Policier & Thriller

  • Dans une grande ville de l'Ouest, le temps est suspendu et l'on s'attend au pire. Enfin, si seulement on savait à quoi s'attendre... Mais il aurait fallu que l'indic parle plus tôt. Ou que le flic auquel il s'est confié avant d'être descendu ne soit pas lui aussi tué par erreur. Il aurait fallu que les types qui préparent le coup ne se retrouvent pas éparpillés aux quatre coins de la ville, planqués dans des caves et des entrepôts. Il aurait fallu que cette affaire-là ressemble à ce que l'on connait. Seulement qui pouvait prévoir que tout repose entre les mains d'une gamine encore au lycée, de cette petite gauloise mystérieuse et prête à tout pour que sa vie ait un sens. Après Le Bloc et L'Ange gardien, Jérôme Leroy, subtil observateur des dérives politiques et identitaires de notre société, nous offre un nouveau roman incisif et troublant.

  • Le 2 décembre 2018, le corps du plus jeune président de la République française, Emmanuel Macron, rejoint le Panthéon devant les spectateurs du monde entier. Le pays, le gouvernement et ses proches demeurent incrédules face à son assassinat. Ne reste plus qu'à remonter le temps pour suivre les ramifications du complot qui a conduit à cette fin. Le romancier François Médéline, après dix années passées dans les coulisses du gouvernement, nous offre une fiction politique moderne et percutante. De sa plume explosive, il s'amuse à mettre en scène les grands de ce monde et nous parle du règne de l'image, de pouvoir et de démesure.

  • "...C'est la force d'Oppel d'objectiver un présent cruel pour un avenir probablement arc-bouté sur l'individualisme forcené et le déterminisme imparable. Clairvoyance sombre d'une déliquescence de modèle !" Nyctalopes.
    Mister K affole le monde de la finance et celui du renseignement. Sur les écrans des élites connectées, une newsletter fait irruption régulièrement sans qu'on ne puisse comprendre son origine.
    Ce n'est pas la teneur de ces messages - des dénonciations des dérives du monde de la finance - qui inquiètent mais les technologies inédites mises en oeuvre.
    Cet émule de Julien Assange et d'Edouard Snowden devient une cible prioritaire pour la CIA et la NSA.
    Se maintenir au top de la technologie, gagner la confiance de ses clients, s'assurer du recouvrement, garder ses avantages concurrentiels...avant d'être un assassin, Falcon est un professionnel.
    Et dans son secteur d'activité, rémunération confortable ne va pas sans risque.
    Analyste à la CIA n'est pas non plus un métier facile : certes reconnue pour ses compétences, et même avec un père militaire de haut rang, Lee doit aussi composer avec ses origines chinoises et les préjugés racistes et sexistes qui vont avec.
    Falcon et Lee chacun de leurs côtés font faire ce qu'ils savent faire et bien faire, l'un au Venezuela pour le compte d'un milliardaire américain non dénué d'ambitions politiques, l'autre en Afrique Centrale où ce sont moins ses yeux bridés que son talent de psychologue qui seront encore une fois utilisés.
    Et puis c'est à Londres que leurs employeurs les envoient : ce Mister K qui se déjoue de toutes les techniques de pistage devient leur cible. A moins que cette cible ne soit encore plus redoutable que le pensent ceux qui croient tout savoir...

  • Ma vie

    Al Capone

    En 1939, un journaliste est engagé pour écrire l'autobiographie d'Al Capone à partir d'une série d'entretiens. Au fil des rendez-vous, l'auteur réalise que le grand Al Capone livre de son existence une version fantaisiste. Incapacable de discerner le vrai du faux, usé par ces interviews, le journaliste abandonnera son projet. Mais ses notes seront publiées dans la presse pulp américaine, puis reprises et rassemblées sous la forme d'un récit. Ma vie d'Al Capone est ce texte inspiré de la légende d'Al Capone, telle que le célèbre gangster a choisi de la raconter au moment de livrer ses mémoires.

