Plon

  • 632 après Ford : désormais on compte les années à partir de l´invention de la voiture à moteur. La technologie et la science ont remplacé la liberté et Dieu. La vie humaine, anesthésiée, est une suite de satisfactions, les êtres naissent in vitro, les désirs s´assouvissent sans risque de reproduction, les émotions et les sentiments ont été remplacés par des sensations et des instincts programmés. La société de ce Meilleur des mondes est organisée, hiérarchisée et uniformisée, chaque être, rangé par catégorie, a sa vocation, ses capacités et ses envies, maîtrisées, disciplinées, accomplies. Chacun concourt à l´ordre général, c´est-à-dire travaille, consomme et meurt, sans jamais revendiquer, apprendre ou exulter. Mais un homme pourtant est né dans cette société, avec, chose affreuse, un père et une mère et, pire encore, des sentiments et des rêves. Ce « Sauvage », qui a lu tout Shakespeare et le cite comme une Bible, peut-il être un danger pour le « monde civilisé » ?



    Aldous Huxley est né en 1894 dans une famille appartenant à l´élite intellectuelle britannique. Diplômé d´Oxford où il s´est lié d´amitié avec D. H. Lawrence, il surmonte une maladie qui le rend presque aveugle, se marie, voyage en Inde et aux États-Unis. En 1931, il écritLe Meilleur des mondesen seulement quatre mois. C´est un succès international. En 1937, il s´installe à Hollywood où il devient scénariste. Il continuera de publier jusqu´à sa mort en 1963.

  • Le chardonneret

    Donna Tartt

    Qui est Theo ? Que lui est-il arrivé à New York pour qu'il soit aujourd'hui, quatorze ans plus tard, cloîtré dans une chambre d'hôtel à Amsterdam comme une bête traquée ? Qu'est devenu le jeune garçon de treize ans qui visitait des musées avec sa mère et


  • " Bouleversant " Barack Obama
    Women's Prize for Fiction 2019

    Celestial et Roy viennent de se marier. Elle est à l'aube d'une carrière artistique prometteuse, il s'apprête à lancer son business. Ils sont jeunes, beaux et incarnent le rêve américain... à ceci près qu'ils sont noirs, dans un État sudiste qui fait peu de cadeaux aux gens comme eux. Un matin, Roy est accusé de viol. Celestial sait qu'il est innocent, mais la justice s'empresse de le condamner.
    Les années passent, et la jeune femme tient son rôle d'épouse modèle jusqu'au jour où cet habit devient trop lourd à porter. Elle trouve alors du réconfort auprès d'Andre, son ami d'enfance. À sa sortie de prison, Roy retourne à Atlanta, décidé à reprendre le fil de la vie qu'on lui a dérobée...
    Avec ce portrait de la classe moyenne noire du sud des États-Unis, Tayari Jones radiographie le couple et signe une histoire d'amour tragique et contemporaine qui explore les thèmes de la famille, de la loyauté, du racisme. Caustique et rigoureuse observatrice de son temps, cette auteure reconnue outre-Atlantique s'attaque en femme de lettres aux maux qui rongent la société américaine, et parvient à donner à ce texte fulgurant et âpre tous les atours d'un grand roman.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Karine Lalechère

  • Fuyant sa Californie natale, bourse en poche, Richard doit son entrée à l'université de Hampden, dans le Vermont, à son opportunisme bien plus qu'à son talent. Prêt à tout pour arriver haut, et vite, le voilà introduit dans la classe du professeur Julian, vouée à l'étude des Anciens, grecs et latins. Bastion de savoir et de snobisme, la petite communauté vit en vase clos, avec deux mots d'ordre : discipline et secret.

    Très vite, Richard devine sous le vernis des apparences une tache indélébile, du rouge le plus sombre. Tout ici n'est que vice, secret, trahison, manipulation...

  • Trente ans après Le Meilleur des mondes, Aldous Huxley revient sur ce roman phare de la science-fiction pour constater que l'évolution qu'il imaginait dans les années 1930 se révèle une véritable prédiction.
    Le monde qu'il a vu émerger - la dictature scientifique, l'homme transformé en esclave amoureux de sa servitude, la montée des fanatismes, le cauchemar de l'organisation intégrale - est déjà en train de prendre forme sous ses yeux à la fin des années 1950.
    Dans cet essai d'une étonnante lucidité, il nous offre un regard percutant sur les évolutions sociales et politiques de son temps.

