La Découverte (réédition numérique FeniXX)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cette « Introduction au cours de philosophie pour scientifiques » a été prononcée en octobre-novembre 1967 à l'École normale supérieure. Nous avions alors à plusieurs amis, intéressés par les problèmes de l'histoire des sciences, et des conflits philosophiques auxquels elle donne lieu, frappés par la lutte idéologique et les formes qu'elle peut prendre chez les intellectuels de la pratique scientifique, décidé de nous adresser à nos collègues en un cours public. Cette expérience, inaugurée par l'exposé que voici, devait durer jusqu'à la veille des grands événements de 1968. C'est pour répondre à de nombreuses demandes que je publie aujourd'hui, avec un grand retard, mon Introduction de 67, sur la philosophie et la philosophie spontanée des savants. A l'exception de la moitié du premier cours et de la critique de Jacques Monod, que j'ai reproduits sans rien y changer, j'ai repris le reste de ce cours : pour rendre plus lisible ce qui n'était qu'une improvisation hâtive, et aussi pour développer certaines formules qui étaient restées à l'état d'esquisse, souvent énigmatique. Mais j'ai tenu à respecter pour l'essentiel les limites théoriques de cet essai, qu'on voudra bien lire comme un essai daté. Je le publie aussi comme un témoignage rétrospectif. On y trouvera en effet les premières formules qui ont « inauguré » un tournant dans nos recherches sur la philosophie en général et la philosophie marxiste en général. Auparavant en effet (dans Pour Marx et Lire Le Capital), je définissais la philosophie comme « théorie de la pratique théorique ». Or, dans ce cours apparaissent de nouvelles formules : la philosophie, qui n'a pas d'objet (comme une science a un objet), a des enjeux, la philosophie ne produit pas des connaissances, mais énonce des Thèses, etc. Les Thèses ouvrent la voie à la position juste des problèmes de la pratique scientifique et de la pratique politique, etc. Formules encore schématiques, qui exigent un long travail pour les préciser et les compléter. Mais du moins indiquent-elles un ordre de recherche, dont on trouvera la trace dans des ouvrages ultérieurs. Le 14 mai 1974.

  • Cette « Introduction au cours de philosophie pour scientifiques » a été prononcée en octobre-novembre 1967 à l'École normale supérieure. Nous avions alors à plusieurs amis, intéressés par les problèmes de l'histoire des sciences, et des conflits philosophiques auxquels elle donne lieu, frappés par la lutte idéologique et les formes qu'elle peut prendre chez les intellectuels de la pratique scientifique, décidé de nous adresser à nos collègues en un cours public. Cette expérience, inaugurée par l'exposé que voici, devait durer jusqu'à la veille des grands événements de 1968. C'est pour répondre à de nombreuses demandes que je publie aujourd'hui, avec un grand retard, mon Introduction de 67, sur la philosophie et la philosophie spontanée des savants. A l'exception de la moitié du premier cours et de la critique de Jacques Monod, que j'ai reproduits sans rien y changer, j'ai repris le reste de ce cours : pour rendre plus lisible ce qui n'était qu'une improvisation hâtive, et aussi pour développer certaines formules qui étaient restées à l'état d'esquisse, souvent énigmatique. Mais j'ai tenu à respecter pour l'essentiel les limites théoriques de cet essai, qu'on voudra bien lire comme un essai daté. Je le publie aussi comme un témoignage rétrospectif. On y trouvera en effet les premières formules qui ont « inauguré » un tournant dans nos recherches sur la philosophie en général et la philosophie marxiste en général. Auparavant en effet (dans Pour Marx et Lire Le Capital), je définissais la philosophie comme « théorie de la pratique théorique ». Or, dans ce cours apparaissent de nouvelles formules : la philosophie, qui n'a pas d'objet (comme une science a un objet), a des enjeux, la philosophie ne produit pas des connaissances, mais énonce des Thèses, etc. Les Thèses ouvrent la voie à la position juste des problèmes de la pratique scientifique et de la pratique politique, etc. Formules encore schématiques, qui exigent un long travail pour les préciser et les compléter. Mais du moins indiquent-elles un ordre de recherche, dont on trouvera la trace dans des ouvrages ultérieurs. Le 14 mai 1974.

