prédication religieuse lénifiante et édulcorée, cette critique à trois voies entend trouver son unité dans la cohérence même de l'oeuvre de Bergson, bien plus dogmatique et systématique qu'on ne l'a cru.

  • Ni les conceptions de Hobbes, ni ses objectifs, ni sa méthode ne pouvaient rencontrer un authentique écho au XVIIIe siècle. Il affirme un pessimisme viscéral sur la nature humaine que les adeptes des Lumières prennent pour du cynisme et auquel ils opposen

  • Pascal s'attarde dans les lettres V à X des Provinciales à l'analyse des procédés des casuistes, alors qu'il lui aurait été facile de les englober dans une condamnation de principe. C'est cette fascination des voies de l'immoralité, dans le détail de leur vérité, qui nous a retenu. Du coup, s'imposait l'obligation d'approcher, autant que possible, la conception pascalienne de l'absolu, à la lumière de laquelle il deviendrait possible d'interpréter son intransigeance et sa haine de toute complaisance, fût-elle d'exception.

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