  • Décembre 2001, Albuquerque, Nouveau-Mexique, Jamie Asheton est gardien de parking.
    Voici l'instant qu'il redoutait depuis un après-midi poisseux de septembre 1990, lorsqu'ils avaient, sa femme Jackie et lui, déserté leur appartement de Manhattan.
    Une Pontiac firebird avec deux hommes à bord s'approche de sa guérite. Il va falloir faire vite, très vite pour s'échapper du traquenard et aller chercher Jackie.
    Ensuite il faudra fuir vers Los Angeles pour retrouver les hommes du programme fédéral de protection des témoins. Mais la route est longue jusqu'à la cité des Anges...
    longue pour un couple traqué, longue pour un homme que sa femme n'aime plus et qui est condamnée à partager sa vie.
    Dominique Forma a vécu quinze ans à Los Angeles où il a travaillé dans un studio de cinéma et réalisé un long métrage. Il est l'auteur de plusieurs romans noirs pour adultes et pour la jeunesse. Son roman Hollywood zéro a obtenu le prix Lire en poche 2014.

  • Lyon, 1993. Léa Bruni mène l'enquête sur le prétendu accident de voiture qui a tué sa mère, vingt ans auparavant. Manu, jeune proxénète sous la coupe de Vincent Di Canio, le parrain Lyonnais, élimine ses filles à coup de doses mortelles d'héroïne. Xavier Maisonneuve, député-maire et fils du Président du Sénat aime trop les jeunes femmes. À Matignon, Edouard Balladur prépare le casse du siècle : voler la Présidence de la République à son ami de trente ans. Et voici que les destins de tous ces personnages se croisent, influant les uns sur les autres, tandis que Secondi et son équipe de la DST surveillent, orchestrent et manigancent. La Politique du tumulte plonge ses racines dans l'histoire française, mêlant destins fictifs et trajectoires réelles pour nous offrir un roman noir aussi ambitieux qu'inoubliable.

  • Casablanca, 1955. Après une fête, Georges raccompagne une jeune femme. Il aimerait que les choses n'en restent pas là et, quand la fille refuse ses avances, tout bascule. Mais, en cette année où le Maroc connaît les dernières heures du protectorat français, une Blanche victime d'un Blanc, cela ne sert les intérêts de personne. Et si l'on cachait la responsabilité de Georges ? Si à sa place, on accusait ce groupe d'Arabes qui vit près des lieux du crime ? Il n'en faut pas plus à Casablanca pour s'embraser, tandis que Georges prend goût aux crimes impunis et que d'autres cherchent à tout prix à faire régner un semblant d'ordre. Dans un Maroc chauffé à blanc et pétri de racisme ordinaire, 55 de fièvre est un polar addictif où la traque d'un homme sombrant dans la folie se mêle aux ambitions politiques de ceux qui préfèrent le pouvoir à la justice.

  • La vie de Thomas bascule sur le front de Libye, dans les caves où il est retenu prisonnier et attend d'incertaines tractations politiques. Ce sont des mois de solitude loin de la lumière du jour, avec ses souvenirs pour seul soutien. Après, ce sera pour le jeune journaliste le difficile retour au monde, la maison de son père où il se réfugiera, face à une mystérieuse forêt. Là, il tentera de reprendre pied. Mais c'est sans compter sur d'étranges disparitions de femmes et sur le retour dans sa vie de Hannah, son amour passé, qui se débat avec ses propres démons. Dans ce roman addictif, Alain Claret nous entraîne en ce pays obscur où les fantômes du passé et les ombres du présent se lient pour brouiller toutes les pistes et mettre sans relâche la raison à l'épreuve.

  • "Choukri se met au travail. la buse est adaptée. Il vaporise un large faisceau de peinture, un voile qui s'épaissit peu à peu et qu'il faut savoir arrêter à temps.
    Si l'on veut éviter les coulures, ce qui n'est pas toujours le cas : il y a des Crew qui aiment le trash. Greg observe du coin de l'oeil.
    Comme à chaque fois, le rouge explose dans la nuit. un rouge brillant, sombre et plein. Il aime les couleurs franches, qui claquent. Choukri avance vite. Vite et bien."
    Dominique Delahaye est membre du collectif "Polaroïds Rock". Il vit et navigue à bord d'une péniche.

