Langue française

  • Tout à la fois influencé par les maîtres de l´Antiquité, le génie de Michel-Ange et la sculpture baroque, Auguste Rodin est l´un des artistes les plus reconnus de l´histoire. Bien qu´il soit considéré comme l´un des fondateurs de la sculpture moderne, Rodin n´a jamais critiqué la tradition classique. Nombre de ses sculptures furent critiquées et controversées en raison de leur sensualité ou de leur réalité crue. Ses oeuvres les plus originales se détachaient des traditionnels thèmes mythologiques ou allégoriques pour étreindre le corps humain, célébrer l´individualisme et la matérialité. Ce livre dévoile la vie et la carrière de cet artiste en explorant ses oeuvres majeures telles que La Porte de l´Enfer, Le Penseur et le fameux Baiser.

  • Entre courbes et contre-courbes, Mucha créa, à la fin du XIXe siècle, une égérie nouvelle qui devait hanter les rues de Paris. Au fil des représentations de Sarah Bernhard, cette muse voluptueuse devint un véritable emblème de l'Art nouveau et offrit à l'affichiste succès et renommée.

    Néanmoins, le talent de l'artiste ne se limita jamais à la lithographie. Nourri par cette passion d'exalter, au mieux, la sensualité du monde qui l'entourait, l'art de Mucha, s'exprima indifféremment tant sur les monumentaux panneaux décoratifs des salles à manger que sur les petites pièces délicates de porcelaine. C'est toute la richesse et la variété de cet artiste fin-de-siècle que nous fait redécouvrir ici l'auteur.

  • Quel nom conviendrait mieux à cet art dont Émile Zola écrivait que «jamais auparavant des peintures ne lui avaient paru posséder une telle dignité. On peut presque entendre les voix intérieures de la terre et sentir les arbres bourgeonner». Plus qu'un art émotionnel, il s'agissait d'un art révolutionnaire qui rompait catégoriquement avec les règles rigides de l'art académique. Ainsi, les peintres purent se laisser enchanter par la lumière dansant sur les arbres, ou ses reflets dans l'eau. Expérimentée par Théodore Rousseau, la méthode allait être intensément développée par Monet, Renoir, Pissaro, Manet ou encore Berthe Morisot, chacun à sa propre manière.

  • Thème intemporel et on ne peut plus incontournable, l'amour ne cesse aujourd'hui encore de fasciner les artistes. Qu'il soit peintre, sculpteur ou architecte, l'artiste l'aborde, l'évoque, l'illustre, y puise son inspiration, comme tout un chacun s'y réfère chaque jour de sa vie. Jamais épuisé, toujours renouvelé, il porte les artistes vers les chefs-d'oeuvre de leur vie. De L´Amour sacré et l´Amour profane de Titien au Baiser de Brancusi, l'amour se transforme au fil des mouvements et des époques, mais reste, quelles que soient les couleurs qui l'éclairent, un langage universel défiant à la fois le temps et l'espace. C'est toute la force et la variété de ses formes que l'auteur nous invite ici à découvrir.

  • « Lorsque vous prenez une fleur dans les mains et que vous la regardez attentivement, elle devient votre univers le temps d'un instant. Je veux offrir cet univers aux autres, à tous ceux qui n'ont pas le temps de regarder une fleur. Je veux que les gens la voient, qu'ils le veuillent ou non », disait Georgia O'Keeffe. Les fleurs sont au centre de la plupart des natures mortes de notre art pictural. La palette de couleurs, la diversité des formes et des textures qu'elles offrent en font surtout un sujet de représentation idéal, se prêtant à toutes les techniques artistiques. Les fleurs ont inspiré bien des peintres, de Rubens à Dalí, sans oublier Renoir ou encore Matisse. Au coeur des oeuvres, elles sont bien souvent devenues des chefs-d'oeuvre.

  • À l'inverse d'un Occident pudibond, l'Asie, et tout particulièrement l'Inde, a su développer une imagerie érotique aux antipodes de toute vulgarité vide de sens. Corps alanguis, courbes élégantes et tenues raffinées illustrent cet art de s'aimer explicité par l'image. Découvrir sans rougir ces oeuvres érotiques, c'est entrer dans un monde de sensualité décomplexée.

