Vie pratique & Loisirs

  • Le présent volume, qui présente six trésors, est entièrement consacré aux trésors médiévaux du xe au tout début du xiie siècle : le trésor dit « du Loiret », le trésor du xe siècle de Maffliers, le trésor de Cuts, le trésor monétaire double de Vignacourt, le trésor de Bordeaux-en-Gâtinais, un petit dépôt de monnaies royales du début du xiie siècle à l'église de Marly-la-Ville.

  • À ce jour, les notices de près de 180 000 monnaies ont été publiées dans les Trésors monétaires. Si l'on compte les 8 ensembles publiés dans ce nouveau volume de TM, le vingt-cinquième de la collection, on dépasse désormais les 200 000 notices. Rien ne relie cette fois-ci ces différents ensembles entre eux, mais ils offrent, du iiie au xixe siècle, un échantillon de ce qui est régulièrement porté à la connaissance du département des Monnaies, Médailles et Antiques. Découvert en 1995, le trésor de Saint-Jean-d'Ardières (Rhône), restauré dans l'atelier du département, d'une qualité et d'une ampleur exceptionnelle (plus de 4 100 antoniniens auxquels se mêlaient 3 deniers) se clôt en 252 et offre l'occasion de revenir sur le classement des antoniniens frappés entre 238 et 252. Le dépôt double de Magny-Cours (Nièvre) s'achève autour de l'année 303, même si la composition des deux ensembles diverge. Ceux-ci ont fait l'objet d'un démontage stratigraphique qui apporte un éclairage intéressant sur leur mode de constitution. Ils permettent également de réexaminer des questions telles que celle du fonctionnement de l'atelier de Lyon de sa réouverture à la réforme de Dioclétien. Le trésor de Chitry (Yonne), qui vient buter sur la réforme de 318, est le premier trésor bien documenté de ce type pour la Gaule intérieure et vient compléter, par sa masse (quelque 2 500 nummi), notre connaissance des émissions produites dans les ateliers gallo-britanniques. Plus modeste (57 nummi), le dépôt de Roquemaure (Gard) offre un aperçu du stock monétaire en circulation au milieu des années 320. Le trésor de Gisors (Eure), formé d'environ 10 000 monnaies, est l'un des plus importants de son époque. Contenu dans un sac déposé dans un chaudron métallique, il regroupait pour l'essentiel des parisis royaux et baronniaux, des deniers rémois et, à part dans une bourse de cuir, des esterlins. Sa constitution donne ainsi une image de la circulation monétaire dans le Nord-Ouest du royaume au milieu du xiiie siècle. Autre trésor de l'Eure, mais plus tardif (vers 1465), celui de la léproserie de Saint-Thomas d'Aizier, inventé en 2001, est composé de 290 monnaies d'argent anglaises et de deux écus d'or français : comme à Magny-Cours, le dépôt a été démonté stratigraphiquement, ce qui a permis d'en comprendre la structure interne. Enfin le trésor de Tirepied (Manche), restauré également au Cabinet des médailles, se compose de 457 pièces d'argent qui étaient conservées dans un pot en grès : 116 écus royaux de 6 livres frappés entre 1726 et 1790 et 335 pièces de 5 francs frappées entre 1795-1796 et 1824. C'est le premier trésor de cette sorte publié dans les TM. L'étude de ces 7 dépôts est complétée par le supplément à l'inventaire des monnaies d'or découvertes isolément en Gaule romaine sous l'Empire, inventaire qu'avait dressé en 1990 Xavier Loriot. Ce supplément recense 351 trouvailles nouvelles.

  • Avec les 9 ensembles publiés dans ce nouveau volume de Trésors Monétaires, le vingt-sixième de la collection, on dépasse désormais les 200 000 notices. Ce vingt-sixième volume de Trésors monétaires est consacré à l'Antiquité romaine. Il rassemble six contributions portant sur neuf trésors tous enfouis dans la moitié nord de la France au IIIe siècle après J.-C. Cette concentration ne doit pas surprendre : la production monétaire du IIIe siècle a été abondante et les troubles - invasions barbares, successions d'empereurs militaires, crise monétaire, épidémie - ont conduit à une thésaurisation plus fréquente. Cela porte à 4 032 le nombre de monnaies publiées dans ce volume. Ces trésors offrent une vue très diversifiée sur les modes de thésaurisation, sur la nature de la circulation monétaire et sur les effets des réformes monétaires du IIIe siècle. 2014-2015 | Le trésor de sesterces de Saint-Sauveur (Somme), Un trésor de bronzes romains du Haut-Empire provenant du village de Bray (Eure), Le trésor de Courcelles-sur-Nied (Moselle) 132 deniers et 59 antoniniens, 253 AD et

  • Antoine de Baecque, qui connaît L´art de marcher, a donné sous ce titre, en 2013, un ensemble de textes d´Yves Gallot, précédé d´une copieuse préface. L´ouvrage que nous publions, s´il lui ressemble, est néanmoins différent. Il reprend la genèse de ce qui allait devenir, en 1898, L´art de marcher et, en 1909, Souvenirs du célèbre marcheur Gallot.


    Tout commence le 20 décembre 1896 dans le Journal des Voyages par un entretien avec l´étonnant marcheur Gallot, présenté comme une sorte de phénomène et qui ne rechigne pas à conter ses exploits. Si bien qu´il est invité à les partager plus largement dans les numéros suivants. Du 27 décembre au 14 février de l´année suivante, les lecteurs de l´hebdomadaire y lisent donc les huit livraisons des Souvenirs d´un marcheur, situés Au-delà des mers comme le précise un surtitre. Il s´agit en effet de ses aventures américaines, et il n´y est pas question que de marcher. Pour faire bonne mesure et à la demande de « nombreux lecteurs » (ils deviendront ses « nombreux amis » dans l´ouvrage publié en 1898), le feuilleton est prolongé par un article intitulé L´art de marcher.



    On notera avec un sourire que si, dans le Journal des Voyages, la caution littéraire utilisée par Gallot était Paul de Kock, il utilisera ensuite les exemples plus prestigieux de Victor Hugo et de Jean-Jacques Rousseau.


  • Madagascar et les colonies excitent bien des appétits en France et la presse en témoigne pendant l'époque coloniale. D'autres volumes publiés par la Bibliothèque malgache compilent quantité d'articles parus dans les journaux de Madagascar ou de métropole, sur le ton général de : nous apportons la civilisation à ces grands enfants que sont les Malgaches, en échange nous prenons dans la Grande Île de quoi accroître nos richesses en même temps que nous offrons aux courageux colons les meilleures conditions pour entreprendre et prospérer.
    En écho à l'exposition parisienne Madagascar. Arts de la Grande Île, au musée du quai Branly-Jacques Chirac (du 18 septembre 2018 au 1er janvier 2019), nous avons fouillé cette presse à la recherche de textes qui se seraient intéressés à ces arts pendant l'époque coloniale.


    Cet ouvrage se complète d'un autre, Arts et coutumes de Madagascar : 2000-2012, où sont recueillis des articles plus récents rendant compte, sans esprit de méthode, d'une effervescence culturelle plus contemporaine.

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