Littérature générale

  • Séverine est un jeune gentilhomme épris d´idéaux romantiques. Il voue une passion déraisonnée pour la figure antique de Vénus. Lorsqu´il rencontre Wanda, jeune femme à la beauté ensorcelante, elle lui apparaît comme l´incarnation de la déesse de l´amour. Entre eux se noue une relation défiant les normes admises. Il devient son esclave et jouit de ce jeu de domination. Uni par un contrat établissant sa soumission, Séverine suit sa « Vénus à la fourrure » au gré d´un itinéraire qui les mènera des Carpates à Florence. Peu à peu, leurs liens vont s´étioler et leurs rapports prendront une tournure des plus dangereuses...



    Paru en 1870, La Vénus à la fourrure est bien plus qu´un classique de l´érotisme : il s´agit de l´oeuvre fondatrice du masochisme. Si la recherche du plaisir charnel à travers la souffrance n´était pas chose neuve au XIXe siècle, aucun ouvrage n´avait su exprimer cette conception de la jouissance avec autant de maîtrise. À tel point que cette pratique doit son nom à l´auteur du livre, Léopold Von Sacher-Masoch.

  • Un roman essentiel du marquis de Sade, qui lui valut d'être jeté en prison !
    L'Histoire de Juliette, ou les Prospérités du vice, un des plus rares romans de Sade, suivit de peu Justine ou les Malheurs de la vertu. La publication de ces deux ouvrages valut au Divin Marquis (1740-1814) son arrestation sur ordre de Napoléon et son incarcération sans procès à l'asile de Charenton durant les treize dernières années de sa vie. Entre narration, dialogues philosophiques et scènes de coïts très violentes, Sade confirme avec Juliette son talent à exhiber la part la plus immonde des hommes tout en abordant des réflexions précieuses sur la société. Juliette, au contraire de sa larmoyante soeur Justine qui n'obtient que des injustices pour prix de sa vertu, est une nymphomane amorale dont les entreprises lui valent le succès et le bonheur. Sade confirme dans ces pages qu'il était un auteur inexorablement et absolument libre : c'est de cette subversion qui l'emporte sur l'obscénité qu'il dut payer le prix tout au long de sa vie...
    L'Histoire de Juliette " est assurément le roman le plus significatif, le plus réussi de Sade. Dans les précédents, les femmes n'y sont que des figurantes passives, tandis que dans celui-là on trouve une galerie de libertines implacables qui tiennent tête à des libertins fabuleux. [...] On ne peut aller plus loin dans l'horreur sexuelle qu'il ne l'a fait en pensée. La performance de l'écrivain fascine même lorsqu'on désapprouve son libertinage destructeur ". Sarane Alexandrian, Histoire de la littérature érotique, Seghers, 1989.

  • Viscéralement libertaire et joyeusement iconoclaste...



    Le pèlerinage de Compostelle comme vous ne l'avez jamais vu.



    Pantalon à grosses côtes et sac au dos, Étienne n´hésite pas à se sacrifier pour suivre le pèlerinage qui, de Vézelay à Compostelle, perpétue selon lui l´archaïsme de la pensée et la soumission au destin. Appuyéà son bâton de pèlerin, il a plus d´un tour dans sa besace pour approcher au plus près les corps croyants de cette vaste communauté en marche. Le constat est hilarant : la chair est faible, on s´en doutait, mais elle est tout sauf triste...

