L'artilleur

  • Après Auschwitz, il était devenu inimaginable de crier « mort auxJuifs ». Pourtant, dès la fin des années 1960, peu après la guerre desSix Jours, « Mort à Israël » s'est installé dans le langage politiquecourant. Puis, les médias ont victimisé à outrance les Palestiniens etla gauche a fait alliance avec l'islam. Progressivement, un mur demensonges a été érigé autour de l'Etat d'Israël : le sionisme a étéconsidéré, entre autres mensonges, comme un racisme. Voire mêmeun nouveau nazisme.Les meilleurs historiens, philosophes et sociologues ont vite comprisque cette scandaleuse inversion des rôles - les Juifs qui deviennentdes nazis et les Palestiniens présentés comme des juifs persécutés -dissimulait le retour du bon vieil antisémitisme d'antan.Mais Yves Mamou montre que l'antisionisme n'est pas seulementune affaire de juifs. L'antisionisme qui persécute les Israéliens depuiscinquante ans est un antiracisme, le même qui est utilisé aujourd'huicontre les Européens. Monté contre Israël, il revient comme unboomerang percuter la France et les autres pays d'Europe. En sefaisant passer pour des Juifs persécutés, islamistes et indigénistes ontentrepris de rendre les Européens étrangers sur leur propre sol. TousJuifs en quelque sorte.

  • Selon l'Observatoire des inégalités, on comptait en France, en 2020,8 millions de chômeurs, salariés précaires ou inactifs souhaitanttravailler, et l'Insee évaluait à plus de 9 millions le nombre depersonnes vivant sous le seuil de pauvreté.Sur la même période, un tiers des Français déclarent « ne pas êtreheureux au travail » et les conséquences tragiques de ce malaise(dépressions, suicides, addictions, etc...) se multiplient, dans tous lessecteurs de l'économie.La France connaît donc depuis cinquante ans non seulement unchômage de masse qu'aucun gouvernement n'est parvenu à résorber,mais aussi une forte hausse de la souffrance au travail, alors mêmeque les conditions matérielles du travail se sont nettement amélioréesdepuis un siècle.En s'appuyant sur les études et les statistiques les plus récentes, laurentIzard montre à quel point, depuis les années 1980 et la libéralisationdes échanges, l'économie française est soumise à une pressiontoujours plus intense. Au moment où la détention des entreprises s'estfinanciarisée, appelant de fortes rentabilités, les dirigeants sont àla recherche permanente de gains de productivité pour faire face àdes concurrents étrangers aux coûts de main d'oeuvre beaucoup plusfaibles et qui ne sont pas soumis aux mêmes règlementations.L'auteur démontre ici que c'est bien cette tension imputable à lamondialisation qui entraîne la mise en place de méthodes demanagement plus dures pour les salariés et provoque délocalisationset autres fermetures d'usines qui n'ont pas fini de rythmer l'actualité.Cette dévastation s'arrêtera-t-elle ? Laurent Izard tente d'y répondre etpropose une réflexion salutaire.

  • La guerre de 1914 fut le paroxysme des nationalismes du xixe siècle.Chaque peuple belligérant, marqué dans son âme, garda de la grandeépreuve une mémoire nationale, qui se répercute dans les travaux deshistoriens du siècle suivant. Ce déterminisme masque pourtant uneréalité, celle d'une guerre de puissances coalisées, qui s'affrontèrent surdes théâtres d'opérations éloignés les uns des autres, mais ayant uneinfluence réciproque. C'est particulièrement le cas en 1916. Du 15 maiau 28 septembre de cette année, les cinq empires européens se livrèrent,du nord-est de la France aux marches de la Russie, une gigantesquebataille, dont l'auteur restitue ici l'unité. À rebours des idées reçues,l'offensive des Russes contre les Autrichiens à l'est, indissociable dupoint de vue des conséquences stratégiques de celles de Verdun et dela Somme, aurait pu décider du sort des armes. S'appuyant sur dessources historiques, militaires et diplomatiques, et notamment cellesinédites révélées par la numérisation massive des archives de plusieurspays, Benoît Chenu retrace les différentes phases de cette batailled'Europe, au cours de laquelle les Alliés eurent la possibilité de terminervictorieusement la guerre.

