Littérature traduite

  • Moby Dick, c´est la monstrueuse baleine blanche, l´incarnation du Mal, cette figure de l´obsession et du double qui, des profondeurs glacées, accompagne le capitaine Achab habitué en surface aux combats titanesques des océans. Moby Dick est ce chef-d´oeuvre total que tout le monde peut lire comme le plus formidable des romans d´aventures ; la quête aussi d´une humanité embarquée de force à bord d´une histoire qui reste pour elle un mystère...

    « Lire Moby Dick ? Ce n´est pas seulement faire provision d´embruns et de bourlingue. C´est se frotter au roman le plus mythique des lettres américaines. » André Clavel. Lire « L´un des mythes les plus bouleversants qu´on ait imaginés sur le combat de l´homme contre le mal. » Albert Camus Texte français et postface d'Armel Guerne Né le 1er août 1819 à New York, orphelin de père à treize ans, Herman Melville a beaucoup bourlingué. Cet écrivain immense, non reconnu de son vivant, s´est éteint à New York en septembre 1891. Il ne s´était alors trouvé qu´un seul journal pour lui consacrer une notice nécrologique de trois ou quatre lignes. La renommée l´a depuis rattrapé. Il est considéré comme l´une des plus grandes figures de la littérature mondiale.

  • Préface de Francis Lacassin Injustement condamné et confiné dans l´espace le plus surveillé d´une prison, Darrell Standing, sorte d´alter ego de London (lui-même incarcéré en 1894), va réussir l´exploit de s´évader ! Il le fait magistralement en revivant par la pensée ce que furent ses vies antérieures : naufragé sur une île déserte, légionnaire en Palestine, viking à bord d´un vaisseau guerrier, gamin assistant au massacre d´une caravane de pionniers ou même époux d´une princesse coréenne... Des situations radicales où le héros témoigne de la folie des hommes et où London, une nouvelle fois, dans une fable toute de bruit et de fureur, véritable cathédrale dédiée à l´Imaginaire et à la Justice, donne la mesure d´un talent hors-norme.

    /> « Son dernier acte de militant socialiste, son dernier grand roman, l´un de ses chefs-d'oeuvre avec Martin Eden [...] son testament littéraire et philosophique. » Francis Lacassin John Griffith Chaney, dit Jack London, est né en 1876 à San Francisco et connaît une enfance misérable qui le mène, dès quinze ans, à une vie d´errance. Marin, blanchisseur, ouvrier dans une conserverie de saumon, pilleur d´huîtres, chasseur de phoques avant de devenir vagabond et de connaître la prison, il accumule les expériences et adhère au Socialist Labor Party en avril 1896. La ruée vers l´or du Klondike en 1897 le compte parmi les aventuriers, mais il sera rapatrié atteint du scorbut sans avoir fait fortune. C´est pourtant dans le Grand Nord canadien qu´il trouve ses premières sources d´inspiration et que, la mémoire pleine de souvenirs épiques, il se lance dans l´écriture en rédigeant des nouvelles pour les grands magazines. Le Fils du Loup, son premier recueil de nouvelles, paraît en 1900. Le véritable succès arrive pourtant avec L´Appel sauvage (aussi appelé L´Appel de la forêt) en 1903. Croc-Blanc sort en 1905 et sera de nouveau un énorme succès d´édition. Repris par sa soif d´aventures, désormais financièrement à l´aise, Jack London fait construire un bateau ultramoderne, le Snark, et entreprend à son bord un voyage autour du monde. Malade, obligé de s´arrêter en Australie en 1908, il rentre en Amérique sans avoir réalisé son projet et s´occupe alors de son ranch tout en continuant à militer. Atteint de maladies multiples, buvant trop, sa santé déclinant, il séjourne plusieurs mois à Hawaii et décède le 22 novembre 1916 à l´âge de quarante ans.