  • Voici la suite de l'Histoire de Juliette (Tome 1, Lectures amoureuses n° 227) qui poursuit ses pérégrinations sous la plume de Sade, dont l'imagination morbide s'affermit de page en page, de même que ses réflexions philosophiques gagnent en profondeur et en subtilité... Aucune forme de dépravation n'échappe à Juliette, entourée de libertins au moins aussi féroces qu'elle et de femmes dont les passions macabres dépassent l'entendement !
    Le crime paie-t-il ? Assurément pour Juliette, qui finit ses aventures riche de tous ceux qu'elle a dépouillés, aux côtés de Noirceuil, nommé Premier ministre par le roi en récompense de sa carrière criminelle. Juliette prend les rênes du gouvernement en sa compagnie, ressassant son principe que " le vice amuse et la vertu fatigue ". Sans conteste, Juliette est le personnage féminin le plus autonome et le plus intelligent de la littérature du xviiie siècle. Mais il faut avoir le coeur bien accroché pour s'en apercevoir...
    Faut-il encore présenter Sade (1740-1814) ? Sûrement pas. Mais relever que l'Histoire de Juliette est indisponible dans son intégralité depuis des lustres (hormis dans la Pléiade), ça oui ! La collection " Lectures amoureuses " comble enfin ce vide, Jean-Jacques Pauvert estimant que Juliette est " la plus importante entreprise de librairie pornographique clandestine jamais vue dans le monde ".

  • Cette image est destinée à un public majeur.

    J'ai plus de 18 ans

    Dix-huit récits d'une profonde intensité érotique, la crudité des mots servant l'imagination foisonnante de l'auteure.
    Pendant deux ans, Valentine Abé écrit des histoires à son amant. Parfois, l'homme lui en écrit à son tour, lui donne des consignes, ils s'inventent et se mettent en scène, avec leur entourage, les amis de l'homme, les conjoints, ou même des inconnus, et c'est ainsi qu'ils s'aiment. Les mots brûlent, deviennent une drogue, la voici dévorée d'histoires.
    Ce recueil rassemble ces récits, explorant les amours à trois, à quatre ou plus encore, entre femmes, au sein de la famille ou entre les mains perverses de l'hôtelier, sous forme de lettres ou de récits, de petits contes aussi. Les mots sont crus, les situations d'une intensité porno graphique impressionnante.

  • " Vers 1940, fut publié un des plus curieux livres érotiques confidentiels jamais parus aux Etats-Unis. A la différence de la grande majorité de la production érotique d'alors, la fiction en était d'une sensualité extrême (...) et l'écriture d'une habileté quasiment inconnue à l'époque dans ce genre littéraire (...). Même dans leurs passages les plus descriptifs, les plus sexuellement explicites, il est difficile de qualifier ces récits d'obscènes ou de pornographiques. Ils sont simplement trop bien écrits pour cela (...). Au fil des ans, ce recueil a presque été oublié.
    Personne n'a déclaré ouvertement en être l'auteur, et jusqu'à la présente édition, seuls ceux qui ont eu la chance de trouver un exemplaire de cet ouvrage original de plus en plus rare, ont pu savourer le raffinement du plaisir qu'il offre. " (C.J. Sheiner, New-York) Attribué à Anaïs Nin, auteure incontournable de la littérature érotique féminine, cet ouvrage, traduit pour la première fois par La Musardine en 1999, est l'un des plus grands succès de la collection Lectures amoureuses.

  • Une petite bonne est engagée dans la maison du maître...Une petite bonne est engagée dans la maison du maître, où règnent le silence et le mystère. Si elle se donne du mal pour se montrer irréprochable, elle ne peut oublier cet homme austère, croisé ici et là, dont le charme et le charisme lointains la troublent jusque dans ses rêves. Encore naïve des choses du sexe mais avide de découvertes, elle entreprend alors de le séduire. Sa fougue et son impudeur ont bientôt raison de l'apparente impassibilité du maître, qui prend sur lui d'éduquer la petite bonne - bientôt plus si naïve, et plus du tout innocente. Dans la moiteur de l'été, tandis que les amants se rejoignent chaque nuit et que la volupté de leurs ébats trouble la somnolence de la demeure ancestrale, un complot se trame dans l'ombre...
    Léo Barthe construit ici un monde de sensualité et de transgression, dans lequel le lecteur se retrouve enfermé jusqu'au dénouement, évidemment sulfureux. Un livre ciselé, un conte oscillant entre érotique et fantastique, qui comblera jusqu'aux plus exigeants des lecteurs.
    Léo Barthe a écrit de nombreux textes érotiques : Camille, Zénobie la mystérieuse, ainsi qu'Histoire de la bergère, Histoire de la bonne et Histoire de l'affranchie. Sous le nom de Jacques Abeille, il est l'auteur d'une oeuvre conséquente dans le domaine de l'imaginaire, à travers notamment Les Jardins statuaires.

