Entreprise, économie & droit

  • Il y a le tribunal correctionnel où se succèdent ceux qui ont «fait une bêtise». Conduites en état d'ivresse, policiers agressés parce qu'ils ne comprennent pas pourquoi on a grillé ce stop, petites arnaques, voiture rayée par vengeance... Et derrière ces «bêtises», autant de répliques inoubliables, de tranches de vie, de petits drames et de moments de folie ordinaire. Et puis il y a les Assises, quand tout a basculé, que la violence est devenue monstruosité et que jour après jour se raconte le crime. Dimitri Rouchon-Borie, ancien chroniqueur judiciaire, a passé des heures dans les salles des tribunaux français. À travers une trentaine de récits, cette chronique de la vie du tribunal nous invite à franchir la porte de la salle d'audience pour découvrir la réalité de la cour de justice où l'humour peut côtoyer le pire.

  • 1928... Huit ans déjà que la loi sur la prohibition est entrée en application, déclenchant la plus gigantesque ruée vers l'alcool que le monde ait connu.
    Bootleggers et tenanciers de speakeasy font fortune. Garde-côtes et agents de la prohibition ferment les yeux : les dollars affluent et les gangsters ne les oublient pas dans l'affaire.
    À l'écart du bruit et de la fureur, un homme compte tranquillement des liasses de dollars, confortablement installé dans son luxueux bureau : Frank Costello...
    La large et solide silhouette de Frank Costello jette une ombre immense sur l'histoire tout entière du crime organisé aux États-Unis.
    Il a connu tout d'abord les petits gangs où l'on cultivait la violence au début des années 1900, et à la fin de sa vie les grandes familles fonctionnant sur la base des principes modernes de l'entreprise.
    Costello représenta à lui seul la force politique la plus puissante de New York. Personne ne pouvait devenir juge, haut fonctionnaire ou maire sans son approbation.
    Il dirigea la vieille famille de Lucky Luciano, et son influence fut telle qu'il disposa longtemps d'un siège à la "commission", le conseil d'administration du crime organisé américain.

  • Comment Meyer Suchowljansky, émigré juif russe débarquant en 1911 sur la «Terre promise» américaine, est-il devenu le mythique Meyer Lansky, l'ami de Bugsy Siegel et un proche de Lucky Luciano, le «parrain des parrains» ? Dès les années 1920 à New-York, Meyer négocie avec Luciano un partenariat entre mafias juives et italiennes. En pleine prohibition, ils font fortune dans le trafic d'alcool et prennent le contrôle de la ville pour créer le Syndicat du crime. Mais en 1932 à Chicago, Al Capone, incapable de justifier sa richesse et jugé coupable de fraude fiscale, finit derrière les barreaux. C'est le déclic pour Lansky qui comprend que la clé se trouve dans le blanchiment d'argent. Son génie aura été d'avoir su impliquer l'argent de la mafia dans des entreprises légales (boîtes de nuit, immobilier, hôtels, grande distribution etc.) et même dans certaines institutions financières. Dénoncé en 1951 aux États-Unis, désormais traqué par le FBI qui ne parviendra jamais à le faire condamner, il investit les milieux du jeu puis le commerce de la drogue de Cuba au Moyen-Orient en passant par Las Vegas. Sa fortune, estimée par le FBI à 300 millions de dollars, n'a jamais été retrouvée.

  • Je ne crois pas qu'il existe ce qu'on appelle un «criminel né», mais je n'étais pas sorti depuis bien longtemps de l'enfance lorsque j'ai décidé de faire carrière dans le crime. J'avais dix ans et, déjà, je me préparais à devenir l'Ennemi public numéro Un des États-Unis. De 1925 à 1936, Alvin Karpis dévalise, braque, kidnappe et assassine quand il y est contraint, semant le chaos d'un bout à l'autre des États-Unis. Traqué sans relâche par J.E. Hoover le patron du FBI, fidèle à ses amitiés, nomade par nécessité, Alvin Karpis deviendra l'obsession du gouvernement américain, l'un des quatre gangsters jamais appelé par les fédéraux «Public Enemy #1» et le seul d'entre eux à y avoir survécu. Gangster est l'incroyable récit de cette vie criminelle, aussi romanesque qu'un polar.

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