  • Un homme, parti de Pologne, traverse la Sibérie et ses camps, le Kamtchatka sauvage et achève son périple parmi des chasseurs de phoques ivres, sanguinaires et déments sur la côte de l´Alaska. Ailleurs, Fred Churchill risque sa vie pour rapporter un sac dont il ignore le contenu. Plus loin, un juge navigue sur un fleuve gelé dans un esquif de fortune après avoir condamné un criminel à suivre la même route mortelle. Un orpailleur, enfin, dans des conditions extrêmes, n´a plus qu´une allumette pour lancer le feu qui devra le sauver... Constitué de sept histoires, ce recueil, portant le titre de l´une des nouvelles les plus fameuses de London, est une étonnante évocation du courage et de l´énergie propres aux aventuriers du Grand Nord.
    Une magnifique leçon pour ne pas oublier que, dans ces contrées, il ne faut jamais voyager seul...


    Préface de Kenneth White Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d´aventures. Auteur prolifique, ses nouvelles et ses romans sont souvent des récits de voyage où la nature représente un idéal de pureté face à l´injustice de la société. À sa mort, en 1916, il laisse une cinquantaine d´ouvrages parmi lesquels L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).

  • « ... je partage l'humanité en deux catégories fondamentalement différentes : une poignée de gens qui savent ce qu'il en est des réalités et l'énorme majorité qui ne sait pas. » Retranché dans sa citadelle dominant la plaine, le grand maître Hassan Ibn Sabbâh mène, à la fin du XIe siècle, une guerre sainte en Iran. Il n´a que peu de soldats et seuls ses proches le connaissent intimement. Parti de presque rien, sans armée, sans terre et sans guère d´appuis à la cour, il dominera le monde. Des hommes seront prêts à mourir pour lui avec le sourire aux lèvres. Des foules entières se prosterneront sans combattre. Un millénaire plus tard, la manipulation des masses, telle qu´il la pratiqua, continue d´ébranler les empires modernes. Mélange d´aventures et de philosophie politique, Alamut n´évoque la violence des complots d´alors que pour mieux renvoyer aux problèmes cruciaux des civilisations modernes.

  • La route du jeune Jack London est celle qu´il partagea en 1893-1894, à dix-huit ans, avec les vagabonds du rail en parcourant 20 000 kilomètres d´un pays ravagé par la crise ! C´est cette route libre qui va pour une bonne part le révéler à lui-même et permettre le formidable écrivain qu´il devint ; un homme fascinant de force et de faiblesses qui devait ensuite, sa vie durant, « brûler le dur » et voyager. Cette route, c´est également le premier témoignage d´importance sur le vagabondage aux États-Unis, véritable document ethnographique et sociologique autant que récit d´aventures. Kerouac ne s´y trompa pas en intitulant son propre chef-d´oeuvre Sur la route en hommage à un homme étonnant de paradoxes et qui fut à la source de notre modernité.


    Postface de Jean-François Duval Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d´aventures. Auteur prolifique, ses nouvelles et ses romans sont souvent des récits de voyage où la nature représente un idéal de pureté face à l´injustice de la société. À sa mort, en 1916, il laisse une cinquantaine d´ouvrages parmi lesquels L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).

  • « Buck ne lisait pas les journaux, sinon il aurait su que cela risquait de barder, pas seulement pour lui, mais pour tous les chiens de la côte, à forte musculature et à longs poils chauds, du détroit de Puget à San Diego. Des hommes, qui cherchaient à l´aveuglette dans les ténèbres arctiques, avaient découvert un métal jaune, et des compagnies de paquebots et de navigation claironnaient la trouvaille : voilà pourquoi des milliers d´êtres humains se ruaient vers les terres du Nord. Or ces hommes voulaient des chiens... » L´Appel sauvage, plus connu sous le titre de L´Appel de la Forêt, est non seulement le livre le plus emblématique de London sur le Grand Nord, mais bien davantage encore : par delà l´aventure du chien Buck, entraîné dans la terrifiante ruée vers l´or du Klondike en 1897, rudoyé et humilié par la chiennerie humaine, c´est un extraordinaire hymne à la gloire - ambigüe - du monde sauvage.


