Plon

  • Corentine

    Roselyne Bachelot



    Corentine ou l'histoire d'une revanche sur un avenir de malheur et de servitude.

    En 1890, une petite fille naît dans une famille de paysans bretons au coeur de ces montagnes noires où la misère pousse des milliers de gens à émigrer.
    Ses parents vont la placer, alors qu'elle n'a que sept ans, chez un riche propriétaire où, disait-elle, elle put enfin manger à sa faim.
    À douze ans, alors qu'elle ne parle quasiment pas le français, elle part comme domestique à Paris. Elle y connaît les humiliations, l'exploitation, le mépris, la violence d'un monde qui n'épargne rien ni personne.
    Jusqu'au jour où un homme pas comme les autres frappe à sa porte. La malchance a-t-elle enfin tourné ?
    Corentine était ma grand-mère. Une femme exceptionnelle qui m'a légué l'enseignement le plus précieux : savoir qu'il suffit de se battre pour transformer sa vie en destin.
    R. B.

  • Le 7 janvier 2015 explose tout en miettes.
    " Ce soir là, comme à son habitude, il fabrique ses couleurs devant le JT. Et puis, saisi d'une impulsion, il se lève sans un bruit. Je le regarde du coin de l'oeil. Il disparaît comme un chat. Il réapparait quelques longues minutes plus tard. Il me tend un galet, en me souriant doucement. On adore les galets. On en fait collection... Il me demande de le retourner. Il l'a signé au feutre.
    Il me dit : " Tu as vu ? Je les ai tous signés. On ne sait jamais, ça pourra valoir très cher dans quelque temps. " C'était quelques jours avant l'attentat.
    Ainsi commence le récit de Chloé. Épouse Verlhac. Mamma à la tête d'une petite tribu recomposée et pas mal de chats.
    Par fragments, sensations, éclats de souvenir, Chloé Verlhac reconstitue le puzzle d'une vie fracassée, d'une vie qui n'est plus pareille mais d'une vie qui continue malgré tout, âpre, belle, mordante. Une sacrée vie Tignous.
    Le récit narre peu à peu les coulisses largement inconnues du grand public de l'attentat et de l'après, et une lente reconstruction des proches.

  • Comment affronter en couple un intrus nommé Parkinson?
    " Ca devient quoi, l'amour, quand l'un des amants tombe malade ? D'un mal incurable dont on ne peut espérer - au mieux - qu'une évolution lente ? Qui est le mieux placé pour répondre à cette question ? Les neurologues, les chercheurs, les psychologues ? Ou, simplement, toi et moi ?
    Sommes-nous encore en mesure de dialoguer, comme si nous étions simplement un couple de gens qui s'aiment ? On croyait, en commençant ce livre, à l'alchimie amoureuse qui transformerait le désir en courage, nos serments en vertu, la peur en espoir.
    Puis la catastrophe est arrivée : en mars 2020 le monde entier est tombé malade. Plus d'amour, partant plus de joie dit La Fontaine à propos de la peste. Devons-nous, enfermés, nous résigner à vivre dans un monde sans amour ? Le monde est-il tombé malade de son manque d'amour ? "
    Malgré la maladie de Catherine, malgré l'épidémie de Covid-19, Catherine Laborde et Thomas Stern ont décidé de renouer avec le dialogue amoureux qui fonde leur histoire.
    Dans un duo femme-mari et malade-aidant, ils racontent ce que devient l'existence quand une épée de Damoclès pèse sur les épaules, la manière dont on l'affronte, les états d'âme, les colères, les peurs aussi, les attentions, les tendresses, le quotidien qui n'est plus simple mais totalement chamboulé.
    Et nous livrent un précieux témoignage sur cette évidence : l'humanité n'existe que par l'espoir et l'espoir par l'amour.

