Les Éditions du Blé

  • Angèle rencontre Ueno Takami. Comme prédestinés, ils se remarquent d'abord dans une galerie d'art, puis se retrouvent au parc ou à l'imprimerie, chez Rinella, où Ueno confectionne un livre d'art. Leur relation prend très vite une profondeur saisissante, libérant « un sentiment de blancheur transparente », et se déploie à la cabane de Ueno, surplombant Setting Lake, « le lac qui se couche ». Le soleil du lac qui se couche invite à la découverte d'un Manitoba inattendu, au contraste des identités, à la contemplation de beautés totémiques - la beauté de l'incomplet, de l'imparfait, de l'impermanent. L'histoire d'Angèle et de Ueno - jeune métisse et vieux Japonais - tinte « aussi clairement qu'une cloche dans le ciel vide ».

  • Dans "24 mouvements pour un soliste", Paul Savoie reprend un voyage intérieur qui s'est étalé sur plusieurs décennies, avec "À la Façon d'un charpentier", "Mains de Père", "À tue-tête". Ce récit, qui constitue le portrait autobiographique des oeuvres de l'auteur, va plus loin et plus clairement encore dans la voie de l'aveu, de la franchise, de la compréhension et de la reconnaissance. Ces mémoires jettent une lumière inédite sur le processus créateur de l'écrivain, ses sources d'inspiration, sa lutte avec ses anges et ses démons, le tiraillement avec son bilinguisme, et font apparaître, à travers tous les déplacements de l'auteur, un Saint-Boniface natal innommé dans ses écrits, mais indispensable à l'exégèse de son oeuvre.

  • Poésies choisies de Pierre Lardon édition préparée et présentée par J.R. Léveillé.

    Cette édition des Poésies choisies célèbre le centenaire de la parution du premier livre de poésie de langue française dans l'Ouest canadien, les Poésies de Saint-Boniface de Pierre Lardon, publié par Le Nouvelliste, Arthur Boutal, éditeur, en 1910. Bien que Lardon ne soit pas le premier poète de langue française de l'Ouest canadien, il a la gloire d'avoir publié le premier recueil de langue française dans l'Ouest canadien. C'est une reconnaissance due à celui qui rédigea des milliers de vers et dont la composition poétique l'a suivi tout au long de ses 45 ans de vie au Manitoba. Préparée et présentée par J.R. Léveillé, Poésies choisies de Pierre Lardon comprend une soixantaine de poèmes, dont 8 des 16 poèmes parus dans l'édition de 1910. S'appuyant sur une vaste recherche, J.R. Léveillé, lui-même poète et directeur de l'importante Anthologie de la poésie franco-manitobaine, souligne dans la préface : « Longtemps qualifié uniquement de poète de circonstances, Lardon mérite davantage d'être retenu comme «homme de lettres et poëte de Saint-Boniface», ayant publié le premier recueil de langue française dans l'Ouest canadien, et de figurer ainsi dans le grand patrimoine du pays. » Ce livre de 240 pages de la collection « Blé en poche » comprend aussi une chronologie détaillée de la vie du poète, une liste exhaustive de ses ouvrages et plusieurs photos et illustrations.

  • Horizons

    E.D. Blodgett

    « Un livre bilingue qui n'est pas une traduction. C'est dire que les poèmes français ne constituent pas une version de l'anglais et les poèmes anglais ne sont pas une adaptation du texte français. Il s'agit simplement d'un livre écrit dans les deux langues, en alternance. Ce choix d'édition n'est sans doute réalisable qu'en milieu minoritaire où, bien sûr, la très grande majorité des francophones connaissent l'autre langue officielle. C'est leur réalité et Horizons est un recueil qui ne peut être pleinement lu que par ce type d'individus. Heureux qui est bilingue. Horizons s'approche plus véridiquement de ce qui a été qualifié d'écriture simultanée, où les deux langues agissent dans une même sphère de regard, d'approche, de sensibilité malgré leurs différences, ou bien plutôt en exaltant les différences, pour retrouver une unicité de réflexion, ce à quoi, justement, les poèmes nous conviennent. De fait, les poèmes français et anglais se rejoignent dans une espèce de bruissement méditatif. À part quelques endroits choisis, surtout vers la fin - le recueil atteignant une espèce de ponctuation de clôture . » Extrait de la préface de J.R. Léveillé