    Préface de Michel Le Bris Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d´aventures. Auteur prolifique, ses nouvelles et ses romans sont souvent des récits de voyage où la nature représente un idéal de pureté face à l´injustice de la société. À sa mort, en 1916, il laisse une cinquantaine d´ouvrages parmi lesquels L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).

  • En Europe, alors que le XVIIIe siècle expire en de multiples convulsions, l´explorateur écossais Mungo Park découvre en Afrique le royaume de Ségou, où la folie humaine s´exprime avec une simplicité biblique...

    T. C. Boyle rassemble dans ce roman culte toutes les formes de la fiction, du conte libertin au roman noir américain.

  • Durant l´été 1902, Jack London descend au coeur des ténèbres de l´empire le plus puissant de la planète pour y vivre le quotidien des pauvres de l´East End de Londres. Le récit qu´il en rapporte est effrayant. Faim, alcoolisme, violence, maladie et survie sont le quotidien de ces prolétaires que le mécanisme même de charité maintient dans la misère. Une famille, dans une pièce, déplace le cadavre d´un nouveau-né afin de faire de la place aux vivants. Ailleurs, une mère vend des bonbons triés par son fils tuberculeux. Dans cette expérience digne de Dante, London fait ce que Stevenson rêvait de faire, non pas un témoignage, mais une immersion dans un monde où les hommes ont perdu jusqu´à l´idée de révolte...

    « On m´a reproché d´avoir brossé de Londres un tableau noirci à souhait. Je crois cependant avoir été assez indulgent. » Jack London Avant-propos de Noël Mauberret Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d´aventures. Auteur prolifique, ses nouvelles et ses romans sont souvent des récits de voyage où la nature représente un idéal de pureté face à l´injustice de la société. À sa mort, en 1916, il laisse une cinquantaine d´ouvrages parmi lesquels L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).

  • Tout à la fois histoire d´amour, récit d´aventures apocalyptiques et roman d´anticipation politique, salué par Trotski, apprécié de Lénine et célébré par Anatole France, Le Talon de fer annonçait dès 1908 une dictature d´un genre nouveau. La narratrice en fuite, fille de bonne famille que rien ne prédisposait à la colère, raconte sa rencontre avec l´homme qui devait devenir son mari, sa disparition, et ce qu´il advint dans un monde « civilisé » de leurs formidables rêves à vouloir changer l´ordre des choses...

    « Et s´il ne fallait lire, aujourd´hui, expressément, qu´un seul livre de cet homme au coeur trop grand pour une seule vie, ce serait Le Talon de fer... » Martine Laval. Télérama « Un classique de la révolte. » Francis Lacassin Préface de Raymond Jean / Avec une lettre de Léon Trotski Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d´aventures. Auteur prolifique, ses nouvelles et ses romans sont souvent des récits de voyage où la nature représente un idéal de pureté face à l´injustice de la société. À sa mort, en 1916, il laisse une cinquantaine d´ouvrages parmi lesquels L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).

  • L´homme est jeune, de bonne famille, et ne connaît rien de la vie. Un jour de brume, dans une baie paisible, son navire est éventré par un ferry et lui-même, quasi noyé, se réveille sur un phoquier en route vers le Japon. Un monde de mutineries, de tempêtes et de chasse s´ouvre à lui. Le capitaine, colosse entouré de marins embarqués de force, est un homme au pouvoir absolu qui insulte le cadavre de son second, mort de trop d´alcool. Immense et cynique, Larsen est bien le « Loup des mers » ; celui qui, entre deux horreurs, sera pour le novice un maître sans pareil...
    Paru en 1904, Le Loup des mers fut reconnu d´emblée comme un chef-d´oeuvre.