  • Cette image est destinée à un public majeur.

    J'ai plus de 18 ans

    La jovialité, la légèreté et la sexualité sans tabou d'un roman érotique des années 1970, à travers le portrait d'une jeune femme libérée et effrontée.

    Naïade aux boucles blondes consciente de ses charmes, Frimousse est tout sauf égoïste et tient à partager sa fraîcheur. Avec Jean-Raoul, son cousin, avec Sylvie, sa meilleure amie (l'essayage de maillot de bain est si propice aux découvertes coquines), avec le beau gosse du club de sport, et le prof tant qu'à faire, jusqu'au garagiste Mario. Qu'on ne s'y trompe pas : les malheurs du titre n'en sont pas ! Notre jeune démone n'a guère d'états d'âme et se sauve de tout par sa très grande naïveté, sans que cela soit péjoratif : sa simplicité et sa grâce oeuvrent pour elle. Si un seul adjectif devait subsister pour qualifier le sexe vu selon Frimousse, ce serait sans nul doute joyeux...

  • Un chef-d'oeuvre méconnu de la littérature érotique contemporaine !
    Léone, une jeune fille de 17 ou 18 ans débarque à Marseille, presque sans le sou. En quête de sensations, chaque jour, de café en chambre d'hôtel, elle s'enivre et choisit des amants de passage. Un soir, dans un tramway, elle rencontre un jeune Japonais qui lui propose de vivre une expérience vertigineuse.
    Dans un style limpide et riche, l'auteure livre un récit érotique qui ne recule jamais devant la précision technique, mais où les situations scabreuses sont toujours portées à un point de sensualité inédit dans cette littérature.

  • Publié en 1955, interdit très vite, Les Mauvais anges traîneront pendant de longues années (trente ans !) la malédiction d'une décision prise à l'époque par la fameuse Commission du Livre, entraînée par l'abbé Pihan, naturellement très averti, sans doute, de ces « amours particulières ».



    Pourtant la première édition comportait deux textes, l'un de Max-Pol Fouchet, l'autre de Robert Margerit. L'un et l'autre célèbrant le « don de poésie exceptionnel » de l'auteur, adolescent à l'époque (nous reproduisons ces textes en fin de volume).



    Ce que nous soulignons surtout, c'est à que point ce court roman de folle passion de deux très jeunes hommes garde - aujourd'hui que la "littérature homosexuelle" se perd dans le réalisme le plus plat, le plus répétitif, le plus gratuit - une aura de trouble infini qui ira droit au coeur, même de ceux qui sont le plus étrangers à cet entraînement amoureux.



    Annexes par Max-Pol Fouchet et Robert Margerit.

  • " Esparbec écrit ce qui se fait de plus éveillé et conséquent en littérature porno. " Virginie DespentesLa Pharmacienne est un roman pornographique " pur et dur ", où les métaphores sont bannies, les adjectifs concrets, et les descriptions méticuleuses sans être délayées. En outre, un humour noir assez décapant ne gâte rien à l'affaire. Les tribulations de Bébé, Laura Desjardins, Beau P' et son cousin Ernest constituent un vaudeville d'un genre nouveau, lubrique et facétieux. Gageons que sa lecture en surprendra plus d'un qui avait, sur ce type de littérature, des préjugés que l'actuelle liberté d'écriture a rendu désuets.
    " Après avoir lu La Pharmacienne, je n'ai plus la même vision sur la sexualité. Ce qu'écrit Esparbec est scandaleux, sale, fascinant, angoissant, comme tout ce que nous refoulons. ", Wolinski, Charlie Hebdo " L'écriture d'Esparbec s'approche des préceptes de Roland Barthes concernant la transparence. Sa philosophie se résume en une phrase : "ne jamais tricher sur le fond'. Pour la forme, en revanche, tout est permis, puisqu'il s'agit de séduire. " Camille Emmanuelle " Dans un genre totalement et injustement méprisé, Esparbec, livre après livre, fait une oeuvre. " Wiaz, Le Nouvel Observateur