  • Les anges, symboles mystiques de la religion et du mythe, sont une source d'inspiration artistique depuis des siècles. Ce livre contient des anges dessinés par les plus grands artistes, classiques comme contemporains, des Cupidons délicats aux représentations majestueuses de l'archange Michel.

  • Gustav Klimt (Baumgarten, 1862 - Vienne, 1918) «Faire un autoportrait ne m'intéresse pas. Les sujets de peinture qui m'intéressent ? Les autres et en particulier les femmes... » Aucune référence au monde extérieur ne vient contrarier le charme des allégories, portraits, paysages et autres personnages que l'artiste peint. Des couleurs et des motifs d'inspiration orientale (Klimt a été très influencé par le Japon, l'ancienne Egypte et la Ravenne byzantine), un espace bidimentionnel dépourvu de profondeur et une qualité souvent stylisée de l'image, autant d'éléments utilisés par le peintre pour créer une oeuvre séduisante, où le corps de la femme s'expose dans toute sa volupté. A 14 ans, il obtient une bourse d'Etat pour entrer à la Kunstgewerbeschule (l'Ecole viennoise des Arts et Métiers). Très vite, ses talents de peintre et de dessinateur s'affirment. Ses toutes remières oeuvres lui valent un succès inhabituellement précoce. Sa première grande initiative date de 1879 : il crée cette année-là la Künstlerkompagnie (la compagnie des artistes) avec son frère Ernst, et Franz Matsch. A Vienne, la fin du XIXe siècle est une période d'effervescence architecturale. L'empereur François- Joseph décide, en 1857, de détruire les remparts entourant le coeur médiéval de la ville. Le Ring, financé par l'argent du contribuable, est alors construit : de magnifiques résidences y côtoient de superbes parcs. Ces changements profitent à Klimt et à ses associés, leur fournissant de multiples occasions de faire montre de leur talent.
    En 1897, Klimt, accompagné de quelques amis proches, quitte la très conservatrice Künstlerhausgenossenschaft (Société coopérative des artistes autrichiens) ; il fonde le mouvement Sécession et en prend la présidence. La reconnaissance est immédiate. Au-dessus du porche d'entrée de l'édifice, conçu par José Maria Olbrich est inscrite la devise du mouvement : «A chaque âge son art, à l'art sa liberté. » A partir de 1897, Klimt passa pratiquement tous ses étés sur l'Attersee, en compagnie de la famille Flöge. Durant ces périodes de paix et de tranquillité, il eut l'occasion de peindre de nombreux paysages qui constituent un quart de son oeuvre complète. Klimt exécute des croquis préparatoires à la plus grande partie de ses réalisations. Parfois, il exécute plus de cent études pour un seul tableau. Le caractère exceptionnel de l'oeuvre de Klimt tient peut-être à l'absence de prédécesseurs et de réels disciples. Il admirait Rodin et Whistler sans les copier servilement. En retour, il fut admiré par les peintres viennois de la jeune génération, tels Egon Schiele et Oskar Kokoschka.