    Préface de Jean-François Deniau de l´Académie française Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d´aventures. Auteur prolifique, ses nouvelles et ses romans sont souvent des récits de voyage où la nature représente un idéal de pureté face à l´injustice de la société. À sa mort, en 1916, il laisse une cinquantaine d´ouvrages parmi lesquels L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).

  • Ils sont quatre : quatre aventuriers plus ou moins pantouflards du monde animal à vivre l´aventure quotidienne de la vie. Il y a les deux amis, Rat et Taupe, le sage et bourru Blaireau et l´entêté, vaniteux et totalement irresponsable Crapaud par qui tout ou presque arrive. Ces quatre-là suivent les saisons, le cours de l´eau et racontent en un livre magique tout ce qui fait le prix de l´existence : peur, amitié, désir d´ailleurs, perte, abandon, espoir...


    « Oui, il s'agit bien d'un livre magique. Quelque chose en lui réenchante le monde, le repeint inlassablement d'une nouvelle couche de mystère. J'envie le lecteur qui s´apprête à ouvrir ces pages pour la première fois ; il va pénétrer dans un pays accueillant où l'attendent des compagnons qui, de toute sa vie, ne le quitteront plus. » Alberto Manguel

  • Préface de Yann Queffélec Traduction revue et corrigée par Robert Sctrick Réédition (en traduction entièrement revue !) d´un des plus grands livres de London. Huit nouvelles pour évoquer les ravages et la violence importés par l´homme blanc dans le « paradis » des mers du Sud. Impitoyable.
    Ce n´est pas pour rien que Yann Queffélec a fait de ce recueil extrême l´un de ses livres de chevet.

    John Griffith Chaney, dit Jack London, est né en 1876 à San Francisco et connaît une enfance misérable qui le mène, dès quinze ans, à une vie d´errance. Marin, blanchisseur, ouvrier dans une conserverie de saumon, pilleur d´huîtres, chasseur de phoques avant de devenir vagabond et de connaître la prison, il accumule les expériences et adhère au Socialist Labor Party en avril 1896. La ruée vers l´or du Klondike en 1897 le compte parmi les aventuriers, mais il sera rapatrié atteint du scorbut sans avoir fait fortune. C´est pourtant dans le Grand Nord canadien qu´il trouve ses premières sources d´inspiration et que, la mémoire pleine de souvenirs épiques, il se lance dans l´écriture en rédigeant des nouvelles pour les grands magazines. Le Fils du Loup, son premier recueil de nouvelles, paraît en 1900. Le véritable succès arrive pourtant avec L´Appel sauvage (aussi appelé L´Appel de la forêt) en 1903. Croc-Blanc sort en 1905 et sera de nouveau un énorme succès d´édition. Repris par sa soif d´aventures, désormais financièrement à l´aise, Jack London fait construire un bateau ultramoderne, le Snark, et entreprend à son bord un voyage autour du monde. Malade, obligé de s´arrêter en Australie en 1908, il rentre en Amérique sans avoir réalisé son projet et s´occupe alors de son ranch tout en continuant à militer. Atteint de maladies multiples, buvant trop, sa santé déclinant, il séjourne plusieurs mois à Hawaii et décède le 22 novembre 1916 à l´âge de quarante ans.

  • Krasnoïarsk, hiver 1920. Dénoncé aux « Rouges », un homme apprend que le peloton d´exécution l´attend. Il prend son fusil, quelques cartouches, sort dans le froid glacial et gagne la forêt. Commence alors une course-poursuite dont il ne sortira vivant, il le sait, que s´il ose l´impossible : gagner à pied l´Inde anglaise à travers l´immensité sibérienne, puis les passes de Mongolie, puis le désert de Gobi, puis le plateau tibétain, puis l´Himalaya...