  • De sa prison sur Robben Island aux rues de Johannesburg qu'il a fréquentées, de ses origines dans les régions tribales de son Afrique du Sud tant aimée à ses moments de triomphe, Rolihlahla Mandela fait revivre un des personnages marquants de la fin du vingtième siècle. En effet, nul plus que lui n'a incarné les idéaux universels de courage, de fraternité et d'engagement. Mandela a représenté et représente toujours un cri de ralliement pour tous ceux dans son pays et ailleurs qui refusent l'injustice et les préjugés. Son cheminement fait l'objet de cette pièce. Nous y découvrons la complexité de ce héros qui a marqué tant de vies, y comprises celles de ceux qui étaient pourtant ses ennemis jurés. Par une série de tableaux, adroitement pigés dans la vie de Mandela, nous sommes transportés dans une Afrique en pleine évolution, au moment où des transformations en profondeur la secouent.

  • Au cours des années 1960, bat au Manitoba français, comme au Québec, une révolution tranquille qui a bouleversé le règne du clergé et de son élite laïque, transformé les institutions et fait place à une modernisation des mouvements socio-culturels. Au coeur de ce débat, se trouve Bernard Mulaire, jeune étudiant devenu le caricaturiste non officiel de cette révolution, d'abord dans Frontières, le journal des étudiants du Collège de Saint-Boniface (maintenant Université de Saint-Boniface), puis dans La Liberté et le Patriote, organe même de l'élite laïco-cléricale, puis dans les pages de l'hebdomadaire bilingue The Saint-Boniface Courier/Le Courrier de Saint-Boniface devenu le porte-parole de cette révolution tranquille francomanitobaine. Nous retrouvons dans ce livre les caricatures qui ont marqué l'époque, brièvement annotées par leur auteur. Elles parlent d'un moment clé de l'histoire franco-manitobaine, et à bien des égards elles demeurent actuelles.

  • Sondes

    J.R. Leveille

    Peu d'auteurs dans la francophonie canadienne tiennent un discours sur leur propre pratique artistique ainsi que celle des autres.
    J.R. Léveillé l'a entrepris en 1990 avec la publication d'une Anthologie de la poésie franco-manitobaine et l'a poursuivi, au cours des ans, dans divers essais ou conférences, ainsi que par des articles de magazines, livres et revues, regroupés, en 2005, dans Parade ou les autres et Logiques improvisées.

    Sondes rassemble la majeure partie des textes produits de 2005 à 2014 et offre une vitrine sur la modernité culturelle franco-manitobaine. On y trouve des réflexions de l'auteur sur sa propre pratique d'écrivain, une certaine théorisation de l'écriture, un aperçu des conditions sociales, politiques et culturelles qui ont conduit à la modernité, des entrevues et des portraits d'auteurs qui ont fondé le théâtre et la littérature et d'artistes qui en assurent l'évolution.
    Cette version de Sondes est enrichie par des liens qui mènent aux sites internet de la plupart des artistes énoncés dans l'ouvrage.

  • Oeuvre de fiction qui se penche sur la relation de trois amis sur le point de se séparer, le ciné-roman FM Youth, comme le film, livre un portrait réaliste de la jeunesse franco-manitobaine, dans ses goûts, dans sa langue, dans ses aspirations et dans ses conflits. La puissance de FM Youth est d'évoquer l'histoire collective d'une société en plongeant dans l'intimité et le drame humain des trois camarades. C'est une histoire racontée avec humour, parfois avec insolence et irrévérence, mais aussi avec tendresse et générosité. C'est à Saint-Boniface que vivent Natasha, Charlotte et Alexis. Incapables d'imaginer un avenir vécu dans une communauté aussi restreinte, Natasha et Charlotte sont à la veille de quitter pour poursuivre leurs rêves à... Montréal. C'est une séparation difficile pour leur ami Alexis. Sur une période de 24 heures, les trois amis sillonnent les rues de Saint-Boniface, visitent leurs endroits préférés, partent en quête d'amours impossibles, se pointent vers un house party, avant de se perdre dans leurs souvenirs et de faire leurs adieux.