  • 75 ans après la libération du camp de concentration allemand de Bergen-Belsen, ce livre réunit deux témoignages forts et inspirants. Celui d'Hélène, résistante française arrêtée, torturée puis déportée dans le camp. Et celui d'Yvonne, sa fille, née là-bas.Si Hélène est décédée, elle a laissé des écrits intenses et rares à Yvonne, aujourd'hui âgée de 75 ans. Un témoignage puissant auquel celle-ci répond en questionnant l'Histoire, en interrogeant sa propre identité, en sondant sa personnalité, en révélant aussi d'incroyables secrets familiaux. De chapitre en chapitre se noue, à travers le temps, les douleurs, l'espoir, la peur, un intense dialogue entre générations.
    Ce livre, bien-sûr, évoque l'horreur de l'entreprise concentrationnaire nazie. Mais, surtout, il surprend et inspire par les histoires dans l'Histoire qu'il développe. Par quel miracle certains, dans les conditions de vie inhumaines d'un camp, réussissent-ils à faire preuve de la plus grande humanité ? Quel sens des valeurs a pu pousser une mère et sa fille internées dans le même camp à offrir leur trésor - un morceau de chocolat - à Hélène lorsque celle-ci n'avait plus de forces mais était sur le point d'accoucher en cachette ? Et pourquoi Yvonne bébé ne pleura-t-elle jamais durant les six mois vécus dissimulée dans le baraquement du camp, ne poussant son premier cri qu'après la libération de celui-ci ? L'instinct de survie explique-t-il tout ?
    Je suis née à Bergen-Belsen révèle ce qu'il y a de plus terrible et contrasté dans l'être humain : sa barbarie comme son humanité.

  • Trembler

    Catherine Laborde


    Catherine Laborde, qui a des années durant présenté la météo sur TF1, se dévoile avec ce livre vérité, tout en pudeur, émotion, humour aussi, qui parlera à tous.

    " Après avoir réfléchi à mon quotidien, j'établis ainsi ma liste non exhaustive des symptômes : trembler, baver, tourner en rond, crampe, ralentissement de la marche, hésitations, mémoire récente défaillante, discours incohérent, cauchemars, perte de repères géographiques, main gauche tordue, constipation, larmes, sentimentalisme, trébuchements, insomnies, hallucinations fugaces, fourmillement dans les pieds, le dos, peur des escaliers, des vélos, de la vitesse, des bêtes sauvage, d'être abandonnée, d'être seule la nuit, peur de tout, perte des repères géographiques, généalogie incertaine, déambulations sans objet. Est-ce que tout cela fait une maladie ? "
    Catherine Laborde

  • Papa

    Clemence Rochefort

    Que reste-t-il lorsque son père disparait ?Une amie qui n'avait jamais rencontré mon père m'a dit un jour, en parlant de lui : " Il aurait pu donner tout ce qu'il n'avait pas. " Elle avait raison. Il est rare, je trouve, qu'un personnage public soit en total adéquation avec la personne que l'on découvre dans la vie privée. J'ai donc écrit ce livre pour rendre autre chose qu'un hommage à mon père. Pour raconter des anecdotes, décrire sa sincérité sans calculs, sans plan de carrière, sans filets... la personnalité de ce père " connu par hasard, sans vouloir le devenir ". Un père qui aimait les autres non pour qu'on dise de lui : " Il est gentil Jean Rochefort ", mais parce que les écouter l'intéressait et surtout lui était vital. Pourquoi papa est-il tant aimé ? Une seule réponse, en vérité, et un mot : la sincérité.
    Mais lorsqu'un tel personnage disparait... comment faire son deuil ? Comment être digne de lui ? De quelle manière continuer à vivre, sans être hantée par les souvenirs mais sans pour autant oublier ? Comment trouver un compagnon de vie, une présence masculine qui prenne, en quelque sorte, la suite ? De quelle manière, se servir de sa transmission ? Que reste-t-il lorsqu'un tel père disparait ?

  • Quand l'océan offre un voyage intérieur et une reconnexion à la nature, la littérature gagne.Un coucher de soleil dans les Alizés, les nuances de gris d'une dépression dans les mers australes, l'émotion au passage du Cap Horn. A la veille de larguer les amarres pour un deuxième Vendée Globe, le tour du monde en solitaire et sans escale - un Everest pour un marin -, Fabrice Amedeo nous livre un témoignage littéraire fort sur cette connexion au monde que permet le voyage sur les océans, loin de la terre et des contrées habitées.
    Le large offre cette possibilité de retrouver le rythme du cosmos, d'expérimenter un nouveau rapport au temps, une autre manière de raisonner et surtout la faculté de faire dialoguer son monde intérieur avec le monde extérieur, celui que nous cachent trop souvent nos sociétés modernes. L'expérience esthétique et l'aventure permettent également une réflexion personnelle et originale sur la solitude, la liberté, le rapport retrouvé à l'Etre.
    Loin d'un récit de course, ce livre aurait pu être écrit dans un désert ou en haute montagne. Il tente de partager l'indicible des expériences de l'homme seul face à lui-même, face à ses défis et face à la nature.