    Esprit exalté et curieux, Ferdynand Ossendowski vit sa marche folle à la manière d´une initiation et nous introduit aussi bien à la vie de bête traqué par les loups qu´aux mystères de l´Asie.
    « Un fabuleux récit... mais aussi un document historique et ethnographique sans pareil. » Patrick Sabatier, Libération.

     

  • En 1947, Thor Heyerdahl et ses cinq équipiers se lancent l´incroyable défi de parcourir 8 000 kilomètres à travers le Pacifique sur un radeau de balsa, reproduction exacte des radeaux préhistoriques des Indiens d´Amérique du Sud. Partant de Callao - Pérou -, ils naviguent vers les îles polynésiennes de Tuamotu à bord du Kon-Tiki afin de prouver au monde que les ancêtres des Incas étaient allés en leur temps peupler la Polynésie.


    Cette traversée donna lieu à l´un des plus passionnants récits d´aventures, à la portée universelle. À contre-courant des théories de l´époque, Heyerdahl a en effet contribué, par cette expédition, à bouleverser les idées reçues sur l´origine de ces peuples.

  • Ida Brandt

    Herman Bang

    • Libretto
    • 5 Septembre 2019

    Ida Brandt est de ces jeunes filles, trop discrètes, que l'on met facilement de côté. Elle possède pourtant l'élégance de sa classe et la générosité de coeur des honnêtes gens. Enfant, sa gentillesse intriguait, devenue adulte, elle paraît quasi suspecte. Trop altruiste pour être acceptée par la bourgeoisie danoise, mais trop riche pour l'être par ses collègues infirmières, Ida Brandt peine à trouver sa place dans la société de son temps. Jusqu'à l'amour fou, celui qui dépasse les préjugés et laisse la beauté parler...
    Un roman intense, par lequel son auteur voulait « exprimer par les mots la douleur de ceux qui ne se plaignent jamais », et dont Jens Christian Grøndahl salue l'éternelle modernité.
    Herman Bang (1857-1912) est l'un des plus grands auteurs danois de la fin du XIXe siècle. Célèbre pour ses portraits féminins, il a suscité l'admiration de nombreux artistes européens, comme Klaus Mann, Robert Musil ou Claude Monet. Il publie notamment Les Quatre Diables en 1890 et Mikaël en 1904, tous deux parus chez Libretto. Ida Brandt, son chef d'oeuvre, a été édité pour la première fois en 1896.

    « Tout en nuance, tout en modestie, Bang explore la société danoise, peignant des êtres démunis, impuissants devant le destin qui finit le plus souvent par les broyer, sans qu'un murmure se fasse entendre - encore moins un cri. »
    Elena Balzamo, traductrice

    « Dans la littérature danoise, Herman Bang, avec sa nonchalance caractéristique, est une figure tutélaire du roman moderne. Cent ans après sa disparition, sa prose tempérée, ironique et délicate est bien plus vivante qu'une bonne partie du modernisme déclamatoire qui, entre-temps, s'est imposé dans le domaine de la culture - au nom de sa destruction. »
    Jens Christian Grøndahl, écrivain danois, extrait de la préface

    « Une figure ardente et intense qui hante le lecteur. »
    Philippe-Jean Catinchi, Le Monde des Livres

    « Sous nos yeux, la chute infinie d'Ida Brandt n'en finit pas de nous obséder... »
    Christine Ferniot, Télérama

    « Les textes de Herman Bang, né au Danemark en 1857 et mort en 1912, ont une précision souvent elliptique qui les rend bouleversants jusque dans le moindre détail, la moindre conversation. »
    Mathieu Lindon, Libération

  • Grand Prix de l'Humour noir 1981   « Plutôt mourir ! me dit-elle. Et dire que ce que je voulais par-dessus tout c´était lui faire plaisir ! » Max Aub publie ses Crimes exemplaires au Mexique en 1956 et depuis ce petit brûlot est devenu un classique de l´