  • Dans le Paris des années 1930, un improbable duo sévit. Johnny, dit Le Hotu, fils de famille nonchalant et dévoyé, fringué classe, moralité zéro, vit chez sa marraine dans le 17ème chic. Paulo, petite frappe qui n'a jamais vécu que de combines, a ses quartiers à l'hôtel de l'Avenir à Saint-Ouen. Le premier parle comme il faut et apprécie le saint-émilion, l'autre a ses entrées dans le milieu et se bat avec un méchant coup de boule. Les deux n'ont qu'une idée : faire du business, écumer les partouzes chics et les théâtres pornos miteux, enchaîner les braquages et les mauvais coups. Le Hotu, trilogie mythique, nous offre la peinture noire d'un Paris disparu. Avec sa langue unique, émaillée d'un argot légendaire qui inspira les plus grands cinéastes, Albert Simonin réussit comme nul autre à réconcilier la grande littérature et le parler de la rue.

  • Sous le soleil andalou, truands teigneux, barbouzes marocains ou victimes de la crise : tous partagent la même avidité.

    « Il tenta désespérément de se débattre. Sursauts inutiles. Les quatre l'empoignèrent et le traînèrent à la poupe en le dérouillant.
    Pantin désarticulé. Au moment du dernier élan, alors que quatre bras s'apprêtaient à le balancer par-dessus bord, le coup de grâce vint percuter son crâne.
    L'aube naissante tomba en rideau. Son corps déchira la surface d'eau noire, s'enfonça, entraînant avec lui une coulée de bulles d'un vert fluorescent.
    Un bruit sourd, une gerbe d'écume. Le pilote embraya et le yacht bondit en se cabrant. Il entrouvrit soudain les yeux. Autour, la mer, le froid, les courants d'eau profonde aspirés depuis l'Atlantique.
    Il coulait, coulait. Il voulut crier, mais un flot d'eau salée pénétra dans sa bouche. Sa dernière sensation fut une soif immense. Une soif d'air. Les poumons pleins d'eau, il sombra. »

    Pierre-François Moreau, reporter et chroniqueur littéraire notamment pour Actuel*, est scénariste.*

  • Dans les rues de São Paulo, sans laisser d'autres traces que sa Porsche garée sur un parking, Franck Cage a disparu. Volatilisé à quelques semaines de son grand retour musical, alors que sur sa vie nul danger ne semblait planer. Le mystère débarque dans le bureau de Dino Emanueli, avocat, sous les traits de la troublante femme du rockeur bien décidée à découvrir la vérité. Commence alors pour Dino une plongée dans les mystères de São Paulo et dans le passé du sulfureux musicien. São Paulo Confessions nous initie aux délices et aux démons de la tentaculaire ville brésilienne en compagnie d'un avocat charmeur et épicurien qui devra se perdre sur toutes les pistes de cette enquête pas comme les autres.

  • "C'est pas le tout d'être dans le bon camp, il faut connaître du monde..."
    1961, torturé dans une cave de la casbah d'Alger, Joseph Mat revoit sa vie défiler.
    Combattant républicain de la guerre d'Espagne devenu contrebandier, ancien militant communiste condamné à mort par le Parti, trop tôt dans les rangs de la Résistance, trop tard avec les collabos, tantôt avec les flics, tantôt associé aux voyous, vendant des armes à la rébellion algérienne et trafiquant avec les autorités, est-ce qu'il a encore choisi le bon camp ?

  • "Que reste t-il de morale et d'humanité quand on s'est affranchi de l'une et de l'autre ?" Bertrand Poirot Delpech, Le Monde.
    "Le meilleur livre d'Auguste Le Breton" Le Canard Enchainé.
    "Une histoire vraie et tellement puissante, quelque part entre Monte-Cristo et Il était une fois en Amérique..." Olivier Marchal.
    "Si un jour t'es pas capable de tout laisser à la seconde, de tout briser, femmes, enfants, foyer, amis, c'est que t'es devenu un bon à rien, une lope, un mec pas digne de vivre !"
    Auguste le Breton nous fait découvrir la vie du gangster français Georges Hainaut plus connu sous le nom de "Jo la Terreur".
    Des bas-fonds de Montmartre aux bordels d'Amérique du Nord, en passant par les tripots de Londres, c'est un demi-siècle d'aventures et une authentique histoire du milieu français de 1880 à 1945.
    Parmi les héros de ce roman vrai, Bonnot, Carbone et Spirito, Stavisky et Bonny et Lafont. Et surtout une foule de personnages du peuple de Paris : prostituées, souteneurs, affranchis, policiers et malfrats.
    Un monde où l'on tue pour un regard et où on pleure sur une chanson des faubourgs.
    La force d'Auguste le Breton, personnalité en marge du monde de la littérature policière, fut de ne rien inventer dans ses polars : il avait presque tout vécu.