  • Le portrait d'une jeune femme libérée, qui mène son monde à la baguette et s'amuse de voir flancher ses immorales victimes !
    Véronique, alias Vulvette, jeune fille à " l'âme en révolte et le derrière en feu ", entame un été auprès de ses parents et amis, été chaud il va sans dire ! Car, avec " le museau et le châssis " dont elle a hérité, nul ne peut rester insensible à cette fraîcheur lutine, à cette indolence narquoise. D'une totale impudicité, elle bouleverse les codes de sa famille qui, de guindée, devient tuyau de poêle. Son père, Hector, vivante incarnation de la morale, n'est-il pas obligé de sévir ? Mais Vulvette a deux fesses pour expier, et les tend de bonne grâce...

  • Fortement dosée en émois et ourlée de chairs d'un bout à l'autre, le grand livre du passage à l'acte. Cette toute première Anthologie du coït est une idée finalement géniale de Mathias Pauvert. " Au fond ", s'était-il dit, " il existe des anthologies érotiques de toute sorte, mais aucune de ces passages essentiels des textes libertins de fiction décrivant l'action principale, celle autour de laquelle tourne en fait tout le livre. Pourquoi ? Est-ce parce qu'il y a un risque de monotonie ? Les coïts ne sont-ils pas finalement toujours les mêmes ? La même scène, sans fin recommencée ? " Eh bien, surprise ! Dans les bonnes lectures érotiques, on s'aperçoit avec stupeur que les coïts - d'ailleurs beaucoup moins fréquents qu'on ne se l'imaginerait -, se succèdent sans que jamais on n'ait une impression de répétition, de déjà vu. Bien sûr, il y a l'art du choix, qui joue ici à plein : célèbres, inconnus, clandestins, un échantillonnage d'auteurs sans équivalent. Avec des textes de : Henry Miller, L'Arétin, Régine Deforges, Fougeret de Monbron, Sade, Restif de la Bretonne, Alfred de Musset, Mallarmé, Jules Renard, Apollinaire, Colette, Pauline Réage, Marcel Jouhandeau, Louis Pauwels, Annie Le Brun, Renaud Camus, Emmanuelle Arsan, James Salter, Lucrèce, Cavanna, etc.

  • Gamiani, le seul érotique romantique, marque d'une empreinte profonde tous ses lecteurs. C'est l'ouvrage clandestin qui a été le plus souvent réédité depuis le siècle dernier.
    Malheureusement, de réédition en réédition, le vrai texte disparaissait de plus en plus derrière des versions " corrigées ", dues à des lecteurs inattentifs ou prétentieux, qui jugeaient bon de donner leur version " puisque le texte n'était pas de Musset. " Aujourd'hui, grâce au professeur Simon Jeune (éditeur du Musset de la Pléiade), nous savons sans pouvoir en douter que le texte est bien de Musset, et nous disposons d'une version authentique, enrichie de quelques notes explicatives. C'est celle-ci que nous vous présentons, suivie de l'étude de Simon Jeune qui en restitue la paternité à son auteur.
    Voici donc, pour la première fois depuis sa publication (à tirage très limité), le vrai texte d'Alfred de Musset.

  • Les voluptés des rencontres de hasard et des parenthèses transgressives qui s'ouvrent et se referment au cours de la vie de quelques voyageuses solitaires...
    Séduire un moine tibétain à Mysore, découvrir le " club des 10 000 " dans un avion de ligne, fréquenter un marin cubain au sexe infibulé de coquillages, revêtir une combinaison multisensorielle actionnée à distance et jouer avec l'avatar d'un inconnu à Berlin... Vécues par d'intrépides nomades, bien d'autres aventures sensuelles se succèdent tout au long de ce Voyage impudique, luxurieux recueil de récits érotiques à travers le monde. Les nouvelles de Michèle Larue font découvrir les voluptés des rencontres de hasard, des parenthèses transgressives qui s'ouvrent et se referment au cours de la vie de quelques voyageuses solitaires, des filles de l'air en mal d'Éros.