  • Goya

    Collectif

    Francisco de Goya y Lucientes (Fuentetodos, 1746 - Bordeaux, 1828) Goya est peut-être le peintre le plus accessible entre tous. Son art, comme sa vie, est un livre ouvert. Il ne cachait rien de ses contemporains, et leur offrait son art avec la même franchise. L'entrée dans son monde n'est pas barricadée de difficultés techniques. Il prouva que si un homme a la capacité de vivre et de multiplier ses expériences, de se battre et de travailler, il peut produire un grand art sans besoin de recourir au décorum classique, ni à la décence traditionnelle. Il naquit en 1746, à Fuendetodos, un petit village de montagne d'une centaine d'habitants. Enfant, il travailla dans les hamps avec ses deux frères et sa soeur, jusqu'au moment où son talent pour le dessin mit fin à sa misère. A 14 ans, soutenu par un riche bienfaiteur, il partit pour Saragosse, afin d'étudier auprès d'un peintre de cour, et plus tard, à l'âge de dix-neuf ans, pour Madrid. Jusqu'à son trente-septième anniversaire, si l'on omet des dessins de tapisserie d'une qualité décorative méconnue et cinq petits tableaux, Goya ne peignit rien de significatif. En revanche, une fois qu'il eut dominé ses énergies récalcitrantes, il produisit des chefs - d'oeuvre avec la vélocité d'un Rubens. Sa nomination à la cour fut suivie d'une décennie d'activité incessante - des années de peinture et de scandales - entrecoupée de périodes de maladie. Les esquisses de Goya démontrent une maîtrise du dessin de premier ordre. En peinture, il est, comme Velàzquez, plus ou moins tributaire de son modèle, mais non pas à la manière détachée de l'expert en nature morte. Si une femme est laide, il fait sienne son indigne laideur ; si elle est séduisante, il met en scène son charme. Il préfère terminer ses portraits en une seule séance de pose et être un tyran pour ses modèles. Comme Velàzquez, il se concentre sur les visages, mais il dessine ses têtes avec astuce, et les construit grâce à des tons de gris transparents. Des formes monstrueuses habitent son univers en noir et blanc : ce sont ses productions les plus profondément réfléchies. Ses figures fantastiques, comme il les appelle, nous remplissent d'un sentiment de joie ignoble, exacerbent nos instincts démoniaques, et nous transportent dans des délires de destruction peu charitables. Son génie atteint des sommets dans ses dessins des horreurs de la guerre. Placée à côtés des oeuvres de Goya, n'importe quelle autre image de guerre fait figure d'étude sentimentale de la cruauté. Il évite les actions éparpillées sur le champ de bataille et se confine dans des scènes de boucherie isolées. Nulle part il n'a obtenu une telle maîtrise de la forme et du mouvement, des gestes aussi dramatiques et des effets d'ombre et de lumière aussi ahurissants. Goya a rénové et innové dans toutes les directions.

  • Raphaël (Raffaello Sanzio) (Urbino, 1483 - Rome, 1520) Raphaël est l'artiste moderne qui ressemble le plus à Phidias. Les Grecs eux-mêmes disaient que ce dernier n'avait rien inventé, mais qu'il avait porté toutes les formes d'art créées par ses prédécesseurs à un tel degré de perfection, qu'il atteignit l'harmonie pure et parfaite. Cette expression «harmonie pure et parfaite » exprime, en réalité, mieux que toute autre ce que Raphaël apporta à l'art italien. Au Pérugin, il emprunta les grâces plutôt fragiles et la douce limpidité de l'école ombrienne qui s'éteignit avec lui. Á Florence, il acquit force et assurance, et fonda un style basé sur la synthèse des enseignements de Léonard et de Michel-Ange, éclairée par la lumière de son propre et noble esprit. Ses compositions sur le thème traditionnel de la Vierge et de l'Enfant semblaient extrêmement novatrices à ses contemporains, et seule leur gloire consacrée nous empêche aujourd'hui de percevoir leur originalité. Nul avant lui n'avait traité ce sujet sacré avec la poésie d'une idylle familière, avec un tel air d'éternelle jeunesse, cette douce limpidité, n'excluant ni l'amplitude ni la majesté de la conception. Il mérite, à nos yeux, plus de considération encore, pour la composition et la réalisation des fresques avec lesquelles, dès 1509, il orna les Stanze et les Loggie du Vatican. Le sublime, auquel Michel-Ange parvint par son ardeur et sa passion, Raphaël l'atteignit par un équilibre souverain entre intelligence et sensibilité. L'un de ses chefs-d'oeuvre, L'Ecole d'Athènes, est un monde autonome créé par un génie ; jamais ne faiblira notre admiration pour les innombrables détails, les portraits de visages inégalés même par les plus grands peintres du genre, la souplesse du geste, l'aisance de la composition, la vie qui circule partout grâce à la lumière, tout cela magnifié par l'attrait tout-puissant de la pensée.

  • Avant le XVIIe siècle, l´école française n´occupait qu´une modeste place dans la peinture européenne. C´est seulement à partir de cette date que les peintres anonymes cédèrent la place à toute une pléiade de noms devenus célèbres : Nicolas Poussin, Georges de la Tour, Claude Le Lorrain, les frères Le Nain...Aux XVIIIe et XIXe siècles, la peinture française est à son apogée. Les musées du monde entier conservent aujourd´hui les toiles de Watteau, David, Ingres, Delacroix, Rousseau, Monet, Renoir. Cet ouvrage offre à l´amateur d´art, pour chaque genre, (natures mortes, portraits, paysages...) une étude complète et illustrée sur l´évolution de la peinture française pendant cinq siècles.

