Sciences humaines & sociales

  • Le 11 août 1987, le corps martyrisé d'une fillette est retrouvé en bordure de l'autoroute A10, dans le Loir-et-Cher. Enterrée dans le cimetière de la commune de Suèvres, l'enfant sans nom et sans famille restera pendant plus de 30 ans une énigme. Mais cette affaire hante plus d'un enquêteur. Surveillance ininterrompue du cimetière, réouverture du dossier dès lors que les progrès de la police scientifique donnent un nouvel espoir... L'anonyme ne sera jamais oubliée, jusqu'à la résolution de cette affaire hors-normes. Grands reporters, Georges Brenier et Adrien Cadorel reviennent sur le plus vieux des Cold case français et racontent l'histoire d'une enquête acharnée qui chercha à punir la barbarie.

  • Puritain conservateur, acharné de la chasse aux « Rouges », raciste décomplexé, antisémite, J.E. Hoover sera le patron du FBI de 1924 à 1972. La montée de la criminalité pendant la crise de 29 fera sa légende Il transformera peu à peu le FBI en police politique archivant grâce aux progrès de la technologie les écoutes, données privées et empreintes digitales de quelques 159 millions d'individus. Il a traqué toutes les « sorcières » possibles et imaginables, privilégiant les cibles en vue et ne négligeant aucun recoin de leur vie privée. Craint de huit présidents qui essayeront de le démettre ou de l'éloigner, Hoover se passionnait pour les déviances idéologiques ou intimes, mais il combattait fort peu le crime organisé. Ce puritain conservateur cachait un homosexuel honteux. A sa mort, les dossiers de l'homme qui avait passé sa vie à espionner l'Amérique ont disparu. Pouvait naître la légende de ce personnage digne des romans de James Ellroy et qui a été incarné à l'écran par Leonardo Di Caprio.

  • Depuis le début de sa carrière de bourreau en 1891, Anatole Deibler a pris pour habitude de noter dans des carnets d'écolier de toile grise, en face de la date et du lieu de la condamnation, les noms de chaque condamné à mort et leur « curriculum vitae ». Une liste interminable de parricides, de satyres, d'égorgeurs, d'assassins, d'empoisonneurs de tous âges et de toutes conditions. Une fois l'exécution menée à son terme, Anatole Deibler complète son catalogue : en face du nom du condamné une croix tracée à l'encre bleue signifie qu'il a été gracié, le texte rayé d'un trait bleu, que le verdict a été cassé, enfin, une croix rouge cerclée de noir, qu'il a été guillotiné... Ces derniers auront le privilège de constituer ce qu'Anatole appelle « son palmarès ». Les extraits de ces carnets sont complétés par des photos inédites : les derniers portraits des condamnés à mort exécutés tels que conservés par les archives de la police nationale. Au-delà du témoignage historique, cette litanie de visages hallucinés ou résignés, apeurés ou bravaches, et ces fragments de vies brisées donne un éclairage tout particulier sur cette « Belle Époque », dont la nostalgie fait oublier la violence.

  • El Mexicano ! 1940, l'homme que le peuple espagnol a ainsi surnommé fait trembler, de Guadalajara à Valence et Barcelone, tout ce qui porte l'uniforme franquiste. Pour les autorités, ce n'est qu'un bandit ; pour les paysans et les ouvriers vaincus, le Mexicain est le vengeur, le justicier. A la tête d'anciens soldats républicains, ce chef d'une section de la mort des Brigades Internationales, évadé des camps franquistes, défie les vainqueurs au nom de la liberté. Son journal constitue le seul témoignage sur ce qu'il advint des combattants de la République après la victoire de Franco : la captivité, la répression, la guérilla.