  • Avec Les Projecteurs, mis en scène par le Cercle Molière en 1965, Guy Gauthier lance la modernité du théâtre franco-manitobain en plein coeur de la révolution tranquille qui se déroule au Manitoba. Il faudra toutefois attendre dix ans avant que la dramaturgie franco-manitobaine s'établisse. Entretemps, le jeune dramaturge passe par Montréal avant de s'installer définitivement à New York à la fin des années 1960 où il est reçu par Edward Albee, et où il écrit une vingtaine de pièces pour la scène Off-Off-Broadway qui bat son plein. Par esprit de rébellion contre l'étau de la Langue et de la Foi, le jeune dramaturge s'était exilé dans la langue anglaise. Mais à New York, il redécouvrira son attachement à sa langue natale, et reprendra l'écriture en français. Après Les Projecteurs, il compose trois pièces en français : Jeu d'orgue (1967), courte pièce sur le monde théâtral, Si jeunesse savait (1992), pièce auto-fictive, mise en lecture à Paris en 2011, et Maudite soit la nuit, (2009) drame sur la vie de Charles Baudelaire, également mis en lecture à Paris, en 2009. À part Les Projecteurs, pas une de ses pièces françaises n'a été mise en scène au Manitoba. Ce volume, publié cinquante ans après le coup d'envoi de 1965, constitue la première édition du théâtre en langue française du dramaturge et réinscrit l'auteur dans le patrimoine de sa province.

  • Déclinée dans un ordre grammatical bien connu, cette série de courts récits pronominaux présente les portraits de nombreux protagonistes grâce à de brèves incursions dans leurs histoires personnelles. En proposant une vision kaléidoscopique des interactions entre soi et l'autre, dans des scènes fragmentées et discontinues, Melissa Denis Vejins met l'accent sur la fragile résilience de ses personnages. Observées avec humour et sensibilité, les scènes quotidiennes que l'auteure décrit permettent à chacun de découvrir une part de vérité dans ces visions introspectives, où le lyrisme fréquente parfois la prose et où le prévisible côtoie toujours l'inattendu.

  • On pourra trouver curieux que l'auteur J.R. Léveillé, qui avoue n'avoir que faire de la communauté dans ses oeuvres, ait tout de même consacré une partie du Temps à écrire sur son milieu ainsi que sur ses auteurs et ses artistes dans une anthologie de poésie, dans des textes de conférence et des articles ainsi que dans des numéros spéciaux de diverses revues. Il n'y a pas de contradiction dans cette entreprise : sa perspective heisenbergienne relève d'une liberté sans nom... En effet, J.R. Léveillé a toujours cru que si les productions culturelles peuvent finir par témoigner d'une époque et définir une culture, elles sont avant tout des oeuvres d'exception. Parade, ou les autres par J.R. Léveillé réunit donc beaucoup de singularités : Histoire de la littérature franco-manitobaine. Interviews : Marie-Anna Roy, Roland Mahé. Essais sur Paul Savoie. L'identité franco-manitobaine. Le journal littéraire de Guy Gauthier. Les photographies de Dominique Rey. Écrits sur les arts. Deux siècles de poésie franco-manitobaine. Tombeaux et médaillons : Lionel Dorge, George Swinton, Roger LaFrenière, Charles Leblanc, Jean-Pierre Dubé, Alexandre de Laronde, Louis-Philippe Corbeil, Étienne Gaboury. Modernité du théâtre franco-manitobain.