  • " Il a suffi d'un mot pour que je devienne une proie, un enfant qu'il faut tuer. "
    Il a vu ce que des yeux ne devraient jamais voir. L'extermination des siens.
    Son père et son oncle, assassinés devant lui. Sa mère, ses frères, ses soeurs, jetés vivants dans des fosses pleines d'excréments pour y mourir comme des bêtes. Ses grands-mères, ses tantes, abandonnées sans vie au hasard des fossés.
    Il n'a que douze ans, mais il a vu ce que des yeux ne devraient jamais voir.
    Charles Habonimana est un survivant. En avril 1994, lorsque son pays, le Rwanda, bascule dans l'horreur et la folie criminelle, il est condamné. Comme tous les autres Tutsi de Mayunzwe, son village. Comme tous les autres Tutsi du pays.
    Ses bourreaux vont en décider autrement et faire de lui le symbole du génocide en marche. Il sera " le dernier Tutsi ", celui que l'on tuera lorsque tous les autres, ceux du village, auront été éliminés. Placé sous ce terrible statut de mort en sursis, il voit tomber les siens, les uns après les autres. Hommes, femmes, enfants, vieillards. Peu importe.
    Son témoignage revient sur ce qui fut l'une des plus terribles tragédies du siècle passé, en l'inscrivant dans l'Histoire des génocides du XXème siècle. Il se veut aussi un chant d'espérance pour l'avenir de son pays.

  • Que se passe-t-il dans la tête d'une chercheuse de renommée mondiale ?
    Voici le parcours d'une étudiante en Chimie-Physique qui a découvert la recherche grâce aux qualités pédagogiques d'un de ses enseignants. Ses rencontres avec des personnalités d'exception et d'autres bien moins glorieuses l'ont poussée à aller au-delà d'elle-même et à découvrir ce qu'est le bonheur de chercher et surtout de trouver des phénomènes à partir d'hypothèses qui ont été quelquefois considérées comme stupides, infaisables ou encore fausses mais qui ouvrent la voie à des découvertes encore plus belles que celles imaginées.
    Les premiers bonheurs ont été la fabrication des nanomatériaux de taille contrôlée et leurs assemblages en réseau cristallin comme des atomes dans un cristal. Le tout dernier est d'avoir pu assembler des nanomatériaux dans des cellules cancéreuses.
    Tout ceci est possible grâce à un travail intensif, beaucoup d'humilité, d'échanges, d'obstination et d'observation de la Nature. La compétition scientifique, une lutte sur soi-même, accompagnée d'incivilités peuvent être des moteurs considérables pour la réalisation de magnifiques projets. Elle peut être aussi dévastatrice. La recherche est-elle une source de bonheur ou une chance pour nos sociétés?

  • Un candide à moto

    Come Levin


    Mai 2014, Côme Levin quitte Paris. Embarquant le minimum vital, il va parcourir 4 421 km sur sa moto jusqu'à Istanbul. Daech n'a pas encore attaqué l'Europe, la route des migrants n'est pas entravée de barbelés. Côme, lui, s'émerveille de chaque paysage, s'enrichit de chaque rencontre. Il a vingt-trois ans, il découvre les Balkans, les cicatrices des guerres de Yougoslavie, le mariage des influences entre l'Occident chrétien et l'Orient musulman.

    " Je pars. C'est absurde. L'objectif est tellement loin, l'itinéraire pour l'atteindre si long qu'ils n'ont pas de réalité dans mon esprit. Devant moi, le ruban d'asphalte défile et je le perçois comme une immense passerelle vers l'Asie. Une passerelle qui traverserait l'espace, mais aussi le temps. Il est maintenant clair que ce voyage est une bulle dans ma vie, d'une légèreté aérienne. Tout y est possible et à la fois isolé, sans conséquence. Je ne suis ni attendu ni soumis au moindre engagement. Je suis libre de faire ce que je veux. Libre de m'arrêter tout de suite, là où je me trouve. De faire demi-tour et de rentrer chez moi. Ou de changer de route. Ou de continuer dans la même direction. Et pour l'instant je continue. Cap sud-est. "