  • Ancien patron de la Brigade de Répression du Banditisme, Pierre Folacci est LE policier qui connaît par coeur Marseille et son évolution récente.
    Loin des clichés habituels, il se raconte et raconte son métier. La formation de policier qui ne prépare pas aux premières autopsies, les cris des familles de victimes qui ne s'oublient pas.
    La peur qui demeure avec l'expérience. Il n'est pas dans la culture de la police de prendre en compte cette souffrance subjective insupportable.
    Il parle aussi de la violence des jeunes est le produit d'intérêts occultes, d'une lutte de territoire pour occuper la place laissée libre par le milieu, du grand banditisme qui a vu éclore les réseaux de trafic de stupéfiants des quartiers Nord, qui les a laissé faire,
    les utilisant parfois et faisant, auprès d'eux, office de juge de paix.
    Il démontre que, si les grandes figures du banditisme sont toutes tombées, incarcérées ou mortes, leurs investissements financiers sont toujours en place.
    Blanchis depuis longtemps, ils représentent une manne financière colossale et tentaculaire. La culture, les repères ont changé : après les femmes et l'alcool, la barbe.
    Endoctrinés par un islam radical, les voyous reprennent leurs trafic tout en payant leur dîme à des réseaux terroristes, forts de cette idée que la vie des autres ne compte pas puisque le paradis les attend.
    L'autre changement important tient à la complexité extrême de la nouvelle procédure pénale, nouvelle lourdeur administrative qui empiète de moitié sur le temps consacré aux résolutions d'enquêtes.
    Il est arrivé, comme à d'autres, à Pierre Folacci d'être en marge du code : il en parle sans tabou. Et il évoque alors ce fameux lien avec un informateur, l'histoire d'une vie.

  • De la prohibition aux années soixante, voici la vie édifiante du chef suprême de la mafia américaine, l'un des plus grands criminels que le monde ait jamais connu : Salvatore Lucania dit Lucky Luciano. Petit immigré sicilien dans le New York des années 1900, Luciano fait les quatre cents coups avec d'autres gamins du Lower East Side : Meyer Lansky, qui restera son ami, Frank Costello ou Bugsy Siegel. Viendront ensuite Al Capone, Vito Genovese, Alberto Anastasia, Dutch Schultz ou Nucky Johnson. C'est le temps du trafic d'alcool, des braquages et des règlements de comptes. En 1920, Luciano rejoint la famille d'un des parrains de New York. Il veut bousculer les vieilles traditions de la mafia, et devient, après une guerre sanglante, le chef des cinq familles de Cosa Nostra. Il est alors l'un des hommes les plus puissants d'Amérique, même lorsqu'il est incarcéré après avoir été lâché par Franklin Roosevelt qu'il a contribué pourtant à faire élire... Lorsque les États-Unis s'engagent dans la Seconde Guerre mondiale, Lucky Luciano profite de la situation : c'est lui qui contrôle les ports américains, pièce maîtresse de l'effort de guerre. Les services secrets vont aussi l'utiliser pour faciliter le déroulement de l'invasion de la Sicile en 1943. Considérant les énormes bénéfices potentiels d'un marché en pleine expansion, il va, à la fin de sa vie tisser des liens avec les mafias italiennes, et organiser le trafic international de stupéfiants avec les Corses et la pègre marseillaise. C'est à partir de ces mémoires que Mario Puzo et Francis Ford Coppola ont créé le personnage mythique de Don Corleone dans le Parrain. C'est à partir de sa vie que Sergio Leone a imaginé Il était une fois en Amérique.

  • Un crime inexpliqué et donc impuni provoque chez tout un chacun un sentiment d'injustice. Ce l'est d'autant plus qu'ici il ne s'agit pas d'un seul crime, mais de 28 assassinats : hommes, femmes et enfants abattus dans une série de hold-up et de cambriolages d'une violence inouïe commis entre 1982 et 1985 en Belgique et dans le nord de la France. Tués par des assassins jamais identifiés : les tueurs du Brabant, du nom de cette province belge où eurent lieu leurs pires méfaits. Et cela malgré une prime de 250 000 euros qui sera attribuée à quiconque permettra leur identification. L'affaire des tueries du Brabant reste omniprésente dans l'inconscient collectif. Une dizaine de juges d'instruction, des centaines d'enquêteurs, plusieurs cellules d'enquête, deux commissions d'enquête parlementaire ont tenté d'élucider cette affaire sans précédent. En pure perte. La juge d'instruction Martine Michel et l'équipe d'enquêteurs de la Cellule Brabant Wallon (CBW) continuent envers et contre tout leurs investigations. D'innombrables pistes ont été envisagées : la thèse adoptée par les enquêteurs de la PJ de l'époque était celle du grand banditisme. Puis sont venues d'autres hypothèses : une bande menée par un psychopathe dissimulant des massacres gratuits en braquages, un chantage en rapport avec le crime organisé et un racket qu'aurait subi une chaîne de supermarchés. La théorie des cadavres exquis, des crimes ciblés, visant des personnes biens précises, mais dissimulés dans un carnage général. Cette piste concerne surtout Léon Finné, une des victimes des attaques de 1985, le père de Patricia Finné, co-auteur du livre. Un complot qui aurait visé à déstabiliser l'Etat belge, voire d'autres pays d'Europe occidentale. On verrait aussi dans ces tueries l'action de groupements extrémistes cherchant à créer un climat de terreur auprès de la population et à favoriser l'instauration d'un régime fort. On a notamment accusé un groupe néo nazi manipulé par les services secrets belges. D'autres font même un lien avec l'organisation Gladio et les réseaux stay-behind des structures clandestines de l'OTAN chargées de résister à une éventuelle invasion soviétique. Le livre relate et propose un état des lieux rigoureux des faits et examine chacune des hypothèses en ayant en ligne de mire la prescription qui frappera inexorablement en novembre 2015.

