Olivier (L')

  • Prix Les Inrockuptibles Roman étranger 2020

    C'est l'été 1938 en Europe centrale. Et comme chaque année ils sont là, sur la rive, en villégiature.
    Il y a Rosa Klein, qui lit dans les lignes de la main. Mais peut-on se fier à ses prédictions ? Et Karl Koenig, l'écrivain. Pourquoi fréquente-t-il les autres vacanciers au lieu de consacrer toute son énergie au roman qu'il est en train d'écrire ? Qui sont vraiment " l'homme à la jambe coupée " et la jeune femme amoureuse que tous les Juifs appellent par l'initiale de son prénom ? Et le père et la mère d'Erwin, l'enfant si sensible à l'anxiété de ceux qui l'entourent ?
    Dans ce roman magistral publié quelques années avant sa mort, Aharon Appelfeld tisse les questions intimes, littéraires et métaphysiques qui l'ont accompagné toute sa vie. Sous sa plume, ces dernières vacances avant la guerre sont le moment où l'humanité se dévoile dans ses nuances les plus infimes, à l'approche de la catastrophe que tous redoutent sans parvenir à l'envisager.
    Traduit de l'hébreu par Valérie Zenatti.

  • Francie a huit ans quand la dépression de sa mère, Elaine, vient bouleverser à jamais son existence. Recueillie par son oncle et sa tante, Francie grandit entourée d'affection auprès de sa cousine Vicky. Malgré tout, elle vit une jeunesse singulière, détachée du réel, habitée par la peur de la folie. Mère et fille tracent dès lors leur chemin : l'une survit, l'autre se construit en s'efforçant de « ralentir le monde » et de sonder ses souvenirs d'enfance.

    Mais comme toujours dans les romans d'Aimee Bender, la fantaisie règne : un insecte décorant un abat-jour prend vie puis s'échappe, une fleur brodée sur un rideau tombe au sol, bien palpable... L'imaginaire devient le lieu le plus propice à la découverte de vérités profondes.

    Un papillon, un scarabée, une rose est avant tout le récit d'une transformation : du chaos au pardon, de l'incompréhension à la résilience.

    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Céline Leroy

  • « Vous pouvez continuer d'espérer que la catastrophe est évitable, et éprouver toujours plus de frustration et de colère face à l'inaction du monde. Ou vous pouvez accepter que le désastre est pour demain, et commencer à reconsidérer ce que cela veut dire d'espérer. »

    Romancier célébré, Jonathan Franzen est également un brillant essayiste et le prouve dans ce recueil composé de textes écrits entre 2001 et 2019. À travers des récits personnels et des réflexions plus vastes sur l'Amérique, le réchauffement climatique, la littérature ou les nouvelles technologies, Franzen nous pousse à interroger notre rôle dans la marche du monde.

    Aujourd'hui, ses mots résonnent d'un écho particulier. Comment réagir face à l'inéluctable ? Jonathan Franzen décrit la lutte qui se joue en chacun de nous entre l'optimisme béat, le déni et le pessimisme, proposant une voie médiane : celle du pragmatisme combatif.

    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Olivier Deparis.

  • « Peu de romanciers ont comme Roberto Bolaño,avec un sens formidablement élégant de la dérision et de l'absurde, réveillé le tonnerre littéraire. »

    Philippe Lançon, Libération


    OEuvres complètes III

    La Piste de glace

    Le Troisième Reich

    Intempéries

    Traduit de l'espagnol (Chili)
    par Robert Amutio et Jean-Marie Saint-Lu.

  • « Une écriture écorchée, onirique, familière, crue, désenchantée, follement mouvante. » Marine Landrot, Télérama

    OEuvres complètes II

    Monsieur Pain

    Conseils d'un disciple de Morrison à un fanatique de Joyce

    L'Esprit de la science-fiction (inédit)

    La Littérature nazie en Amérique

    Des putains meurtrières

    Les Déboires du vrai policier (inédit)

    Traduit de l'espagnol (Chili) par Robert Amutio et Jean-Marie Saint-Lu.

