Presses universitaires de France (réédition numérique FeniXX)

  • Quand l'individu se présente comme une personne, au sens juridique, psychologique et philosophique du mot, est-il un produit de la société ? Sa responsabilité n'est-elle pas atténuée, diluée dans ce que son entourage a fait de lui ?. Pour aborder ce problème, on étudie ici l'histoire même de la notion de personnage, la façon dont chaque individu connaît et conçoit autrui.

  • L'observation à l'échelle du couple, des institutions mais aussi au plan sociologique et historique, a convaincu les auteurs de l'existence de déterminismes du conflit fort différents de l'idéologie, de l'intérêt ou de l'agressivité. Une lecture systémique permet de considérer l'adversaire désigné comme un partenaire dans un jeu engagé.

  • Rend compte de manière systématique et critique de nombreuses enquêtes sociologiques et expériences de psychologie sociale.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'idée centrale développée dans ce travail est que nos sociétés connaissent en ce moment une mutation culturelle très profonde. Or, pour agir sur celle-ci et rester acteur dans et de ce changement, il faut forger de nouveaux instruments d'analyse, plus adéquats.

  • Après avoir retracé la genèse et décrit les enjeux du champ de la vie quotidienne, l'ouvrage présente une perspective originale, combinant explication et compréhension, et l'applique à la description des genres et formes de vie les plus typiques dans le France actuelle.

  • Chaque individu est marqué, même à son corps défendant, par des codes symboliques. Cet ouvrage, loin d'être une nouvelle interprétation des symboles, vise à penser le symbolisme dans son fondement et son déploiement à travers le corps collectif et social.

  • Est-ce le sexe qui fait la société ? Mais qu'est-ce qui fait le sexe ? Pendant des siècles, les réponses ont paru évidentes mais, aujourd'hui, il n'en est plus ainsi. Qu'il s'agisse, par exemple, des mères porteuses, des activités respectives de l'homme et de la femme dans diverses sociétés, des différences de comportements féminins et masculins, du statut de l'homosexualité, de l'inceste, des représentations féminines de l'art préhistorique..., la frontière des sexes apparaît toujours plus incertaine à mesure que les recherches s'approfondissent. L'observation des singes, les enquêtes ethnographiques et les découvertes archéologiques montrent que, ni la nature seule, ni la culture seule, ne peuvent expliquer les contrastes que chaque société reconnaît entre l'homme et la femme. C'est cette ambivalence qui est explorée sous ses multiples manifestations au cours des neuf chapitres de ce livre.

  • Avant les années soixante, on magnifiait l'adulte en termes de développement de la personne. Dans les années quatre-vingt-dix, la vie adulte a perdu ses perspectives maturationnelles pour devenir l'âge problématique des défis à affronter. A l'instar des autres âges générationnels, la vie adulte s'identifie alors à une période existentielle faite de perplexités génératrices de formes d'immaturité.

  • Face à des situations extrêmes de vie, les sous-prolétaires, disposant de marges de manoeuvre étroites pour s'adapter au monde d'à côté, utilisent des tactiques ponctuelles de survie : la mobilisation solitaire de l'habitus par onirisme social, la débrouillardise, etc. L'auteur analyse les processus de déstructuration et de mobilisation dans ce milieu des sous-prolétaires.

  • A partir d'enquêtes et de documents, les auteurs montrent les mécanismes en oeuvre dans les sectes, la construction d'un univers parallèle, les mécanismes d'allégeance, les emprunts faits par les groupes au domaine religieux, thérapeutique, éthique et le détournement de ces emprunts.

  • Un économiste et un sociologue traitent des rapports entre économie et éthique, en passant par une interprétation sociologique de la modernité. Dans l'analyse qu'ils font de la crise radicale des sociétés actuelles, l'appel à une exigence éthique transformatrice est maintenu malgré tout, comme sensée et possible.

