Littérature générale

  • En Afrique, au Moyen-Orient ou dans les républiques de l'ex-Union soviétique, des organes de presse sont directement utilisés pour lancer des appels à la haine et à la violence. Devant la montée de ces médias de la haine, Reporters sans frontières, une organisation de défense de la liberté de la presse dans le monde, a envoyé des journalistes dans une dizaine de pays, pour enquêter.

  • La modernité déferle sur notre monde, elle nous envahit pour notre salut ou pour notre infortune. Elle est devenue une référence presque obsessionnelle pour les hommes d'État du tiers monde, comme pour les dirigeants soviétiques ou chinois, pour les eurocrates, comme pour les chefs d'entreprise, pour les stratèges nucléaires, comme pour les théologiens, pour les gens de médias, comme pour les experts en ingénierie sociale, pour les vendeurs de lessive, comme pour les urbanistes. C'est ce moment planétaire que le présent essai tente d'analyser, en prolongeant la réflexion proposée il y a six ans dans De la modernité. La modernité-monde s'inscrit, et se met en scène, dans des lieux de modernité, des lieux dont l'image fortement symbolique ouvre ici chaque chapitre et introduit ses analyses : Hongkong et Beaubourg, les stades géants et la forêt amazonienne en feu. Notre modernité-monde est là et bien là. Il y a ceux qui aiment, ceux qui sont plutôt révulsés, ceux qui réfléchissent, ceux qui ne se résignent pas au grand lâchez-tout, ceux qui sont prêts à s'adapter avec réalisme, ceux qui s'acharnent à chercher une issue, une alternative... De la modernité, que faut-il avoir le courage de remettre en cause, ainsi notre gaspillage, notre profusion, nos privilèges face à la misère du monde ? Et que faut-il plutôt s'efforcer de maîtriser lucidement, notamment dans le domaine des innovations technologiques ? J'espère communiquer au lecteur ma conviction que la première question est au moins aussi importante que la seconde.

  • La guerre d'Algérie a reposé, de façon plus aiguë que jamais, le problème de l'objection de conscience, sous toutes ses formes : désertion, refus d'obéissance, insoumission. Maurice Maschino ne se considère pas comme un « objecteur de conscience » au sens habituel du terme ; il n'eût pas refusé, en d'autres temps, de faire son service militaire. Mais il est l'un de ces jeunes français « réfractaires » qui n'ont pas accepté de combattre en Algérie. Il explique dans ce cahier pourquoi il n'a pas jugé possible de porter les armes contre ceux qu'il nomme ses frères. « Le Refus » est le récit sincère, scrupuleux même, d'une lente prise de conscience. Instituteur à vingt ans aux confins marocains, puis professeur dans des lycées berbères et arabes, Maurice Maschino a appris à connaître le peuple d'Afrique du Nord, puis à l'aimer et à le comprendre, à vivre enfin quotidiennement son drame. C'est cette expérience personnelle qu'il s'efforce de livrer, le plus simplement possible.

  • La génération sortie de Mai 1968 a rejoint les casernes. Plongée dans ce monde archaïque de la peur et du mépris qui n'avait rien à lui dire, elle a redécouvert le sens de l'insolence qu'est la démocratie en actes. Le choc était inévitable, cent fleurs ont éclos. Que sont ces comités de soldats encore si mystérieux pour les civils ? Qui en sont les militants ? Meneurs ? Irresponsables ? Payés par Moscou ? ou par le pouvoir ? Et le syndicat de soldats ? Comment l'armée, forteresse inébranlable, a-t-elle pu se révéler comme un maillon faible sans projet, sans consensus, sans réponse autre que la répression, efficace mais bornée ? Qui répondra aux questions posées par les soldats ? N'a-t-on pas perçu la crise de doute chez les militaires professionnels et la crise de confiance dans la « nation » ? L'armée pourra-t-elle résister quand la parole du débat et la pratique de la démocratie l'auront envahie ?