  • Voici, sans conteste, le chef-d'oeuvre érotique de Pierre Louÿs, peut-être le chef-d'oeuvre tout court. " La force de ce roman ne vient pas de son éventuelle valeur autobiographique, mais bien de la transgression constante qui s'y manifeste ", écrit Jean-Paul Goujon. " Roman exemplaire, en ce qu'il contient tous les thèmes érotiques chers à l'écrivain, élevés à une singulière puissance. On y retrouve aussi les qualités maîtresses du style de Louÿs : la vivacité des dialogues, la précision du langage, l'ironie de certaines répliques, l'acharnement avec lequel sont sans cesse repris et répétés certains mots obscènes. Pour le reste, ce livre scandaleux constitue la profanation et la dérision la plus totale de cet univers bourgeois auquel appartenait l'auteur "...
    /> Nous l'avons fait suivre de Douze douzaines de dialogues, texte rare dont c'est la première édition au format de poche. Ce sera une révélation pour beaucoup. Ainsi que du célèbre Manuel de civilité pour les petites filles.

  • Nombreux sont les Kama Sutra qui garnissent les étagères des librairies. Hormis deux traductions inédites du sanscrit datant de moins de vingt ans, particulièrement érudites jusqu'à en devenir austères, les autres ne sont que des guides de sexualité pratique, ayant complètement réinterprété en version moderne le texte d'origine.
    Dans l'esprit qui l'anime, la collection Lectures amoureuses a choisi de republier la toute première version française de ce texte, parue en 1886, et traduite de l'anglais par Isidore Liseux (1835-1894, éditeur de livres érotiques), augmentée de notes de Helpey (derrière ce pseudonyme se cache Louis Perceau, lui-même éditeur érotique, et également auteur qui travailla avec Guillaume Apollinaire à la rédaction de l'Enfer de la Bibliothèque nationale), et enrichie de magnifiques gravures.
    Traduit de l'anglais, en effet, car c'est à sir Richard Burton que l'on doit le premier grand travail de traduction de ces textes à partir du sanscrit, en 1883.
    C'est cette toute première version qui donna la possibilité au public français de découvrir le Kama Sutra qui reflète la vocation de la collection Lectures amoureuses. Une traduction respectueuse de l'esprit des règles de l'amour des brahmanes, une juste approche de la coquinerie afférente à ce texte, dans une langue d'une suavité parfaite.
    Kama, c'est le désir, Sutra, les aphorismes. Le Kama Sutra, attribué à Vatsyayana, fut probablement écrit entre le Ier et le VIe siècle. En résumé, c'est une énumération minutieuse propre à la pensée hindoue qui, en sept parties, trente-six chapitres, soixante-quatre paragraphes et environ mille deux cent cinquante slokas (versets) ne laisse rien au hasard de la promiscuité entre hommes et femmes. De l'agencement d'une maison aux vertus des aphrodisiaques en passant par les méthodes de séduction, des sortes d'union sexuelle suivant les dimensions, la force du désir ou la passion, etc., le Kama Sutra, c'est un "catalogue Manufrance de la sexualité", un livre qu'on adore feuilleter pour s'extasier de l'inventivité du traité et nourrir son imaginaire érotique... En tout cas, un indispensable ouvrage de référence à détenir dans sa bibliothèque, que l'on soit amateur d'érotisme ou pas...

  • Fleshtown, grosse bourgade du Kansas. Deux dangereux pervers se sont échappés du bagne. Darling, une fille délurée rêvant de faire un riche mariage, est seule dans la grande maison de Cornélius : tous les habitants sont partis faire la fête à la foire des éleveurs de porcs. Pendant toute une longue nuit, Darling va devenir la proie des deux forcenés. Dehors, la vie continue : le shérif Prentiss enquête sur les règlements de sécurité dans un café-billard tenu par Sam Parson, mari complaisant qui essaie de détourner la loi en se servant de sa femme. Et le shérif lui-même fait sous son propre toit d'étranges découvertes ! Sigmund-de-Pigalle, musicien bossu, visite les femmes seules pour leur vendre de la lingerie fine. Le pasteur Bergman, homme austère et vertueux déclare une guerre au vice mais est-ce bien sincère ? Marge, l'institutrice, est prête à tout pour que son passé de femme dévergondée ne parvienne pas aux oreilles de son nouveau mari. Ainsi débute la saga de Darling, pastiche baroque de la littérature porno américaine des années soixante et galerie balzacienne de personnages plus vicieux les uns que les autres. Une histoire passionnante accompagnée de descriptions sexuelles d'une véracité physiologique et d'une complaisance que seule peut rendre l'épithète pervers, souvent appliquée à l'auteur.

