Sciences humaines & sociales

  • Le livre Marie Vassiltchikov, dite « Missie », est une charmante Russe issue d'une famille apparentée à tout le gotha européen. Installée en Allemagne pour fuir la guerre civile, cette jeune femme jusque-là insouciante va voir son existence métamorphosée par la folie du nazisme. Elle travaille pour survivre au ministère des Affaires étrangères allemand et se lie d'amitié avec des opposants qui partagent sa haine du régime et n'ont bientôt qu'un seul but : abattre Hitler.

    Son journal fut publié pour la première fois en 1976, deux ans avant sa mort. Jamais on n'avait décrit ainsi, sur le vif, la vie quotidienne dans un Berlin livré au chaos. Jamais surtout on n'avait évoqué de façon aussi saisissante l'attentat du 20 juillet 1944 contre le Führer, qui fut tout près de réussir mais s'acheva dans un bain de sang.

    L'auteur Née à Saint-Pétersbourg en 1917, la Princesse Marie Vassiltchikov vit à Berlin lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate. Son journal, qui couvre les années 1940-1945, est le témoignage d'une femme libre et indomptable. Elle est décédée le 12 août 1978 à Londres.

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    Elle fut l´une des femmes les plus puissantes de la planète et a été parmi les premières à diriger une démocratie moderne forte d´une culture millénaire. Née en 1917 au coeur du sérail politique indien, fille de Jawaharlal Nehru, Indira Gandhi, ennemie redoutable pour qui voulait se mettre en travers de sa route, a montré autant d´intuition politique que de passion maternelle. Son bilan, contrasté par une corruption galopante et des mesures impopulaires, a considérablement influencé le sous-continent indien. Trente ans après son assassinat par des sikhs en 1984, sa crémation et la dispersion de ses cendres « au-dessus des Himalayas », Indira Gandhi, femme de pouvoir et de mystères, continue à travers sa dynastie à influencer la destinée de cette immense et fascinante nation.
    Guillemette de La Borie est journaliste. Elle a publié une biographie de mère Teresa (Desclée de Brouwer, 2003) et une série de romans historiques aux Presses de la Cité.

  • Le livre Lorsqu´en novembre 1918, la princesse Catherine Sayn-Wittgenstein, âgée de vingt-trois ans, s´enfuit devant les bolcheviks avec sa famille en traversant le Dniestr, elle emporte avec elle en Roumanie trois cahiers: les tomes II à IV de son Journal. Ce document, qui n´a pas pris une ride, s´avère d´une immense valeur. En effet, tout l´univers de l´aristocratie russe, anéanti par la révolution, est restitué ici avec l´authenticité que seul permet un journal. Nous vivons ainsi avec l´auteur, au jour le jour, les faits militaires, et la propagande qui les entoure, la révolution de Février, l´intermède démocratique qui la suit et le coup d´État des bolcheviks. Et cette frêle jeune femme ne se limite pas à nous exposer les faits. Elle exprime aussi ses opinions, parfois naïves, mais souvent étonnamment lucides.

    « L´histoire nous condamnera-t-elle autant qu´elle l´a fait pour les nobles au moment de la Révolution française ? » se demande-t-elle le 31 décembre 1917, et elle ajoute plus loin : « Oui, nous avons tort pour beaucoup de choses. Même nous, notre génération. Mais avons-nous réellement mérité une punition pareille ? » L'auteur Née en 1895 et décédée en 1983, Catherine Sayn-Wittgenstein vécut son enfance en Ukraine. Ce n´est que lorsque Soljenitsyne lança en 1975 un appel aux émigrés russes de la première génération pour qu´ils témoignent que ces cahiers lui revinrent en mémoire.

  • En 1914, l´artilleur Ivan Cassagnau quitte son Sud-Ouest natal pour rejoindre les contreforts des Vosges. Scrupuleusement, il note les détails de la boucherie dans laquelle sont jetés des millions d´hommes. Au début sur un ton détaché, sans y croire vraiment, puis, au fur et à mesure que les morts deviennent plus nombreux que les vivants, avec une froideur qui constitue sa seule défense. C´est une guerre d´un autre âge, où l´infanterie et l´artillerie occupent la place maintenant dévolue à l´aviation et à l´électronique. Mais on y retrouve les avilissements d´hier et d´aujourd´hui : la dépendance vis-à-vis des besoins physiologiques les plus simples, la négation des valeurs sociales et de la vie humaine, la place de la propagande enfin.
    Établi à partir de « Mémoires » authentiques, ce journal de guerre d´un artilleur s´arrête à Verdun, où fut blessé l´auteur du manuscrit. Il est un témoignage quotidien, factuel, de l´intérieur, de ce que fut la réalité de ces mois passés à se battre, à attendre, à tenter de survivre.
    Ivan Cassagnau et son frère jumeau, Marcel, sont nés à Sainte-Radegonde dans le Gers le 11 novembre 1890. Élevé par son grand-père, instituteur, Ivan reçoit une solide éducation classique et obtient le baccalauréat en 1907 avant de s´engager à dix-neuf ans dans l´artillerie par amour des chevaux. La guerre le trouve au grade d´adjudant-chef alors qu´il vient de se marier, en mai 1914. Son épouse décédera en couches à l´été 1917, lui laissant un fils, Jules. D´abord chef de la 30e batterie de renforcement du 57e régiment d´artillerie de campagne de Mirepoix, dans l´Ariège, Ivan est en Alsace le 17 août 1914 et participe à la campagne des Vosges en août-septembre 1914, puis est envoyé dans la Meuse. Il participe à la longue bataille de Verdun, où il est blessé. Viennent ensuite l´armée d´Orient en 1917-1918 et le retour en Champagne en avril 1918. Sa participation à la Première Guerre mondiale trouvera ses prolongements sur les théâtres extérieurs (Orient, Roumanie, Bulgarie, Palestine, Égypte) jusqu´à Noël 1920. Ivan Cassagnau continuera sa carrière militaire après s´être installé dans les Vosges, où il épousera sa seconde femme, Marie Ferry. En 1924, il quitte l´armée et devient employé de banque puis de papeterie. Décédé à Raon-l´Étape le 22 février 1966, il est enterré à Saint-Jau, un hameau de son village natal.

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