  • Le combat d'une femme
    Pour avoir enlevé son voile en public et incité d'autres femmes à l'imiter, l'Iranienne Shaparak Shajarizadeh a été condamnée en 2018 à deux ans de prison et à 18 ans de probation. Mère " ordinaire " au courage extraordinaire, cette femme de 43 ans est devenue une figure de proue du mouvement des Filles de la rue de la Révolution en Iran qui protestent contre le port obligatoire du hijab. Après être descendue dans la rue cheveux au vent, son foulard blanc hissé comme un drapeau au bout d'un bâton en mai 2017, la militante est menacée, arrêtée, emprisonnée et torturée. La bravoure de cet acte magnifiquement symbolique, elle le paiera dès lors au prix fort. Sans se plaindre. Et sans jamais baisser la tête.
    De son enfance en Iran jusqu'à son douloureux exil au Canada en passant par les horreurs de ses séjours en prison,
    Vivre libre raconte le destin hors du commun d'une superbe battante, Shaparak Shajarizadeh, distinguée en 2018 par la BBC comme l'une des 100 femmes les plus inspirantes au monde.


  • L'hommage d'un fils à son père.

    " Quand j'avais quelque chose d'important à lui dire, j'ai souvent été plus à l'aise de le faire à l'écrit. Aujourd'hui, je n'ai plus le choix, je ne peux plus l'appeler ni lui parler de vive voix. Ce livre arrive donc au bon moment, il va raconter notre collaboration qui débuta également à point nommé, juste à temps pour que nous puissions faire table rase, et repartir sur un pied d'égalité. Toute mon enfance, et même à l'âge où j'aurais dû m'affirmer en tant que jeune adulte, Victor m'impressionnait beaucoup trop pour que nous parvenions vraiment à nous aimer, mais l'écriture de scénarios nous a rapprochés, et pour un temps, les rôles furent inversés : j'étais le père de Louis La Brocante, et lui n'a jamais désarmé, il a toujours tout donné. Après plus de quarante
    épisodes, il parvenait encore à me surprendre, une émotion, un mot, un geste que je n'avais pas imaginés.
    En partant de mes premiers souvenirs d'enfant ébloui par les décors et les costumes du TNP, je vais remonter le temps en sa compagnie et partager ce qu'il fut. Ce qu'il a été. "
    Richard Lanoux

  • Un ancien escort témoigne" J'ouvre les yeux. Je suis allongé et le plafond blanc, immaculé - inconnu - m'éblouit un peu. J'ai du mal à bouger, mes bras et mes jambes sont entravés. Je veux parler ; je ne peux pas. J'ai ce tube dans la gorge qui m'empêche d'émettre le moindre son. "
    À son réveil sur un lit d'hôpital, la sentence tombe : overdose. La drogue fait partie des risques du métier, Clément le sait.
    Clément est escort. Il vend son temps, monétise sa compagnie, loue son corps. Ses clients sont des hommes aisés qu'il rejoint dans des lieux cossus de la capitale. Mais le sexe n'est qu'un ingrédient de ces soirées : l'alcool coule à flots, la drogue accompagne la prostitution. Il devient vite impossible de s'en passer, comme de cet argent rapidement gagné, qui paie les études, le loyer, les vacances, les loisirs.
    Ce livre est un témoignage inédit sur un phénomène de société qui se déroule à l'abri des regards. Il raconte un engrenage pernicieux et lève le voile sur une réalité sombre, derrière les illusions de la fête et du luxe.


  • Le destin étonnant de Maria Doyle, petite Irlandaise issue d'une famille misérable, qui perd la vue à l'âge de 9 ans et décide aussitôt que son handicap ne l'empêchera pas de réaliser tous ses rêves, même les plus fous. Lumineuse, drôle et émouvante, Maria nous fait vivre le choix qui a changé son destin. Si, elle, aveugle, y arrive, pourquoi pas nous ?

    Racontée par elle dans un style vivant, et souvent très direct, c'est le destin étonnant d'une petite Irlandaise, issue d'une famille misérable, qui perd la vue à l'âge de 9 ans et décide aussitôt que son handicap ne l'empêchera pas de réaliser tous ses rêves, même les plus fous.
    Portée par l'exemple de sa mère, qui a su résister à ce que l'Irlande des années 60 a inventé de pire - les foyers-prisons pour filles-mères -, Maria n'est pas du genre à se laisser abattre. Après s'être échappée à 10 ans de l'institut pour aveugles où elle étouffe (et avoir parcouru plus de 40 kilomètres à pied, pour rejoindre la maison de ses parents), Maria finira par réussir à tenir le rôle principal d'une comédie musicale, à représenter son pays à l'Eurovision, à partir en tournée aux États-Unis, jusqu'à ce qu'un producteur, furieux de la voir résister à ses avances, mette un terme à sa carrière musicale. Élue " l'une des dix plus belles femmes d'Irlande ", Maria Doyle nous raconte aussi ses amours surprenantes avec une star de la chanson suédoise et un missionnaire mormon. Et, comme elle veut une famille et ne fait pas les choses à moitié, Maria aura 7 enfants en 15 ans. Mais comment élever une famille nombreuse, quand on est aveugle ? Avec humour, Maria nous parle de son quotidien de mère au foyer pour le moins atypique. Une autre façon de témoigner que tout est possible.
    Lumineuse, drôle et émouvante, Maria nous fait vivre le choix qui a changé son destin : plutôt que de laisser la maladie gagner et de se lamenter sur son sort, elle a décidé de se battre pour faire de ses rêves une réalité. Si, elle, aveugle, y arrive, pourquoi pas nous ?