  • Vincent van Gogh (Groot-Zundert, Brabant, 1853 - Auvers-sur-Oise, 1890) La vie et l'oeuvre de Vincent van Gogh sont si étroitement liées qu'il est quasiment impossible de voir ses toiles sans y lire le récit de sa vie : van Gogh est en effet devenu l'incarnation du martyr souffrant et incompris de l'art moderne, l'emblème de l'artiste marginal. Le premier article, publié en 1890, donnait des détails sur la maladie de van Gogh. L'auteur de l'article voyait le peintre comme un «génie terrible et dément, souvent sublime, parfois grotesque, toujours à la limite du cas pathologique ». On sait très peu de choses sur l'enfance de Vincent. Á l'âge de 11 ans, il dut quitter le «nid humain », comme il le nommait lui-même, pour poursuivre sa scolarité dans divers internats. Le premier portrait nous montre van Gogh comme un jeune homme sérieux de dix-neuf ans. A cette époque, il avait déjà travaillé trois ans à La Haye et ensuite à Londres, dans la galerie Goupil & Co. En 1874, son amour pour Ursula Loyer s'acheva dans un désastre et un an plus tard, il fut transféré à Paris, contre son gré. A l'issue d'une discussion particulièrement violente au moment des fêtes de Noël 1881, son père, pasteur, ordonna à Vincent de partir. Avec cette ultime rupture, il abandonna son nom de famille, signant ses toiles d'un simple «Vincent ». Il se rendit à Paris et ne retourna jamais en Hollande. Á Paris il fit la connaissance de Paul Gauguin, dont il admirait énormément les peintures. L'autoportrait fut le principal sujet de Vincent de 1886 à 1888. En février 1888, Vincent quitta Paris pour Arles, et essaya de persuader Gauguin de le rejoindre. Les mois passés à attendre Gauguin furent les plus productifs de la vie de van Gogh. Il voulait montrer à son ami autant de toiles que possible et décorer la Maison jaune. Mais Gauguin ne partageait pas sa vision de l'art et rentra finalement à Paris.
    Le 7 janvier 1889, quatorze jours après son automutilation, Vincent quitta l'hôpital. Ignorant sa propre folie, il espérait se rétablir et oublier, mais en réalité, il y retourna deux fois cette année là. Au cours de son ultime séjour à l'hôpital, Vincent peignit des paysages dans lesquels il recréait le monde de son enfance. On dit que Vincent van Gogh se tira une balle dans la tempe dans un champ, mais décida de rentrer à l'hôtel et de se coucher. Le propriétaire informa le Dr Gachet et son frère, Theo ; ce dernier décrivit les derniers instants de sa vie qui prit fin le 29 juillet 1890 : «Je voulais mourir. Mais j'étais assis à son chevet, lui promettant que nous allions le guérir. [...] », il répondit : «La tristesse durera toujours. »

  • Le caractère unique de la peinture de paysage hollandaise, avec ses cours d´eau et son abondance de couleurs, ne se retrouve pas seulement dans les représentations de la nature mais aussi dans de fameux portraits et représentations de scènes de la société de cette époque. Ce livre rassemble les temps forts de la peinture hollandaise, compilant les plus célèbres artistes du XVe au XIXe siècle, notamment Bosch, Rembrandt, Rubens, ou Van Eyck. Trois détails caractéristiques de chaque oeuvre sont mis en lumière à travers la mise en page innovante de ce livre, qui souligne l´amour des détails si symptomatique de l´art hollandais.

  • Quelle utilité ont les dessous féminins qui s'étalent aujourd'hui tant sur les affiches que dans les magazines, enveloppant des corps de femmes parfaites? Pour beaucoup de femmes, les dessous sont achetés pour faire plaisir à l'autre, « l'homme ». Et pourtant, depuis la haute Antiquité, les femmes apparaissent toujours vêtues, cachant ces dessous qui dissimulent leur intimité. La lingerie féminine est-elle l'expression d'une nouvelle liberté, ou bien suit-elle seulement la transformation de nos moeurs s'adaptant à chaque époque à un modernisme renouvelé?