  • Après Disent-ils (2016) et Transit (2018), acclamés par la critique, Rachel Cusk conclut son ambitieuse trilogie.

    Dans ce troisième volet, nous retrouvons le personnage de Faye, romancière britannique, divorcée et mère de deux enfants. Elle passe quelques jours en Europe pour participer à un festival littéraire et promouvoir son travail. De cette ville où a lieu l'événement, nous ne saurons rien ou presque, tant l'essentiel est ailleurs dans le projet romanesque de Rachel Cusk.

    Faye est le point névralgique du roman, la chambre d'échos, recueillant la parole des hommes et des femmes qu'elle croise sans en dévoiler beaucoup sur elle-même. Cette observatrice singulière regarde le monde avec une précision tranchante. D'un livre à l'autre se dessine un autoportrait en filigrane de l'auteur. Tout l'art de Cusk est d'interroger notre rapport au réel à travers des scènes de la vie quotidienne, des rencontres, des conversations. Le lecteur tisse alors avec Faye une relation fascinante, oscillant entre intimité et distance.

  • Normal people Nouv.

    Connell et Marianne ont grandi dans la même ville d'Irlande. Il est le garçon en vue du lycée, elle est la solitaire un peu maladroite. Pourtant, l'étincelle se produit : le fils de la femme de ménage et l'intello hautaine connaissent ensemble leur premier amour.

    Un an plus tard, alors que Marianne s'épanouit au Trinity College de Dublin, Connell s'acclimate mal à la vie universitaire.

    Un jour, tout est léger, irrésistible ; le lendemain, le drame pointe et les sentiments vacillent.

    Entre eux, le jeu vient tout juste de commencer.

    Sally Rooney réussit le tour de force de donner une dimension unique et universelle à cette histoire. Porté par des dialogues saisissants de justesse, Normal People est un roman magistral sur la jeunesse, l'amitié, le sexe, sur les errances affectives et intellectuelles d'une génération qui n'a plus le droit de rêver, mais qui s'entête à espérer.

    Traduit de l'anglais (Irlande) par Stéphane Roques.

  • Lors d'un été caniculaire marqué par une invasion de mouches, une adolescente connaît ses premiers émois auprès d'un ouvrier australien engagé par son père.

    Une enseignante explore les vicissitudes des rencontres amoureuses en ligne alors que la fin du monde approche.

    Un ancien mannequin revient dans sa ville natale pour travailler dans un lieu qui n'a de station-service que le nom...

    Les huit nouvelles de Dans la joie et la bonne humeur déroutent et interrogent. Si les femmes qu'elles mettent en scène sont souvent cantonnées à des rôles trop étriqués pour elles, elles ne sont pourtant jamais dupes.

  • Traduit de l'anglais (États-Unis) par Marc Amfreville.
    Nous sommes en 1937, et tout va mal pour Francis Scott Fitzgerald. Il est ruiné, miné par l'alcool, en panne d'inspiration, et Zelda, l'amour de sa vie, est internée dans un asile. Elle est loin l'époque où leur couple défrayait la chronique. L'Âge du Jazz est terminé, avec ses fêtes, son glamour, ses extravagances. Répondant à une proposition de la Metro Goldwyn Mayer, Fitzgerald joue sa dernière carte et débarque à Hollywood comme scénariste. Ses collègues se nomment Dorothy Parker, Ernest Hemingway, Humphrey Bogart. Dans une soirée, il croise la ravissante Sheilah Graham, une journaliste mondaine dont il tombe follement amoureux. Il se remet à écrire, s'efforce de ne plus boire, rend visite à Zelda avec sa fille Scottie.
    Mais comment continuer à vivre quand le monde semble s'effriter autour de soi ? " Toute vie est un processus de démolition ", avait-il écrit dans La Fêlure (1936). Quelques années plus tard, cette phrase sonne comme un avertissement du destin.
    Avec grâce et subtilité, Stewart O'Nan trace le portrait romanesque du plus attachant – parce que le plus fragile – des écrivains de la " Génération perdue " inventée jadis par Gertrude Stein.