  • Au printemps 72, le philosophe communiste anglais, John Lewis, consacre, dans la revue du Parti communiste britannique, Marxism Today, deux articles au « Cas Althusser ». Diagnostic : « dogmatisme aigu ». Pronostic : « le malade n'ira pas loin ». Le point d'attaque est l'humanisme. Pour John Lewis, pas de problème : la philosophie marxiste est humaniste. « C'est l'homme qui fait l'histoire ». L'homme fait l'histoire en « transcendant » l'histoire. « L'homme ne connaît que ce qu'il fait ». « La thèse d'Althusser sur la coupure épistémologique » est une « pure invention ». Marx a toujours été, du début à la fin, humaniste et hégélien. Croyant à l'Homme, à l'Aliénation, et à la Négation de la Négation (= transcendance). J'ai répondu à John Lewis dans un article publié par Marxism Today à l'automne 72. Voici la version française du texte anglais, corrigé, et sur certains points développé, - et une longue note politique, trop étendue pour figurer alors dans l'article. À l'idéalisme de John Lewis, j'oppose les thèses matérialistes du marxisme-léninisme sur l'histoire, la lutte des classes, et la philosophie. J'en tire des conclusions théoriques. À propos de la « coupure épistémologique », je maintiens ma thèse, mais je reprends mon « autocritique » de 67 : ma déviation théoriciste m'a bel et bien engagé, en 1963-65, dans une conception erronnée de la philosophie. J'en tire les premières conséquences : sur l'histoire de la pensée de Marx. Mais surtout, je pose la question : pourquoi ce débat sur l'humanisme ? pourquoi cette vague d'idéologie bourgeoise dans le marxisme ? Là où John Lewis se tait, je parle de politique. D'abord : le XXe Congrès, son explication pseudo-marxiste des « violations de la légalité socialiste » par le « culte de la personnalité ». Les résultats. Mais il faut remonter au-delà du XXe Congrès : à la longue lutte du Mouvement ouvrier pour rompre avec l'idéologie bourgeoise et occuper des positions prolétariennes. Or, le coeur de l'idéologie bourgeoise, c'est le couple économisme-humanisme. L'humanisme, quand il n'est pas un simple discours généreux, mais un système cohérent et durable, a toujours un envers : l'économisme. Même dans le Mouvement ouvrier. La preuve : la IIe Internationale. La lutte ne fait que continuer. Louis Althusser

  • 1948 : rupture avec l'U.R.S.S. Pour assurer la cohésion de la Yougoslavie, État multionational, pour éviter toute invasion étrangère, Tito met l'autogestion à l'ordre du jour. 1980 : disparition de Tito. Le calme qui suit sa mort masque-t-il des craquements dans l'édifice patiemment bâti ? Les grandes puissances laisseront-elles à la Yougoslavie son rôle d'animateur du mouvement des non-alignés ? Pour Yves Durrieu, la Yougoslavie n'évitera d'autres Sarajevo qu'au prix d'un approfondissement du système autogestionnaire, dans tous les domaines : libertés publiques, démocratie dans l'entreprise, égalité entre les diverses régions, nouveaux modes de développement. L'autogestion, c'est la condition nécessaire au maintien de l'unité nationale et sociale. De plus, l'expérience yougoslave interpelle les Français. L'héritage de Tito est aussi un livre de réflexion et d'actualité.