  • De 1940 à 1966, l'armée française a connu trois épurations successives,la première sous le gouvernement de Vichy du maréchal Pétain, ladeuxième de 1943 jusqu'aux années qui ont suivi la Libération, ladernière de la fin de la guerre d'Algérie jusqu'à la veille des événementsde mai 68. On connaît surtout de l'épuration celle qui a concernéle monde civil à la Libération ; en revanche, l'épuration militaireest beaucoup moins connue. Elle a pourtant présenté un caractèrepresque continu pendant plus d'un quart de siècle, durant lequel elles'est exercée le plus souvent à travers l'action du général de Gaulle.Ces épurations n'ont pratiquement touché que le monde desofficiers, ceux-ci confrontés chaque fois à un choix qui ne pouvait,à un moment ou à un autre, que les faire entrer en conflit avec leurdevoir d'obéissance.C'est la première fois qu'un ouvrage aborde ainsi un sujet aussisensible que méconnu. En l'étudiant sur une longue période, et en lereplaçant dans une approche historique, il apparaît que prédomineune démarche d'ordre idéologique bien française qui expliquelargement ces épurations successives.

  • A l'heure où les questions judiciaires occupent un espace médiatique toujours plus important,  toutes  les études  démontrent pourtant que l'opinion publique se défie désormais de la Justice.
    Que s'est-il donc passé  ?
     
    Bien sûr,  la pénurie  des  moyens explique en partie cette image de service public à l'abandon. Mais, selon Régis de Castelnau, cette défiance prend d'abord racine dans  la perte flagrante  par la magistrature  de  sa neutralité au profit d'un exercice politique de sa mission.
     
    En analysant les trois dernières décennies, il montre comment la justice pénale, renonçant à son impartialité, a accepté de devenir un instrument intervenant directement  dans le champ politique.  Castelnau détricote, pièce par pièce, la plupart des grandes affaires politico-judiciaires récentes et révèle leurs mécaniques cachées. Enfin, il démontre comment les différents dispositifs mis en place par François Hollande ont permis à la haute fonction publique judiciaire, en disqualifiant François Fillon,  d'assurer  l'arrivée  à l'Élysée  d'Emmanuel Macron.  Et de devenir ensuite une des pièces essentielles de son exercice du pouvoir.
     
    Depuis 2017, Castelnau expose les éléments qui permettent d'affirmer que la Justice  ralliée au « bloc élitaire » assure la pérennité  d'un système où l'argent joue un rôle majeur. Un système où il s'agit d'abord de protéger les amis, de maintenir une pression constante sur les opposants et enfin de réprimer le Peuple quand il ose exprimer une révolte sociale ou une inquiétude sécuritaire.
    Le tableau final, lourdement documenté, est celui d'une magistrature qui a fait le choix de son idéologie plutôt que du bien commun.

  • « Même si ce que je fais est grave, je sais que je n'irai pas en prison »,déclare au Docteur Berger un jeune de seize ans qui a blessé plusieurspersonnes.Oui, nous nous sommes doublement désarmés. Moralement, avecdes textes légaux inadaptés et physiquement, avec l'absence devolonté de construire des lieux réellement efficaces pour contenir laviolence.Maurice Berger exerce depuis de nombreuses années commepsychiatre dans un centre éducatif renforcé pour mineurs ultraviolentsmais aussi auprès des victimes d'agression, ce qui lui permetde mesurer les dommages durables de cette violence.Comment faire en sorte qu'il y ait moins de victimes et moins d'auteursd'actes de sauvagerie en France ?Pour le Dr Berger, ces mineurs dangereux ont impérativement besoinde rencontrer une butée concrète à leurs actes si l'on veut espérer unchangement de comportement. Pour cela, il constate la nécessité demodifier nos lois actuelles qui entravent, plutôt qu'elles ne favorisent,toute possibilité d'amélioration de la situation. Face à la faiblesse decertaines réponses pénales et politiques, nous avons un besoin urgent,selon lui, d'un État « plus fort que la loi du plus fort ». Il fait dans celivre, écrit avec les conseils de juristes, un rapport d'expérience préciset émet des propositions de dispositifs à mettre en oeuvre.