  • Ce livre est un tableau objectif de la situation des Caraïbes. Il est aussi un appel. Une enquête dans les Antilles (Cuba mise à part) - Antilles Françaises, Trinidad et Tobago, Jamaïque, Haïti - a valu à Ève Dessarre de rencontrer partout les mêmes problèmes et les mêmes drames : monoculture, surpopulation, sous-emploi, racisme, ce qui signifie : famine, misère, alcoolisme... Morcelées dans un réseau d'indépendances fictives, écartelées entre des cultures opposées, en proie aux monopoles étrangers, ces îles peuvent-elles accéder à un développement réel ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Producteur et animateur de l'émission Résistances sur Antenne 2, brutalement mis à l'écart par la direction de la chaîne, l'auteur nous raconte son expérience d'homme de télévision à travers l'histoire de ces 3 ans et demi de magazine des droits de l'homme.

  • Pour Lotfallah Soliman, au Proche-Orient, la sacralisation de la cause d'Israël par judaïsme interposé, ne peut mener qu'à la sacralisation de celle des Arabes en général, et des Palestiniens en particulier, par islam interposé : au terme de cette double sacralisation, il y a la folie des dieux et des hommes, et c'est cette folie qu'il refuse d'accepter. Dans ce livre, l'auteur rompt donc avec les discours officiels des Israéliens et des Arabes, et retrace l'histoire profane de la Palestine, dans sa liaison avec celle, aussi profane, de la région. Des premières velléités britanniques, au début du XIXe siècle, de créer un foyer juif au Proche-Orient, jusqu'à la création de l'État d'Israël en 1948, et aux bouleversements qu'il a provoqués, Lotfallah Soliman rappelle ainsi des événements décisifs, aujourd'hui occultés par les passions rivales. Et il montre à quel point le sort de la région a été, surtout, déterminé par les jeux cyniques des puissances dominantes, au premier rang desquelles la Grande-Bretagne et la France. Cet éclairage lui permet d'expliquer, d'une façon originale et convaincante, la logique d'exclusion dans laquelle s'est enfermé le mouvement sioniste, mais aussi les faiblesses et les illusions des dirigeants arabes. Cet essai n'est pas un nouvel ouvrage académique sur la question palestinienne ; il est, d'abord, le témoignage sensible et irremplaçable d'un intellectuel arabe, qui s'est toujours tenu à l'écart des différentes chapelles, et qui entend, aujourd'hui, faire partager son expérience et ses analyses à tous ceux - et en particulier aux jeunes Français issus de l'immigration - qui souhaitent mieux comprendre les causes profondes de la révolte des pierres.

  • Droits de l'homme, éthique, réalisme gestionnaire : l'idéologie dominante de nos contemporains est un cocktail dont les auteurs, psychanalystes, proposent une critique radicale.

  • Libye, Tunisie, Algérie, Maroc, Mauritanie constituent - avec la république Sahraouie - ce qu'on appelle le grand Maghreb. Paul Balta a sillonné, depuis quarante ans, en tous sens, ces pays et entretient avec chacun d'eux une amitié, mêlée de familiarité et même de passion. Il ne peut dire celui qu'il préfère tant il les apprécie chacun pour leurs qualités (et leurs défauts, dont il n'est pas dupe). Mais il sait, comme peu d'Occidentaux, nous les présenter et c'est ce qu'il fait avec brio dans ce livre, qui dégage les constantes de l'Histoire et décrit la récente évolution des États et des peuples du Maghreb, leur vie quotidienne d'aujourd'hui, les enjeux de demain. Attentif aux soubresauts culturels, aux hésitations politiques, à l'appel de l'intégrisme, à la fascination de la modernité, il voit les blessures d'un monde déchiré entre la tentation et le défi de l'an 2000. Sans négliger le poids du passé et de la colonisation, il décrit et analyse les dossiers majeurs du Maghreb contemporain : l'émigration et la misère rurale, l'urbanisation et ses conséquences, la démographie galopante et la réforme de l'école, la situation de la femme et les pesanteurs de l'islam, les lacunes de la recherche scientifique et celles des médias, les potentialités de l'Union du Maghreb arabe. Paul Balta, avec la complicité de Claudine Rulleau, nous offre plus qu'un essai détaillé et précis de sociologie politique du Maghreb, il nous montre à quel point les destins du Nord et du Sud de la Méditerranée sont interdépendants.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Un ancien responsable politique algérien retrace à travers son témoignage l'histoire de l'Algérie depuis son indépendance : la période d'absolutisme de Boumediene à l'explosion populaire d'octobre 1988, puis aux années du gouvernement Hamrouche. Un ouvrage qui permettra de mieux comprendre les racines du drame qui déchire la société algérienne depuis 1992.