  • Au printemps 72, le philosophe communiste anglais, John Lewis, consacre, dans la revue du Parti communiste britannique, Marxism Today, deux articles au « Cas Althusser ». Diagnostic : « dogmatisme aigu ». Pronostic : « le malade n'ira pas loin ». Le point d'attaque est l'humanisme. Pour John Lewis, pas de problème : la philosophie marxiste est humaniste. « C'est l'homme qui fait l'histoire ». L'homme fait l'histoire en « transcendant » l'histoire. « L'homme ne connaît que ce qu'il fait ». « La thèse d'Althusser sur la coupure épistémologique » est une « pure invention ». Marx a toujours été, du début à la fin, humaniste et hégélien. Croyant à l'Homme, à l'Aliénation, et à la Négation de la Négation (= transcendance). J'ai répondu à John Lewis dans un article publié par Marxism Today à l'automne 72. Voici la version française du texte anglais, corrigé, et sur certains points développé, - et une longue note politique, trop étendue pour figurer alors dans l'article. À l'idéalisme de John Lewis, j'oppose les thèses matérialistes du marxisme-léninisme sur l'histoire, la lutte des classes, et la philosophie. J'en tire des conclusions théoriques. À propos de la « coupure épistémologique », je maintiens ma thèse, mais je reprends mon « autocritique » de 67 : ma déviation théoriciste m'a bel et bien engagé, en 1963-65, dans une conception erronnée de la philosophie. J'en tire les premières conséquences : sur l'histoire de la pensée de Marx. Mais surtout, je pose la question : pourquoi ce débat sur l'humanisme ? pourquoi cette vague d'idéologie bourgeoise dans le marxisme ? Là où John Lewis se tait, je parle de politique. D'abord : le XXe Congrès, son explication pseudo-marxiste des « violations de la légalité socialiste » par le « culte de la personnalité ». Les résultats. Mais il faut remonter au-delà du XXe Congrès : à la longue lutte du Mouvement ouvrier pour rompre avec l'idéologie bourgeoise et occuper des positions prolétariennes. Or, le coeur de l'idéologie bourgeoise, c'est le couple économisme-humanisme. L'humanisme, quand il n'est pas un simple discours généreux, mais un système cohérent et durable, a toujours un envers : l'économisme. Même dans le Mouvement ouvrier. La preuve : la IIe Internationale. La lutte ne fait que continuer. Louis Althusser

  • 1948 : rupture avec l'U.R.S.S. Pour assurer la cohésion de la Yougoslavie, État multionational, pour éviter toute invasion étrangère, Tito met l'autogestion à l'ordre du jour. 1980 : disparition de Tito. Le calme qui suit sa mort masque-t-il des craquements dans l'édifice patiemment bâti ? Les grandes puissances laisseront-elles à la Yougoslavie son rôle d'animateur du mouvement des non-alignés ? Pour Yves Durrieu, la Yougoslavie n'évitera d'autres Sarajevo qu'au prix d'un approfondissement du système autogestionnaire, dans tous les domaines : libertés publiques, démocratie dans l'entreprise, égalité entre les diverses régions, nouveaux modes de développement. L'autogestion, c'est la condition nécessaire au maintien de l'unité nationale et sociale. De plus, l'expérience yougoslave interpelle les Français. L'héritage de Tito est aussi un livre de réflexion et d'actualité.

  • Pour que ma position soit claire, je dirai que je considère le XXIIe Congrès comme un événement décisif, comme un tournant capital dans l'histoire du parti communiste et du mouvement ouvrier français. Les réserves que je pourrai formuler sur tel ou tel point, s'inscrivent d'avance dans cette perspective. S'il s'agit bien d'un événement de cette importance, il est clair qu'on ne peut s'en tenir seulement à l'histoire politique française, aux particularités du congrès et de son déroulement, ni à la seule lettre de ses décisions et formulations. Il faut aller au-delà des manifestations immédiates, il faut chercher dans quelles conditions le XXIIe Congrès a eu lieu : de quelle histoire il tente de sortir, et quelle histoire il tente de faire. Il faut donc comprendre quels sont, à l'échelle, non seulement nationale mais aussi mondiale, les problèmes économiques et politiques qui ont provoqué le XXIIe Congrès. Il faut comprendre à quels problèmes généraux il a voulu répondre, et pourquoi il leur a donné les réponses que l'on connaît. Pour cela, il est indispensable de prendre du recul, et de situer le XXIIe Congrès à sa date, 1976 : dans l'histoire de l'impérialisme, période des révolutions (Lénine), et dans l'histoire du mouvement communiste international. Et si l'impérialisme est en crise, il faut ajouter : le mouvement communiste international aussi.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Les ouvriers polonais parlent d'eux-mêmes. Ce n'est pas une analyse, mois un récit, un constat. Témoins et acteurs, ils parlent de ce qu'ils ont vécu, de ce qu'ils vivent, des impressions ressenties, des combats menés pour vivre autrement. Les entretiens, les débats se déroulent dans les usines : avant l'explosion d'août 1980 ; pendant l'existence légale de Solidarité, après la proclamation de l'état de guerre. Dix années de vie quotidienne en Pologne : qu'il s'agisse du rendement et des cadences de travail, des petits et grands chefs, des salaires et des prix, du syndicat officiel et du parti, la lecture est pénétrante et le style particulièrement direct. Les auteurs collaborent au laboratoire de sociologie du travail et des relations professionnelles des Arts et Métiers. Nicole Fratellini a mené des enquêtes sociologiques sur les entreprises françaises avant de s'orienter vers l'Europe de l'Est. Comme elle, Thomas Lowit a effectué de nombreux voyages en Pologne. Maître de recherche au CNRS, il est l'un des meilleurs connaisseurs des relations de travail et de pouvoir dans les pays de l'Est.

