Mercure de France (réédition numérique FeniXX)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Le roman le plus célèbre de Zola, Germinal, a fait couler beaucoup d'encre. Dans une édition populaire, il a récolté des dizaines de milliers de lecteurs et au cinéma une grande masse de spectateurs. Voici pourtant une nouvelle méthode pour comprendre ce chant de la misère humaine, elle s'appuie sur des faits, sur des chiffres, sur des lois, c'est en quelque sorte une reconstitution de la vie ouvrière - et surtout de la vie minière - sous le second Empire. Chez Zola, les scènes sont exactes, précises, réalistes, mais le lecteur ne sait pas toujours sur quels éléments elles reposent. Dans Anatomie d'un chef-d'oeuvre, on trouvera le canevas du roman chapitre par chapitre (car on ne se rappelle pas toujours l'imbroglio) et l'explication des principaux thèmes qui y sont traités : salaires, prix de la vie, faits de grève, attitude du patronat, maladies des mineurs, enfin, travail de l'enfant dans les mines. Grâce à cette dissection d'un nouveau genre, on saisira à quel moment Zola quitte le réel pour se laisser emporter par l'imaginaire, ce qui est en quelque sorte le propre du naturalisme. On sait qu'Henriette Psichari s'est toujours passionnée pour les questions sociales. Ici, la recherche littéraire s'ajoute à l'intérêt qu'elle porte à la peine des hommes. Bien que s'appuyant sur des faits historiques et sur des textes de lois, on lira avec émotion dans ce livre l'évocation de la vie difficile des gens du Nord à un moment où ce rappel du passé coïncide avec l'intérêt que le public porte au rude et dangereux travail des mineurs.

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  • "... Nous nous demandons si nous avons réellement vécu quelque part avant notre arrivée ici. Mais il se peut que nous n'ayons jamais eu ni feu ni lieu et que nous soyons condamnés pour le restant de nos jours à errer à travers monts et plaines, sans repos ni espoir d'arriver. Pourtant notre situation présente semblerait indiquer que notre errance a pris fin puisque nous sommes pourvus d'un toit, installés bien au chaud dans nos lits, à nous fabriquer des histoires, à nous inventer peut-être notre propre histoire, rien ne nous étant advenu, que notre apparition dans ce coin-de désert d'où nous n'avons jamais bougé. Et, s'il en est ainsi, ce ne serait pas encore un trop mauvais sort, car nous aurions pu être de ceux qui n'ont pas connu la chance d'être au monde, qui sont légion gémissante, au fond des nuits, à moins que ce ne soit les âmes des trépassés qui appellent de la sorte et s'exaspèrent du silence des vivants. Ou peut-être que nous ne sommes ni ceux-ci, ni ceux-là, faux morts et vivants incertains, comment savoir, ou les derniers représentants de l'engeance humaine..."

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  • « Il tente de ne pas perdre de vue le manguier devant la porte... C'est une mer de regards de femmes maintenant qui l'emporte, trois yeux par visage, avec de longs cils et des pleurs retenus... Dans un bois maigre les traces d'une troupe d'hommes en fuite, et par l'entrebâillement d'une porte, des hommes en casquette au regard blanc... En même temps c'est un châle noir de vielle grand-mère sur la chaise d'une chambre propre... « Papa ! C'est prêt ! Viens manger ! »... Par une de ces ruses mentales dont il a le secret, il se provoque la vision d'une haute cascade de montagne, riche dense et glacée, manifestation puissante d'un éternel cycle de vie, qui se concrétise aussitôt par l'apparition de la Nouvelle Compagne à laquelle il se voit lié par la bouche, les soupirs, les cris, si bien que sans qu'il sache clairement comment elle est là il la décolle méthodiquement de ses vêtements enflammés... « Qu'est-ce que c'est ? » demande-t-il... « Rien, répond-elle, un petit nègre de Gueule-Baie qui a volé une douzaine de voitures et tué quatre ou cinq gendarmes »... « Il a bien fait ! »... « Oui, dit-elle. Alors on l'a arrêté à Sainte-Thérèse, et les gens ont pris parti pour lui ! Maintenant il y a toute une émeute ! »

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  • Une accélération : en pleine vitesse, il atteignit le centre de l'octogone qui limitait sa course, son pied frappa la pierre, le corps se tordit et projeta la flèche, avec un détachement qui troubla l'assistance. Aussitôt, le javelot s'engagea dans une trajectoire incompréhensible. Loin de tracer une parabole, il se dressa à la verticale - il grimpait au zénith, animé d'une singulière autonomie ! L'affront qu'il infligeait aux dieux parut sans précédent, et une foule hurlante de linges blancs, s'agita comme si un tourbillon d'écumes avait noyé la plage. Un silence invincible s'imposa pourtant ; tous les hommes, de tous les autres jeux, se figèrent dans l'éblouissement de la lance, minuscule pupille crevant l'oeil transparent du globe céleste. Scandale au coeur du scandale, le soleil se trouvait en équilibre au milieu de son orbe. Il est midi.