  • Ryszard Legutko a vécu une partie de son existence dans la Pologne communiste. Professeur de philosophie et éditeur d'une revue clandestine, il a expérimenté le fonctionnement d'un régime totalitaire dans ses aspects les plus concrets. Après la chute du mur et le retour de la liberté, il fut stupéfait de voir les ex-communistes s'adapter bien mieux que les anciens dissidents à la démocratie libérale et aux affaires. Il voulut comprendre les raisons de cette étonnante compatibilité.
    En étudiant dans les détails les évolutions récentes de la démocratie libérale, il a découvert qu'elle partage en fait de nombreux traits inquiétants avec le communisme. Culte du «  progrès  », certitude qu'il existe un «  sens de l'Histoire  », volonté de transformer la société en luttant contre les adversaires de «  l'émancipation et de l'égalité  », soumission du suffrage populaire à des instances élitaires non élues, et aboutissement dans les deux cas, derrière le discours de la tolérance, à l'incapacité à tolérer aucune opinion contraire.
    A l'heure où, dans les démocraties occidentales, nombre d'électeurs sentent qu'ils ne sont plus vraiment maîtres de leurs choix politiques et qu'ils doivent même censurer leurs propres opinions, cet ouvrage permet, en remontant le fil des changements récents, d'identifier clairement les erreurs commises et les solutions pour les réparer.

  • À notre époque postmoderne, où les grands récits religieux etpolitiques se sont effondrés en Occident, émerge, à côté del'horizon écologique, une véritable « politique de l'identité »,un désir croisé de redresser les torts supposés à l'égard desminorité ethniques, des femmes, des personnes LGBT, etc...Autant de mouvements revendicatifs dont l'impact est décuplépar la puissance des médias sociaux.Des groupes d'intérêts dominent désormais l'agendapolitique alors que la société se fragmente toujours plus.Selon Murray, les revendications de chacun de ces groupessouffrent pourtant de sérieuses fragilités scientifiques, parfoismême de totales contradictions. Exemples à l'appui, il lesdévoile et les analyse dans ce livre.Dans nos pays, où la situation des minorités estparadoxalement la plus enviable du monde, il montrepourquoi, au rythme des capitulations politiques actuelles,les questions de sexualité, de genre et de race risquent fortde déclencher des affrontements toujours plus graves.

  • «  La France a  tout pour réussir  !  » Et pourtant, rien ne va plus. Que s'est-il donc passé  ? Le pays n'est-il pas dirigé par les meilleurs d'entre tous, par une «  méritocratie républicaine  » sortie des meilleures grandes écoles  ? Aux manettes de l'Etat, cette élite ne dispose-t-elle pas en outre des pouvoirs immenses que lui confèrent les institutions de la Vème République  ? Et pourtant, rien ne va plus. L'élite française, celle qui contrôle tout, se révèle pour ce qu'elle est  : une élite platement scolaire, clonée, rentière, capable d'inventer des recettes farfelues comme le tirage au sort mais paralysée face aux réformes que le pays requiert et par lesquelles sont passés les pays qui nous devancent. Mais, ces réformes, l'élite française les veut-elle vraiment  ?
    Contre ce déclin en marche, il faut ouvrir les fenêtres, faire confiance aux citoyens, à ceux qui, faute de diplômes ronflants, sont aujourd'hui condamnés au mutisme par une oligarchie scolaire aussi arrogante que si souvent incompétente. Les pays où le peuple à son mot à dire, non pas en cassant du mobilier urbain mais en s'exprimant régulièrement sur des sujets qu'il initie et qui le concerne, se portent bien  : par comparaison avec la France, ces pays sont plus prospères, stables, innovants, et les gens y sont plus heureux. Il est donc temps de nous approprier des outils démocratiques, comme le sont l'initiative populaire ou le référendum abrogatif, permettant aux citoyens de s'exprimer dans le calme et qui, entre autres vertus, rapprochent les citoyens de leurs élus.
    A nos portes, le modèle démocratique suisse est celui qui devrait nous inspirer. Cette démocratie-témoin démontre que la combinaison de la démocratie directe et de la démocratie représentative est la meilleure des recettes politiques.