  • Du Manifeste Communiste aux débats actuels sur la construction de l'Europe, en passant par l'Armée Nouvelle de Jaurès, le socialisme a entretenu avec les notions de pacifisme, défense nationale et patriotisme une relation mouvementée. L'évolution des socialistes français (S.F.I.O.) dans les années 30 (souvenirs de l'union sacrée de 1914, montée des fascismes, Front Populaire, guerre d'Espagne...) constitue une illustration historique saisissante de la difficulté de définir un rapport durable entre ces termes : Léon Blum, Paul Faure, Marceau Pivert, et la Gauche révolutionnaire, Jean Zyromski et la Bataille Socialiste, autant d'approches différentes qui résument les diverses sensibilités du socialisme français sur ces questions.

  • Les femmes ont besoin de retrouver et d'écrire leur propre histoire, trop souvent oubliée par « l'histoire au masculin ». Trop souvent caricaturée aussi, comme si elle n'avait existé qu'à travers quelques épisodes héroïques de la lutte révolutionnaire et quelques personnages hauts en couleur. Dernier aspect cette méconnaissance : l'idée, courante aujourd'hui, que le féminisme, fort du XIXe siècle, ne serait sorti de ses cendres que vers 1970. C'est contre cette vision simpliste de l'histoire des femmes, et de leurs luttes, que s'élève Huguette Bouchardeau. Souvent piégées dans les rôles qu'on leur assigne, les femmes sauront aussi en tirer des moyens pour leur libération. Réflexions sur le passé et analyses sur le mouvement actuel des femmes se répondent et font de ce livre bien autre chose qu'un aperçu sur des années mortes : des voies pour comprendre les aspects dispersés et divers des luttes de femmes d'aujourd'hui.

  • Du temps de Marx, on comptait 30 % de salariés. Aujourd'hui, 85 % des Français actifs, 100 % de la population d'Union Soviétique, sont salariés. Et voilà que l'informatique menace de bouleverser les équilibres du salariat, suscitant de nouvelles tensions, de nouvelles contestations à l'Ouest comme à l'Est. Du temps de Marx, on parlait de socialisme plutôt que d'autogestion. Aujourd'hui, le socialisme est un mot qui couvre bien des marchandises ; et l'autogestion fait confusément recette, de l'U.D.F. au P.C.F., sans que personne ne sache trop ce qu'il faut en conclure. Multipliant les approches concrètes - le cas Yougoslave, le débat politique en France, la réalité du travail dans les entreprises nationalisées... - Pierre Naville propose ici des réponses à la question « l'Autogestion, comment ? ».

  • Il y aura trente ans de cela, à la Toussaint 1984, commençait la guerre d'Algérie. À l'exception de quelques rares responsables ou militants, La C.F.D.T. (alors C.F.T.C.), y compris ses adhérents européens d'Algérie, n'était pas - au départ - en mesure de comprendre l'enjeu du combat qui s'engageait. Cet ouvrage tente, à travers l'analyse des débats qui se sont développés au sein de ces structures, de montrer comment un syndicat a pris conscience du rôle qu'il devait jouer dans la recherche d'une paix négociée. Les contacts avec les travailleurs algériens, le rejet des méthodes utilisées par l'armée, les menaces qui ont pesé sur la démocratie : autant d'éléments qui ont concouru à l'évolution des positions de la centrale. Mais, au-delà de l'évolution, restait la question de l'efficacité : comment convaincre l'opinion française ? Quelles relations avec les nationalistes algériens ?...