  • Frank Brazier, agent secret français, apprend un jour que le service dont il dépend est dissous. Que faire désormais ? Sur la recommandation de son ancien chef, il est engagé par une agence de détectives privés, spécialisée dans les affaires sentimentales. Or, à l'occasion d'une banale filature, Brazier voit se multiplier les meurtres dans un quartier de Paris livré à feu et à sang - tout cela à cause d'une simple petite rondelle de métal... Roman criminel, roman d'espionnage, de science-fiction et d'horreur, La rondelle nous offre tous les polars possibles en un seul !

  • Charles Davoud a quarante-cinq ans. C'est un homme qui a réussi. Ce riche industriel est passionnément amoureux de sa très jeune épouse. Il est heureux. Pourtant le cours entier de son existence va brusquement changer. Que va-t-il découvrir qui le fera succomber aux pires excès d'une jalousie féroce, désespérée ? Comment devient-on un faiseur de morts ? Avec son premier roman policier, Guy des Cars a su se placer d'emblée au niveau des maîtres du genre. Le faiseur de morts est un suspense haletant dont les rebondissements ne laissent aucun répit, jusqu'à la dernière page. C'est aussi un livre de Guy des Cars, où celui-ci se montre, comme toujours, un grand analyste des coeurs et un merveilleux conteur.

  • Il y a quelques mois, des étudiants en médecine occupaient certains péages de l'autoroute du Sud. L'ambiance était chaude. Une femme qui patientait dans la file des voitures s'est jointe à cette manifestation. Un jeune homme s'est approché : "Vous lui reprochez quoi, à la médecine ?" Il était aussi beau que Pierre, son fils qui reposait à cinq cents mètres de là, dans le cimetière ombragé. La mère n'a rien répondu. Aurait-il compris ? Pierre, c'était son garçon, superbe, intelligent, heureux de vivre. A l'époque de la puberté, tout bascule peu à peu. Et c'est la chute lente, irréversible qui dure des années. On le dit pyromane, et on l'envoie en prison. Est-il schizophrène ? C'est alors la valse des hôpitaux psychiatriques qui ne feront qu'aggraver sa véritable maladie. Gâteux ?... Ce sera la mise au rebut à l'étage des grands. malades mentaux d'où il ne sortira plus. Personne n'a décelé le cancer du cerveau. Pierre est mort d'une erreur de diagnostic.

  • La guerre atomique ? Tout un chacun espère qu'elle n'aura pas lieu. Donc évite d'y croire. Donc évite de prévoir la conduite à tenir, si elle a lieu. On peut se protéger d'une attaque atomique. Pas seulement par de gros abris enterrés en béton, qui ne sont indispensables qu'aux abords mêmes de l'explosion. Le problème, pour l'immense majorité des Européens, c'est le danger que présentent les retombées radioactives. Contre ce danger-là, une protection est possible, en échange d'un minimum d'investissement et d'effort. Pour la première fois dans le monde, ce livre expose les moyens de survivre à une attaque atomique ; il le fait d'une manière simple, claire, objective, avec le souci méticuleux du moindre détail pratique. Le docteur Bernard Séguy est président de l'association « La Protection civile française ». John Kingsford, ancien commandant d'un groupe blindé britannique, s'est spécialisé dans l'étude de la stratégie nucléaire.

  • Une famille, c'est quelquefois une prison. Mais ici, qui donc est prisonnier, sinon d'abord Alby, pour s'être sentie dépossédée d'elle-même par le mariage et la maternité ? Dans cette famille désagrégée dès l'origine, où le père est presque absent, où la mère refuse d'être mère, deux enfants, livrés à eux-mêmes, vivent au coeur d'un étrange abandon. Leur mère trouve son refuge dans le vouvoiement qui marque les distances à l'égard de tous les siens, dans le ressentiment silencieux (ou même explicite), dans l'amour des chats. Et Régis et Agathe auront beau s'efforcer d'y échapper, ils reproduiront dans leur propre destin le destin de leurs parents. Les vraies prisons sont celles que les enfants mal aimés bâtissent dans leur coeur, et tout le drame vient de cette privation d'enfance, que rien ne rachète. La frustration se tourne en révolte, la mauvaise conscience en agressivité et les amours d'Agathe ne seront que prétexte à se défaire d'Alby ; sans l'avoir cherché, elle se venge de sa mère en devenant comme elle... Le plus saisissant de ce livre est la fureur d'un être pris au piège, son désespoir, son aveuglement, sa douleur.

