Les éditions esse

  • Le récent intérêt de l'histoire de l'art pour le domaine des études animales, de même que la volonté d'esse de contribuer à une prise de conscience et à une transformation des rapports de domination que l'humain entretient avec la nature et le monde du vivant, a incité la revue à observer de plus près ce phénomène, en prenant le parti de l'aborder selon une perspective non anthropocentrique. Le dossier « Autour du vivant » comprends une entrevue avec Giovanni Aloi et des textes d'analyse critique d'Amanda White, Estelle Zhong, Carlos Kong et Marina Roy, entre autres. Ailleurs dans la revue, les portfolios de Céleste Boursier-Mougenont, Miriam Simun, Sasa Spacal, Mirjan Svagelj & Anil Podgornik, Robin Meier et Brian Jungen, ainsi que des comptes rendus portant sur les expositions de Jessica Auer à Montréal, Olafur Eliasson à Shanghai et Srimoyee Mitra à Londres, entre autres.

  • Comment les phénomènes naturels et politiques qui participent à la redéfinition des frontières géographiques traditionnelles se répercutent-ils sur les arts visuels? Ce dossier aborde les multiples regards de la science géopolitique sur les relations transversales de pouvoir et de domination, en observant les forces opposées qui remanient aujourd'hui le paysage mondial. Parmi les sujets explorés par cette thématique : la coexistence nouvelle des frontières physiques et de l'espace virtuel, la géopolitique de la surveillance, le marché de l'art et ses liens avec les paradis fiscaux, les enjeux de la territorialisation et de la marchandisation de la nature, pour ne nommer que ceux-là. Hors dossier, les portfolios de Thomas Kneubühler et Trevor Paglen, Sandro Calvo à la Biennale de La Havane et La pyramide de Samuel Roy-Bois à l'OEil de poisson, entre autres.

  • Ce n'est pas d'hier que la danse et les arts visuels se côtoient sur des terrains communs ou composent, par différents métissages, des oeuvres transdisciplinaires faisant appel à leurs champs de compétences respectifs. Aujourd'hui encore, le foisonnement des collaborations interdisciplinaires fait état d'un intérêt renouvelé pour les pratiques hybrides. Dans ces oeuvres, du moins celles qui nous intéressent ici, il ne s'agit pas simplement de traverser, voire d'investir l'espace d'accueil propre à chacun en présen¬tant des chorégraphies dans des musées ou en utilisant des oeuvres d'art comme éléments de décor d'une oeuvre scénique. Il est plutôt question, pour les artistes, danseurs et chorégraphes, de réfléchir aux différentes formes de collaboration qui leur permettent de mener leurs pratiques vers d'autres horizons. C'est dans cette optique que nous avons voulu aborder le présent dossier, en observant la danse contemporaine et ses rencontres avec les arts, avec la performance, de même qu'avec le théâtre, le cirque et le cabaret.

  • Le tout nouveau numéro de la revue Esse se place sous le signe d'un incontournable : le paysage. La conception classique du paysage repose sur l'idée d'une nature stable, permanente et harmonieuse, un idéal à atteindre et retranscrire. Les romantiques la percevaient au contraire comme une puissance immense, chaotique, et par conséquent potentiellement destructrice. Sans surprise, les pratiques artistiques actuelles sont plus nuancées et tentent d'explorer les effets réciproques que génère l'interaction dynamique entre l'humain et la matière. Sylvette Babin parle carrément de paysage « désencadré » : malmené, mis à distance, ou au contraire protégé à travers l'écologie et envisagé comme expérience à vivre. Voici donc en bref le paysage comme genre, à travers les différentes manifestations artistiques contemporaines et les travaux d'Anne Cauquelin, Ludovic Sauvage, Catherine Bodmer, Julius Von Bismarck ou encore Kendra Wallace.

  • Malgré les relations de pouvoir qui structurent leur milieu, les intervenants du monde de l'art arrivent-ils librement à prendre position ? Cette question a motivé l'appel à contributions du dossier « Prendre position », qui s'inscrit dans une suite de réflexions critiques lancées avec les numéros Indignation et Spectacle sur les contextes économiques, politiques et institutionnels qui influencent la scène artistique. Mais cette fois, c'est aussi vers l'intérieur qu'esse souhaite diriger notre regard. Ce numéro ouvre un espace de réflexion sur les formes et les conditions de la prise de position critique dans le champ de l'art actuel.