  • L'écriture de Charles Leblanc dérange. Tant de dérision, tant de provocation, tant de dépense ludique jurent avec l'idée que beaucoup, en ce début de XXIe siècle, se font encore de la poésie. Ceux pour qui le poème, souple dépositaire d'une parole sublime, capte ou signale une essence voilée de mystère ne peuvent que recevoir comme un cinglant affront à la Muse le réalisme irrévérencieux de Leblanc. Cependant, ceux pour qui le poétique déborde le poème et qui attendent d'une oeuvre - poétique ou autre - l'occasion d'une rencontre avec une voix singulière, novatrice, percutante, reconnaissable entre toutes trouveront dans les pages parfois fielleuses de briques pour un vitrail une altérité qui s'assume entièrement, n'en déplaise aux forces morbides de la société qui tirent profit du silence des hommes. Ainsi, cet enfant terrible des lettres manitobaines, voire des lettres francophones en situation minoritaire, qu'est Charles Leblanc fait preuve d'une redoutable exigence de lucidité et insiste sur l'importance de ne jamais trahir son rêve : justice sociale ou amour. Pour lui, il sera toujours vital à l'humain d'avoir « tout [un] ciel à remplir » et de trouver l'audace de construire « des pans d'avenir / à habiter comme une maison ». C'est pourquoi les briques dont il est question dans briques pour un vitrail sont non seulement des instruments de révolte pour briser diverses formes d'un sacré aliénant, mais l'essentielle et modeste composante avec laquelle - advenant la participation d'un nombre suffisant de personnes - peut se construire une maison finalement vivable pour chacun.

  • Entrevues, essais, articles, chroniques. Variations sur un thème ? Il y a eu en effet, au fil des années et des écrits, certaines insistances sur « ... les mêmes citations, les mêmes références, allusions, métaphores, métamorphoses ». Pourquoi ? « Eh bien ! j'aime cette couleur. J'adore cette épopée ramassée. Je veux coller et recoller cette image sur la face de la terre. » -- New York Trip. Bien sûr ces écrits n'ont pas tous le même poids allant de l'entrevue à l'article à la simple chronique et l'ensemble, car c'en est un, comprend pour terminer un texte de fiction qui ne l'est peut-être pas. De la disparate apparente de ses Divagations, Mallarmé ne disait-il pas qu'elles « traitent un sujet, de pensée, unique ». Cela suffira à expliquer, je crois, la rigueur que j'attribue à ces improvisations. Il n'est pas insensé, par contre, de rappeler que les plus récentes théories scientifiques indiquent que même les atomes possèdent le libre-arbitre. J.R.L.

  • Les Prairies canadiennes, pays d'horizons infinis, où tout est à découvert et rien n'échappe à l'oeil. Et pourtant... sa « mer » avale les amoureux, ses bois et ses champs hébergent des chimères, ses chemins conduisent à des horreurs et ses artéfacts sont habités par des esprits fantastiques. Suffit de croire pour voir et de savoir où regarder. Dans ce recueil de contes fantastiques, illustré par Réal Bérard, Tatiana Arcand vous invite à découvrir les paysages mystérieux du pays des maléfices.

  • De son Île Maurice natale à Haida Gwaii en passant par l'Amérique latine, Eileen Lohka nous convie à visiter une galerie de portraits d'hommes aux teintes sombres. Dans des textes aux formes diverses et sous de multiples horizons, ces hommes se déclinent en paysages contrastés et sensibles. Aux prises avec les autres, c'est pourtant avec eux-mêmes qu'ils devront composer. Seuls maîtres de leur destinée, ils apparaissent tantôt cruels et tyranniques, tantôt fragiles, tendres et secrets, toujours complexes. À vous, lecteurs, de découvrir la tragique richesse de leur humanité.

  • Instantanés amoureux dans des lieux fréquentés ou imaginés tout autre chose qu'un livre de recettes plutôt un jeu un grimoire une carte des paysages du plaisir

  • On a voulu faire de Jean Riel l'héritier de son père, Louis Riel. Orphelin à l'âge de 4 ans, Jean est pris en main par des Québécois éminents, tels Honoré Beaugrand, le rédacteur du journal La Patrie et ancien maire de Montréal, le journaliste Alfred Pelland et le futur homme politique Honoré Mercier fils. Ceux-ci organisent des cotisations, proposent de l'adopter et de l'envoyer en France poursuivre ses études, l'installent au collège à Montréal, lui trouvent un emploi. Il épouse Laura Casault, fille d'une illustre famille de Québec, mais comme son père, qui avait son pays dans le sang, Jean Riel s'ennuie de la Prairie et rentre au Manitoba. Il y meurt à 26 ans, sans devenir la figure de proue des Canadiens français et des Métis que souhaitaient ses mécènes. Cette biographie démêle, pour la première fois, certains mythes entourant Jean Riel et fait la lumière sur une personnalité écrasée par le poids de son héritage et sur un parcours de vie tortueux et torturé.