  • « Nous ne serons un État normal que lorsque nous aurons la première prostituée juive, le premier voleur juif et le premier policier juif ». Haim Nahman Bialik Les organisations mafieuses israéliennes comptent parmi les plus violentes et les moins connues. Elles sont le produit d'une société profondément divisée, parcourue de violentes secousses sociales, et en guerre depuis bientôt soixante-dix ans. Si certaines se contentent d'opérer à l'intérieur des frontières de l'État Hébreu, la plupart étendent leurs activités sur tous les continents. Serge Dumont retrace pour la première fois leur histoire depuis 1948. Loin des élucubrations antisémites propagées par les partisans d'un « complot mondial » dont Israël serait le centre, la « mafia israélienne » n'est pas une structure comme Cosa nostra. Pas de hiérarchie, pas de stratégie commune : les mafieux « blancs et bleus » passent leur temps à essayer de se détruire, et, à l'étranger, leurs relations avec les communautés juives de la Diaspora sont inexistantes, ou glaciales. À la fin des années 2000, l'escroquerie à la taxe carbone a permis d'amasser un pactole d'au moins 1,6 milliard d'euros. Racket, blanchiment d'argent, prostitution, trafic de drogue et d'armes, contrebande de diamants... les activités de ces clans génèrent tellement de cash que la police, bien qu'efficace contre l'activisme palestinien, semble désarmée face à un crime structuré militairement et qui a réussi à corrompre des personnalités politiques de premier plan. Journaliste belgo-israélien, spécialiste des affaires judiciaires, Serge Dumont vit et travaille à Tel-Aviv. Il est le correspondant permanent des quotidiens Le Soir, Le Temps et La Voix du Nord.

  • Le bagne de la Légion, l'épreuve, fit sensation, en 1977, lors de sa parution. Henry Allainmat, à l'époque journaliste, a mené une enquête pendant deux ans et recueilli les témoignages d anciens légionnaires. Parmi eux, Michel Trouvain, sa terrible expérience a constitué l'essentiel de ce livre dont il est le héros.

  • L'économie a pris le pas sur la diplomatie. Pendant que les Etats négocient, leurs entreprises se livrent une guerre sans merci où alliances et trahisons vont toujours de pair. L'intelligence économique est le faux nez de ces conflits secrets avec des méthodes issues du monde de l'espionnage. Charles Pellegrini revient sur les plus grandes affaires d'espionnage économique de ces dernières années : Renault, Volkswagen, ou Areva. Il raconte aussi les histoires et les mauvais coups de ces nouveaux espions : écoutes, infiltrations, sabotages, pièges à miel selon la vieille terminologie du KGB, lancement de fausses informations... Les pratiques délictueuses, parfois criminelles, sont devenues la règle de cette guerre sans pitié où les alliés ont pris le visage d'ennemis.

  • Patrons de gangs, mafias et cartels, ils ont la haute main sur le trafic de stupéfiants ou d'immigrés clandestins, sur la prostitution ou le racket et règnent par la constitution de véritables économies souterraines sur des territoires entiers. El Chapo Guzman, le roi des Narcos mexicains est devenu un des hommes les plus puissants du monde. Jim Brown et son fils Dudus Coke ont été de véritables potentats de la Jamaïque. Ibrahim Dawood, le truand de Bombay, est lui un proche d'AI-Qaïda et des services secrets pakistanais. Stéphane Quéré nous fait découvrir ces hommes et ces femmes, comme Big Sister Ping qui a régné sur des milliers d'immigrés chinois des Etats-Unis, le biker québécois Maurice Boucher, boss d'une organisation loin de tout folklore et avec laquelle compte les mafias d'Amérique du Nord. Mais aussi l'irlandais John Gilligan, le tueur de Veronica Guérin, ou le proxénète Colacurcio de Seattle, personnage digne d'un film de Scorsese au total, plus d'une douzaine de trajectoires Incroyables qui dépeignent le monde criminel contemporain.