  • Au cours des dernières décennies, de nombreuses pratiques artistiques ont repensé le rapport entre l'oeuvre et l'exposition en travaillant celle-ci comme un médium ou comme un dispositif. Il en résulte une multiplication des façons de gérer ou de s'approprier l'espace muséal, par l'exploration de nouveaux formats ou de nouvelles modalités. Libérée de la simple monstration, l'exposition est devenue une oeuvre en soi. Ce numéro s'intéresse donc particulièrement aux artistes et aux commissaires qui oeuvrent en commun pour repousser les limites de l'exposition et offrir aux spectateurs une tout autre expérience. En complément du dossier, esse publie un spécial Québec à la Biennale de Venise (BGL, Jean-Pierre Aubé, Simon Bilodeau et Guillaume Lachapelle) et à la Biennale de La Havane (Stéphane Gilot).

  • Le retour en force de la religion dans les débats sociopolitiques et philosophiques actuels est un phénomène sur lequel la revue esse a décidé de se pencher pour tenter d'en saisir les échos dans le champ des arts visuels. Ainsi, le dossier de ce numéro interroge la manière dont les artistes réagissent face à cette problématique. Que ce soit par la création d'oeuvres de fiction à caractère critique ou humoristique, par l'emprunt, la subversion ou l'amalgame des codes religieux, par des références directes ou symboliques, ou encore par la reproduction de certains rituels, les oeuvres mises en valeur dans ce numéro abordent le thème des religions par l'entremise de problématiques qui révèlent le caractère actuel de sa prégnance.

  • Le dossier Indignation se veut d'abord l'écho des bouleversements sociaux et politiques qui ont pris forme depuis 2011 et que rien, d'ailleurs, ne semble vouloir essouffler. Dans ce contexte comment les artistes s'indignent-ils ? Si certains d'entre eux décident, de façon ponctuelle ou récurrente, d'exprimer leur indignation par le truchement de l'art, d'autres choisissent surtout l'action politique et prennent part aux manifestations populaires. Ce numéro s'attarde aux différents motifs d'indignation et aux stratégies employées par les artistes et les citoyens pour signifier leur mécontentement. La seconde partie du numéro présente plusieurs comptes rendus d'expositions et événements présentés sur la scène internationale.

  • Vivons-nous à une époque où le capitalisme a une emprise totale sur les productions artistiques? Est-ce que le spectacle est synonyme d'aliénation de l'individu? Y a-t- il, en contrepartie, des aspects positifs à cette spectacularisation de la culture? Dans un dossier intitulé « Spectacle », le numéro 82 de esse se penche sur les nouvelles modalités du spectacle en observant ses différentes manifestations dans la société actuelle, et particulièrement dans le domaine de l'art contemporain où l'appel du spectaculaire se fait de plus en plus impérieux.

  • Le dossier de ce numéro s'intéresse au phénomène de la rénovation que certaines pratiques artistiques abordent, et qui est aussi vécu en marge des activités artistiques par les artistes ou par les lieux de diffusion. Il appert d'abord que nombre d'oeuvres se rattachent au champ de la rénovation par leurs usages comme tel de matériaux et d'outils, mais également en recourant à des dispositifs qui mettent l'accent sur le bâti, la construction, l'élaboration de chantiers ou la mise en chantier de processus. Dans cette perspective, nous nous sommes intéressés à des textes qui analysent des corpus d'oeuvres où, sur le plan réel ou métaphorique, des opérations de (re)construction sont en cause et où il est question de rebâtir.

  • Pour souligner son 30ième anniversaire, esse a délaissé l'habituel dossier thématique pour donner carte blanche à quelques auteurs invités à poser un regard sur des oeuvres ou des pratiques qui ont particulièrement retenu leur attention au 21e siècle. Se distinguant toutefois d'un palmarès des meilleures oeuvres de la dernière décennie, l'ensemble des textes permet plutôt de constater à quel point les voix et les formes d'écriture sur l'art sont aujourd'hui plurielles, à l'instar des pratiques dont elles soulignent la pertinence. Ce numéro propose donc un portrait éclaté de l'art et de la critique d'art qui se pratiquent en 2014, une aventure en images et en mots, un bref mais palpitant voyage dans l'univers d'une douzaine de commissaires.

  • La récurrence des manifestations de reprise, de répétition, de réactualisation, de recyclage, de reconstruction et autres « re- » souvent invoqués dans les discours artistiques a incité esse arts + opinions à se questionner sur le sens spécifique et la portée critique des pratiques relevant de la « reconstitution ».

  • Les bibliothèques sont des établissements qui ne se contentent pas d'accumuler le savoir, mais le sacralisent pour la postérité. Pourtant avec l'avancée de la numérisation dans les établissements du monde entier, la bibliothèque en tant que lieu physique voit son rôle fluctuer constamment. Comment les artistes abordent-ils ce mouvement séismique? De quelle manière les artistes ont-ils incorporé la culture livresque dans leurs oeuvres? Quelles sont les avenues théoriques qui motivent l'expression critique sur la transformation du rôle de la bibliothèque? Ce numéro explore le rôle, le statut et la fonction de la bibliothèque dans l'art contemporain.

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