  • île

    Aldous Huxley

    Lorsque le journaliste Will Farnaby échoue sur l'île de Pala, il croit avoir découvert la société idéale. La communauté des îliens s'organise autour des valeurs de justice, de respect et de liberté, dans une parfaite osmose avec la nature. Mais cet équilibre idyllique est rapidement menacé par les convoitises internationales, à commencer par le sultanat voisin.
    Huxley orchestre le malentendu : l'utopie de l'Éden retrouvé, réinventé par la main de l'homme, fera long feu, pour mieux se fracasser contre les instincts humains les plus funestes.

  • Ceux d'ici

    Jonathan Dee

    Jonathan Dee, " l'un des meilleurs décrypteurs de l'Amérique contemporaine ", livre un roman magistral sur la middle class et ses désillusions. Captivant et terriblement actuel.
    Howland, petite ville du Massachusetts, attire de nombreux riches vacanciers venus de New York. Mark, lui, fait partie des locaux. Entrepreneur en bâtiment, il peine à joindre les deux bouts depuis un placement hasardeux. Lorsque Philip Hadi, un richissime gestionnaire de fonds d'investissement, s'installe dans la maison d'à côté, cela ne se fait pas sans heurt. Le quotidien de Mark et de sa famille se transforme lentement...
    Quand Hadi se lance en politique et devient maire de Howland, modelant par petites touches la ville à son image, le fossé se creuse encore un peu entre le New-Yorkais et les habitants de la petite ville.
    Réussissant à capter un moment d'histoire, Ceux d'ici met en lumière les défis auxquels sont confrontés les États-Unis aujourd'hui : les inégalités toujours plus fortes, la paupérisation des classes moyennes et la montée d'un nouvel autoritarisme. Surtout, c'est la fin du rêve américain que Jonathan Dee analyse et met en scène de main de maître. Un roman social non seulement brillant, mais aussi inquiétant de réalisme.
    " Jonathan Dee livre un roman social non seulement brillant, mais aussi inquiétant de réalisme. Un texte tellement actuel et pertinent qu'on en vient même à se demander comment Dee a pu l'écrire avant les dernières élections. "
    Booklist

    " Passionnant. Les personnages de la middle-class, tous à la poursuite du rêve américain, sont brillamment développés et leurs préoccupations sont terriblement actuelles. Dee mène l'intrigue d'une main de maître et fait monter la tension jusqu'à la parfaite note finale. "
    Publishers Weekly

    " Un nouveau roman magnifique... Dee s'est surpassé avec Ceux d'ici. Cet ouvrage examine la psyché américaine mise à mal entre les deux années charnières que sont 2001 et 2008. "
    Boston Globe

  • Le 14 février 1989, le jour de la Saint Valentin, Salman Rushdie reçut un coup de téléphone d´un journaliste de la BBC : il avait été« condamnéà mort » par l´Ayatollah Khomeiny. C´était la première fois qu´il entendait le mot « fatwa ». Son crime ? Avoir écrit Les Versets sataniques, un roman accusé d´être « contre l´Islam, le Prophète et le Coran ».

    Ainsi commence l´extraordinaire histoire d´un écrivain obligé de devenir un clandestin, changeant sans cesse de domicile, sous la protection permanente d´une équipe de protection policière armée. Quand on lui demande de se choisir un pseudonyme à destination de la police, il songe aux écrivains qu´il aime et essaie des combinaisons de leurs noms ; puis l´idée lui vient : Conrad et Tchekov - Joseph Anton.

    Comment un écrivain et sa famille traversent-ils neuf années sous une menace de meurtre perpétuelle ? Comment continuer àécrire ? À vivre des histoires d´amour ? Quels effets le désespoir a-t-il sur sa pensée et son action, comment et pourquoi flanche-t-il et comment apprend-il à se relever et à se battre ? Telle est l´histoire que Salman Rushdie raconte pour la première fois à travers ces remarquables mémoires - l´histoire d´une des plus importantes batailles pour la liberté d´expression de notre époque. Il dit ici les réalités parfois cruelles, parfois comiques d´un quotidien sous surveillance armée, et les liens très forts qu´il tisse avec ses protecteurs ; il dit aussi sa lutte pour gagner le soutien et la compréhension des gouvernements, des chefs des services de renseignements, des éditeurs, des journalistes et de ses collègues écrivains, il dit encore son combat acharné pour retrouver sa liberté.