  • Depuis l'élection d'Emmanuel Macron, un grand nombre dedécisions ont été prises, pour donner suite aux promesses dela campagne présidentielle ou bien, plus souvent, pour réagirà une actualité économique, sociale ou sanitaire brûlante.En économiste et citoyen attentif, Rémy Prud'homme a rédigéau jour le jour, tout au long des trois dernières années, debrèves analyses au sujet des nombreuses mesures qu'il aestimées surprenantes, infondées ou carrément absurdes.Toujours étayés par des sources chiffrées incontestables, sesbillets en forme de miniatures sont autant de petits caillouxqui marquent les erreurs et autres partis pris qui ont tropsouvent émaillé le chemin de ce quinquennat

  • Ce livre est le récit d'une longue enquête.
     
    Depuis la fin des années 1960 jusqu'à aujourd'hui, des vagues migratoires successives touchent tous les pays d'Europe occidentale.
     
    Pour en mesurer l'impact, tant démographique que culturel, Douglas Murray a voyagé pendant deux ans dans la quasi-totalité des pays de l'Union. De Malm à Lampedusa et de Londres aux îles grecques, il a rencontré et interrogé migrants, policiers, juges, médecins, responsables politiques et humanitaires.
     
    Non seulement le continent change à grande vitesse mais Murray constate partout le même phénomène  : En matière migratoire, les responsables politiques européens préfèrent toujours les positions généreuses, compatissantes et ouvertes car elles leur permettent des bénéfices médiatiques immédiats. Ils savent bien pourtant qu'elles conduisent, partout, à des problèmes nationaux à long terme. Et comme Murray a pu le constater, ces problèmes commencent à se voir dangereusement.
     
    D'ici la moitié de ce siècle, il est plus que probable que la Chine ressemblera encore à la Chine, l'Inde à l'Inde Mais, au rythme auquel elle change, l'Europe ne pourra plus ressembler à ce qu'elle a été il y a encore quelques décennies.
    Douglas Murray pose donc la question : Faut-il faire de l'Europe le seul endroit au monde qui appartienne à tout le monde  ?  Est-ce la volonté des Peuples et est-ce raisonnable du point de vue du «  bien commun  »  ?
     
    Le compte-à-rebours a commencé.

  • « La température de l'atmosphère s'élèvera de 9°cdurant le prochain demi-siècle »Magazine Science & Vie, numéro 633, avril 1970« La banquise est en chute libre...Une étude récente nous avertit qu'elle pourrait avoircomplètement disparu l'été, dans 7 ans seulement. »Al Gore, prix Nobel de la paix, Oslo, décembre 2007Selon le GIEC, le dioxyde de carbone (CO2) émis par l'Homme estresponsable du réchauffement de la terre. Il faudrait donc d'urgenceréduire nos émissions de CO2 si l'on veut éviter un cataclysme planétaire.Pourtant, comme le montrent les deux prévisions citées plus haut, depuisplusieurs décennies, toutes les annonces d'apocalypse ont été démentiespar les faits. La température moyenne de la planète a augmenté de 1°Cdepuis le début du XXe siècle, et la majeure partie de cette hausse (0,6°C)est intervenue entre 1910 et 1945, alors que les émissions de CO2 étaientencore faibles. Après 1945 et jusqu'en 1975, les émissions de CO2 ontbeaucoup augmenté... et la température moyenne a baissé !Le lien entre CO2 et température moyenne est donc sans doute beaucoupmoins évident qu'on ne le dit.Dans ce livre synthétique, le physicien François Gervais souligne que leCO2, gaz indispensable à la vie, a de très nombreuses vertus, notammentet surtout pour nourrir l'humanité. Il rappelle enfin quelques notions etchiffres simples pour que chacun puisse élaborer sa propre réflexion surle sujet.

  • La terre se réchauffe dangereusement et si nous ne faisons rien, demain verra la fin du monde.
    En matière de climat, le marché de la peur est florissant. Une peur bien utile, véritable instrument de pouvoir fondé sur la manipulation des émotions au détriment de la raison.
    Faut-il en effet rappeler quelques-unes des prophéties émises en 1970 par les premières assises écologistes du «  Jour de la Terre  », pour l'horizon de l'an 2000  : plus une goutte de pétrole, généralisation des famines sur tout le globe et réduction de l'espérance de vie à 49 ans aux Etats-Unis... 
    Sans oublier le cri d'alarme lancé en 2008 par Al Gore, prix Nobel de la Paix 2007 et ancien vice-président américain, qui annonçait la disparition totale de la calotte glacière estivale au pôle nord en 2013...
    Pour François Gervais, s'il y a une urgence, c'est celle de retrouver nos esprits...scientifiques. Car, contrairement à ce que disent les responsables du GIEC, il est absolument faux d'affirmer qu'il existe un «  consensus  » des chercheurs autour des questions climatiques. Ce livre le prouve en détails. Le catastrophisme des modèles virtuels actuels, source de politiques dispendieuses dont certaines n'ont de durable que l'affichage, est en revanche et sans aucun doute une vraie catastrophe annoncée.
     
