Sciences humaines & sociales

  • Le tiers monde est - et sera longtemps encore - rural, malgré la forte urbanisation qu'il connaît depuis une vingtaine d'années : en l'an 2000, un habitant sur deux vivra dans les campagnes, et assurera l'alimentation des villes. C'est dire l'importance à venir des campagnes dans l'économie du tiers monde. Mais celui-ci est multiple : quoi de commun entre les zones désertiques du Sahel et la pampa argentine, entre les hauts plateaux andins et les rizières de l'Asie du Sud-Est, entre le Nord-Est brésilien et la Chine ? L'auteur connaît bien ces différentes situations, et mène dans ce livre une étude comparative et prospective des enjeux économiques, sociaux, culturels et environnementaux qui se nouent dans les campagnes. Deux réalités accablent ces continents : la pauvreté, sans cesse grandissante des paysanneries, et la fragilisation des solidarités villageoises. Jacques Chonchol propose, pour faire échec à la pauvreté, de revaloriser l'aspect rural, d'encourager une industrialisation appropriée aux campagnes et aux paysans, de favoriser l'émancipation des femmes qui sont à la base des cultures, de rétablir les nécessaires équilibres avec l'écosystème. Mais ces diverses propositions doivent être resituées dans leur contexte, et c'est pourquoi l'ouvrage effectue, chapitre après chapitre, un véritable tour du monde. Le déficit alimentaire, les problèmes fonciers, l'intervention de l'État, l'enseignement agricole, l'influence du modèle occidental de développement, les structures familiales, l'échange inégal ville/campagne, etc., différent d'une région à une autre. La ville, la modernité, la division internationale du travail, lancent de véritables défis aux communautés rurales. Les réponses sont à formuler et à mettre en oeuvre dès aujourd'hui.

  • Pour la population juive de France pendant l'Occupation, il fallait, soit se conformer à une législation assassine, soit désobéir et courir les risques de la clandestinité. L'auteur est historien et fut animateur de la résistance juive communiste pendant la guerre.

  • Face aux déchaînements d'horreur en Algérie, l'opinion internationale semble tétanisée. Beaucoup d'observateurs disent : on ne comprend pas, on ne sait pas ce qui se passe vraiment. [...] Le rapport de Reporters sans frontières - Algérie, la guerre civile à huis clos - dénonce l'étrange inaction du pouvoir dans la recherche des assassins de journalistes, l'impitoyable censure qu'il exerce sur la presse, et l'interdiction de fait qu'il a imposée de toute enquête indépendante sur les violences ; le rapport de mission de la FIDH - La levée du voile : l'Algérie de l'extrajudiciaire et de la manipulation, établi à partir de témoignages particulièrement accablants recueillis sur place, montre que la lutte légitime de l'État algérien contre le terrorisme est menée, depuis 1992, en violation complète des conventions sur les droits de l'homme dont il est pourtant signataire (pratique généralisée de la torture, séquestrations arbitraires et disparitions, exécutions sommaires, milliers de prisonniers d'opinion, exactions encouragées des milices, etc.) ; - le rapport de l'organisation américaine Human Rights Watch - Algérie, des élections à l'ombre de la violence et de la répression - revient, à l'issue d'une mission sur place, sur les conditions très particulières des élections législatives du 5 juin 1997 (exclusion de certains opposants, censure, climat de violence, etc.) ; - et, enfin, le rapport d'Amnesty International - Algérie : la population civile prise au piège de la violence - analyse les exactions des groupes armés d'opposition, le rôle singulier des milices d'autodéfense armées par le pouvoir, le mur du silence construit par ce dernier pour entraver les enquêtes indépendantes, et l'indifférence de l'opinion internationale. Un ensemble de textes sans équivalent, qui ne permettra plus de dire : On ne savait pas.

  • Reconstruire un pouvoir politique : réaliser cet objectif conditionne tout progrès de société. Or les partis politiques qui visent à exercer le pouvoir d'Etat ne se posent pas encore la question. En sollicitant les commentaires, reproduits ici, d'une dizaine de personnalités d'horizons très divers, l'auteur montre que le débat est possible et peut être fructueux.