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  • Issu d'une famille d'instituteurs dans la tradition socialiste, le jeune Mariano Constante a dix-huit ans lorsque éclate la guerre d'Espagne. Traqué par les franquistes, il rejoint les lignes républicaines à travers la montagne. Sabotages, attaques, coups de main, missions périlleuses, rien ne sera épargné au jeune soldat. Mais la défaite de son armée ne signifiera pas la fin des années rouges. La deuxième guerre mondiale éclate. Mariano Constante combat aux côtés des Français. La drôle de guerre. La débâcle. Mariano Constante est fait prisonnier, envoyé à Mauthausen. Dans le camp de la mort, Constante et ses camarades espagnols poursuivent la lutte contre le fascisme. 1944. La libération. Américains et Russes ne veulent pas s'occuper de ces républicains encombrants. Enfin, en 1945, c'est le retour en France, l'espoir de regagner un jour l'Espagne... Récit écrit à partir de notes prises au cours des combats et des épreuves, ce document révèle ce que fut le combat des républicains espagnols en Catalogne, en France et dans les camps de concentration. Réquisitoire, bien sûr, mais surtout prodigieux roman picaresque ; reportage vrai, de Barcelone à Mauthausen.

  • Le présent livre est le résultat d'une pratique et d'une réflexion. La pratique est celle de quatre instituteurs, d'un psychiatre et d'une assistante sociale qui pendant deux ans ont confronté leurs expériences pédagogiques. La réflexion est le résultat de cet échange, conçu selon un parti pris d'élaboration collective. A l'école, à l'hôpital, auprès des enfants inadaptés mais aussi dans la vie quotidienne, les auteurs dressent ici un tableau de ce que nous appelons éducation, tableau concret, riche d'anecdotes, florilège de nos erreurs et de notre incapacité à saisir l'enfance et à respecter son autonomie. L'éducation traditionnelle tend à agir sur l'enfant au lieu de le faire agir et à parler à sa place au lieu de lui laisser la parole. Dans une deuxième partie, les auteurs examinent, au contraire, ce que pourrait être une véritable éducation. Comment l'enfant peut-il s'exprimer et vivre sa vie d'enfant ? L'école mixte, l'éducation sexuelle, les rapports de l'enfance et des moyens de communication audio-visuels : il s'agit d'une contribution à une refonte totale de l'éducation, et peut-être de la société.

  • Un éducateur spécialisé dans les problèmes de la jeunesse délinquante, Yves Charrier, et un spécialiste juridique, Jacques Ellul, collaborateur du journal le Monde, ont mis leur expérience et leurs connaissances en commun pour constituer un dossier. Le récit d'une approche d'une bande de délinquants, de ceux qu'on appelle les "blousons noirs", "les voyous", "les drogués", constitue un volet du livre. Journal intime d'un éducateur travaillant dans le sud de la France, c'est la présentation d'une aventure vécue dans ses difficultés quotidiennes. Mais l'ouvrage-document est aussi une réflexion à partir de l'expérience menée sur le terrain. C'est la deuxième partie du livre. Le tout forme un dossier. Comment, en France, s'occupe-t-on des jeunes marginaux ?

  • La possibilité de la sélection volontaire des sexes est devenue maintenant une réalité scientifique avec possibilité de 80 % de succès. Ce qui n'était encore il y a quelques années qu'hypothèses, a été confirmé par une accumulation de travaux et de publications. Bien plus, de récentes découvertes ont ouvert de nouvelles voies à la recherche, notamment dans le domaine de l'immunologie (études sur l'hépatite, la rougeole) et de l'alimentation (études sur l'influence du régime alimentaire). Cet ouvrage, maintenant classique, présente d'une manière simple, claire et pratique, l'ensemble des connaissances sur cette question. L'accent est mis sur les méthodes naturelles et simples qui peuvent être utilisées facilement et sans risque par tous les couples. De plus, il s'agit d'un véritable ouvrage d'éducation et d'information indispensables à tous.

  • En janvier 1981, à Paris, eut lieu un grand procès. On y courait comme à l'Opéra. Une charrette de huit médecins, cela ne s'était encore jamais vu. Les peines prononcées furent jugées particulièrement sévères. Trois mille femmes défilèrent place de la République en scandant : "Pergola, médecins condamnés, ce sont les femmes qui sont visées." Sous un pseudonyme transparent, un de ces huit médecins nous raconte aujourd'hui comment il vécut l'affaire de la Pergola. Son témoignage est triple. C'est d'abord celui d'un gynécologue, acquis de longue date au principe du planning familial. Adepte de la méthode Karman, il fut l'un des premiers à l'appliquer en France après le vote de la loi Veil. Les situations qu'il décrit en détail répondent, par leur diversité, à toutes les questions qu'une femme peut se poser en matière d'avortement. C'est ensuite le récit d'une expérience aussi cruelle qu'inattendue. Trois mois de détention préventive à la centrale "modèle" de Fleury-Mérogis ont permis au docteur Henry Montjoie de se forger une opinion personnelle sur la condition carcérale à la fin du précédent septennat. Enfin, en établissant la collusion entre justice et politique dont furent victimes les médecins de la Pergola, le docteur Montjoie montre combien demeurent fragiles les conquêtes de la liberté.

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