     
     
     
    Physicien, professeur émérite à l'université de Tours, François Gervais a été directeur d'un laboratoire du cnrs (umr 6157).
    Auteur de six ouvrages, dont l'Innocence du carbone (Albin Michel, 2013), il a été expert reviewer du rapport AR5 du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (giec).

  • Au début des années 1970, après des études de chimie et un doctorat, Patrick Moore s'engage avec quelques amis activistes dans la lutte contre les essais atmosphériques de la bombe H américaine. Equipés d'un simple bateau de pêche, ils parviennent, grâce à un sens aigu de la communication et à leur audace, à donner une audience médiatique exceptionnelle à leur cause. Ce fut l'acte de naissance de Greenpeace.
    Devenu l'un des dirigeants principaux de la jeune organisation, Patrick Moore poursuit le combat contre les essais nucléaires mais lance aussi ses amis dans de nouvelles luttes, toujours non violentes, au nom du respect des animaux : contre la tuerie industrielle des baleines, contre le massacre des bébés phoques ou contre la pêche aux filets dérivants.
    Mais au milieu des années 1980, il constate que les autres directeurs de l'ONG ont développé une vision de l'écologie radicalement différente de celle qui prévalait aux débuts  :  du souci de préserver l'existence des êtres humains dans la nature, avec la nature, ils étaient passés au soupçon, voire à la mise en accusation permanente de l'Homme. Ils avaient choisi de mener un combat politique, idéologique en laissant la science de côté. En 1986, Patrick Moore quitta donc Greenpeace pour s'investir dans des structures constructives, prêtes à aider au changement de façon rationnelle.
    Dans ce livre passionnant, nourri d'expériences et de rencontres uniques, il montre pourquoi les écologistes radicaux actuels doivent revoir leurs certitudes car, sur de nombreux sujets qui leur sont chers (OGM, herbicides, chlore, nucléaire civil, sylviculture, énergies...), la science a montré qu'elle est un atout fantastique et non un ennemi. Pour le plus grand bénéfice de l'environnement et des milliers d'espèces, dont la nôtre, qui vivent sur notre belle planète.

  • Que s'est-il passé ?Cinq ans après l'assassinat des membres de la rédaction deCharlie Hebdo où nous nous étions juré, la main sur le coeur,que plus rien ne saurait nous faire taire, le constat est terrible :conférences universitaires supprimées, expositions censurées,lois liberticides en tous genres, surveillance d'internet, procèset lynchages médiatiques, au point que ce sont tous les typesd'expression qui sont désormais sous pression et parfois frappésd'interdits.L'enjeu de ce livre est de comprendre comment ces diversesformes de censures, sociétale, judiciaire et politique, s'articulent etse complètent pour former un véritable système dont il est devenutrès difficile de s'extraire. Non pas seulement la censure de typeinstitutionnel émanant de l'Etat et du pouvoir politique dont onmontrera le regain de vigueur, mais aussi la censure qui provient dela société elle-même, privatisée par le biais d'un édifice juridiquespécifique qui sera ici décortiqué. En définitive, il s'agit de montreroù nous mène cet étrange paradoxe actuel : pouvoir tout dire enapparence, à condition de ne rien exprimer, à condition de resterle plus inexpressif possible.Or, à refuser la conflictualité sans laquelle aucune vérité ne peutêtre mise au jour, notre société risque beaucoup plus. Tragiquementplus.