    C´est un livre d´une franchise et d´une honnêteté exceptionnelles, saisissant, provocant, émouvant, et d´une importance vitale. Car l'histoire de Salman Rushdie n´est que le premier acte d´un drame qui continue de se dérouler chaque jour quelque part dans le monde.

  • Un roman ambitieux, magistral, d'une incroyable intensité. Un véritable tour de force. 31 décembre 1976. New York se prépare pour le réveillon. Chez les Hamilton-Sweeney, Felicia accueille financiers et mondains tandis qu'à l'autre bout de la ville, dans le Lower East Side, Charlie, venu de Long Island, attend Sam pour assister à un concert punk. Mais Sam a un autre rendez-vous auquel elle tient plus que tout. Elle retrouvera Charlie dans quelques heures à la station de métro de la 72e Rue. À quelques encablures de là, dans Hell's Kitchen, Mercer Goodman tourne et retourne un délicat carton d'invitation. Et s'il se rendait à la réception des Hamilton-Sweeney pour retrouver Regan, cette soeur que William, en rupture avec sa famille, lui a toujours cachée ? Pourquoi ne pas saisir l'occasion d'en apprendre plus sur William, son amant, l'ancien leader du groupe punk Ex Post Facto ? Bientôt, des coups de feu retentissent dans Central Park. Une ombre s'écroule dans la neige... Qu'est-ce qui peut bien unir ces êtres - qui n'auraient jamais dû être amenés à se rencontrer - à un meurtre commis au coeur de Central Park ? Au sein de ce roman choral, leurs histoires s'entremêlent et nous entraînent dans les recoins les plus infimes de la ville. Une presse dithyrambique ! " Un roman brillant qui enveloppe une ville entière d'amants et d'ambitieux, de saints et d'assassins " The Washington Post " Une épopée épique sur la condition humaine à la fois ambitieuse et sublime "Vanity Fair " Un roman à l'ambition étonnante et à la force stupéfiante " The New York Times " Un roman électrisant qui fait revivre le Manhattan brut des années 70. Comme une version punk de La Maison d'âpre-vents de Dickens "Vogue " Un grand roman éblouissant " The New York Times

  • D.

    Robert Harris

    Ils ont menti pour protéger leur pays. Il a dit la vérité pour le sauver. Un roman historique captivant dans le Paris de la Belle Époque par l'auteur de Fatherland. Paris, janvier 1895. Par un matin glacial, un officier de l'armée,

  • Jonathan Dee écrit pour leNew York Times Magazine, la revueHarper'set laParis Review. Il enseigne à l'université de Columbia.Les Privilègesest son quatrième roman, le premier publié en France.



    Richard Ford « Un délice à chaque page, une merveille de maîtrise, entre empathie et distance critique. » Jonathan Franzen « Les grands esprits littéraires s'attaquent rarement à des sujets comme l'argent et la classe, et c'est une des raisons pour lesquelles le roman de Jonathan Dee est si important et fascinant. C'est aussi une méditation émouvante sur la famille et l'amour absolu. À lui seul le tour de force du premier chapitre vaut le détour. » Jay McInerney

