Entreprise, économie & droit

  • Effectuant une analyse critique des principales propositions pour l'emploi des responsables politiques français (Balladur, Chirac, Seguin, Barre...), l'auteur, inspecteur du travail, et membre du Parti socialiste depuis 1994, plaide pour une politique différente. dont il dresse les grandes lignes.

  • 21 millions de travailleurs ont dépensé en 1971 leur énergie sous des formes diverses : en transformant la matière, en dirigeant la production, en permettant le rassemblement des capitaux, en commercialisant des marchandises, en soignant des malades, en enseignant les mathématiques, en acheminant le courrier... Peut-on prendre une mesure d'ensemble de l'utilisation finale de cette énorme dépense de forces humaines ? A quels usages économiques et sociaux ont été consacrés les différents produits du travail de ces 21 millions d'actifs ? A quelles grandes fonctions de la vie économique et sociale ces énergies humaines ont-elles été affectées, et dans quelles proportions ? Combien de travailleurs, quels travailleurs ont consacré leur énergie à fournir les biens de luxe ? A accroître les patrimoines immobiliers ? A arrondir les fortunes privées ? Combien de travailleurs, quels travailleurs, ont été nécessaires pour assurer à chacun de quoi refaire ses forces, jour après jour ? Et la main-d'oeuvre mobilisée par l'Etat, à quoi, à qui sert-elle au bout du compte ? Les besoins de chaque classe sociale s'enracinent dans ce que la vie professionnelle a de plus profond ; en retour, la demande qui en résulte oriente le travail humain et contribue à donner à l'appareil de production son allure générale : une population active taillée, en définitive, à la mesure des exigences des classes les plus puissantes. A partir des données de la comptabilité nationale et sur la base des méthodes des comptabilités sociales en temps de travail, les auteurs de « La petite bourgeoisie en France » remettent en chantier l'analyse des classes sociales. La question posée : Qui travaille pour qui  ? n'est pas une question gratuite, ce n'est pas non plus un chapitre supplémentaire à ajouter à la sociologie des inégalités dans notre pays. C'est une façon d'analyser les liens entre la production et la consommation, l'économique et le social telle que soient mis au jour les rapports obscurs mais profonds qui relient l'appareil de production au sens large et les classes sociales, telles qu'elles existent en France aujourd'hui.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Modernisation, révolution technologique, mutations industrielles : ces termes font maintenant partie du vocabulaire politique quotidien. Que la France doive s'ouvrir résolument à la nouvelle révolution technique, qu'elle doive, pour cela, moderniser son appareil productif, ses structures administratives, son système de relations sociales, chacun en est conscient. Mais cette modernisation ne doit pas être menée sans concertation ni réflexion préalable, et il importe d'éviter des effets pervers qui pourraient être tout aussi graves que ceux qu'elle entend combattre. Le IXe Plan, approuvé par le parlement en décembre 1983, constitue dans cette perspective une étape importante, fruit d'une large concertation entre les différents partenaires sociaux et le gouvernement. Le but de ce livre est d'offrir à tous les citoyens, souvent peu familiers des techniques de planification, une présentation claire et accessible des grandes orientations du IXe Plan, qui guideront l'action gouvernementale de 1984 à 1988. L'analyse des difficultés actuelles, et des contraintes imposées par l'environnement international, conduit à la définition d'objectifs prioritaires, et des moyens correspondants, détaillés ici pour tous les secteurs d'activité. Le rôle nouveau accordé aux régions, dans le cadre d'une politique de décentralisation qui bouleverse des habitudes séculaires, est l'un des axes essentiels de la mise en oeuvre du IXe Plan : à ce titre, ce livre devrait répondre particulièrement aux attentes des multiples acteurs régionaux, qu'il s'agisse des responsables d'entreprises, des élus, ou des militants syndicaux et associatifs.