  • Dans cette synthèse majeure, Roger Scruton passe au crible les travaux des penseurs qui ont le plus influencé la gauche depuis 1945. De Sartre à Foucault en passant par Thompson, Habermas, Hobsbawm, Derrida ou Badiou : aucun des grands intellectuels de la gauche de l'après-guerre n'est oublié. L'ouvrage offre non seulement une évaluation complète de leurs contributions philosophiques mais il retrace aussi leur parcours et leurs engagements politiques les plus significatifs.Il fallait le talent d'un Scruton, figure reconnue du conservatisme britannique, pour plonger ainsi dans ce bouillon de concepts tortueux et en démontrer les errances. Et une fois parvenu au bout de cette initiation, s'interroger : que reste-t-il de cette gauche aujourd'hui ?Depuis 1989 et la chute de l'Union soviétique, un transfert des revendications s'est opéré de la classe ouvrière aux femmes, aux homosexuels et aux immigrés. Cette mutation a brouillé les contours de l'égalitarisme radical au point d'en rendre les luttes parfois indéchiffrables. Avec un brio sans pareil, Scruton dénonce d'un côté l'orgueil de ces intellectuels qui refusèrent toujours la remise en cause, et de l'autre les erreurs de cohérence doctrinale, celles-là mêmes qui ont conduit la gauche moderne vers l'impasse.

  • La guerre franco-allemande de 1870 marque le XIXe siècle.Déclarée pour un motif d'Ancien Régime, elle se caractérisedu point de vue militaire par des batailles très sanglantes quiannoncent celles de l'été 1914, et du point de vue politique pardes bouleversements qui se traduisent par l'avènement d'uneRépublique et d'un Empire résolument hostiles l'un envers l'autre.Comment les Français, qu'ils soient combattants ou civils,ont-ils vécu ce conflit, dont rien ne laissait présager l'extrêmeviolence et les implications politiques ? Les circonstancesrévèlent les peuples aussi bien que les individus. En analysantles témoignages des soldats et des civils français, 1'auteur amené une enquête passionnante, qui dévoile leurs sentimentspendant et après le conflit de 1870. Son livre, qui explique lesfaits à travers les écrits des contemporains, se classe parmi lesmeilleures synthèses sur le sujet.

  • L'organisation islamiste des Frères musulmans n'est pas à l'origined'un complot secret, d'une offensive invisible connus seulement dequelques hauts dignitaires. Pas d'objectifs cachés, pas de stratégiedissimulée aux yeux des « mécréants ».Au contraire. Comme ce fut le cas pour tous les pires projetstotalitaires, de Lénine à Hitler et Mao, tout est écrit dans les textesfondateurs, tout est annoncé, noir sur blanc. Il faut donc lire et fairel'effort de comprendre.Les auteurs de ce livre choc ne se sont pas contentés d'analyser lestextes, chartes et doctrines, ils ont aussi rencontré les principauxcadres de la confrérie, dans plusieurs pays, ce que bien peu degens ont réussi à faire. A l'issue de cette longue enquête, ils peuventexpliquer en détails la stratégie mise en place par l'organisationislamiste, en France et dans le monde. Preuves à l'appui, ils montrentque nos démocraties font face à une offensive globale, pensée auQatar et en Turquie et dont l'un des foyers principaux se trouveen France, « phare de l'humanité ». Là, ses théoriciens espèrent« réislamiser » les musulmans, tout en fracturant la société. Entrismedans les entreprises, les administrations, les associations de défensedes droits de l'Homme et les syndicats, mais aussi provocations,victimisation et manipulation des élites sont les outils caractéristiquesde leur projet.L'objectif déclaré des Frères Musulmans, dont les pères fondateursfurent aussi des soutiens du régime nazi, est clair : établir un califatmondial.Après ce livre, personne ne pourra dire qu'il ne savait pas.

  • En 1812, alors que la Grande Armée de Napoléon entre en territoirerusse, une autre guerre s'allume en Amérique du Nord. Elle oppose lesÉtats-Unis d'Amérique à leur ancienne métropole, l'Angleterre.Les hostilités commencent par une invasion américaine de la provincebritannique du Haut-Canada. La réplique des Anglais, alliés auxIndiens, est cinglante. Les batailles terrestres se poursuivent autour desGrands Lacs, puis sur la côte Est et dans le Sud, tandis que sur mer lajeune US Navy défie la prestigieuse Royal Navy.Le 8 janvier 1815, à la Nouvelle-Orléans, les Américains remportentsur terre une grande victoire, après qu'une paix entérinant le statu quoante bellum a été signée à Gand entre les belligérants.Plus que la première guerre de 1775-1783, c'est bien ce conflit ultérieur,beaucoup moins connu, qui est la vraie matrice de la future puissanceaméricaine. Plus jamais un pays européen ne sera en mesure de dicterpar les armes ses volontés aux États-Unis.Ce livre, le premier écrit en français sur le sujet, retrace toutes les phasespolitiques et militaires de cette guerre déterminante, éclipsée à l'époquepar le conflit qui embrasait l'Europe.

