Le bout du mille

  • « Le développement de Cézanne » est aujourd'hui réédité dans sa langue d'origine. Il s'agit d'un article paru en français dans la revue «L'amour de l'art» en 1926. Roger Fry y explore le lent passage qui s'opère chez le peintre à partir de sa rencontre avec Pissarro, son aîné, son maître, son « cher Pissarro ». Les deux peintres vont travailler côte à côte pendant quelques saisons à Auvers-sur-Oise, et cette relation aura un effet réel sur le peintre provençal pour la suite de son parcours. De l'inspiration romantique et héroïque des débuts, il restera peu de traces après une très lente évolution qui le conduira à se retirer en Provence.

  • Écrite en 1950 par la femme de l'auteur, traduite en anglais seulement en 1990, puis en allemand en 1994, cette biographie d'Italo Svevo (1861-1928), un des plus grands romanciers du XXe siècle, n'avait à ce jour jamais été traduite en français.

    La femme de l'écrivain, Laetizia Veneziani Svevo, accompagnée de la poète Lina Galli, nous fait entrer dans l'histoire intime d'Italo Svevo à partir de nombreux fragments de textes et de correspondances. Il s'en dégage un portrait nuancé de l'homme Ettore Schmitz et de son double Italo Svevo. L'histoire d'une relation longtemps conflictuelle qui trouve un aboutissement lumineux avec « La Conscience de Zeno », lui vaut une consécration internnationale.

  • « Je n'aimais pas sortir la nuit. Ce que j'aimais par-dessus tout, c'était de baigner dans cette lumière plongeante avant l'obscurité. Toutes mes fins de journées étaient ponctuées par une marche entre chien et loup. C'était ma drogue, avec la vaisselle, l'aspirateur et les sondages téléphoniques. »

    Laissez-vous entraîner dans les méandres comico-existentiels d'un personnage dont la belle routine chorégraphiée est mise à mal par une rencontre étonnante... Un jeune homme solitaire et exilé de lui-même qui court après son ombre... et derrière son chien.

  • De pertes en fils

    Howard Roiter

    Howard Roiter ose fendre la trame de l'histoire pour nous montrer que l'existence humaine ne tient qu'à un fil. Il raconte non sans humour l'histoire d'un père et d'une perte, qu'il serait en fait plus juste de mettre au pluriel pour l'accorder en nombre avec guerre, exode et faillite. Une tragicomédie dans le Montréal d'après-guerre.

  • Montréal mélodie

    Golda Fried

    Alice vient d'emménager à Montréal pour étudier en littérature à McGill. Elle n'a jamais eu de petit ami, elle est encore vierge et ne sait pas faire la lessive. À l'université, elle entre dans le comité du ciné-club et passe son temps à la bibliothèque. Mais entre Bonny and Clyde, The Graduate,
    la musique de Bob Dylan et des Rolling Stones, Alice découvre le charme de la vie montréalaise... et surtout rencontre Nellcott, un jeune homme de 23 ans qui travaille chez Basement Records, se met du noir sous les yeux et se rêve musicien. Avec lui, Alice fréquentera les cafés-restaurants et dormira sous des nuages de fumée de cigarette. Sans qu'elle comprenne comment, Nellcott deviendra son amoureux.

    /> Golda Fried raconte avec humour et tendresse la découverte d'une ville
    où les « gens sont réputés pour être cool ». Montréal est différente à
    bien des points de vue de la banlieue de Toronto. « Extraordinairement différente. »

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