  • Face aux innombrables échecs des divers socialismes - de l'U.R.S.S. à l'Éthiopie, en passant par Cuba et le Viêt Nam - et face aux faillites économiques de la plupart des États du tiers monde, le succès de Taïwan ne pouvait laisser insensible René Dumont. Avec sa collaboratrice, Charlotte Paquet, il a enquêté sur place, visitant de nombreuses installations agricoles et industrielles, et rencontrant de nombreux Taïwanais - de l'expert financier à la paysanne travaillant son jardin. Leur constat est clair et net : un sans faute économique. Voilà, en effet, un petit État insulaire, avec une forte densité de population qui, de la colonisation japonaise des années trente à aujourd'hui, est passé du sous-développement au développement. La clé de voûte de cet édifice ? La réforme agraire. Une réforme agraire facilitant le travail pour chacun, la mécanisation de l'agriculture, la diversification des cultures, l'exportation des biens alimentaires, le financement de l'industrie. Une réforme agraire déclenchant en cascade toute une série de modifications économiques et sociales, dont la plus spectaculaire est la réduction des inégalités sociales ! Taïwan maîtrise sa croissance démographique (inférieure à 2 % par an), alphabétise sa population, répand ses biens de consommation sur son marché intérieur, et les exporte en grande quantité... Taïwan, un modèle ? Non, car cette réussite a un prix : un travail acharné pour toute la population et un fascisme mou gérant la société. Libertés démocratiques surveillées, anticommunisme exacerbé, libéralisme économique excessif, Taïwan ne peut constituer un quelconque modèle. Mais, incontestablement, de nombreuses leçons doivent être tirées de cette expérience singulière. Elles sont à méditer aussi bien en Amérique latine qu'en Afrique.

  • L'entreprise est le lieu principal où s'élabore le nouveau rapport salarial. Elle n'est pas le seul. La famille, l'école, la cité y contribuent aussi et leurs transformations influent sur celles de l'entreprise. A travers de multiples expériences, les unes sans lendemain, les autres beaucoup plus prometteuses, de nouvelles façons de produire et de vivre se dessinent. Les conditions d'une nouvelle phase d'accumulation du capital et de progrès économique se mettent progressivement en place. Elles seules feront reculer le chômage et assureront le retour au plein emploi des femmes et des hommes, laissant loin derrière le rêve malthusien de la croissance zéro.

  • Peut-on sortir des contraintes imposées par le système économique mondial ? Le tenter ne conduit-il pas nécessairement à la terne stagnation du socialisme des casernes ? Quelle est la marge de manoeuvre dont dispose un quelconque État du tiers monde ? Est-il condamné à la dépendance ? L'auteur du Développement inégal, du Matérialisme et la loi de la valeur, de Classe et nation dans l'histoire et la crise contemporaine, et de L'avenir du maoïsme, défend dans ce nouveau livre la thèse d'un décrochage, non seulement possible mais nécessaire, de la logique centre/périphérie. La déconnexion - concept stratégique proposé en complément de celui de développement autocentré national et populaire - s'impose avec force aux peuples du tiers monde, qui veulent éviter les réajustements dramatiques provoqués par la crise, telle la famine ou la guerre. Mais elle concerne tout autant les États du Nord, en redéfinissant les règles du jeu planétaire. L'auteur voit d'ailleurs dans les mouvements Verts européens, comme dans le regain du fait religieux dans le monde entier, les signes de la nécessaire réadaptation des stratégies et des tactiques politiques oeuvrant pour un autre développement. Approche globale et renouvelée des grandes mutations du système mondial contemporain, ce livre offre aussi au lecteur une présentation, claire et synthétique, des concepts-clé de l'oeuvre de Samir Amin, devenus objet de débats et de controverses dans le monde entier.