  • Alors qu'il voyage en Europe, Fisher, un Américain que l'on a pris par erreur pour un médecin, se rend au chevet d'un mystérieux personnage russe, le baron de Savitch. Pris d'un malaise, celui-ci lui demande de... dévisser son crâne. En effet, le notable se trouve être l'homme le plus doué du monde, en réalité la créature d'un savant fou.
    Michel, le mécanicien roi, est quant à lui un inventeur de génie, un bricoleur qui a fabriqué tout un monde sur lequel il a régné et qui, peu à peu, l'a fait plonger dans la folie.
    Ces deux nouvelles s'inscrivent dans le sillage de la plus pure tradition fantastique, celle de Poe ou de Lovecraft. Visionnaires, elles abordent le transhumanisme, l'intelligence artificielle, et se révèlent, à l'aune de notre époque, d'une grande modernité.

    Edward Page Mitchell, qui publie en 1879 L'Homme le plus doué du monde, est un journaliste et écrivain américain précurseur de la science-fiction.
    Étienne-Jean Delécluze, lui, est d'abord un peintre et un critique d'art qui, au cours de sa carrière, s'est avéré un auteur prolifique. Le Mécanicien roi paraît pour la première fois en 1832.

  • Pompéi, an 79 de notre ère.
    Ville multiculturelle, bruyante, agitée par les excès, les jeux de pouvoir et les rivalités sentimentales. Là se croisent Glaucus le Grec fougueux, Arbacès l'Égyptien austère et sournois, la belle Ione, objet de toutes les convoitises, ainsi que les adorateurs d'une religion naissante. Mais, non loin de là, le Vésuve s'éveille et tout ce petit monde est loin d'imaginer que la cité vit alors ses dernières heures...
    Edward George Bulwer-Lytton est un écrivain et homme politique anglais. Les Derniers Jours de Pompéi, publié en 1834, est un succès l'année de sa parution et devient une oeuvre largement adaptée, au théâtre notamment, à l'opéra, et bien sûr au cinéma, par le grand Sergio Leone.

  • Qui est la mystérieuse nouvelle locataire de Wildfell Hall ? D'où vient cette artiste qui se fait appeler Mrs Graham, se dit veuve et vit comme une recluse avec son jeune fils ? Son arrivée alimente toutes les rumeurs dans la petite commune et éveille l'intérêt d'un cultivateur, Gilbert Markham.

  • John Barleycorn, littéralement John Graindorge, c´est pour l´Américain moyen la personnification familière de l´alcool, c´est-à-dire du whisky, le mauvais génie des compagnons de comptoir, le Dionysos du pauvre, l´Ange noir sur l´épaule. Publié quatre ans avant la mort de l´auteur, ce livre est en quelque sorte son autobiographie d´alcoolique dans laquelle l´immense écrivain raconte sa vie - toute sa vie - vue à travers la lentille déformante de la bouteille. Son dernier très grand texte, qui défraya la chronique, est un récit terrible, lucide, et une façon bouleversante de connaître l´auteur baroudeur de Croc-Blanc et de Martin Eden.


    Préface de Jeanne Campbell Reesman Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d´aventures. Auteur prolifique, ses nouvelles et ses romans sont souvent des récits de voyage où la nature représente un idéal de pureté face à l´injustice de la société. À sa mort, en 1916, il laisse une cinquantaine d´ouvrages parmi lesquels L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).

  • Aurore boréale

    Drago Jancar

    Le 1er janvier 1938, Josef Erdman, un homme d'affaires autrichien, descend en gare de Maribor, petite ville slovène où sa famille a vécu avant la Première Guerre mondiale. En attendant d'y retrouver son associé Jaroslav, il lie connaissance avec différents notables, séduit la troublante Margerita, traîne dans les cafés. Mais Jaroslav ne vient pas. Existe-t-il seulement ? Tandis que le monde est sur le point de basculer dans l'abîme, Erdman s'enlise dans une attente sans objet, comme prisonnier de son personnage et de Maribor. L'apparition d'une aurore boréale lui semble pourtant annoncer de nouveaux bouleversements dans son existence...
    Avec ce récit aux accents évocateurs de Franz Kafka et de Joseph Roth, Drago Jancar confirme sa place parmi les grandes voix littéraires d'Europe centrale.