  • Cet autre

    Ryszard Kapuscinski

    Mêlant réflexions philosophiques et regard du reporter, de l'homme-monde, Kapuscinski livre ici un texte fort, incarné et ambitieux.0300 À travers le prisme de ses rencontres en Afrique, en Asie et en Amérique latine, Kapu´sci´nski observe la vision qu'a cultivée l'Occident du monde au-delà des frontières européennes, de l'Antiquité à aujourd'hui. Il examine ainsi le regard porté par nos sociétés sur les habitants du Sud, toujours considérés comme des étrangers hostiles, objets d'étude plus que partenaires assumant pleinement la responsabilité du destin de l'Homme.
    Dans un monde de plus en plus globalisé et de plus en plus polarisé, Kapu´sci´nski démontre à quel point l'idée de l'Autre demeure un défi permanent pour l'esprit humain.0300 À travers le prisme de ses rencontres en Afrique, en Asie et en Amérique latine, Kapu´sci´nski observe la vision qu'a cultivée l'Occident du monde au-delà des frontières européennes, de l'Antiquité à aujourd'hui. Il examine ainsi le regard porté par nos sociétés sur les habitants du Sud, toujours considérés comme des étrangers hostiles, objets d'étude plus que partenaires assumant pleinement la responsabilité du destin de l'Homme.
    Dans un monde de plus en plus globalisé et de plus en plus polarisé, Kapu´sci´nski démontre à quel point l'idée de l'Autre demeure un défi permanent pour l'esprit humain.

  • En l´an 2108, la Troisième Guerre mondiale a pris fin depuis déjà plus d´un siècle mais les stigmates de ses destructions atomiques n´ont pas disparu et l´humanité, décimée par les massacres chimiques et bactériologiques, a subi une irréversible mutation. C´est à la découverte de cette nouvelle espèce animale dont l´instinct sexuel est devenu saisonnier que va se lancer le professeur Poole, spécialiste néo-zélandais de botanique, dont l´île-continent a été miraculeusement épargnée.


    À travers la fiction littéraire d´un scénario de film providentiellement sauvé du désastre, Aldous Huxley évoque avec un brio insurpassable l´un des « avenirs de cauchemars » qui peuplent peut-être le troisième millénaire.



    Aldous Huxley est né en 1894 dans une famille appartenant à l´élite intellectuelle britannique. Diplômé d´Oxford où il s´est lié d´amitié avec D. H. Lawrence, il surmonte une maladie qui le rend presque aveugle, se marie, voyage en Inde et aux États-Unis. En 1931, il écritLe Meilleur des mondesen seulement quatre mois. C´est un succès international. En 1937, il s´installe à Hollywood où il devient scénariste. Il continuera de publier jusqu´à sa mort en 1963.


  • La saga tragi-comique d'une famille dominicaine émigrée aux États-Unis, à travers le regard d'Oscar, recalé de l'amour en quête d'absolu.

    Oscar est énorme. Au fond de la classe, isolé et définitivement hors du coup, il rêve de filles et d'aventures et ne récolte que des déceptions. La seule chose qu'il sait faire, c'est écrire et lire des histoires fantastiques. Exilé dans sa banlieue du New Jersey, il rêve de devenir le Tolkien dominicain. Mais le drame, chez Oscar, est un trait de famille.
    Sa brève et merveilleuse vie est frappée au fer rouge d'une malédiction ancestrale: le fukú. Partie de Saint-Domingue, cette tragédie se transmet de génération en génération, comme une mauvaise graine. La saga familiale nous mène ainsi de Belicia, la mère, fuyant son île dominicaine, à ses enfants, Lola, la fugueuse, et son frère Oscar, dont les pas reviennent inexorablement aux origines. Honte à la réputation virile et macho des hommes dominicains, Oscar porte là-bas sa virginité tardive comme un fardeau. Ce n'est pourtant pas sa honte qui le tuera.
    Nourrie des destins de ses aïeux brisés par la torture, la prison, l'exil et les amours impossibles, l'histoire d'Oscar s'écrit, fulgurante et désastreuse. Et rejoint la grande Histoire, celle de la dictature de Trujillo, de la diaspora dominicaine aux États-Unis, des promesses avortées du rêve américain.
    À chaque page, la plume de Junot Díaz sème ses pépites: sa langue est un patchwork, une musique, un passe muraille entre les civilisations, les êtres et les âges, et son héros poursuit, entre humour et poésie, le but ultime des hommes, l'amour.
    La brève et merveilleuse vie d'Oscar Wao a été unanimement salué par la critique et a remporté le National Book Award, puis le Prix Pulitzer 2008.