  • "On préfère jeûner avec les aigles que claper avec les poulets".
    Banlieue Sud, années Giscard, Eric, Nono, Bûche et Catman rêvent aux exploits de Mesrine entre virées à Rungis, sorties à la Foire du Trône et bastons avec les Teddy boys, Rockers et Hells Angels.
    Certains devront remiser les santiags et mener la vie des honnêtes gens. D'autres prendront le chemin qui mène en Centrale ou au cimetière.

  • Simon Carrière, policier, a planté le gyrophare sur le toit de sa voiture, seul moyen de se rapprocher au plus près d'une scène macabre.
    Toute la cité est bloquée et tous ses habitants présents : jeunes encapuchonnés et pères de famille en une masse compacte, encore sous le choc, mais prêts à en découdre.
    Les femmes et leurs enfants aux fenêtres ou hululant depuis les balcons : une jeune fille du quartier vient de se suicider...
    Le capitaine Humbert enquête, lui, sur la disparition d'Aude : elle a été exécutée pour une embrouille de stups.
    Reste la violence de sa mise à mort. Il y a certainement autre chose derrière tout ça. Séquestrations, violences, balances et autres coups bas, c'est le lot du trafic de stups.
    Mais Dijon, ce n'est pas encore Marseille, Paris, Lyon ou Grenoble... La dope, ici, ce sont quelques familles, dont des membres sont en contact avec des grossistes basés dans des villes plus importantes.
    Il y a eu de belles affaires, mais on voit surtout des groupuscules plus anarchiques, quelques lascars qui font des trajets en Hollande pour ramener du produit, jusqu'à ce qu'ils finissent par se faire serrer par la douane volante à Gevrey-Chambertin.
    On est loin de la French Connection... A moins que les forces de l'ordre ne soient tout simplement trop aveugles pour voir dans ces gosses élevés de travers, pervertis par le fric facile des trafics et entraînés aux luttes viriles et à la violence, l'ombre d'une réalité inéluctable où le viol serait pratiqué comme une arme dissuasive, une arme de pouvoir aussi destructrice qu'une kalachnikov.
    Tournantes, violences faites aux femmes par des trafiquants de stupéfiants, disparitions de jeunes femmes : mélangeant plusieurs intrigues très contemporaines et nourrie aux faits divers qui ont défrayé la chronique judiciaire, Marie Vindy nous plonge dans un univers à la fois d'une grande proximité - une région et son quotidien avec des personnages auxquels il est aisé de s'identifier - et glaçant par la noirceur qu'il révèle.
    Son plus grand roman noir. Chiennes nous permet de retrouver les personnages croisés dans Une femme seule et Cavales : l'action se déroule au sein de la section de recherches de la gendarmerie nationale.
    Née en 1972 à Dijon, Marie Vindy finit par s'orienter vers l'écriture et publie Une femme seule en 2012 (Fayard), puis Cavales en 2014 à la Manufacture de livres. Passionnée de faits divers et de littérature policière, chroniqueuse judiciaire, Marie Vindy vit à Dijon avec son mari et ses...

  • "Un polar noir comme des pâtes à l'encre de seiche, âpre comme un coup de mistral et puissant comme une gorgée de Garlaban..." Franz-Olivier Giesbert.
    "René Coppano sait de quoi il parle. La police dont il fut un fleuron. Marseille dont il est l'un des enfants. La pègre qu'il a combattue.
    C'est aussi un écrivain. Rares sont ceux qui, comme lui, savent restituer une époque.
    Le roman commence en 1968. La musique est à fond. Deux jeunes gens, Angel et Vincent, font les quatre cents coups.
    La vie va les emmener loin l'un de l'autre, jusqu'à ce qu'ils se retrouvent à la fin des années 80. Face à face, cette fois."
    Franz-Olivier Giesbert

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