  • Surexploitation des femmes, oppression spécifique : Margaret Maruani en rappelle les fondements, mais s'attache surtout à mesurer l'évolution des revendications syndicales depuis 1968, leur extension à des problèmes nouveaux. Elle donne la parole à des dizaines d'ouvrières grévistes et syndicalistes impliquées dans des conflits souvent très durs (C.I.P., Lip, Confection Industrielle de l'Atlantique, Rhône-Poulenc...). Interviews, débats, analyses : des femmes mettent en question la pratique syndicale. Syndicats de femmes, droit au travail ; partage des tâches ménagères, avortement, contraception, commissions-femmes, égalité dans la conduite des luttes : le champ syndical s'étend, des exigences nouvelles se font jour. Féminisme et syndicalisme, deux mondes étrangers l'un à l'autre ? De moins en moins. Par une analyse précise, vivante et simultanée des textes et des réalités, M. Maruani conclut à une dimension féministe des conflits de travail. Féminisme syndical ? Syndicalisme féministe ? Les syndicats à l'épreuve du féminisme ; la naissance d'une identité féminine dans les conflits sociaux, le début de l'ère des ruptures. Avec le classicisme syndical. Avec le ghetto des « problèmes de bonnes-femmes ». Avec le patriarcat. Avec l'infériorisation permanente.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « A poil les militants ! » titrait en 1975 une éphémère revue... Par ce rappel, l'auteur n'invite pas au strip-tease... mais à l'abandon de la camisole de force idéologique, de l'uniforme organisationnel, des oeillères de la ligne juste et droite... mais à la recherche de vêtements plus amples et d'allures plus aisées, à la marche dans les espaces vierges du quotidien. Dans ce livre, il s'agit plus particulièrement des idées reçues, de bilan de santé de groupes militants, de check-up des imaginaires. A travers le militantisme des deux dernières décennies. Par des analyses croisées, des approches diverses, des éléments de méthode. Pour aider à la mutation d'une espèce qui a failli crever d'excès et de routine et qui ne peut se reconstituer qu'en recréant le tissu d'une société en gestation. Michel Lecointe est professeur d'Ecole Normale, auteur d'une premier ouvrage, « S'asseoir pour se regarder marcher, fantasmes et formation des enseignants ». Côté militantisme, il a fait ses premières armes en 1965 à l'UNEF, comme président de l'Association des étudiants d'Aix, avant d'adhérer au PSU puis à la CFDT.

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  • Contrairement à d'autres pays, les rapports syndicats-partis ont toujours été, en France, l'objet de controverses. Sous le terme « d'autonomie syndicale », les diverses organisations ne mettent nullement le même contenu et leurs conceptions actuelles ne peuvent se comprendre sans référence à l'histoire. C'est l'objet de cet ouvrage, premier du genre, dont le tome I débute en 1879 avec la création, par un congrès de syndicats, du premier parti ouvrier. De la fin du XIXe siècle au lendemain de la Libération, les rapports syndicats-partis connaissent des évolutions diverses, marquées notamment par la Charte d'Amiens (1906), la « greffe léniniste » au lendemain de la révolution d'Octobre, la participation de la CGT au Rassemblement populaire en 1936, les conséquences sur la situation, en 1945-46, de l'action commune menée par partis et syndicats au sein de la Résistance...

  • Et si, pour sortir de la crise, il fallait être capable d'innover au point de remettre en cause toutes nos habitudes économiques ? Si la survie de notre planète nous imposait une gestion commune mettant le profit au ban de la société ? S'il fallait aller jusqu'à changer la nature de nos monnaies en même temps que nos systèmes de financement ? S'il fallait même abandonner le salariat... C'est à cet effort d'imagination que l'auteur s'est attaqué, considérant que les illusions, les mirages sont aujourd'hui du côté de ceux qui n'osent pas voir la mutation qui s'impose. Le type de société ainsi proposé est loin d'être effrayant. A qui ferait peur la société autogestionnaire, conviviale, égalitaire dont les contours économiques et sociaux sont esquissés dans cet essai écrit à la façon d'un roman ?

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