  • Thierry Beccaro, animateur de télévision et comédien parmi les plus populaires, témoigne pour la première fois sur son passé d'enfant battu. Il se livre aujourd'hui afin de libérer la parole sur ce fléau dont souffrent des milliers d'enfants dans notre pays. Afin de leur montrer qu'il est possible, un jour, d'y échapper et de passer de l'autre côté de la rive...

    A 61 ans, Thierry Beccaro compte parmi les animateurs de télévision les plus populaires auprès du grand public, notamment comme présentateur du jeu Motus sur France 2 depuis 1990 ou comme joker de William Leymergie pour Télématin. Depuis plus de 20 ans il s'illustre également comme comédien, notamment au théâtre où il accumule les grands succès populaires à Paris comme en province. Thierry Beccaro, apprécié pour sa bonne humeur et sa gentillesse, a en réalité toujours cherché à lutter et à enfouir un terrible secret qu'il confie pour la première fois : celui d'un enfant battu.
    Victime de terribles violences dont le souvenir aura constitué un traumatisme profond jusqu'à ces dernières années, il témoigne aujourd'hui afin de libérer la parole sur ce fléau dont souffrent des milliers d'enfants dans notre pays. Afin de leur montrer qu'il est possible, un jour, d'y échapper et de passer de l'autre côté de la rive...

  • Jules

    Lionel Florence

    Pourquoi se suicider quand on a 26 ans ?
    " Je m'appelle Jules. Je peux parler plus librement de mon parcours maintenant que je me suis suicidé à 26 ans. J'ai pourtant essayé de faire reculer cette ultime et inévitable échéance. J'ai tenté de banaliser ce passé insupportable, de panser mes plaies, ou de " faire avec " comme on porte un fardeau toute sa vie. Il vous colle à la peau et on le trimballe partout. Parfois on croit ne plus en ressentir le poids ni la gêne, et pourtant, il est bien là sur vos épaules, vous enfonçant toujours un peu plus. "
    C'est par ces mots que Lionel Florence nous fait entrer, à sa manière, avec pudeur et tendresse dans l'histoire de Jules, un enfant pas comme les autres. Jules est l'itinéraire d'un jeune homme malmené par la vie et par les hommes. Jules, c'est le récit de sentiments fulgurants, entiers, évidents. Une histoire vraie " à la vie, à la mort " d'un homme qui prendra sous son aile un jeune homme dit " maltraité ". Cette passion-miroir fera naître un couple particulier au sein duquel on ne saura d'ailleurs plus très bien qui a réellement panser les maux et les blessures de l'autre... C'est pour prolonger leurs éternelles fiançailles, que Lionel Florence nous livre ce texte intime, pour rendre vie à son plus grand amour et pour donner, surtout, un sens à l'existence de Jules, " cet ange aux yeux clairs qui lui tient la main ".
    Un récit bouleversant par l'un des plus grands auteurs de la chanson française.


  • Sylvie Rocard raconte sans détours la vie d'un homme d'Etat, moderne et précurseur pas comme les autres.