  • Gustave Courbet (Ornans, 1819 - La Tour de Peilz, Suisse, 1877) Ornans, sa ville natale, se situe près la ravissante vallée du Doubs, et c'est là que jeune garçon, et plus tard en tant qu'homme, il acquit l'amour du paysage. Il était par nature révolutionnaire, un homme né pour s'opposer à l'ordre existant et affirmer son indépendance ; il possédait la rage et la brutalité qui font le poids d'un révolutionnaire en art comme en politique. Et son esprit de révolte se manifesta dans ces deux directions.
    Il s'installa à Paris pour étudier l'art. Toutefois, il ne se fixa pas à l'atelier d'un maître influent en particulier. Dans sa province natale déjà, il n'avait pas cherché à se former à la peinture, et préférait maintenant étudier les chefsd'oeuvre exposés au Louvre. Au début, ses oeuvres n'étaient pas assez caractéristiques pour susciter une quelconque opposition, et elles furent admises au Salon. Puis il produisit L'Enterrement à Ornans, qui fut violemment pris d'assaut par les ritiques : «Une mascarade de funérailles, six mètres de long, dans lesquels il y a plus motif à rire qu'à pleurer ». En réalité, la véritable offense des tableaux de Courbet était de représenter la chair et le sang vivants ; des hommes et des femmes tels qu'ils sont vraiment, et faisant vraiment ce qu'ils sont occupés à faire - non pas des hommes et des femmes dépourvus de personnalité et idéalisés, peints dans des positions destinées à décorer la toile. Il se défendit en disant qu'il peignait les choses telles qu'elles sont, et professa que la vérité vraie devait être le but de l'artiste. C'est ainsi que lors de l'Exposition universelle de 1855, il retira ses tableaux du site officiel et les exposa dans une cabane en bois, juste à côté de l'entrée, arborant l'intitulé en majuscules : «Courbet - Réaliste ».
    Comme tout révolutionnaire, c'était un extrémiste. Il ignorait délibérément le fait que chaque artiste possède sa propre vision et sa propre expérience de la vérité de la nature ; et il choisit d'affirmer que l'art n'était qu'un moyen de représenter objectivement la nature, dénué d'intentions, et non une affaire de choix ou d'arrangement. Dans son mépris pour la beauté, il choisit souvent des sujets que l'on peut sans mal qualifier de laids. Il possédait néanmoins un sens de la beauté doublé d'une aptitude aux profondes émotions, qui transparaît tout particulièrement dans ses marines. Il se révéla être un peintre puissant, au geste ample et libre, utilisant des couleurs sombres en couche épaisse, et dessinant ses contours avec une fermeté qui rendait toutes ses représentations très réelles et mouvementées.