  • « J'ai écrit ce livre pour ceux qui pensent que nous sommes toujours la matraque à la main, le front bas, à chercher un immigré sur qui soulager toute la haine que notre vie de misère nous inspire. Pour eux, et pour que soit reconnu notre travail. » La garde à vue ? Au moment où le sujet fait couler beaucoup d'encre, un officier de police des stups témoigne, loin des clichés et des discours officiels. Aux antipodes d'un manuel formel et technique, le capitaine Chaigneau parle avec passion de la garde à vue, de son métier, de ceux qui le font et de « ceux d'en face ». Stéphane Chaigneau est un flic de la Brigade des Stups de la P.J. Versailles. Diplômé de l'Institut de Criminologie de Paris, il est entré dans la Police en 1993, au Commissariat de Police de St Germain en Laye. En 1998, il a intégré la Police Judiciaire de Versailles, puis la Brigade de Répression du Banditisme (B.R.B.). Lors de la parution de ce livre, il est chef de Groupe à la Brigade des Stupéfiants.

  • Nicolas Sarkozy est-il un agent de la CIA ? Le dérèglement climatique est-il le fruit des recherches de l'armée américaine ? Jean-Luc Lagardère, la victime d'un complot destiné à empêcher l'entrée des Russes au capital d'EADS ? Chrysler, Ford et Général Motors ont-ils mené une conspiration contre Toyota ? Les Chinois ont-ils un plan secret pour coloniser l'Afrique ? Et si la grippe A était une invention des laboratoires pharmaceutiques pour relancer le marché des vaccins ? Les traces dans le ciel, le signe d'un empoisonnement massif ? Elvis Presley, plus vivant qu'Oussama ben Laden ? Depuis le 11 septembre, le climat de paranoïa s'est amplifié. La récente crise économique a ajouté un fort ressentiment vis-à-vis des élites, renforçant le besoin des populations de croire en la manipulation mondiale par des forces secrètes. Du simple canular jusqu'aux théories les plus complexes, Planète Complots est un essai qui décrypte les nouvelles tendances conspirationnistes.

  • En prison, l évasion est le mythe par excellence. Pour la majorité des prisonniers, elle n en reste pas moins une pure abstraction. Pourtant, certains vont trouver les ressources nécessaires pour se faire « la Belle ». Échafaudant des plans dignes d une opération commando ou profitant d une faille offerte par les surveillants, ils vont y arriver. Franck Sénateur présente les plus belles des « Belles... » D Alcatraz à Borgo en Corse, des Baumettes à Sangyip au Tibet, Frank Sénateur nous raconte plus de vingt évasions de ces trente dernières années s étant déroulées dans le monde entier : Turquie, Inde, Côte d Ivoire, Cameroun, Égypte, République Démocratique du Congo, États-Unis, Mexique, Australie, Belgique, Suisse, Chine, Russie, France... Nous découvrons les histoires incroyables d évadés comme Charles Sobhraj, Pierre-Marie Santucci, Antonio Ferrara, Michel Vaujour, Albert Spaggiari ou Jean-Pierre Treiber.

  • De la belle aube au triste soir : l'histoire d'une famille française en Algérie, 1830-1962 Nouv.

    Il n'est pas de vie qui ne soit inextricablement mêlée à notre histoire collective. Ce livre retrace l'histoire d'une famille française en Algérie sur cinq générations, de la conquête du pays par la France en 1830 au retour en métropole après l'indépendance de 1962. Au coeur de ce récit, Léa et Georges Mauriès, institutrice et agriculteur partisans du dialogue entre les communautés, verront leur vie basculer en 1957 lorsque Georges est victime d'un assassinat politique. Commence alors pour Léa, femme à la personnalité si particulière, une autre histoire. À travers cette enquête, Isabelle Cousteaux nous invite à plonger dans les souvenirs de ces destins fracassés par l'histoire : entretiens, extraits de correspondances, procès-verbaux, poésies et photographies. Grande histoire et vies intimes se mêlent pour nous donner à découvrir le roman vrai d'un drame français.

empty