    Elle a partagé les vingt dernières années de la vie de l'ancien Premier ministre disparu le 2 juillet 2016.
    Qui eut cru que l'austère héraut de la deuxième gauche succomberait au charme volubile et sans façons d'une ex-U.D.F, aujourd'hui providence des chiens et chats perdus? Sylvie a rencontré Michel Rocard en 1994, au pire moment de sa carrière : torpillé aux élections européennes par une candidature félonne de Bernard Tapie et aussitôt destitué de la tête du PS. A ses côtés, il reprendra son inoxydable tonus.
    Elle raconte et se raconte. Sans détours. Les débuts d'une idylle " senior " et néanmoins clandestine; les voyages planétaires en compagnie d'un Rocard partout célébré et reconnu; des diners avec Barre ou Bayrou, qui démontrent que l'éminent socialiste n'avait pas attendu ce quinquennat pour être " en même temps ". Elle se souvient de nombreuses rencontres avec un certain Emmanuel Macron, tout juste arrivé à Paris pour rejoindre la commission Attali ; les Rocard seront les seuls représentants du monde politique au mariage du couple pas encore présidentiel en 2007.
    Sylvie Rocard raconte son propre mariage, veille d'un fatidique 21 avril 2002. Huit ans plus tard, à 65 ans, elle chaussera les pointes pour danser en tutu aux 80 ans de son " ambassadeur des pôles "...
    Ses souvenirs dépeignent un homme hyperactif et concentré, curieux de tout, combatif et secret, sensible aux honneurs, mais aussi... sensible tout court, ému au soir de sa vie par la détresse animale : " Un jour, j'ai vu deux grosses larmes couler sur tes joues après que je t'ai raconté la triste histoire de Basile, un corniaud que je venais de récupérer à la Fondation Brigitte Bardot ".


  • 40 ans après la mort de Jacques Brel, son dernier ami témoigne.

    Le 9 octobre 1978, Jacques Brel nous quittait, terrassé par un cancer. Témoin direct des années de la vie du célèbre auteur-compositeur-interprète, le pilote Jean Liardon, 76 ans. De toute la galaxie Brel, il est celui dont les inconditionnels du chanteur savent l'existence sans vraiment le connaître, lui le Suisse qui avait appris au grand Jacques, passionné d'aviation, à voler aux instruments, et qu'une indéfectible amitié lia. Discret, par fidélité et pudeur, Jean Liardon avait préféré jusqu'ici garder le silence. Mais quarante ans après, alors que tant de personnes parlent de l'artiste sans l'avoir connu, est venu pour lui le moment de témoigner et de raconter le vrai Jacques Brel.
    Inséparables compères durant dix ans, Jean et Jacques firent les quatre cent coups, volèrent et voyagèrent un peu partout en Europe, aux Antilles, passant même par le Groenland, escale contrainte et forcée. L'ami suisse fut aussi le spectateur privilégié de la fuite aux Marquises, de l'enregistrement du dernier album, auquel il assiste, et de la terrible maladie de son ami : ensemble, ils doivent déjouer les photographes qui pourchassent Brel, échafauder des plans pour passer inaperçus. Quelques heures avant sa mort encore, dans la plus grande discrétion, Liardon achemine son ami agonisant de Genève vers Paris. Un vol où Brel lui glisse ces derniers mots : " Jean, promets-moi de ne jamais être malade ".
    Dans ce récit émaillé d'anecdotes, de complicité et d'émotions, Jean Liardon se raconte pour la première fois à Arnaud Bédat, qui l'a aidé à rassembler tous ces moments hors du commun vécus avec un grand poète de la chanson française.


  • Véritable déclaration d'amour de Patrick Chêne aux personnels soignants qui ont croisé sa route pendant l'épreuve de son cancer, Le Stade 2 est aussi, avec le Professeur Peyromaure, une dénonciation de la dégradation des conditions de travail de ces héros du quotidien.

    2017. Sans prévenir, sont entrés dans le quotidien de Patrick Chêne des mots jusque-là étrangers. Scanner, ganglions, tumeur, cancer, chimiothérapie, ablation... Pendant l'hiver on lui administre quatre lourdes séances de chimiothérapie. Au printemps, il doit subir une lourde opération pour traiter son cancer. Lorsqu'à l'automne l'homme de télévision rend publique cette très douloureuse période en mettant en avant l'extraordinaire bienveillance des personnels de santé, la vidéo de ses confidences est vue plus de huit millions de fois. Un record ! Comme si les internautes avaient voulu dire combien ils étaient attachés à leur hôpital et concernés par son avenir incertain.
    Ses échanges avec le Professeur Peyromaure vont faire naître chez Patrick Chêne l'idée d'un livre écrit à deux mains avec l'homme qui lui a sauvé la vie. Un ouvrage qui dépasse la simple introspection pour prendre une dimension plus éthique et sociétale. Ainsi est né Stade 2.
    Patrick Chêne y raconte le quotidien d'un malade. Ses souffrances, ses doutes, ses peurs, ses angoisses et ses espoirs. C'est aussi l'histoire de la victoire d'un clan réuni autour de Laurence sa femme. A la lueur du récit de son patient, le Professeur Peyromaure saisit l'occasion de tirer de bruyantes sonnettes d'alarme sur l'avenir de la médecine publique. Le discours est sans concession. Tout est dénoncé. De la démission des médecins face à la prise de pouvoir des administratifs jusqu'à l'attitude parfois irresponsable des malades. Tandis qu'on accompagne Patrick Chêne dans le monde des malades, qu'on s'émeut avec lui des moments de grâce vécus en famille, des instants de doute extrême ou de rencontres inattendues, on évoque avec le Professeur tous les sujets qui fâchent à l'hôpital. Ceux dont on ne parle pas...
    Véritable déclaration d'amour de Patrick Chêne aux personnels soignants qui ont croisé sa route pendant l'épreuve, Stade 2 est aussi une dénonciation de la dégradation des conditions de travail de ces héros du quotidien.


