P.O.L

  • Mrs Dalloway

    Virginia Woolf

    En vue d'une réception qu'elle donne le soir même, Clarissa Dalloway sort acheter des fleurs. Commence alors une très longue journée de déambulation qui oscille entre le présent et le passé, l'intérieur et l'extérieur, le désespoir et l'amour de la vie, les heures frappées par le carillon de Big Ben. Sous le grand ciel bleu de ce jour de juin, Londres devient une houle qui, tour à tour, submerge, réconforte, transporte Peter, Hugh, Richard, Elizabeth, Sally pour les ramener tous autour de Clarissa, à sa soirée.

    Paru en 1925, Mrs Dalloway reste l'un des fleurons du roman moderne qui déconstruit les sensations, le temps et l'action, avec la grâce d'un poème en marche.

    Nouvelle traduction inédite de Nathalie Azoulai.

  • La princesse de. Nouv.

    Tous les fils ne sont pas faits pour devenir des hommes.

  • Ellis island

    Georges Perec

    «Ce que moi, Georges Perec, je suis venu questionner ici,
    c'est l'errance, la dispersion, la diaspora.
    Ellis Island est pour moi le lieu même de l'exil,
    c'est-à-dire
    le lieu de l'absence de lieu, le non-lieu, le nulle part.
    c'est en ce sens que ces images me concernent, me
    fascinent, m'impliquent,
    comme si la recherche de mon identité
    passait par l'appropriation de ce lieu-dépotoir
    où des fonctionnaires harassés baptisaient des
    Américains à la pelle.
    ce qui pour moi se trouve ici
    ce ne sont en rien des repères, des racines ou des
    traces,
    mais le contraire : quelque chose d'informe, à la
    limite du dicible,
    quelque chose que je peux nommer clôture, ou scission,
    ou coupure,
    et qui est pour moi très intimement et très confusément
    lié au fait même d'être juif»

  • Qu'est-ce qu'un bébé ?
    Pourquoi si peu de bébés dans la littérature ?
    Que faire des discours qui les entourent ?
    Pourquoi dit-on "bébé" et pas "le bébé" ?
    Qu'est-ce qu'une mère ? Et pourquoi les femmes plutôt que les hommes ?

  • Journal

    Edouard Levé

    Terrorisme, guerre civile, guerre, dictature, catastrophe, diplomatie, politique, économie politique, agriculture, manifestation, religion, people, vie sociale, vie locale, transport, accident, medias, justice, homicide, suicide, viol, pédophilie, drogue, vol, folie, économie, entreprise, bourse, science, technologie, annonce immobilière, annonce de décès, annonce de naissance, offre d'emploi, météo, sport, littérature, art, musique, théâtre, danse, cinéma, télévision.

  • Ethan frome

    Edith Wharton

    Les montagnes du Massachusetts à la fin du XIXe siècle. Ethan Frome est un jeune homme pauvre qui aime les livres et rêve de voyages. Il a hérité d'une ferme et d'une scierie qui ne rapportent rien, épousé une vieille cousine hypocondriaque. Et, sans comprendre ce qui lui arrive, il tombe amoureux pour la première fois. En trois jours, sa vie va basculer. Même la mort ne voudra pas des héros de cette tragédie rurale, chef-d'oeuvre atypique d'Edith Wharton.

  • L'excès-l'usine

    Leslie Kaplan

    La première édition de ce livre culte, premier livre de Leslie Kaplan en 1982, a d'abord été publié dans la collection Hachette/P.O.L et repris en 1987 par P.O.L. L'excès-l'usine montre de face l'usine, le travail à l'usine et le devenir de ceux qui y vivent, leur enfermement dans cet espace immense, dans ' la grande usine univers ', infini en morceaux. L'usine est vécue au féminin, ce qui rend son impersonnalité d'autant plus impersonnelle (le ' je ' cède la place au ' on ') et le ' cela ' vécu dans l'usine dépasse, excède tous les mots qui pourraient le décrire, ces mots sont en trop.
    Cette nouvelle édition est augmentée d'un entretien de Leslie Kaplan avec Marguerite Duras réalisé en janvier 1982 ; ainsi que d'un texte de Maurice Blanchot sur L'excès-l'usine paru dans le journal Libération en 1987.