  • Egon Schiele (Tulln, 1890 - Vienne,1918) L´oeuvre d´Egon Schiele est tellement singulière qu´elle résiste à toute catégorisation. Admis à l´Académie des Beaux-Arts de Vienne dès l´âge de seize ans, ce fut un artiste extraordinairement précoce, dont le talent consommé pour le maniement de la ligne, plus que tout autre chose, conférait une tension expressive à toute son oeuvre. Profondément convaincu de sa propre importance en tant qu´artiste, Schiele réalisa plus de choses dans sa jeunesse, brutalement abrégée, que beaucoup d´artistes dans toute leur existence. Ses racines puisaient dans le Jugendstil du mouvement de la Sécession Viennoise. Comme toute sa génération, il tomba sous l´influence écrasante de l´artiste le plus illustre et charismatique de Vienne, Gustav Klimt. A son tour, Klimt reconnut le remarquable talent de Schiele et encouragea le jeune artiste, qui au bout de deux ans, rompait déjà avec la sensualité décorative de son mentor. Amorçant une intense période de créativité vers 1910, Schiele entama un intrépide exposé de la forme humaine - sans oublier la sienne - si pénétrant, qu´il est clair que l´examen auquel il se livrait était plus psychologique, spirituel et émotionnel, que physique. Il peignit plusieurs vues urbaines, paysages, portraits formels et sujets allégoriques, mais ce sont ses oeuvres sur papier, extrêmement candides, parfois ouvertement érotiques, et son penchant pour les modèles trop jeunes, qui rendirent Schiele vulnérable à la critique morale. En 1912, il fut soupçonné et emprisonné pour une série d´atteintes aux moeurs incluant le kidnapping, le viol et la débauche publique. Les accusations les plus graves (toutes sauf celle de débauche publique) furent abandonnées, mais Schiele passa environ trois semaines désespérées en prison. En Allemagne, les cercles expressionnistes offrirent un accueil tiède au travail de Schiele. Son compatriote, Kokoschka, réussissait beaucoup mieux dans ce domaine. Tandis qu´il admirait les artistes munichois du Blaue Reiter, par exemple, ceux-ci le repoussaient. Plus tard, pendant la Première Guerre mondiale, son oeuvre se fit mieux connaître et, en 1916, Schiele fut présenté dans un numéro de magazine expressionniste de gauche, basé à Berlin, Die Aktion, et on finit par l´apprécier. Il fut considéré très tôt comme un génie. Cela lui valut le soutien d´un petit groupe de collectionneurs et d´admirateurs très patients. Néanmoins, pendant plusieurs années, ses finances furent précaires. Il avait souvent des dettes et était parfois forcé d´utiliser du matériel bon marché, de peindre sur du papier d´emballage marron ou du carton, au lieu du papier et des toiles réservés aux artistes. Ce n´est qu´en 1918, qu´il connut son premier succès public notable à Vienne. Tragiquement, quelque temps plus tard, il fut emporté avec sa femme, Edith, par l´épidémie massive de grippe de 1918, qui venait de tuer Klimt et des millions d´autres victimes, et ils moururent à quelques jours d´intervalle. Schiele n´avait que vingt-huit ans.

  • El volumen de Mega Square Herbario está basado en la obra de Basilius Besler, el famoso experto en plantas que, por primera vez en la historia, describió, pintó y grabó más de mil especies de plantas. Sus dibujos son de gran valor tanto científico como artístico y constituyen un vívido testimonio de la ecléctica flora europea. Esta edición de Mega Square, que presenta un tema interesante y original en un formato compacto y práctico, constituye un regalo perfecto.

  • Edvard Munch (Løten, 1863 - Ekely, 1944) Munch peut être considéré comme le pionnier de l'expressionnisme dans la peinture moderne. Il a bénéficié tôt de la réputation d'un artiste d'une nouvelle époque marquante en Allemagne et en Europe centrale, et aujourd'hui son oeuvre et son statut sont depuis longtemps reconnus dans toute l'Europe et le monde. Les oeuvres de Munch les plus connues sont celles des années 1890, notamment Le Cri. La fréquentation dans la deuxième moitié des années 1880 de Jæger (auteur norvégien) et de son cercle d'anarchistes radicaux marque un tournant décisif dans la vie de Munch et est la source d'une mutation et d'un conflit interne. A l'automne 1889 Munch a droit à une grande exposition de ses oeuvres à Christiana, où l'État lui accorde une bourse d'artiste pour 3 ans. Paris, où il devient pour un moment l'élève de Léon Bonnat, est une destination logique. Mais l'impulsion la plus importante, il la ressent en s'orientant dans la vie artistique de la ville. C'est à cette époque que perce un mouvement post-impressionniste avec plusieurs expériences anti- aturalistes. Dans ses tableaux dominent les grandes lignes courbes et les zones de couleurs homogènes, une implification et une stylisation utilisée par Paul Gauguin et les synthétistes français. «Symbolisme - la nature a été formée dans une ambiance morale » écrit Munch. A l'automne 1892 Munch présente les fruits de son séjour français. A la suite de cette exposition il est invité par le «club d'art de Berlin » (Berlines Kunstverein), où ces mêmes oeuvres doivent être exposées. Mais cela finit par un cauchemardesque «succès de scandale ». Le public et les vieux peintres comprennent Munch comme une provocation anarchiste, et l'exposition est fermée à cause de la protestation.