  • Sous le nom de mobilité sociale, les sociologues cherchent à identifier et mesurer ces mouvements des individus dans la structure sociale. Comment s'est formée la tradition des enquêtes de mobilité sociale? Comment lire un tableau de mobilité sociale et en apprécier les résultats? A quoi vise la construction d'indices de mobilité?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La recherche des réponses appropriées aux problèmes de santé des populations en situation de précarité a amené l'auteur, médecin, à aborder les concepts relatifs à la définition, à la perception et aux déterminants de la santé. La souffrance psychosociale est abordée en soulignant son aspect social, où s'entremêlent les trajectoires de vie, les ruptures et les conditions de vie.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Le monde industriel est-il devenu un univers de signes ? Grâce aux techniques automatisées, les hommes interviennent de moins en moins directement dans la transformation des matériaux. Ils prennent connaissance du processus de production, des divers éléments qui le composent et le déterminent, par un ensemble de procédés d'information. Dans certains cas même, il s'établit de véritables systèmes de communication qui s'intègrent dans le processus de production et modifient la structure du système « hommes-machines ». Les systèmes de communication reposent sur un ensemble de codes. Au cours des progrès de l'ergonomie industrielle, divers chercheurs ont été conduits à étudier ces codes en détail : codes de communication entre les hommes au travail, codes d'informatique, codes rassemblant les signaux et les messages, qui informent les hommes sur l'état des machines ou permettent la commande ou la programmation des processus automatiques. Ainsi l'analyse sémiologique est-elle devenue une méthode de connaissance et d'investigation en psychologie, en ergonomie, en sociologie. Ce sont ces études que présente l'auteur dans « Codes et Machines » après avoir rappelé, dans une première partie, les principes essentiels de la sémiologie et exposé les problèmes théoriques et méthodologiques que pose l'étude des systèmes de communication et leur maniement par les hommes au cours de leur travail.

  • L'intérêt primordial porté à la question sexuelle (maternité, contraception, avortement, jouissance, homosexualité, viol, prostitution) est le point commun le plus évident des mouvements de femmes de la dernière décennie. Mais entre les diverses tendances de ce qu'on a appelé, en France, le Mouvement de Libération des Femmes (MLF), que de différences d'orientation ! Et, notamment, cette divergence frappante entre des groupes (ici qualifiés de féminitaires), plus particularistes, désireux d'accentuer les différences qui séparent les femmes des hommes (c'est le cas des Féministes révolutionnaires, mais surtout de la tendance Politique et psychanalyse) d'une part et, d'autre part, des groupes (féministes) beaucoup plus portés à l'égalitarisme (la tendance Lutte de classe, par exemple). L'auteur, qui vit en France depuis 1970 et participe au Mouvement depuis 1972, étudie la genèse et les effets de ces divergences théoriques, mais s'est surtout attachée à décrire et analyser les comportements réels, la culture des femmes qui ont fait le MLF. Car c'est cela qui l'a le plus passionnée au cours de ces huit années de vie dans le Mouvement : comment entre-t-on dans une tendance ? Comment se hiérarchisent les groupes ? Comment, une fois dans le Mouvement, faut-il s'habiller, se maquiller, se coiffer, se nourrir, parler, écrire, s'amuser, désirer, aimer ? Mais aussi, comment et pourquoi la lutte des femmes a-t-elle pu parfois, malheureusement, prendre la forme d'une lutte entre femmes ?

  • Depuis le début des années quatre-vingt, les recherches sur « la famille » se sont beaucoup développées. Ceci ne tient-il pas à la multiplication des interrogations soulevées par ses rapides transformations, aux incertitudes croissantes qui entourent sa fonction sociale dans une société elle-même en profond changement ? L'auteur se propose de mettre en forme l'étude sociologique du lien familial en considérant les trois grandes mutations sociales intervenues dans la société française contemporaine : - les mutations dans les enjeux de socialisation, compte tenu notamment de la place grandissante et dominante de l'école dans l'éducation familiale ; - les mutations dans les trajectoires et les rapports sociaux de sexe, sous l'effet de la scolarisation massive des femmes et de leur activité professionnelle plus continue ; - les mutations du cycle de vie, qu'il s'agisse des transformations dans les modes d'entrée dans la vie adulte, ou dans les structures de parenté (familles monoparentales, recomposées...). Cet ouvrage présente une réflexion sur la portée des changements dans les relations familiales intergénérationnelles. Cette réflexion exige de se départir des simplifications de sens commun. Car le chemin à emprunter est en réalité étroit entre une vision misérabiliste qui consacre la démission de la famille, la précarisation de ses liens, la perte de ses valeurs de référence, et une vision populiste qui voit en elle la solution à toutes les difficultés sociales. Plus étroit probablement que dans tout autre champ d'étude, tant il est vrai que la famille « tient à coeur » et suscite sentiments et émotions qui troublent fortement la connaissance objective.

  • Les associations se trouvent au coeur des problèmes que nos sociétés ont le plus de mal à maîtriser. D'ordinaire peu visibles, il suffit d'un événement révélateur pour que l'actualité nous rappelle leur rôle. Ayant à trouver des solutions pour combler les insuffisances de l'organisation sociale, elles doivent combiner l'action de multiples partenaires, mobiliser des ressources rares et chichement mesurées, concevoir et mettre en oeuvre une grande variété de savoir-faire. Leur gestion est des plus complexes. La façon de les diriger doit prendre en considération des logiques de nature administrative, politique, culturelle, sociale ou économique, qui toutes ont leur place dans la production associative, et veiller à la cohérence d'ensemble. La pratique du diagnostic pluridisciplinaire répond à ce besoin de cohérence. De l'approfondissement de sa connaissance et de son utilisation dépendent, non seulement la santé et la crédibilité de ces associations si essentielles à notre vie collective, mais aussi notre capacité de progresser dans la conduite des organisations complexes de quelque nature qu'elles soient.