  • Un roman loufoque et inquiétant où s'entremêlent solitude et folie douce.
    Damián Lobo, quarante ans, vit à Madrid dans une solitude extrême depuis qu'il a perdu son emploi. Sergio O'Kane, son ami imaginaire, est son seul confident.
    Un jour, afin de faire un cadeau à Sergio, Damián vole une épingle à cravate, puis fuit dans les dédales d'un marché d'antiquités et se cache dans une grosse armoire en chêne pour échapper aux vigiles. Avant qu'il puisse en sortir, le meuble est acheté et aussitôt livré dans la chambre de Lucía et Federico, où Damian s'installe en se calfeutrant dans l'armoire. S'il veille à ce que sa présence passe inaperçue, Damián reste néanmoins de longues heures à observer les membres de la famille et s'occupe des tâches ménagères. Très vite, il prend goût à sa nouvelle existence de bon génie utile et bienveillant, mais osera-t-il un jour révéler son existence et sortir de sa cachette ?
    " Une fable morale et politique, irradiée d'humour. "
    El País

  • Un roman kaléidoscopique qui retrace la vie d'un certain New York, de l'anarchie des années sida aux hipsters de demain. RENTRÉE LITTÉRAIRE JANVIER 2017 PREMIÈRE SÉLECTION DU PRIX ANDREW CARNEGIE New York. Milly et Jared, couple aisé animé d'ambitions artistiques, habite l'immeuble Christodora, vieux building de Greenwich Village. Les habitants du Christodora mènent une vie de bohèmes bien loin de l'embourgeoisement qui guette peu à peu le quartier. Leur voisin, Hector, vit seul. Personnage complexe, ce junkie homosexuel portoricain n'est plus que l'ombre du militant flamboyant qu'il a été dans les années quatre-vingt. Mateo, le fils adoptif de Milly et Jared, est choyé par ses parents qui voient en lui un artiste. Mais le jeune homme, en plein questionnement sur ses origines, se rebelle contre ses parents et la bourgeoisie blanche qu'ils représentent. Milly, Jared, Hector et Mateo, autant de vies profondément liées d'une manière que personne n'aurait pu prévoir. Dans cette ville en constante évolution, les existences de demain sont hantées par le poids du passé. " Un roman social ambitieux sur l'épidémie du sida. Une exploration émouvante d'une crise sanitaire toujours d'actualité. " Kirkus Reviews " Une saga new-yorkaise riche et ambitieuse... L'Immeuble Christodora a l'envergure d'autres épopées telles que Le Bûcher des vanités, Le Chardonneret et City on Fire. Vaste mais maîtrisé, un excellent livre. " Newsday " Un roman très fort et une immense ambition. " The Washington Post

  • Le bouleversant roman d'apprentissage d'une jeune femme dans le New York bohème des années 1970. New York, Greenwich Village, années 1970. Rainey Royal, quatorze ans, habite une maison autrefois élégante mais aujourd'hui délabrée. Elle vit avec son père, musicien de jazz culte, qui mène une existence bohème dans cette grande demeure ouverte à tous. Sa mère ayant déserté le foyer pour aller vivre dans un ashram, Rainey est livrée à elle-même, proie facile pour les protégés de son père qui vont et viennent dans la maison. À l'extérieur, l'adolescente rebelle se révèle forte et cruelle, violente même, jouant du pouvoir de séduction qu'elle exerce sur les autres pour trouver son chemin. Avec une élégance rare, Dylan Landis dessine le portrait d'une jeune fille à la fois conquérante et vulnérable. Personnage envoûtant, Rainey Royal déploie sa beauté au fil de ce bouleversant roman d'apprentissage.

  • Molly Howe ne s´attache à personne. Elle traverse l´existence telle une ombre, fuyante et insaisissable, son propre pouvoir de fascination lui échappe. Trop à l´étroit dans un monde étriqué, elle s´enfuit à Berkeley où elle rencontre John Wheelwright, étudiant en histoire de l´art, prêt à tout pour elle. Jusqu´à ce qu´elle disparaisse.
    À dix années de là, New York. John est devenu un jeune homme brillant, sa carrière dans la publicité démarre en flèche, il vient d´être repéré par le gourou visionnaire Mal Osbourne et s´apprête à le suivre dans un défi exaltant et révolutionnaire : tuer la publicité et sauver la création. Absorbé tout entier par l´aventure, il a presque oublié cette béance dans son passé, jusqu´à ce que Molly rejaillisse de l´ombre.