  • Claude Gellée (Le Lorrain) (Chamagne, 1604 - Rome, 1682) Claude Gellée, surnommé Le Lorrain, ne fut ni un grand homme, ni un esprit noble comme Poussin. Toutefois, on ne peut nier son génie et il fut, à l'instar de Poussin, un inventeur profondément original dans les limites imposées par l'idéal classique. Il passa aussi presque toute sa vie à Rome bien que son art ne fût pas spécifiquement italien, mais bien français. En effet, plus de deux siècles plus tard, tous ceux qui, en France, ressentirent le désir de décrire les beautés de la nature, s'inspirèrent du Lorrain et de ses oeuvres, qu'il s'agisse de Joseph Vernet au XVIIIe siècle ou de Corot au XIXe. En dehors de France, ce fut la même chose : d'ailleurs, Le Lorrain ne fut nulle part plus admiré qu'en Angleterre.
    Il reste une part de mystère dans la vocation de cet humble paysan presque illettré. En effet, ses connaissances en français et en italien étaient rudimentaires, et il utilisait, pour faire ses annotations au bas de ses dessins, un étrange sabir franco-italien. Ce mystère est en quelque sorte emblématique de la devise «le mystère dans la lumière », qui allait marquer ses tableaux. Qu'est-ce qui l'attira à Rome et l'y retint ? N'aurait-il pas pu produire ses chefs-d'oeuvre à Nancy, Paris ou ailleurs ? Quoiqu'il en soit, c'est dans ses paysages qu'il réunit beauté, poésie et authenticité. Il réalisa parfois des dessins d'après nature tellement exceptionnels que plusieurs d'entre eux ont été attribués à Poussin. Mais c'est dans ses peintures que l'imagination prédomine, et l'on peut même dire qu'elle s'imposa de plus en plus, tandis que Le Lorrain prenait toute la mesure de son génie. Sans recourir à la raison, sans rien perdre de sa poésie instinctive, il comprit en écoutant Poussin et en le regardant faire, qu'une forme d'académisme aurait pu être un atout pour ses propres visions et rêveries.

  • Mary Cassatt (Pittsburg, 1844, - Château de Beaufresne, 1926) Mary est née à Pittsburgh. Son père était un banquier très libéral en matière d'éducation, et toute la famille semblait manifester une certaine sympathie pour la culture française.
    Mary n'avait pas plus de cinq ou six ans lorsqu'elle vit Paris pour la première fois, et elle était encore adolescente quand elle décida de devenir peintre. Elle se rendit en Italie, puis tourna ses pas vers Anvers, pour retourner à Rome et finalement, revenir à Paris, où, en 1874, elle s'installa définitivement.
    En 1872, elle envoya ses premières oeuvres au Salon ; d'autres suivirent jusqu'en 1875, année où elle envoya un portrait de sa soeur, qui fut refusé. Elle devina que le jury n'avait pas aimé l'arrière-plan, c'est pourquoi elle le retravailla à maintes reprises pour le renvoyer au Salon de l'année suivante, où il fut finalement accepté. A ce moment-là, Degas lui demanda d'exposer avec lui et ses amis du groupe des impressionnistes, dont la popularité allait croissant, et elle accepta avec joie. Elle admirait Manet, Courbet, et Degas, et détestait l'art conventionnel. Son biographe insiste sur son intellectualité et ses sentiments, sur les émotions et les nuances avec lesquelles elle peignait ses modèle préférés : les bébés et leurs mères. Il parle aussi de son intérêt particulier pour le dessin et sa maîtrise du trait, un don renforcé par son étude approfondie de l'art japonais, imitant son style dans des gravures en couleur. Si son style puise à diverses sources, en revanche son dessin, ses compositions, sa lumière et ses couleurs, sont les siennes. Ses toiles possèdent une certaine délicatesse dont peut-être seule une femme est capable, mais les qualités qui ont inscrit son oeuvre dans la postérité, sont, elles, d'une nature que seul un peintre extraordinaire peut produire.