  • Dans ce livre d'entretiens, Michel Charzat, maire du XXe arrondissement de Paris explique à Claude Neuschwander, consultant auprès des collectivités locales et des organisations de l'économie sociale, que la démocratie locale, école et creuset de l'autonomie, est le moyen nécessaire, sinon suffisant pour stimuler un nouvel appétit de démocratie chez nos concitoyens.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Voici un livre résolument tourné vers l'avenir. « L'histoire du socialisme commence... » constate Jean Baby : nous vivons une profonde et totale transformation ; deux systèmes économiques inconciliables s'affrontent. Le socialisme met en cause de façon fondamentale et globale le système capitaliste ; depuis la Révolution de 1917 il gagne chaque jour du terrain, si compliquées et difficiles à analyser que soient les crises que nous vivons. Mais que peut-on prévoir de ce monde, socialiste vers lequel nous avançons, quand la société aura été radicalement et définitivement transformée ? C'est à cette question : que sera le socialisme lorsqu'il deviendra une réalité quotidiennement vécue, que répond Jean Baby à la lumière des enseignements marxistes ; il reprend, dans cette perspective, les points les plus cruciaux de la société actuelle : l'avenir de l'Etat, de la morale, l'évolution et la disparition de la famille, l'épanouissement des jeunes au sein d'une société sans tensions, l'égalité réelle des femmes, la disparition des conflits sexuels, l'évolution de la monnaie, la rationalisation du logement... Jean Baby envisage ainsi l'évolution d'une société qui aura définitivement banni l'oppression et la violence, car il fait sien le mot de Lénine : «  Dans notre idéal il n'y a pas de place pour la violence sur les hommes. »

  • Ces derniers temps ont été marqués, dans l'aire européenne, par des événements d'une portée considérable : le renversement des dictatures militaires au Portugal et en Grèce, l'accélération caractéristique du pourrissement du régime franquiste en Espagne, dont le renversement est désormais à l'ordre du jour. Or, la voie suivie dans la chute des dictatures portugaise et grecque, ainsi que le processus en oeuvre en Espagne posent une série de questions importantes, qui sont encore loin d'être éclaircies. Elles s'articulent, pour l'essentiel, sur un point précis : les régimes portugais et grec n'ont « apparemment » pas été renversés par un mouvement insurrectionnel massif, ouvert et frontal des masses populaires ; pas davantage par une intervention militaire de l'étranger, comme ce fut le cas pour le nazisme allemand et le fascisme italien. Quels furent donc les facteurs qui ont déterminé leur renversement, et comment l'intervention des masses populaires s'est-elle exprimée ? Ces questions concernent de nombreux pays qui, comme le Portugal, la Grèce et l'Espagne, relèvent de la zone de dépendance par rapport aux métropoles impérialistes, et qui, eux aussi, présentent des régimes de la forme d'Etat capitaliste d'exception, c'est-à-dire de guerre ouverte contre les masses populaires : fascismes, dictatures militaires, bonapartismes. Enfin, certaines de ces questions concernent également les pays européens dits « industrialisés » et « libres ». La Grèce, le Portugal et l'Espagne sont caractérisés par une dépendance très particulière : ces pays ne relèvent plus de la situation dite de « sous-développement » et, par leur structure économico-sociale, ils se situent dans l'aire européenne. Les événements qui s'y déroulent concernent ainsi directement les autres pays européens.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Le cercle Taleb-Moumié veut faire entendre une voix purement africaine. Il réunit quelques militants soucieux d'aborder lucidement, par-delà les phrases révolutionnaires et les séductions néo-colonialistes, les vrais problèmes posés à la révolution africaine par le sous-développement, héritage du passé colonial. Son nom symbolique est un hommage à la mémoire de l'étudiant d'Alger Abderhamane Taleb, guillotiné en 1958, et à celle de Félix Moumié, médecin et homme politique camerounais empoisonné à Genève en 1960. Cet ouvrage représente un programme clair, méthodique et cohérent d'un véritable socialisme algérien. Jusqu'ici nous avions eu de nombreuses études sur l'avenir de l'Algérie, mais elles étaient l'oeuvre d'Européens. Il manquait des voix africaines pour donner enfin, non seulement sur le plan politique, mais aussi sur le plan économique, la définition et les bases de ce mot « socialisme » dont il est tant fait usage en Algérie, comme dans toute l'Afrique.