  • Henri est l'aide-cuisinier de Napoléon Bonaparte, chargé de préparer son met préféré : les volailles, que l'empereur dévore. Il devient ensuite soldat, et vit la guerre de l'intérieur. Mais lorsque les troupes françaises s'acheminent péniblement vers la Russie, son adoration pour Napoléon s'effrite.Pendant ce temps, à Venise, Villanelle, fille d'un batelier, mène une vie bien mystérieuse. Elle se travestit en homme, travaille au Casino et connaît une histoire d'amour secrète qui tourne au drame quand elle perd littéralement son coeur - son amante le lui a volé.Les chemins de Villanelle et Henri se croisent à Moscou : c'est là-bas qu'elle a fui l'Italie, et qu'il a déserté son régiment. Entre eux se nouent les fils de la passion, et les deux jeunes gens n'ont désormais qu'un seul but : retrouver le coeur de la jeune femme, pour enfin devenir amants.

  • Traduit de l'anglais (Australie) par Carine Chichereau.« Ruth s'est réveillée à quatre heures du matin et son cerveau endormi lui a murmuré : "Tigre". »Ruth Fields, 75 ans, vit seule avec ses chats dans une maison isolée de la côte australienne. Sa santé

  • Traduit de l'anglais (États-Unis) par Marc Amfreville. En 1931, à Park Ridge (Illinois), un certain Cornelius O. Pierson assassina une jeune veuve, Asta Eicher, et ses trois enfants. En enquêtant sur leur disparition, la police découvrit que Pierson n'était autre que Harry Powers, un serial killer qui recrutait ses victimes par le biais d'annonces matrimoniales. Cette affaire qui bouleversa l'Amérique inspira à Charles Laughton son admirable film, La Nuit du chasseur. Tous les vivants est le « roman vrai » de cette histoire. Jayne Anne Phillips reconstitue avec minutie le déroulement de la tragédie, la traque du meurtrier et son arrestation. Mais c'est d'abord son extraordinaire imagination romanesque qui frappe à la lecture de ce livre. La voix de la petite Annabel, assassinée par Powers, se mêle à celle des vivants, qu'ils soient réels ou inventés de toutes pièces, comme Emily Thornhill, la journaliste qui mène les investigations. Porté par un souffle puissant, Tous les vivants explore un territoire où se mêlent le réel et le surnaturel, l'innocence et la perversité, la beauté et l'horreur. C'est aussi une radiographie de l'Amérique profonde des années 30, de ses peurs et de ses espoirs, au lendemain de la « Grande Dépression » qui l'a dévastée.

  • Traduit de l'anglais (États-Unis) par Hélène PapotNew York, Greenwich Village, 1985. Greta Wells, une photographe, est atteinte de dépression : son frère jumeau Felix est mort du sida, et son petit ami Nathan vient de la quitter. Elle entreprend un traitement par électrochocs.Le lendemain matin Greta découvre qu'elle a changé d'époque - nous sommes maintenant en 1918. Felix est bien vivant, il est fiancé à la fille d'un sénateur et a une liaison secrète avec son avocat, Alan.Mais la voilà à nouveau projetée dans le temps - en 1941, cette fois. Greta a épousé Nathan, avec qui elle a fondé une famille. Elle fréquente aussi Léo, un homme plus jeune qu'elle.ces vertigineux allers-retours sont bien plus que des changements d'époque : ce sont des mondes différents que doit affronter Greta, des vies alternatives parmi lesquelles il lui faudra, si elle en est capable, choisir celle qui lui convient. Dans le dédale du temps, une femme cherche son chemin...Après le succès international de L'Histoire d'un mariage, Andrew Sean Greer nous captive à nouveau avec ce roman magique et précis comme une montre suisse.