  • « Née d'observations et d'émotions, cette série de poèmes tente de traduire l'impact indélébile que créent parfois une scène éphémère, ou des moments fulgurants, chargés d'intensité. Telles des estampes gravées dans mon imaginaire, ces impressions sont nées d'images et de réflexions et de sensations fortes que m'a laissé, au fil du temps insaisissable, ma vie chronophage. » LGD empreintes est le cinquième recueil de poésie de Lise Gaboury-Diallo publié aux Éditions du Blé. En passant par quatre grands volets la poète se dévoile doucement et nous plonge, au fil des pages, vers son « moi » intime.

  • Une crise éclate suite à une affaire de viande contaminée à l'E. Coli. Cette viande provenant de l'usine d'une multinationale fait des victimes et une petite fille en meurt.

    Roland Rocan, professeur universitaire en sciences alimentaires, avait adressé au ministre de l'Agriculture, qui n'est nul autre que son frère, des avertissements répétés pour éviter un tel drame, mais l'intérêt économique a pris le dessus. Le conflit s'installe entre l'intérêt public et les préoccupations politiques, conflit qui se double par une confrontation fraternelle. À ces rivalités idéologiques et familiales qui structurent la pièce originale Un ennemi du peuple (1883) d'Henrik Ibsen, s'ajoutent dans cette adaptation moderne des considérations sur les machinations politiques et les manipulations médiatiques caractéristiques du début du nouveau millénaire.

    Cette nouvelle version ressemble bien davantage à une satire politique qu'à un drame du théâtre réaliste : les complots, l'hypocrisie, la complicité de la presse, l'asservissement du savoir académique sont tous dénoncés avec humour et verve.

  • TEXTES ÉTABLIS ET ANNOTÉS PAR GLEN CAMPBELL, THOMAS FLANAGAN ET GILLES MARTEL

    --

    Évoquer le souvenir de Louis Riel, c'est faire jaillir dans les esprits les années 1870 et 1885. Déjà, des historiens ont passé au tamis les faits et gestes de cet inoubliable chef de file de la Rivière-Rouge. Louis Riel Poésies de jeunesse remonte plus loin dans le temps, on découvre les écrits d'une personnalité attachante et un profil nouveau du jeune Riel.

    Le « calepin de poésies » de Riel avec d'autres poèmes de jeunesse sont publiés ici. Gilles Martel en donne le contexte historique et Glen Campbell analyse la « valeur littéraire de l'oeuvre ». Présentation de Gilles Martel, Glen Campbell et Thomas Flanagan. Préface de Yves Labrèche.

    ***

    A historical and literary analysis of poems Louis Riel wrote while a student in Québec leads to the discovery of the writings of a young man seeking an identity, that of the Father of the Métis Nation.

  • Voici les poèmes d'un homme hanté par son passé, et celui de son pays. La mémoire est une machine à voyager dans le temps. Le poète revoit les moments privilégiés de son enfance à Saint-Boniface. Il revit les découvertes de Jacques Cartier et les voyages de La Vérendrye...

  • - 50 % sur le ePub et PDF pendant tout le mois de juin (4,99 $ au lieu de -9,99 $). Profitez-en !

    Cinq jeunes Winnipégois se rencontrent à un vernissage. Une amitié particulière se développe entre Lucas et Théo qui, sous le regard des autres et face au désordre de leurs émotions, ne semblent pas capables de donner voix à ce qu'ils ressentent. Cette incapacité dedire permet à d'autres liens de se nouer et conditionne le dénouement de la pièce.