  • La maltraitance des enfants, parfois on refuse de la voir. Lhéa, 17 ans, fait appel à son ancien instituteur pour briser le tabou. Une formidable leçon d'espoir et de vie, et un regard particulier sur notre société.

    Un instituteur, devenu écrivain, se rend sur un salon. Là, une ancienne élève vient le rencontrer. Lhéa avait 3 ans en petite section. Elle en a à présent 17. Qu'a-t-il fait ou n'a pas fait ? L'instit prend peur.
    Lhéa a besoin de son aide pour écrire le témoignage de son enfance. Ce qu'il découvre alors le plonge dans une reconsidération totale de son ancien métier. Maltraitance, histoires de village, misère, il n'avait rien vu !
    C'est la faillite de l'Education nationale, des services sociaux, mais également de la société toute entière qui se trouve à l'origine de ce drame.
    Lhéa raconte " les crasses " qu'elle et ses soeurs faisaient à son père. Une succession de situations, aussi cocasses que bouleversantes, révèlent l'engagement d'une jeune fille qui croit encore aux valeurs de la République. Valeurs incarnées par l'école, et par le corps des Sapeurs-Pompiers devenu pour elle une seconde famille, à tel point qu'elle décide d'y consacrer sa vie.
    Une formidable leçon d'espoir et de vie, et un regard particulier sur notre société.

  • Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée... du nom que je porte. Du moins depuis que j'ai pris conscience de sa singularité. Né au début des années cinquante, j'ai traversé, enfant puis adolescent, la période de pouvoir de mon grand-oncle.
    Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée... du nom que je porte. Du moins depuis que j'ai pris conscience de sa singularité. Né au début des années cinquante, j'ai traversé, enfant puis adolescent, la période de pouvoir de mon grand-oncle.
    Du président Pompidou à celui qu'un facétieux a qualifié de " capitaine de pédalo ", j'ai accumulé les souvenirs, tristes ou gais, avec le regard particulier d'un de Gaulle : l'école, l'université, le service militaire, la vie professionnelle, tout, y compris mon mariage, m'a renvoyé et me renvoie sans cesse au nom qui est le mien.
    C'est tout cela que j'ai entrepris de raconter : la découverte de la charge que j'aurais à porter et son influence sur le déroulement de ma vie, l'origine de mon nom, ma parenté, les rapports avec les membres de ma famille et en particulier le Général, la guerre d'Algérie et ses conséquences, mes expériences en politique ou à l'étranger, outre quelques portraits de parents et les " petites histoires " dont on m'a fait le dépositaire. Voilà bien de quoi remplir le " sac " qu'une fois retiré dans ma " thébaïde " provençale j'ai décidé de vider. Sans gêne ni retenue, mais sans prétention ni voyeurisme, avec la simplicité et la fantaisie qui font de moi ce que je suis : un de Gaulle parmi d'autres.


  • Elle avait vingt-neuf ans lorsque l'homme qu'elle aimait a perdu la vie en Syrie. Assassiné à Homs alors qu'il faisait son métier de photographe de presse. Rémi Ochlik, son amour, a succombé à un tir d'obus le 22 février 2012 en même temps qu'une autre journaliste, Marie Colvin, grand reporter au Sunday Times. Racontant pour la première fois cet épisode douloureux, en hommage à son compagnon, elle met en lumière les hommes et femmes de bien qui chassent les bourreaux d'aujourd'hui.