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  • Le cercle Taleb-Moumié veut faire entendre une voix purement africaine. Il réunit quelques militants soucieux d'aborder lucidement, par-delà les phrases révolutionnaires et les séductions néo-colonialistes, les vrais problèmes posés à la révolution africaine par le sous-développement, héritage du passé colonial. Son nom symbolique est un hommage à la mémoire de l'étudiant d'Alger Abderhamane Taleb, guillotiné en 1958, et à celle de Félix Moumié, médecin et homme politique camerounais empoisonné à Genève en 1960. Cet ouvrage représente un programme clair, méthodique et cohérent d'un véritable socialisme algérien. Jusqu'ici nous avions eu de nombreuses études sur l'avenir de l'Algérie, mais elles étaient l'oeuvre d'Européens. Il manquait des voix africaines pour donner enfin, non seulement sur le plan politique, mais aussi sur le plan économique, la définition et les bases de ce mot « socialisme » dont il est tant fait usage en Algérie, comme dans toute l'Afrique.

  • La lutte des Sahraouis bouscule depuis des décennies la stratégie impérialiste dans le Nord-Ouest africain. Elle souligne les collusions et avive les rivalités entre les bourgeoisies de la région qui ont longtemps monopolisé la parole en s'appropriant la « question du Sahara ». A mesure que s'est affirmée l'autonomie de cette lutte, son imbrication dans les problèmes politiques de la région a accru les contradictions propres a chacun de ces régimes. Cette étude passe au crible les conséquences politiques et économiques de l'expansionnisme marocain et mauritanien, et s'interroge sur le soutien algérien au Front Polisario. C'est là l'occasion de poser les jalons d'une analyse de la stratégie impérialiste - et en particulier de celle de l'impérialisme français - dans le Nord-Ouest africain, et d'avancer les éléments d'une interprétation non schématique des bourgeoisies des pays impliqués dans la lutte qui se mène actuellement dans cette région d'Afrique.

  • La lutte des Sahraouis bouscule depuis des décennies la stratégie impérialiste dans le Nord-Ouest africain. Elle souligne les collusions et avive les rivalités entre les bourgeoisies de la région qui ont longtemps monopolisé la parole en s'appropriant la « question du Sahara ». A mesure que s'est affirmée l'autonomie de cette lutte, son imbrication dans les problèmes politiques de la région a accru les contradictions propres a chacun de ces régimes. Cette étude passe au crible les conséquences politiques et économiques de l'expansionnisme marocain et mauritanien, et s'interroge sur le soutien algérien au Front Polisario. C'est là l'occasion de poser les jalons d'une analyse de la stratégie impérialiste - et en particulier de celle de l'impérialisme français - dans le Nord-Ouest africain, et d'avancer les éléments d'une interprétation non schématique des bourgeoisies des pays impliqués dans la lutte qui se mène actuellement dans cette région d'Afrique.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • L'Amérique centrale est-elle la cinquième frontière de l'Europe, comme l'ont qualifiée des intellectuels français dans un appel au Congrès américain pour qu'il reconduise l'aide aux contras antisandinistes ? Cette région n'est-elle qu'un nouveau champ clos de l'affrontement planétaire entre les deux superpuissances ? Pour répondre à ces questions - et à bien d'autres - les auteurs de ce livre ont, délibérément, renoncé aux oeillères européocentristes, qui limitent trop souvent la perspective des observateurs de cette nouvelle zone de tension. S'appuyant sur de nombreux reportages réalisés sur le terrain, des entretiens avec des responsables de tous bords, et de nombreux documents officiels ou confidentiels, ils nous donnent à connaître, objectivement, les points de vue des différents protagonistes. Les principaux se trouvent d'abord sur place : gouvernements confrontés à de profondes crises, possédants accrochés à leurs privilèges, guérilleros rêvant de révolutions, et tous les autres aspirant à la paix. C'est cette fournaise que les États-Unis tentent d'éteindre, avec de puissants moyens politiques, économiques et militaires. Mais Washington doit aussi compter avec les autres acteurs du drame centroaméricain : l'Union soviétique, Cuba, les puissances régionales, l'Europe et l'Église. Écrit pour un large public, sérieusement documenté, ce livre apporte des analyses originales, et une synthèse complète sur l'un des dossiers les plus brûlants de la scène géopolitique mondiale.