  • Le phénomène publicitaire déborde la seule problématique de la consommation des objets et de la reproduction des besoins pour devenir une modalité de l'échange social. Plus que la répétition des images et des slogans, plus que la fascination compulsive pour un « monde des objets », le langage publicitaire pénètre tous les modes du langage quotidien. Les intonations, les structures visuelles, les tournures linguistiques sont reprises dans les rapports sociaux mais elles deviennent surtout productrices de l'échange et permettent une mise en scène sociale articulée sur les mêmes modèles culturels. La publicité sur les loisirs, sur l'habitat crée une représentation de l'espace réductrice de toute l'ambivalence propre à l'appréhension du corps dans le milieu environnant : la division, le découpage le plus rationalisé coïncident avec la représentation de l'infini, de l'ailleurs ou de l'espace sans limites. Plus que le langage de l'apparence généralisée, le langage publicitaire développe, essentiellement dans sa forme, un rythme obsessionnel de la pratique sociale. Les mots, les images, les sons devenant des choses - ou des représentations de choses - le langage publicitaire pourrait presque se comparer à une activité mentale dominante. Dès lors, le « consommateur », personnage fictif, n'est plus un récepteur harcelé de messages, il n'est que l'alibi d'un langage sans sujet qui s'accomplit dans une véritable compulsion symbolique de l'échange. Le choix du bien de consommation et l'objet de l'échange n'ont plus d'importance : la conscience d'un achat bien déterminé ferait échouer le processus consommatoire. Ainsi le phénomène publicitaire tend-il à simuler l'enjeu d'un désir absolu, dépassant les limites d'une « société de consommation » encore dominée par le culte de l'objet.

  • Qui réussit, qui échoue à l'Université et quel est le devenir des exclus ? Pour obtenir des éléments de réponse à ces questions, une population qui groupait au départ 6 919 étudiants a été suivie pendant neuf ans. Les faits établis mettent en évidence que le diplôme est fonction de la naissance. L'analyse des processus en jeu montre précisément que : les rapports de dominance économiques et idéologiques - qui définissent l'identité historique des classes sociales et des catégories de sexe - constituent le principe explicatif des disparités dans le devenir scolaire et social des individus. Cette analyse conduit à s'interroger sur la validité d'études scientifiques qui, en dépit des apparences, réfèrent à un donné absolu les inégalités sociales face au savoir, qu'elles les rapportent à des différences d'aptitudes intellectuelles ou à des différences linguistiques et culturelles. En réalité, comme le révèle une étude historico-critique, l'appropriation, par une minorité, d'un savoir devenu élément de pouvoir est fruit de rapports sociaux transitoires et non expression d'un ordre des choses, d'une fatalité.

  • La rumeur est généralement saisie comme une parole dévoyée. Et, par suite, comme une parole dangereuse : une information circule, que personne ne contrôle et avec elle se propagent l'angoisse, la panique ou la haine. Un esprit non moins dévoyé pourrait prétendre, tout aussi dangereusement, que la rumeur ne provoque jamais rien, qu'elle a pour seul effet de révéler ce qui existait déjà et, pour tout dire, qu'on la charge de péchés qui ne sont pas les siens. Car, on en conviendra, ce ne sont pas les rumeurs qui dissolvent les armées, créent l'antisémitisme ou déterminent les révolutions. Pas plus que ce n'est la fièvre qui entraîne la grippe ou l'ébullition une augmentation de chaleur. Symptômes et non pas agents, les rumeurs sont la fumée qui suggère l'existence du feu et non l'allumette qui déclenche l'incendie. Mais le feu ne gît pas où l'on croit. Il n'est pas dans la vérité possible des énoncés qui se propagent, il n'est pas dans l'adhésion aveugle ni dans les comportements qui la suivent. Ailleurs. Et il faudrait sans doute, pour qu'une étude naturelle de la pensée devienne enfin possible, que les sciences sociales renoncent à s'épuiser dans la fabrication de masques et de simulacres ; qu'elles reconnaissent au contraire l'existence et la portée de toutes les formes de pensée qui signent l'existence pratique de l'homme. Car ces formes négligées viennent inlassablement renverser les illusions simplificatrices du technicien, les constructions fragiles du théoricien, les certitudes tranquilles de chacun : véritable ennemi de l'intérieur, animal que l'on pensait domestiqué et que l'on retrouve sauvage.

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