  • Lorsque John Melmoth se rend au chevet de son oncle malade, il est loin de se douter que son existence va s´en trouver bouleversée. Avant de mourir, celui-ci exprime une dernière volonté pour le moins étrange : détruire un portrait vieux de cent cinquante ans représentant un jeune homme au regard troublant. Depuis, une foule de choses effrayantes ne cesse de perturber le quotidien de John. Et si l'homme du portrait était toujours vivant ? Et s'il était l´incarnation du Mal ?
    Roman labyrinthique, classique impérissable paru en 1820, Melmoth fascina Lautréamont, Antonin Artaud, André Breton mais aussi Balzac - qui en écrivit une suite en 1835 sous le titre Melmoth réconcilié -, et Baudelaire, qui rêvait de le traduire.
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    « Vérifiez la solidité de votre raison, lisez Melmoth, chef-d´oeuvre fondateur de la littérature fantastique ! » Bertrand Leclair. Les Inrockuptibles Né en 1780 à Dublin dans une famille protestante, Charles Robert Maturin, grand-oncle d´Oscar Wilde, est ordonné pasteur en 1803, puis est nommé vicaire. Assailli par des difficultés financières, il se lance dans la littérature. La publication de Melmoth, l'homme errant, oeuvre considérée comme l´apogée du roman gothique, fit accéder son auteur à la gloire et à la postérité. Il est mort en 1824.

  • À la fin du XVIIIe siècle, un jeune homme pauvre mais obstiné gravit les échelons de la société, convaincu que le bien finit toujours par être récompensé. Ayant découvert que même son protecteur, pourtant si vertueux, si droit, est capable de commettre un crime et de faire condamner des innocents à sa place, il se lance la rage au coeur dans une longue enquête, prêt à tout pour démasquer le coupable.
    Mais les bien-pensants veillent : une main invisible soulèvera contre lui mille persécutions et sa vie, dès lors, ne sera plus qu'une affolante course-poursuite - emprisonnement arbitraire, évasion, pièges... jusqu'à l'étonnante issue.
    William Godwin (1756-1836) est un écrivain et philosophe britannique. Il est l'un des précurseurs de la pensée anarchiste, préoccupation qu'il partage avec sa femme, Mary Wollstoncraft, penseuse féministe de renom, avec laquelle il a une fille, Mary Shelley, qui deviendra l'auteur du célébrissime Frankenstein. Après avoir écrit quelques récits ainsi que des traités et pamphlets politiques, il publie Les Aventures de Caleb Williams en 1794, roman considéré par Balzac, Dickens ou Poe comme le modèle de la fiction moderne.

  • Dans la Rome de Néron, ce roman - l'un des tous premiers, si ce n'est le premier de l'histoire de la littérature - met en scène les aventures de deux jeunes hommes, Encolpe et Ascylte, ainsi que du jeune amant du premier, l'adolescent Giton. Encolpe est frappé d'impuissance par le dieu Priape. Son ami et rival Ascylte décide de profiter de la circonstance pour conquérir Giton. S'ensuit alors toute un enchaînement de situations. Menées tambour battant, ces aventures offrent une peinture des caractères et des moeurs de manière vivante voire parodique et même satirique que la traduction de Louis de Langle restitue à la perfection. Pétrone, en latin Petronius Arbiter, fut un conseiller à la cour de l'empereur romain Néron. La tradition littéraire fait de lui l'auteur du Satyricon. Il se donne la mort par suicide en 66 à Cumes.

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