  • « Un regard fugitif à sa montre, puis il a allumé une cigarette. La fumée sest élevée dans une suite de ronds. Ce fut le début de notre relation. Une odeur âcre à mes narines. Le vent soufflait la fumée dans ma direction. Avant même que nous ayons échangé nos noms, cest ce vent qui nous fit faire connaissance. »Dans un parc, quelque part au Japon, Taguchi Hiro et Ohara tetsu se sont assis sur un banc. Le plus jeune vient de sortir de la chambre où il vit cloîtré depuis deux ans. L'homme à la cravate a été licencié, mais il est incapable de l'avouer à sa femme.L'ermite moderne et l'employé modèle se regardent en silence, sapprivoisent, se racontent. La disparition dun ami poète fauché par une voiture, le suicide dune camarade de classe, la vie professionnelle brisée, lamour dune épouse, les rêves et les renoncements. Bribe par bribe, ils se livrent lun à lautre.

  • Traduit de l'anglais (États-Unis) par Antoine Cazé« Citoyens, rassemblez-vous devant vos haut-parleurs! Dans votre cuisine, votre bureau, votre atelier, partout où vous pouvez nous entendre, montez le son, et écoutez l'histoire de la plus grande nation du monde, la République populaire démocratique de Corée ! »Jun Do grandit bercé par la voix de la propagande nord-coréenne. Devenu soldat, il exécute sans ciller les ordres criminels du terrible leader Kim Jong-il. On le fête comme un héros. Mais sous les cieux du « royaume ermite », la disgrâce est aussi terrible qu'imprévisible : Jun Do est torturé et doit changer d'identité. Hanté par son passé, mais porté par sa rencontre avec l'actrice Sun Moon, il décide alors de réaliser son rêve.Épopée littéraire aux accents orwelliens, La Vie volée de Jun Do nous immerge au coeur d'une nation bien réelle jusqu'alors cachée de tous, terre de violence et de corruption. Adam Johnson, parti enquêter dans ce « pays interdit », nous en restitue les échos dans ce roman époustouflant qui lui a valu le prix Pulitzer en 2013.

  • Traduit de l'anglais (États-Unis) par Madeleine Nasalik.« Ici je deviens musique, ici je suis jamais allé chez les flics à cause de bobards, ici j'ai une mère et c'est pas une pute crevée du sida. Ici c'est le rythme de ma vie. »Abdul Jamal Jones est le fils de Precious, l'héroïne de Push dont l'histoire nous avait bouleversés. Abdul a 9 ans, et sa mère vient de mourir. Recueilli dans un foyer pour orphelins à Harlem, il grandit dans un monde rendu toxique par la perversité des adultes. Sans repères, contaminé peu à peu par la violence qui l'entoure, Abdul est mal parti. Mais lorsqu'il découvre la danse, tout est transformé :il vient peut-être de trouver là le moyen de sauver sa peau - et son âme.

  • Traduit de l'anglais (États-Unis) par Anouk Neuhof et Stéphane Roques.Nous sommes à St Clerans, dans le comté de Galway, en Irlande. Une petite fille attend son père pour fêter Noël. Lui, c'est John Huston : un aventurier, un grand cinéaste, un géant. Elle, c'est Anjelica. Elle n'a que six ans mais elle sait déjà que cet homme la marquera à jamais. Cinquante ans plus tard, Anjelica Huston est devenue une star. Elle nous livre le récit de sa vie dans ces Mémoires à la fraîcheur romanesque.Après une enfance magique dans le manoir de ses parents et une adolescence en plein coeur du « swinging London », Anjelica part pour New York. À 18 ans, elle est mannequin pour Vogue. Mais le cinéma la rattrape, et Stephen Frears, Francis Ford Coppola, Woody Allen, Wes Anderson vont lui offrir des rôles qui la conduiront au sommet d'Hollywood. C'est là qu'elle rencontre Jack Nicholson, avec qui elle va former un couple de légende.Dans Suivez mon regard, Anjelica Huston revient sans détour sur ses amours et sa carrière. Derrière la star, on découvre une femme émouvante, non conformiste, douée d'un vrai sens de l'observation. Illustré de nombreuses photos personnelles, cet autoportrait sensible est une peinture passionnante du nouvel Hollywood... et de ses coulisses