    "Inédit" est la première pièce d'Eric Plamondon, artiste métis pluridisciplinaire, qui explore l'art queer à travers le médium de l'écriture. La pièce s'inscrit dans l'oralité bilingue où le français et l'anglais s'épousent et se répondent, et donnent voix à ses personnages.

  • Trois histoires sur le thème du départ.

    Une femme fuit un monde en débâcle pour se réfugier sur une ile ou elle apprend peu à peu à survivre en étant autosuffisante avec son chat, Tasse, et le petit chaton à deux faces qui nait pendant ce séjour... Une professeure fait face à la décision de prendre sa retraite pour vivre un vieux rêve... Un couple se confronte à l'invisibilité et la mort... Lyne Gareau nous entraine dans son voyage à travers le temps en mêlant dans chaque intrigue une dose subtile de tendresse, d'humour, de réflexion et, comme dans son premier roman publié aux Éditions du Blé en 2017, La Librairie des Insomniaques, une grande part de mystère et de poésie.

  • L'été à Ganiishomong : l'écriture poursuit la fiction dans l'extase du temps. Les souvenirs d'enfance (la nudité des cousines est désirable ; le piano de la mère un délice) se prélassent sur la plage d'une communauté métisse près de Saint-Laurent, dans le Far-West canadien, avec la musique de Bach et de Mozart, les poètes taoïstes et les penseurs présocratiques. Il y a place pour la Bible et Rimbaud. Baudelaire a trouvé le lieu. Geneviève Asse et Agnes Martin sont des habituées. Lacan y est passé. Les nonnes et abbesses zen l'habitent toujours. Glen Gould demeure un penseur incontournable. Il joue du piano comme si c'était un clavecin. Les mouettes passent, les vagues se lèvent et se taisent. La nuit est fraîche. Le champagne frais. On retrouve l'art comme pensée poétique, la poésie comme pensée philosophique et le roman comme poésie, avec la musique en arrière-fond cosmique.
    --

    EXTRAITS

    « Il y a des matins de grande indifférence. On se lève. On va vers le paysage, café à la main. Rien ne nous tente, rien ne nous indispose. Le soleil ne s'est pas encore étendu sur l'ensemble de la journée. Tout est neutre. Les oiseaux s'affolent déjà à la mangeoire. Les carouges ne cessent de jacasser. Le chien veut sortir. Alors, on s'assoit, on ouvre le grand cahier à dessin, on prend plume. Soudain tout s'éveille, tout prend vol. L'espace est mieux défini entre les branches et les feuilles. Les troncs et les branches davantage délimités. Ce n'est pas qu'il fasse plus jour. C'est qu'il y a eu transposition. Un rouge-gorge apparaît sur un tronc. Semblable au bouvreuil dans Le déjeuner sur l'herbe de Manet.

    Le rouge-gorge était là depuis longtemps; la brosse à la main l'aperçoit dans le décor qui prend vie. C'est du certain. Ça ne se passe pas autrement. La description est tout en littérature comme en art. Qu'est-ce que la description sinon la qualité des êtres et des choses. Là, quelques notes d'Arvo Pärt transpercent sur la chaîne audio et retiennent mon attention. Lui aussi prend son temps à ponctuer. Qu'est-ce que la ponctuation, si ce n'est une touche de description ? Voilà, cela est clairement établi. Enfin, entre le regard fixé sur la toile naturelle devant nous, et la main à la pâte, le temps s'est un peu étendu. On est prêt pour un autre café. L'on se dit que le grand Vide impassible n'est pas un néant. Joie latente. »



    « Des vagues de l'aube, il ne reste plus que l'écume des dernières à s'esclaffer sur la rive. Toujours un peu de vent. On le sent. Frais. Mais l'air se réchauffe. Dans deux heures, on sera nu au soleil. Pour le moment, les pieds bien ancrés dans le sable.
    J'entends une flûte jouer dans ma tête. La flûte est un instrument de voyage. Je ferme les yeux, je suis son enchantement, je rêve.
    Enfin, je me dis, en me réveillant, le son de ces vagues, c'est la voix du vent.
    Voilà, c'est déjà une bonne journée. »

empty