  • Un système social peut très bien tenir debout en tournant le dos aux aspirations des individus. Les jeunes, de plus en plus mal dans leur peau, en apportent à leur insu la confirmation éclatante. Car on est loin, six ans après, des promesses de libération que les événements de mai avaient fait naître. Certes on se bat encore çà et là, mais sans grande illusion et, dans sa masse, la jeunesse, faute de perspectives, semble se résigner. Qui porte la responsabilité de cet enlisement ? Il est facile de faire le procès d'un pouvoir répressif, d'un P.C. démobilisateur et d'un ultra-gauchisme débile. On oublie trop l'incroyable complicité dont la jeunesse a été et demeure la victime. Car qui, dans les partis ou dans les groupes, a cherché à comprendre les jeunes au lieu de les flatter et à les aider au lieu de s'en servir ? Hissée sur un piédestal, la jeunesse, dès lors, ne pouvait qu'échouer et décevoir. Rompant avec cette pratique, l'auteur s'adresse aux jeunes, mais aussi aux adultes, parents ou enseignants, avec une franchise souvent brutale. Il montre comment, dans cette société, le culte de l'argent accapare les êtres, appauvrit les personnalités, compromet toute éducation et fait, en définitive, des enfants des mal-aimés aussi peu aptes à s'insérer dans le système qu'à le contester. Cet essai appelle donc jeunes et adultes à une prise de conscience, suivie d'un changement de comportement et de mode de vie. C'est seulement à cette condition, que la révolution sera voulue et préparée, et non vécue comme un fantasme ou un alibi. Grande victime, avec la femme, de la société bourgeoise moderne, le jeune, tout comme la femme, ne pourra se libérer que par une remise en cause radicale et douloureuse de sa propre éducation.

  • Le parti a changé, change et changera encore : Georges Marchais ne cesse de le répéter. C'est une évidence et c'est un mot d'ordre. Il change en rompant avec le stalinisme. Oui, mais comment, dans quelle direction et avec l'appui de quelles forces ? Peut-on réduit ce phénomène à un groupe Marchais, à une tactique électorale, à l'eurocommunisme ? Gérard Molina et Yves Vargas tentent d'analyser les changement du parti communiste, en se plaçant du point de vue du militant pour analyser les contradictions internes du parti, qui sont un moteur de son changement. Car si, comme le montre Louis Althusser à propos du XXIIe Congrès, rien ne va sans contradictions, il faut bien spécifier celles qui sont propres au parti communiste, ce parti qui n'est jamais tout à fait comme le autres. Comment concilier le vedettariat épanoui de Georges Marchais à la télévision, avec l'invasion des studios de TF1 par des militants communistes, le légalisme du parti avec la mobilisation contre les saisies légales, le libéralisme interne avec le parachutage des décisions, etc. ? N'est-ce pas le combat qu'il mène contre la bourgeoisie qui retentit dans le parti lui-même sous des modalité inédites, inattendues, contradictoires ? Les auteurs entendent ici intervenir dans le grand dialogue qui se mène à l'intérieur du parti communiste sous des formes diverses, internes et publiques, et auquel prennent part dirigeants et militants de base. Car le parti change, et ce livre est un élément politique et théorique de ce changement lui-même, pour en témoigner, pour l'aider à se poursuivre dans le bon sens.

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