  • Les chefs-d'oeuvre de la littérature érotique présentés par le spécialiste du genre, premier éditeur de Sade, Jean-Jacques Pauvert.
    La collection " Lectures amoureuses de Jean-Jacques Pauvert ", créée en 1996, est la collection de référence en matière de littérature érotique. Forte de plus de 180 titres (dont 85 préfacés par Jean-Jacques Pauvert), elle s'est vendue à plus de 700 000 exemplaires.
    Cet ouvrage présente un choix de lectures érotiques de Jean-Jacques Pauvert, éclairées de ses préfaces. Il peut être lu aussi bien par des connaisseurs du genre, qui y trouveront un éventail très complet de textes triés et commentés par le spécialiste de l'érotisme. Mais il peut également constituer une première approche particulièrement fine et variée pour un public novice, qui souhaite aborder cette littérature entre les mains du meilleur guide possible.
    Outre les grands classiques du genre - La Philosophie dans le boudoir, Thérèse Philosophe, Gamiani, Trois filles de leur mère -, il s'agit également de faire découvrir des textes rares - ainsi Ma vie secrète, seule édition de poche de ce monument de la littérature anglaise, Qu'est-ce que Thérèse ? ou Le Supplice d'une queue. Nombreux sont les textes - parfois prétendument - anonymes, tels Mademoiselle M..., chef-d'oeuvre de perversité ayant circulé sous le manteau et dont seuls deux exemplaires furent retrouvés. La collection accueille aussi des auteurs contemporains, dont le fameux Esparbec, Emmanuelle Arsan, auteure de la série éponyme, ou le poétique Paul Verguin.

  • " Si même la douleur a un sens, il faut bien qu'elle fasse plaisir à quelqu'un. " Nietzsche.
    " Si même la douleur a un sens, il faut bien qu'elle fasse plaisir à quelqu'un. " Nietzsche.
    Il est bel et bien question de femmes qui prennent plaisir dans la douleur à travers les cinq textes ici compilés, tous signés par le maître ès littérature sadomasochiste Robert Mérodack. Délicieux tourments conte avec un souci maniaque du détail l'initiation masochiste d'une belle et dynamique cadre d'entreprise, qui reçoit au courrier les clichés de soirées orgiaques qu'elle aimerait oublier, mais qui la tourmentent nuit et jour... Dans Paulette en partage, une jeune femme éprise d'un auteur de romans érotiques cède par amour au moindre de ses sulfureux fantasmes. Vaudeville foisonnant peuplé de maris cocus et d'incorrigibles perverses, Dressage conjugal met en scène, entre autres personnages hauts en couleur, un docteur autoritaire et une infirmière à la cuisse légère, tous deux réunis par l'amour du fouet... Amoureuse du fouet, l'héroïne de notre quatrième récit l'est assurément, qui s'abandonne avec un plaisir coupable aux sévices de ses maîtres. Enfin, La Carotte et le bâton fait dégénérer un banal week-end à la campagne en séance sadomasochiste débridée.

  • Perle

    Anne Bert

    Perle, " née sous X ", ça vous campe un personnage, surtout lorsque l'héroïne découvre, au détour de ses lectures de l'Enfer, que cet X n'est peut-être que la révélation d'un destin sexuel hors du commun. S'appropriant cette lettre comme identité plutôt que de la porter comme une croix, elle va l'incarner dans le monde interlope et libidineux d'un Paris de débauche. Puis rompre avec cette vie, et se retirer en bord de mer, dans la Brière. Mais sur sa route, elle croise Alanik, marinier taiseux, avec qui des horizons nouveaux se déploient. Les légendes locales, la terre, l'eau, les huîtres laiteuses, le bon vin, tout devient prétexte à exacerber un amour torride et pastoral qui en appelle aux cinq sens... et à l'outrance.