  • « L´iconographie chrétienne, et surtout la représentation du Christ, se base sur la doctrine de l´Incarnation. Tout comme le théologien s´exprime par la pensée, l´iconographe, à travers son art, exprime la vérité vivante, la révélation appartenant à l´Église sous la forme des traditions. Bien plus qu´aucune autre image sacrée, l´icône du Christ « non élaborée par la main de l´homme » exprime le principe dogmatique de l´iconographie. » (Père Daniel Rousseau) Cet ouvrage analyse l´évolution des thématiques abordées par les peintres du début de la période byzantine, à travers la Principauté de Kiev, jusqu´à sa conclusion sous l´Empire russe. Au fil du texte, l´auteur nous démontre comment, indépendamment des anciens canons de l´iconographie, des techniques et des matériaux utilisés, comme le bois, l´or ou la tempera, la représentation de la sainteté révèle toujours, dans chaque ère de l´Histoire, une nouvelle expression de l´humanité.

  • Ernst Ludwig Kirchner (Aschaffenburg, 1880 - Frauenkirch, 1938) «Leader » autoproclamé du groupe d´artistes die Brücke (Pont), fondé à Dresde en 1905, Ernst Ludwig Kirchner, joua un rôle central dans les premiers développements de l´expressionnisme allemand (fig.186). Ses premières oeuvres révèlent l´influence de l´Impressionnisme, du postimpressionnisme et du Jugendstil, mais dès 1909, Kirchner peignait d´une manière distinctive et expressive grâce à un coup de pinceau audacieux, mais détendu, des couleurs vives et non naturalistes, et des gestes intenses. Il travaillait dans son atelier à partir d´esquisses réalisées très rapidement, souvent à partir de figures mouvantes, de scènes inspirées de la vie en ville ou des excursions du Brücke à la campagne.
    Un peu plus tard, il commença à réaliser des sculptures grossièrement taillées dans des blocs de bois. A peu près au moment où il s´installa à Berlin, en 1912, le style de Kirchner, aussi bien de sa peinture que de son oeuvre graphique prolifique, devint plus anguleux, caractérisé par des lignes déchiquetées, des formes élancées et atténuées, et, souvent, un plus grand sentiment de nervosité. Ces traits se retrouvent dans leur expression la plus forte dans ses scènes de rue berlinoises (évoquées dans le chapitre «La Métropole et la Modernité »). Avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale, Kirchner devint physiquement faible et enclin à l´anxiété. Conscrit, il fut profondément traumatisé par sa brève expérience de l´entraînement militaire pendant le conflit. De 1917 jusqu´à sa mort par suicide en 1938, il vécut une existence de reclus, bien qu´artistiquement productive, dans la tranquillité des Alpes suisses, près de Davos.

  • Pierre Bonnard était le chef d´un groupe de peintres post-impressionnistes. Ils se nommèrent eux-mêmes les Nabis, du mot hébreux signifiant `prophète´. Bonnard, Vuillard, Roussel, Denis, les plus illustres des Nabis, ont révolutionné l´esprit des techniques décoratives durant l´une des époques les plus riches de la peinture française. Influencés par Odilon Redon, Puvis de Chavannes, l´imagerie populaire ou les estampes japonaises, ces post-impressionnistes furent avant tout un groupe d´amis fréquentat les mêmes milieux culturels. L´individualisme croissant de leurs créations ébranla souvent l´unité du groupe. Bien que liés par une même philosophie, leurs oeuvres divergeaient nettement. Cet ouvrage permet de les comparer et de les mettre en perspective les unes avec les autres.
    Les oeuvres présentées dans cet ouvrage offrent une palette d´expressions merveilleusement poétiques : candide chez Bonnard, ornementale et mystérieuse chez Vuillard, doucement rêveuse chez Denis, âpre jusqu´à l´amertume chez Valloton, l´auteur nous fait partager la vie intime des artistes jusqu´à la source profonde de leurs dons créatifs. Bonnard et de nabis do

  • Até ao final do século XIX a Arte Naïve, criada por artistas inexperientes e caracterizada pela espontaneidade e simplicidade, foi pouco reconhecida quer pelos artistas profissionais quer pelos críticos de arte. A pintura Naïve caracterizava-se pela sua clareza de linhas, cores vívidas e alegres, assim como pelas suas formas simples e precisas como aquelas representadas pelos artistas franceses tais como Henri Rousseau, Séraphine de Senlis, André Bauchant e Camille Bombois. Contudo, este movimento teve também outros aderentes tais como Joan Miró (influenciado por algumas das suas qualidades), Guido Vedovato, Niko Pirosmani e Ivan Generalic.

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