    Chassé-croisé narratif de génie,La Fabrique des illusions entremêle les trajectoires de ses créatures et dresse le portrait d´une gigantesque machine à rêves : l´Amérique des années 1980-1990.



    Jonathan Dee écrit pour leNew York Times Magazine, la revueHarper´set laParis Review. Il enseigne à l´université de Columbia. Les Privilèges, son premier roman publié en France en 2011, a reçu le prix Fitzgerald. Il a également été désigné comme la découverte étrangère de l´année par le magazine Lireet l´un des vingt-cinq meilleurs livres de l´année par Le Point. AvecLa Fabrique des illusions, Jonathan Dee continue de dévoiler la palette de ses talents. À rebours de la vogue des romans d´anticipation, il revient sur les pas du monde d´images qui a accouché des désillusions d´aujourd´hui. Cette Amérique-là est la sienne, cette culture est son patrimoine, celle qui baigne toute une génération d´auteurs, de Jeffrey Eugenides à Don DeLillo et Richard Russo.



    « Un grand roman, très impressionnant. Jonathan Dee livre ici une chronique culturelle intense et foisonnante. » New York Times Book Review

  • Un passionnant mystère qui s'inscrit dans la veine du célèbre Rebecca de Daphné du Maurier. Une mise en abîme et une puissance romanesque remarquable parcourent le roman du début à la fin : secrets de famille, magie des livres et art de raconter des histoires.

    Vida Winter, auteur de best-sellers vivant à l'écart du monde, s'est inventé plusieurs vies à travers des histoires toutes plus étranges les unes que les autres et toutes sorties de son imagination. Aujourd'hui âgée et malade, elle souhaite enfin lever le voile sur l'extraordinaire existence qui fut la sienne. Sa lettre à sa biographe Margaret Lea est une injonction : elle l'invite à un voyage dans son passé, à la découverte de ses secrets. Margaret succombe à la séduction de Vida mais, en tant que biographe, elle doit traiter des faits, non de l'imaginaire ; et elle ne croit pas au récit de Vida.
    Les deux femmes confrontent les fantômes qui participent de leur histoire et qui vont les aider à cerner leur propre vérité.
    Dans la veine du célèbre Rebecca de Daphné Du Maurier, ce roman mystérieux et envoûtant est à la fois un conte gothique où il est question de maisons hantées et de soeurs jumelles au destin funeste, et une ode à la magie des livres.

  • Eleanor Flood est une femme au bord de la crise de nerfs. Mais aujourd'hui tout va changer. Elle va prendre une douche et s'habiller. Elle va suivre ses cours de poésie et de yoga après avoir déposé son fils Timby à l'école. Elle ne va pas dire de gros mots. Mais... la vie en a décidé autrement. Parce que aujourd'hui Timby va faire semblant d'être malade pour passer la journée avec sa mère. C'est aussi aujourd'hui que Joe, son mari, a choisi d'annoncer à ses employés qu'il est en vacances, en omettant de prévenir sa femme. Juste au moment où Eleanor pense que les choses ne pourraient pas être pires, elle retrouve un vieux document familial qui va mettre sa vie, chaotique mais finalement assez parfaite, sens dessus dessous.

  • Une légende raconte qu´il y a très longtemps un homme, pleurant son amour perdu, entendit sur une plage de l´île de Parla, une voix portée par le vent, ce mot soufflé par la mer : Espère. Il se tourna alors vers le large et vit une silhouette flotter dans la mer déchaînée. Puis disparaître sous l´eau. Le corps, celui d´un homme, se terminait par une queue de poisson.

    Ce jour-là, sur cette même rive, le jeune Sam Lovegrove découvre le corps d´un inconnu, il s´approche terrorisé, croyant faire face à un cadavre. Puis recule en criant, car l´homme n´est pas mort. Sur l´île, cette apparition bouleverse chacun, tout comme les cheveux noirs et la barbe de cet inconnu, qui réveillent les souvenirs d´un disparu.

    Tout à coup, les légendes semblent réelles, les hommes semblent réécrire l´histoire de l´île, ramasser ses mythes sur le rivage, leurs espoirs bouillonnant dans les flots comme autant de reflets d´argent sous le vent.