  • Le chef-d'oeuvre de la littérature érotique anglaise du XVIIIe.
    Si Fanny Hill est à ce point une curiosité, c'est que la très prude Albion demanda l'interdiction en 1749 de " ce livre ignoble qui est une insulte à la religion et aux bonnes moeurs ". Au travers de ces Mémoires, John Cleland ne faisait que brosser le tableau des moeurs de son temps, lorsque le Tout-Londres s'encanaillait dans les bouges et les maisons closes... La jeune héroïne, orpheline, tombée dans les griffes d'une maquerelle, devient une prostituée de luxe. Mais si Fanny ne dédaigne pas le plaisir, elle place toujours la vertu au-dessus du vice et incarne un personnage très " moral " à des lieues des personnages sadiens. Des phrases élégantes, des tournures délicates, un petit bijou de lecture du xviiie siècle avec ce qu'il faut de piment pour en faire un grand classique de la littérature érotique...
    Né en 1707, John Cleland se retrouva en prison pour dettes où il rédigea pour 20 guinées les Memoirs of a Woman of Pleasure, qui rapportèrent à son éditeur dix mille livres sterling et à l'auteur le droit de retourner en prison ! Nous offrons ici la traduction de 1910 de Guillaume Apollinaire, remettant ainsi à la disposition des lecteurs sa très longue introduction sur la vie des prostituées à Londres au xviiie siècle, qui donne toute sa saveur à cette version...

  • Le petit cul moulé dans des rêves de soie, Nina croque l'amour avec gourmandise. Jusqu'au jour où elle épouse le diable aux gants blancs. Séduisant et vénéneux, il l'emprisonne dans son château d'épines, peuplé de nains, de fétichistes, de monstres, de personnages de cirque et d'anges aux ailes de cuir... La descente aux enfers du sexe n'est rien à côté de cette histoire où, avec une plume de " contes de fées ", on pénètre dans les fantasmes les plus vénéneux d'une Belge surréaliste. Lynch violé par Fellini.



    Le Bal du diable s'inscrit dans la veine des premiers érotiques de Nadine Monfils : Contes pour petites filles perverses (La Musardine) et Contes pour petites filles criminelles (préface de Bernard Noël, Tabou), où l'espièglerie le dispute à l'extrême violence. Nadine Monfils est également auteure de polars chez Belfond (Babylone Dream - Prix Polar 2007 au Festival de Cognac -, Nickel Blues) et réalisatrice pour le cinéma (Madame Édouard avec M. Blanc, J. Balasko, D. Bourdon, D. Lavanant, sur une musique originale de Benabar).

  • Camille

    Léo Barthe

    Aux abords du XIXe siècle, et aux confins d'une province reculée, dans une noble demeure délabrée, Gérard grandit sous l'autorité ombrageuse d'un oncle aigri en ignorant tout du monde et des affres de l'amour. Lorsque accidentellement surgit dans sa vie Camille, charmant adolescent selon l'apparence, Gérard, de découverte en découverte, perdra son innocence en suivant une instruction libertine pour le moins fiévreuse et périlleuse. Mais qui est Camille, et qui se cache derrière cet être mi-ange, mi-démon ? Quelle destinée l'oblige à soumettre son corps à des cruautés qui mènent à l'extase, entraînant Gérard dans son sillage ? La flamboyante passion qui unit les protagonistes de ce long rêve halluciné résistera-t-elle aux révélations d'un passé aussi trouble que mystérieux ?
    Pour développer sans tabous ce grand roman d'amour initiatique et romantique, Léo Barthe enchâsse dans une langue subtile et raffinée les termes les plus crus du vocabulaire charnel, confirmant une fois de plus ses immenses talents : celui de conteur habité des "choses' du corps - et du coeur -, et celui d'écrivain souverain au royaume des mots...
    Camille est paru à la Musardine en grand format en 2005; il est épuisé depuis 1 an.

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