    ' Je crois qu'on n'a jamais parlé de l'usine comme vous le faites. Elle est complètement autre chose, elle est comme à l'origine d'un autre temps. On la reconnaît. C'est très impressionnant. Comme une donnée commune. Même à tous ceux qui n'ont jamais abordé ça. ' (Marguerite Duras)

    ' Des mots simples, des phrases courtes, pas de discours, et au contraire la discontinuité d'une langue qui s'interrompt parce qu'elle touche à l'extrémité. C'est peut-être la poésie, c'est peut-être plus que la poésie. ' (Maurice Blanchot)

  • Beaucoup d'écrivantes - et vous en faites partie - rencontrent, au cours de leurs projets, obstacles et chausse-trapes. Ces deux ateliers ont pour but de vous aider à les contourner ou à les franchir plus vite que si vous deviez le faire seule.
    Dans l''atelier de poche', je propose une dizaine d'exercices d'écriture accompagnés de suggestions, précisions et conseils, réflexions et titres d'ouvrages qui vous aideront à 'construire le labyrinthe' - une nouvelle, une autofiction, un roman - que vous désirez écrire.
    Dans l''atelier en solo', je partage des textes courts : contes, nouvelles, projets ou amorces de livres écrits ou en écriture. J'espère que vous trouverez dans ces deux ateliers de quoi concevoir et fabriquer vos propres outils et vos propres textes.

  • "C'est par la misère que j'ai approché la vie.
    La toile est liée à un drame fondamental.
    La peinture, c'est un oeil, un oeil aveuglé, qui continue de voir, qui voit ce qui l'aveugle.
    N'être rien. Simplement rien. C'est une expérience qui fait peur. Il faut tout lâcher.
    Pour être vrai, il faut plonger, toucher le fond.
    La toile ne vient pas de la tête, mais de la vie. Je ne fais que chercher la vie. Tout ça échappe à la pensée, à la volonté."
    Bram Van Velde.

  • Giacometti

    Charles Juliet

    Giacometti est l'exemple type de l'artiste aux prises avec les difficultés de la création.
    À la fois dessinateur, peintre et sculpteur, il a édifié l'essentiel de son oeuvre au cours des vingt dernières années de son existence.
    Bien que tragique, sa vision de l'homme n'a rien de désespérée. Ses portraits aux regards effarés et qui interrogent, ses sculptures filiformes expriment certes notre solitude, la douleur d'être, la précarité de notre condition, mais ils affirment aussi avec autorité que la vie est finalement plus forte que tout ce qui la ronge et cherche à l'abattre.

  • C'était la nuit et je pensais à Jim-Courage, je pensais que je l'aimais, bien sûr je l'aimais, et je ne savais pas si j'étais triste ou joyeux : j'étais ému.

  • Les textes de Tarkos ne cessent tout ensemble de rappeler le mensonge et de le combattre, souvent avec beaucoup de drôlerie, de sens de l'absurde - on glisse d'un registre à l'autre, du comique au tragique, comme on glisse d'un son à l'autre, retenus par, et poussés dans, la viscosité de la pâte-mot. Mais l'humour est violent : le verbe n'est pas seulement corporel, il est "comme un coup de feu".
    Nathalie Quintane .

    Christophe Tarkos (1963-2004) fait paraître ses premiers poèmes au début des années 1990 dans des revues. En une décennie, il impose la présence d'une voix singulière, l'une des plus originales de la poésie française. Depuis sa mort en 2004, à l'âge de quarante ans, son influence n'a cessé de se développer. Cette anthologie inédite rassemble ses textes et ses poèmes majeurs comme Le Petit Bidon, Je gonfle, Manifeste chou... ainsi que des extraits de Caisses, Anachronisme ou L'Argent.

  • Dieu gît dans les détails est la chronique de jours ordinaires passés à la clinique psychiatrique de La Borde, fondée en 1953 par Jean Oury, avec la collaboration de Félix Guattari et de quelques autres.
    L'auteur de ce livre est l'un des nombreux compagnons de route de cette aventure qui a suscité tant de commentaires, d'attaques et d'éloges. Venue la première fois pour accompagner un ami médecin, elle s'est attachée à ce drôle d'endroit peuplé de drôles de gens, elle s'y est sentie bien, et elle y est restée, partageant son temps avec les fous (qui revendiquent cette appellation plutôt que celle de malades) et les soignants, entre la littérature, les cuisines et le ménage car à La Borde, s'occuper des fous, c'est vivre avec eux, accomplir avec eux tous les gestes de la vie, des plus quotidiens aux plus sublimes.