    Susan Fletcher est née à Birmingham en 1979.Les Reflets d´argent est déjà son quatrième roman, aprèsUn bûcher sous la neige,Avis de tempêteetLa Fille de l´Irlandais(tous disponibles chez J´ai lu), qui s´est vendu à plus de 50 000 exemplaires en France et a reçu le prestigieux prix Whitbread (l´équivalent du Médicis au Royaume-Uni).
    De plus en plus connue et reconnue en France, Susan Fletcher confirme à chaque nouveau roman un talent hors norme et s´impose à présent parmi les écrivains de la nature, comme une voix singulière, sensible et rare.

  • Un roman d'apprentissage lumineux, par une nouvelle voix de la littérature anglaise, qui explore la complexité des relations mère-fille et l'identité de classe. Ou comment aller de l'avant en regardant derrière soi.
    Au cours de son enfance faite de hauts et de bas au sein de la classe ouvrière du nord de l'Angleterre, Lucy a toujours pu compter sur sa mère mystérieuse et réconfortante, férocement aimante, inlassablement dévouée. Une mère dont les choix, souvent difficiles, ont façonné le désir de sa fille et son rapport à la séduction, son sens du devoir, son inextinguible soif d'insouciance.
    Lorsqu'elle arrive à Londres à l'aube des années 2000 pour y poursuivre ses études, la jeune femme y voit une promesse, un endroit où elle pourra devenir une version plus scintillante d'elle-même. Mais cette ville est celle de tous les désenchantements, et Lucy s'y perd, s'éloignant de plus en plus de celle qui était jusque-là sa boussole. Il faudra une énième disparition de son père et la mort de son grand-père pour qu'elle comprenne enfin qu'il est temps de grandir, et se réfugie dans le cottage irlandais où ce dernier a vécu, pour renouer avec ses racines. Et, qui sait, avec elle-même...

  • Paralysée par son propre génie, asociable, trop originale et trop angoissée pour la petite ville où elle a atterri, Bernadette se sent de plus en plus enfermée. Alors elle fuit Seattle et ses mères de famille proprettes jamais à court de muffins, son mari gourou chez Microsoft dont l´esprit trop cartésien ne parvient plus à la comprendre, et son passé glorieux d´architecte visionnaire montée trop haut trop vite et que la chute a laissée bancale. Tout a commencé quand Bee, brandissant son bulletin de notes, a réclamé la récompense qu´on lui avait promise : un voyage en famille en Antarctique ! Mais, au moment de partir, les névroses de Bernadette la rattrapent. Au pied du mur, elle disparaît. Sur les traces de sa mère, Bee découvre dans son courrier une montagne de secrets. La part d´ombre que toute mère cache à sa fille. À chaque page, Bee la découvre un peu plus géniale et imparfaite.

    Rythmé, plein d´esprit, d´humour et de tendresse, et absolument impossible à lâcher, Bernadette a disparu est un bijou satirique à la composition parfaite.

  • Un premier roman loufoque et tendre, féroce et mordant. Mme Freedman, jeune femme pleine d'idéaux, fait de son mieux pour enseigner l'anglais dans un lycée d'un coin perdu du Texas à des élèves plutôt dissipés. Parmi eux, Janice Gibbs, une jeune fille particulièrement féroce qui rejette toute forme d'autorité, et Cody Splunk, futur grand écrivain qui travaille à la conception d'une machine à remonter le temps. À bout de nerfs, la fragile jeune femme se retrouve internée en hôpital psychiatrique. Dans ce lieu kafkaïen, elle est soumise à toutes sortes de pratiques saugrenues pour renflouer son compte de " Crédits psychologiques ". Loin de tout, Mme Freedman trouve néanmoins le moyen de continuer à échanger avec Janice et Cody. À travers dissertations, lettres, exercices thérapeutiques, shows télévisés et autres journaux intimes, ces trois personnages dévoilent leurs vies. Dans un Texas white trash à l'odeur de tacos mêlée de fleurs de jasmin, et bercé par le doux chant des cigales, ce récit oscille entre éclats de rire et souvenirs poignants.

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