  • Avec le mouvement des sans-papiers, avec la loi Debré sur l'immigration et les protestations populaires qu'elle a suscitées, avec les premières décisions du gouvernement de Lionel Jospin, la question des étrangers en situation irrégulière est devenue un enjeu majeur de la vie publique française. Les mobilisations collectives ont révélé les incohérences d'un dispositif législatif et administratif qui, non seulement, avait peu d'effet sur l'immigration clandestine, mais produisait lui-même l'irrégularité qu'il était censé réprimer. Comment en est-on arrivé à cette situation où la confusion entretenue autour des politiques de l'immigration et de leurs effets, a permis de légitimer les discours xénophobes et les pratiques discriminatoires ? C'est d'abord à cette question qu'ont voulu répondre les auteurs de ce livre. Ils rappellent ainsi comment la France, depuis plus de vingt ans, a défini, de manière toujours plus restrictive, les conditions de l'immigration et le statut des étrangers. Et comment, plus encore que la répression de ceux qu'on a abusivement appelés des clandestins, la loi a fragilisé l'existence quotidienne de l'ensemble des étrangers. La rhétorique opposant les immigrés réguliers qu'il s'agirait d'intégrer, et les irréguliers qu'il faudrait expulser, apparaît ainsi comme une mystification. Mais ce que l'ouvrage montre aussi, c'est que la société française a été profondément affaiblie par cette remise en cause des fondements de son contrat social : limitation du droit d'asile, entrave au regroupement familial, précarisation dans le monde du travail, tolérance à l'égard des actes racistes et, finalement, renoncements multiples aux principes de la démocratie. La leçon des sans-papiers engage ainsi une certaine conception de la justice, de la citoyenneté et, tout simplement, de l'hospitalité que les auteurs de ce livre entendent défendre.

  • A travers le décorticage d'une quinzaine de lieux communs concernant des réalités comme l'exclusion, le chômage, la monnaie, l'Europe, etc., les auteurs, juristes, économistes, sociologues ou hauts fonctionnaires, apportent leur contribution à une tâche essentielle : débloquer le débat politique, économique et social, et faire circuler les idées.

  • Depuis plusieurs années, le débat sur la question de la parité hommes-femmes en politique, défraie la chronique. Pour les un(e)s, on ne pourra en finir avec l'exclusion des femmes de la vie politique, particulièrement nette en France, que par des mesures volontaristes. Pour les autres, on ne saurait tolérer, au nom de l'universalisme, des lois qui prennent en considération le sexe des personnes. La révision constitutionnelle, intervenue en juin 1999, si elle marque une avancée, est bien loin d'avoir clos la question et les échéances législatives qu'elle inaugure portent certainement la promesse de nouvelles controverses. D'où l'intérêt de ce livre, où Philippe Bataille et Françoise Gaspard abordent, sans détours, le sujet. Après avoir rappelé clairement les grands enjeux des débats récents sur la parité, ils livrent les résultats d'une enquête originale menée auprès des candidates du Parti socialiste aux élections législatives anticipées de 1997. De façon très vivante, ils racontent les effets de la tempête soulevée par la décision de présenter au moins 30 % de candidates à ces élections : comment les responsables nationaux et locaux, mais également les militants, allaient-ils réagir ? Y aurait-il suffisamment de candidates ? Qui seraient-elles ? Cette enquête passionnante, complétée par l'évocation des expériences étrangères, a l'immense mérite de sortir le débat du champ clos des affrontements idéologiques. De façon très concrète, elle nous fait découvrir que les femmes en politique sont, sur le terrain, moins rares qu'on ne le dit. Que les électeurs apprécient le renouvellement qu'elles introduisent dans la vie politique. Et que les hommes ont encore du chemin à faire, avant d'accepter vraiment la parité. Les auteurs montrent ainsi pourquoi une stratégie volontariste en faveur de la parité, est seule à même d'en finir avec les inégalités en politique fondées sur le genre.

  • Approfondissant l'analyse engagée dans $$L'Occidentalisation du monde$$, S. Latouche part d'une critique mordante du monde des gagnants pour proposer un autre regard sur la planète des vaincus de la modernité. Il montre comment se crée une authentique culture de la pauvreté, préfiguration possible d'une autre société.

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