    Emilie Blachère raconte la dévastation, le " blast " de la révélation, inouïe, du décès, le surgissement du chagrin et la remémoration des moments vécus. La vie d'avant. Mais elle ne s'appesantit pas sur le deuil.
    Elle aussi est reporter. C'est avec les armes de son métier, l'enquête, la ténacité, l'intuition, qu'elle va découvrir l'existence des " chasseurs de preuves ", ces enquêteurs de toutes nationalités qui se font un devoir de collecter les charges contre les assassins. Afin que les bourreaux de Damas, Mossoul, Palmyre ou Alep comparaissent un jour devant la Cour pénale internationale.
    L'un de ces néo justiciers frappe un matin à sa porte : il détient la preuve que les obus qui visaient la maison de Homs n'ont pas été tirés au hasard. Ainsi commence une quête de vérité, de justice, qui entraîne Emilie sur les pas de son amour disparu - au Liban, en Irak -, mais aussi à des adresses banalisées de grandes capitales occidentales, où officient dans le plus grand secret des enquêteurs trans-nationaux...
    En hommage posthume à Ochlik et à toutes les victimes " innocentes " des guerres moyen-orientales, elle met en lumière une autre partie de l'humanité que celle des tortionnaires et des meurtriers - fous de Dieu ou spadassins de régimes autocrates : celle des hommes et femmes de bien qui, pour ne pas laisser le crime impuni, risquent leur vie à la recherche minutieuse d'indices permettant de tracer les coupables. " La justice n'est pas là pour aider les victimes, elle est là pour juger et condamner les criminels ", lui explique l'un de ses interlocuteurs.
    Au fil de son enquête sensible et riche d'enseignements, la jeune femme découvre ainsi qu'à force d'obstination, " des fleurs peuvent pousser sur les cadavres ".

  • V.o.

    Mathilda May

    La franchise et la lucidité, Mathilda May les cultive comme rarement une personnalité le fait. En trente ans de carrière, celle qui a été danseuse, actrice, et maintenant auteure et metteur en scène, s'est dessiné un parcours qu'elle juge " à la fois merveilleux, décevant, chaotique et heureux ".
    " Quand on ne s'aime pas, on ne s'aime pas, c'est tout. L'estime de soi, ce n'est pas votre apparence qui vous la donne. En ce qui me concerne, le regard d'autrui a oeuvré de manière pernicieuse. À la fois comme un remède et un poison. D'un côté il me donnait l'impression de réparer mes failles narcissiques, et de l'autre il m'enfermait dans un stéréotype factice mais flatteur - l'actrice glamour sûre d'elle - dont il m'était par conséquent difficile de m'extraire. N'ayant pas les épaules pour me confronter à la complexité de ce cercle vicieux, j'ai fait comme si tout allait bien. J'ai toujours su faire ça très bien... "
    La franchise et la lucidité, Mathilda May les cultive comme rarement une personnalité le fait. En trente ans de carrière, celle qui a été danseuse, actrice, et maintenant auteure et metteur en scène, s'est dessiné un parcours qu'elle juge " à la fois merveilleux, décevant, chaotique et heureux ". Comme si, ses nom et prénom ayant été modifiés, ce n'était pas elle qui l'avait vécu. Née Karin Haïm, elle a enfin décidé, avec ce livre intense, de se présenter à sa façon. En donnant à Mathilda May la parole qu'elle n'a pas su prendre durant trop d'années.


  • En 2002, la mère de Christelle Bardet est diagnostiquée de la maladie d'Alzheimer à l'âge de 56 ans. L'auteur l'accompagne durant 14 ans, et raconte les premiers troubles, la vie à la maison, puis en institution. Elle livre des moments magnifiques, plein d'amour, parfois drôles et poétiques. Un témoignage poignant, pour aider à faire évoluer le regard sur la maladie.

    " À travers la fenêtre, je revois sa frêle silhouette de dos, se détachant sur le long balcon. Habillée d'un tablier, une spatule en bois dans une main, un pot d'eau dans l'autre, elle parlait parfois à ses brosses à dents, comme elle le faisait autrefois avec ses plantes grasses... Quatre balconnières couleur terre cuite, accrochées le long de la rambarde bleue de la terrasse, accueillaient ses créations. Des dizaines de brosses à dents, des bleues, des rouges, des souples, d'autres à poils durs, mais toutes dans le même sens, les poils vers le ciel, étaient réparties soigneusement dans le terreau humide de sa nouvelle logique. Chaque jour, elle ouvrait la porte-fenêtre pour accéder à son jardin, s'en occuper avec soin et l'admirer, les bras sur les hanches. "
    Christelle Bardet

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