  • Le Brésil est un géant - quinze fois la France ! - aux contrastes sociaux et culturels saisissants. Ainsi, une poignée de grands propriétaires fonciers accapare presque 60 % des terres cultivables. À côté de ces immenses domaines - parfois en friche - des millions de posseiros et de paysans sans terre tentent, obstinément, de survivre. La démocratie, réinstallée en 1985, n'a pu mettre en oeuvre une réelle réforme agraire, et les assassinats de leaders syndicaux et de militants paysans ont été, cette année-là, 2,5 fois plus nombreux qu'en 1983... Olivier Colombani a effectué quatre voyages dans ce Brésil de l'intérieur et, à chaque fois, il a dialogué avec des notables de toutes opinions, des travailleurs sociaux, des paysans sans terre, des syndicalistes, des politiciens, des prêtres, etc. Leurs témoignages détruisent quelques mythes tenaces, comme celui concernant le Nordeste qui n'a qu'un ennemi : le climat, ou celui faisant de l'Amazonie un Eldorado à découvrir... Prenant le contre-pied du misérabilisme ambiant, l'auteur nous montre une multitude d'expériences, d'actions, de projets, élaborés et réalisés au niveau local, qui améliorent considérablement la vie quotidienne de cette population démunie. Il suit aussi les chômeurs (gamelles froides) qui, au petit matin, s'entassent dans des camions inconfortables (perchoirs de perroquet), avec l'espoir d'être embauchés pour une journée et parfois plus... Il décrit l'occupation de terres et l'extraordinaire mobilisation qui l'accompagne. Il montre, enfin, comment le Brésil met en place les conduites de son futur : réforme agraire et démocratie y tiennent, impérativement, une place décisive.

  • Les patrons voulaient qu'on leur obéisse. Désormais, ils veulent qu'on les aime... L'exemple de Saturn, illustre spectaculairement cette évolution. Le projet Saturn est, sans conteste, l'un des plus ambitieux de l'histoire de l'industrie : construire, ex nihilo, l'entreprise du XXIe siècle. C'est en 1985, que la firme américaine General Motors décide, pour faire face à la crise, de créer sous ce nom une nouvelle société productrice d'automobiles, conçue sur un modèle révolutionnaire, qui combine des technologies de pointe et un nouveau contrat social. Mais Saturn n'est qu'une expérience - certes de taille - parmi des centaines d'autres, en cours dans ce vrai laboratoire social que constitue la société américaine des années quatre-vingt. Tayloriens, californiens, saturniens : les modèles de management se succèdent et laissent deviner, en filigrane, de vraies philosophies politiques. Pour en apprécier les forces et les faiblesses, Philippe Messine est allé enquêter aux États-Unis. Il en a rapporté un passionnant reportage, qui remet en cause bien des mythes libéraux sur le rôle de l'État et du marché dans l'Amérique reaganienne. De retour en France, l'auteur s'appuie sur cette enquête, pour renouveler les termes du grand débat de l'heure : l'entreprise sera-t-elle une nouvelle frontière de la démocratie ou le point d'appui de nouveaux despotismes ? Il se livre à une critique incisive des archaïsmes parallèles, syndicaux ou patronaux. Il met à jour les limites et les ambiguïtés des californiens et des saturniens à la française, de Tapie à Fabius. Surtout, il montre pourquoi, et comment, peut s'ouvrir une voie nouvelle, qui permettrait enfin de concilier entreprise et démocratie.

  • Réorganiser le travail, s'approprier autrement les temps, répartir plus équitablement la richesse produite, modifier les rapports Nord-Sud..., telles sont quelques-unes des propositions faites par l'auteur.

  • Analyse la façon dont se nouent dans les principaux Etats européens les relations entre système éducatif, formes d'organisation productive et efficacité économique. Apporte un éclairage et des propositions pour stimuler le débat sur l'Europe sociale et susciter une prise en charge plus large des évolutions nécessaires.

  • Chargé de mission à la direction du Trésor, auteur de nombreux rapports officiels, Olivier Pastré retrace l'histoire immédiate d'une mutation profonde au sein de la finance : émergence d'un nouveau capitalisme, modernisation du secteur public et affirmation d'un troisième pouvoir, celui des banques et des compagnies d'assurance.