  • Traduit du russe par Bernard Kreise« Olia, puis-je vous demander un service ? Et seulement à vous.- Ça dépend duquel.Bourmistrov agrippa la table, comme s'il s'apprêtait à l'arracher du sol.- Pouvez-vous manger pour moi ? Ici. Maintenant.- Comment ça, pour vous ?- Je veux dire, en sorte que je puisse vous regarder. Simplement vous regarder. »Ensuite, Bourmistrov propose à Olia de réitérer ce rituel - la regarder manger - chaque premier lundi du mois, contre une forte rétribution. Leurs rencontres ont lieu dans un appartement ordinaire, typiquement soviétique, puis dans un appartement luxueux. La nourriture se modifie, devient de plus en plus moulinée, indiscernable. Jusqu'au jour où le moindre aliment évoque à Olia une masse morte et effrayante, tandis que Bourmistrov s'entoure d'acolytes de plus en plus violents.Vladimir Sorokine met magnifiquement en scène cette confrontation cruelle et perverse.

  • 1938. Ira Stigman, le double fictionnel d'Henry Roth, est en plein tourment : il peine à écrire son second roman et vient de rencontrer la nouvelle femme de sa vie, Muriel Parker, une américaine « typique », à l'opposé de ses modestes origines d'immigré juif. Fuyant la colère de son ex-compagne Edith, qui l'entretient depuis des années, Ira part avec un ami communiste à Los Angeles. Puis, fou amoureux, il décide de rejoindre Muriel à New York. Il se lance alors dans une traversée épique des États-Unis, en stop et en train, croisant sur son chemin hobos violents et paysans antisémites. Arrivé à Manhattan, Ira affrontera-t-il enfin sa vie et ses choix, pour devenir un américain, un vrai ?Magnifique roman d'amour autobiographique, ce dernier tome d' A la merci d'un courant violent nous offre aussi deux fascinants portraits : celui d'Ira qui voit l'immigré qu'il était, le « yidele élevé au milieu des taudis de Harlem», se transformer en bourgeois, et celui d'un peuple entier subissant une crise sans précédent. Henry Roth recrée brillamment la vie intellectuelle du New York des années 1930, et dépeint également une autre Amérique, qu'il affectionne tout autant, sombrant dans la Grande Dépression et la désillusion politique.

  • Will Nouv.

    Will marche dans Clapham Road. Il doit absolument se procurer sa dose quotidienne d'héroïne avant d'aller travailler. Et il n'a que 57 pence en poche. Nous sommes à Londres, le 6 mai 1986.

    Ainsi commence cet extraordinaire récit autobiographique, qui relate cinq moments clés de la vie de son auteur. Car Will, c'est Will Self, éternel enfant terrible d'une littérature britannique qu'il ne cesse de perturber depuis son premier roman, Vice-Versa, jusqu'à sa trilogie « moderniste », Parapluie, Requin, Phone.

    Qu'est-ce qui pousse cet écrivain, l'un des plus doués de sa génération, à revisiter sa jeunesse ? La nostalgie ? Certainement pas. La honte d'avoir été un junky ? C'est peu probable. À l'instar de Joyce écrivant l'admirable Portrait de l'artiste en jeune homme, Will Self revient à la source même de son oeuvre : la crise existentielle d'où jailliront plus tard des romans pleins d'une énergie sauvage.

