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  • Ce printemps, la revue Inter explore « La disparition de l'exception artistique ». « [...] La société d'aujourd'hui peut-elle se passer des innovations et des créations d'individus qui ne seraient pas irréprochables ? Il semble que oui. Il n'y a plus d'exception pour le talent, encore moins pour le génie. Mieux encore, nous assistons à un renversement de l'histoire : les avant-gardes sont dans le passé, nous parlons de certains artistes d'alors en disant qu'ils ne seraient pas possibles aujourd'hui. Il ressort de cette enquête l'importance des individus atypiques dans l'économie symbolique d'une société. [..] » (source : Inter) Chantal Bellavance, Julien Blaine, Louise Boisclair, Nathalie Côté, Silvio De Gracia, Étienne de Laberge, Mildred Durán, Giovanni Fontana, Jean Gagnon, Stvn Girard, Michel Giroud, Michael La Chance, Richard Lefebvre, Les Sabines, Myriam Lortie, Yann Merlin, Hugo Nadeau, Cai Qing, Alain-Martin Richard et Maxime St-Hilaire ont contribué à ce numéro.

  • L'édition automnale de la revue Inter, art actuel propose divers points de vue sur la notion d'apocalypse. Cette apocalypse, nous y touchons presque. Force est de constater que notre temps est devenu une course folle aux conséquences funestes. Nous assistons à l'effondrement précipité de nos systèmes de survie. Cette précipitation est aveugle, pourtant, il nous est donné parfois d'apercevoir comment le tout va finir. Ce sont de tels aperçus qu'Inter a rassemblés dans ce dossier, artistes et poètes proposant une scénographie de la fin. D'ailleurs, est-il possible d'envisager le cataclysme, de nous représenter la fin ? Quelles sont les activités artistiques qui prennent acte de l'impossibilité pour l'humain de concevoir son extinction ? Inter veut envisager des scénarios de la fin pour déplacer notre perspective : quitter l'extériorité qui nous tient à distance des autres, afin de modifier nos rapports à nos semblables et peut-être envisager une rénovation potentielle des humains. L'apocalypse, est-ce un scénario ou une cacophonie mortuaire explosive ?

  • Quel rôle joue aujourd'hui la déclaration de positions esthétiques et politiques ? Qu'est devenue la pratique du manifeste au XXIe siècle ? Il s'agit dans le numéro d'automne de la revue Inter d'interroger le manifeste comme forme d'expression qui investit le langage en tant qu'arme de changement, qui n'a pas perdu confiance dans la force d'intervention des mots. Il y a dans le manifeste l'espoir que nous serons entendus, qu'une prise de position saura altérer l'histoire. C'est un texte, une capsule vidéo, un geste public posé par un collectif, un nous qui fait de cette prise de position un moment décisif : dorénavant nous ne pourrons plus dire que..., nous ne pourrons plus prétendre que..., nous ne pourrons pas faire comme si... Le manifeste constitue une charnière entre l'avant et l'après : il signifie une rupture avec le statu quo, l'émergence d'une masse critique ; il nous exhorte à nous mobiliser, constitue un guide pour affronter le changement, en expose le programme. (source : Inter)

  • Le numéro automnal d'Inter, art actuel est la suite du dossier sur les risques et dérapages, thématique riche et étendue. Il insiste sur la nécessité de faire connaître le contexte spécifique à certaines oeuvres à risque et souligne l'importance de bien articuler la différence entre risque et dérapage. La page couverture du numéro présente d'ailleurs Fountain qui célèbre son 100e « anniversaire ». Pour l'occasion, Michael La Chance livre une analyse assez touffue et éclairante sur la « signature » et le développement du récit de Fountain dans son insertion historique. Inter propose d'ailleurs un opuscule qui est joint à la revue, témoignage aussi de la relativité des appropriations comme des propositions esthétiques. Des collaborateurs de diverses provenances et positions poursuivent ensuite l'incursion dans nos réalités en explorant des attitudes souvent radicales ou iconoclastes pour nous pousser à la réflexion et à l'exploration des limites, par des gestes et actions qui témoignent d'une situation actuelle souvent sans compromis.

  • Cet hiver, Inter revient, 10 ans plus tard, avec un nouveau numéro sur l'art et les biotechnologies. Avec « Technocorps et cybermilieux », la revue livre un nouveau bilan et prend acte des enjeux actuels concernant la possibilité de fabriquer - bientôt industriellement - une vie artificielle, de provoquer une réingénierie du vivant. Les dix dernières années ont vu apparaître de nouvelles formes d'incorporation dans les réseaux, les prothèses et les hybridations. Les altérations de tout genre (psychotropes, implants, prothèses, extensions, etc.) révèlent de nouvelles possibilités physiologiques et mentales. Quelles sont les nouvelles figures du corps à une époque où l'humanité semble confrontée à l'alternative de la mutation ou de l'extinction ? Dans ce dossier, lisez des textes d'ORLAN, de Stelarc, et sur le Télescope intérieur d'Eduardo Kac. Découvrez des créations audacieuses et réfléchissez sur le devenir-cyborg, l'horizontalisation du monde, sur l'Anthropocène et le transinteractif.

  • Le projet de ce numéro «Sexes à bras-le-corps», sur la question de la présence et du traitement du sexe dans la création contemporaine, est né d'un constat historique et amusé sur l'époque actuelle: dans les sociétés occidentales, la provocation ne se situe-t-elle pas davantage du côté des voiles que des nus? Ce dossier propose donc d'explorer quelques aspects de l'articulation entre art, sexe, sexualité, corps et politique aujourd'hui. Les textes réunis témoignent de la diversité des approches et offrent surtout un aperçu de quelques explorations autour de la sexualité et du genre, à partir d'un axe privilégié: le féminisme.

  • L'art contemporain a souvent tenté de rétablir le dialogue brisé entre l'homme et l'animal. Dévoiler les ressemblances, mais surtout prendre conscience de l'animalité des hommes en tant que condition nécessaire à l'équilibre existentiel. Inter numéro 113 nous propose un dossier sur l'art actuel qui questionne ce lien entre l'humain et l'animal en mettant un accent particulier sur l'art performance qui, selon Arti Grabowski, est celui qui partage et révèle le mieux la nature animale. Des portraits d'artistes oeuvrant dans les domaines de la performance donc, mais aussi de la photographie, de la peinture, de la sculpture et du film, tels que Benoît Aquin, Ricardo Arcos-Palma, Pascale Barret, Maurizio Cattelan, Éric Clémens, Isabelle Demers, Charles Dreyfus et Jean-Robert Drouillard, pour ne nommer que ceux-ci.

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