    C'est son expérience qu'elle raconte ici, sa vie auprès de ceux qui tiennent à ce lieu particulier, libre (autour du parc, il n'y a pas de murs), où les comportements étranges, choquants, sont acceptés comme étant l'expression même, le simple symptôme de la maladie, et parce qu'il ne sert à rien de les nier.

    Ce livre à l'humour tendre, lucide, ce livre précis mais si peu clinique, documenté et rêveur, nous apprend sans doute à considérer autrement la folie mais plus encore tout ce qui est hors de nos pas.

  • "La recherche de soi est un long chemin.
    Au début, il n'est d'ailleurs pas de chemin. Seule règne une profonde ténèbre. Une ténèbre faite d'interrogations, de doutes, de fatigue, de haine de soi, de difficulté à vivre... Mais un travail d'élucidation et de clarification parvient à le repousser, à y faire naître une faible lueur. Alors des entraves commencent à tomber, des obstacles à disparaître, et un chemin finit par s'ouvrir. Il permettra à celui qui l'empruntera de se connaître et de vivre en bonne intelligence avec lui-même, les autres et le monde."
    Au long des trois premiers volumes de son Journal, Charles Juliet a relaté son cheminement. Dans ce quatrième tome, il poursuit sa quête. Mais la sérénité lui est venue, et ces notes où alternent instants de vie, rencontres, plongées intérieures, marquent un indéniable accomplissement.

  • Tu voulais me lire ? Eh bien, me voici :
    MARTIAL ! J'ai été très connu jadis.
    Mais attention : ici, c'est du saignant.
    Mon coeur bat toujours, je suis bien vivant.
    À Rome, on me louait déjà plus encor
    Qu'on ne faisait pour des écrivains morts.

    Christian Prigent s'est pris d'intérêt et d'affection pour Martial, ce poète espagnol, venu chercher fortune à Rome aux premiers temps de notre ère. Son insolence, sa verve, son obscénité l'ont littéralement ravi. D'où la traduction de ces 650 épigrammes tirés de l'oeuvre (par ailleurs intégralement publiée par Les Belles Lettres). En document joint la préface-postface de Christian Prigent.

  • D. Tsepeneag ne se cache plus derrière Ed Pastenague. Ce nom s'était glissé sous sa plume au moment où le blanc de la feuille lui devenait insupportable et que, pour le noircir, il jouait avec son propre nom en le faisant culbuter dans tous les sens. Une fois né ainsi, comment empêcher le jeune Pastenague de succomber à la tentation littéraire.
    Mais regarder par la fenêtre, devant sa machine
    à écrire, décrire les pigeons qui volent, la maison d'en face, et Madame Maryse qui passe sous sa marquise à cinq heures, tout cela ne suffit pas à faire un roman. Il appelle à la rescousse ses amis du lycée d'Agen, les trois Ed : Edmond le Nègre, Edgar le Jaune, Édouard le Rouge. Échange de lettres, de questions, de coups de téléphone, de critiques, de rencontres, d'injures : l'atelier
    d'écriture est à l'oeuvre. À travers une succession de scènes désopilantes d'invention et d'humour se dessine la saga multiraciale de plusieurs familles : vietnamienne, martiniquaise, arabe, anglaise et même française... Après avoir servi de pseudonyme, Pastenague est devenu personnage et on peut le retrouver dans tous les romans de D. Tsepeneag qui ont suivi Pigeon vole. C'est peut-être mieux d'être personnage que l'auteur d'un seul et unique livre, un nom oublié en haut de la couverture...

  • Les pleurs

    Marc Cholodenko

    « Je voudrais être Rimbaud et je voudrais ne l'être pas. Pourquoi avoir écrit si peu et ensuite tant, et bêtement souffert ? Est-il possible d'écrire comme lui et de ne pas souffrir comme lui ? Je ne crois pas être la seule à m'être posée la question parce que je ne suis pas la seule non plus à vouloir le peu qu'il a donné et refuser tout
    ce qu'il a perdu. »
    Ainsi écrit Andréa Bajarsky, si jeune, si belle, si douée. Et qui pourtant, tout au long de ces pages, celles de son journal, comme celles qui retranscrivent les sentiments de ses proches, va peu à peu sombrer dans la folie - trop d'intelligence ? trop de sensibilité ? trop d'orgueil ?

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