    Brillant, comique, émouvant, ce livre est un feu d'artifice littéraire unique en son genre.

    Traduit de l'anglais par Françis Kerline.

  • Traduit de l'espagnol (Mexique) par Claude Fell1945. Au find fond du Mexique, Demetrio Sordo est à mille lieues de se soucier de la guerre qui fait rage. Dans un bordel qu'il fréquente assidûment, il est comme ensorcelé par Mireya, une prostituée. Mais le jeune homme a l'âge de se marier, et lorsqu'il rencontre une fille de bonne famille, Renata, il sait qu'il est temps pour lui de se ranger. Cependant, tandis qu'il courtise Renata dans les règles de l'art, il ne peut résister aux plaisirs de la chair.Admiré par Roberto Bolaño pour sa prose jaillissante et inspirée, Daniel Sada est considéré comme l'un des plus grands auteurs sud-américains. Dans Presque jamais, il s'empare du désir dévorant qui anime son héros, confronté à la pudibonderie et à l'hypocrisie du monde.

  • Traduit de l'anglais (États-Unis) par Olivier DeparisAmi intime de David Foster Wallace et de Jonathan Franzen, adulé par une génération d'écrivains (Lorrie Moore, Junot Diaz, etc.) à qui il a enseigné la fiction à l'université de Syracuse, George Saunders est encore largement inconnu en France. Dix décembre devrait contribuer à corriger cette anomalie.Un homme-cobaye prisonnier d'un laboratoire, un lycéen rêveur, un manager, un employé d'un parc d'attractions et quelques femmes au bord de la crise de nerfs, tels sont les (anti-)héros de ce livre dans lequel l'absurde règne en maître. Car le monde est absurde, nous dit George Saunders. Pour lui, l'écrivain, tel le canari dans la mine célébré jadis par Kurt Vonnegut, est celui qui avertit ses semblables que le coup de grisou est imminent.C'est pourquoi il est plus que jamais urgent de le lire.

  • Traduit de l'anglais par Matthieu Dumont et Arthur Lochmann.Le dérèglement climatique met en péril la survie de l'humanité et pousse les hommes à coloniser d'autres mondes.Laissant à regret derrière lui la femme de sa vie, un jeune pasteur, Peter Leigh, s'embarque pour un voyage au long cours. Sa destination : la planète Oasis. Muni du Livre des Choses Étranges et Nouvelles - ainsi que les habitants d'Oasis nomment la Bible -, Peter se consacre à la tâche d'évangélisation qui lui a été confiée par l'organisation qui l'a recruté. Mais plusieurs questions ne cessent de le troubler : qu'est-il vraiment arrivé à son prédécesseur, disparu dans d'étranges circonstances ? Jusqu'où son immersion dans une culture radicalement différente le mènera-t-elle ? La vie sur la Terre est-elle vouée à disparaître à jamais ? Puisant dans l'univers de la science-fiction comme il l'a fait précédemment dans le roman victorien, Michel Faber porte sur la civilisation moderne un jugement sans appel. Entre les lignes, on devine un roman plus intime. Il nous y livre son secret : celui d'un amour devenu impossible.

  • Traduit de l'anglais (Etats-unis) par France Camus-PichonHouston, Texas. La famille Harding est en crise. Les parents Elson et Cadence viennent de se séparer, et leur fils Richard, récemment diplômé, attiré par la poésie et les garçons, est en plein doute existentiel. C'est alors que Chloe, la plus jeune fille, est exclue de la fac et disparait mystérieusement. Autour de cette nouvelle inquiétante, les membres de la famille, enfermés dans leurs histoires personnelles, vont tenter de s'unir pour la retrouver. Entre les jours évoque les trajectoires intimes et les fêlures de chacun. A la manière de Stewart O'Nan, Andrew Porter décrit admirablement toutes les nuances de cette tragédie familiale.

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