  • Depuis que les États-Unis ont gagné la Guerre Froide, les prophéties se sont multipliées sur le "déclin américain" : comme la Rome impériale, croulant sous le poids de ses armées, Washington serait vouée à la décadence. C'est cette thèse que réfute, avec brio, cet essai passionnant et remarquablement documenté : pour Alfredo Valladão, l'Amérique dominera le XXIe siècle, parce qu'elle est seule à nourrir ce rêve et à en avoir les moyens. Elle possède en effet les trois attributs du pouvoir suprême : une puissance militaire inégalée, l'économie la plus grande et la plus dynamique de la planète, une culture à vocation universelle. À l'appui de sa démonstration, l'auteur retrace le chemin qui, de la proclamation de l'indépendance passe par l'apogée de la République américaine dans la seconde moitié du XXe siècle, jusqu'à sa métamorphose actuelle en "Amérique-monde". Il analyse les forces qui ont permis l'avènement de cet "empire démocratique" mondial : l'immigration massive et le mélange des cultures, la grande mutation religieuse et la révolution des institutions politiques des cinquante dernières années. Il explique aussi comment la Maison Blanche, depuis la chute du Mur de Berlin, a réussi à consolider son statut de centre des décisions politiques et économiques de la planète. Les prophètes du déclin se trompent de siècle : si une analogie historique est nécessaire, ce serait plutôt la Rome triomphante, après sa victoire totale sur Carthage. La république romaine grosse d'un empire. Cet ouvrage présente, enfin, le premier bilan stratégique de l'administration Bush, et la première analyse complète des objectifs de politique internationale de Bill Clinton.

  • Pour dépasser le mythe d'une symbiose homme-nature qui serait propre aux sociétés africaines, opposé à l'essence prédatrice qui caractériserait les sociétés chrétiennes occidentales, ce livre apporte une information rigoureuse sur les représentations de la nature dans les grandes civilisations (religions et peuples).

  • Anton Brender montre que le dilemme pour ou contre la mondialisation n'est pas pertinent, et que les menaces réelles liées à la mondialisation peuvent être évitées si la politique économique, et l'ensemble de la société constituent comme priorité l'impératif de solidarité.

  • Ces dernières années, certaines maladies - cancers, asthme, allergies, affections neuro-dégénératives, atteintes immunitaires, etc. - connaissent une véritable explosion. Et les explications classiques (vieillissement de la population, facteurs génétiques...) sont loin de rendre compte de ce phénomène. En revanche, on soupçonne de plus en plus le rôle des substances toxiques et des sources d'agression physique (bruits, ondes ionisantes) qui envahissent notre environnement quotidien. Cette inquiétude a conduit le député André Aschieri à proposer au Parlement, en 1998, la création d'une Agence de sécurité sanitaire afin d'évaluer les risques que nous font courir les facteurs environnementaux. Et c'est la même préoccupation qui a conduit le Premier ministre Lionel Jospin à lui commander un rapport sur la faisabilité d'une telle agence. Pour remplir sa mission, menée auprès des meilleurs spécialistes scientifiques, André Aschieri a dû ouvrir des dossiers brûlants et révéler des vérités qui dérangent... Il retrace ici cette enquête explosive, sans jargon ni langue de bois. Il explique comment, en France, des produits chimiques et bien d'autres polluants tuent en silence ou provoquent de graves maladies ; et pourquoi tout cela reste une affaire privée, gérée par les industriels et leurs représentants. Il raconte également les rudes bagarres qu'il a dû mener dans les coulisses du pouvoir pour mener à bien sa mission et porter ses découvertes à la connaissance de tous. Témoignage d'un esprit libre, ce livre appelle à une « deuxième révolution » de santé publique qui, après celle lancée par Pasteur contre les bactéries et les virus, ! s'attaquera aux contaminations chimiques et aux diverses agressions que nous subissons à la maison, dans la rue et au travail. Contre la « France toxique », André Aschieri interpelle les décideurs politiques : si nous tardons encore à créer un vrai système de prévention des risques liés à l'environnement, nous devrons reconnaître désormais, devant les prochaines victimes, que nous sommes « responsables et coupables ».

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