  • Le 19 juillet 1870, Napoléon III tombe dans le piège de Bismarck etdéclare la guerre à la Prusse.Dans l'exaltation, soldats expérimentés et jeunes recrues se dirigent versles frontières de l'Est. Nul n'imagine alors la catastrophe qui attend laFrance. Battue sur son territoire, celle-ci va perdre l'Alsace et la Lorrainedu Nord avant de s'installer dans une logique d'affrontement durableavec l'Allemagne.Dans leurs écrits, les soldats ont témoigné de leur guerre. De lamobilisation jusqu'à la bataille de Sedan, à travers leurs récits au jour lejour, toute la réalité de la campagne de l'été 1870 se révèle.Bien loin des légendes échafaudées a posteriori, les combattantsracontent les combats, qui engendrent aussi bien la cruauté quela compassion, la stupeur devant des batailles transformées par lesnouvelles armes et où l'héroïsme ne peut suffire à forcer la victoire.Ce livre est destiné à ceux qui veulent se faire une idée de la guerre de1870 telle qu'elle a été vécue par les combattants. Les témoignages deceux-ci ont un caractère universel, tant il est vrai que face au feu qui tueles impressions du soldat se ressemblent toujours.

  • Manifestation contre l'islamophobie à Paris aux cris d' « AllahAkbar », refus obstiné du président Macron de fermer lesfrontières pour protéger les Français pendant la crise sanitaire,affrontements entre Tchétchènes et Maghrébins en plein centrede Dijon, assassinats répétés de paisibles citoyens par des« jeunes », appels d'associations à déboulonner des statues età débaptiser rues et bâtiments au nom d'un anti-racisme devenufou, les événements se succèdent à un rythme de plus en plussoutenu et forment autant de signes désormais évidents de lasituation catastrophique dans laquelle se trouve la France.Relire les analyses hebdomadaires d'Ivan Rioufol depuis 2018montre à quel point les faits s'enchaînent avec logique, l'unappelant inévitablement l'autre, comme le laxisme judiciaireentraine la hausse des violences.Lors de la première manifestation des Gilets jaunes, le Peuplea su sortir de sa torpeur, les somnambules ont fait comprendrequ'ils pouvaient faire trembler les élites traîtresses. C'est ce grandréveil qu'il faut poursuivre. Il y a maintenant urgence car, ceschroniques le montrent, l'Histoire accélère.

  • L'écologie serait-elle une diversion ?Peut-on vraiment comprendre l'homme à l'aide des seulessciences dites « humaines » ? N'y a-t-il pas un risque de seperdre en concepts trop complexes ?Bertrand Alliot propose d'adopter ici une méthode plusancienne, celle de l'observation naturaliste. Etudier l'hommecomme on étudie la mésange bleue et pour ce faire, seconcentrer sur ce qu'il fait plutôt que sur ce qu'il dit. Carl'homme est un oiseau chanteur. Prendre son discours pourla réalité, c'est rentrer dans son jeu.Et le naturaliste va profiter d'un moment unique dansl'histoire humaine, celui d'une modification profonde deson environnement. Si l'on écoute le discours écologique,Homo Sapiens deviendrait un être extraordinaire, capablede répondre par lui-même à un défi gigantesque.Mais, en y regardant de plus près, en matière d'écologie,l'homme parle beaucoup, mais agit très peu. Le chant del'écologie, si puissant, si répandu, aurait-il donc un autredessein que celui qu'il prétend servir ?

  • Le communisme n'a jamais été un idéal de progrès et sescrimes monstrueux ne furent pas le fruit d'une malencontreusedérive. Telle est la démonstration que fait ici Bruno Riondel,un siècle après la naissance de l'Internationale léniniste.Détruire la superstructure culturelle traditionnelle des sociétéspar l'élimination de millions de personnes a toujours été lepréalable obligé à la mise en oeuvre des révolutions marxistesléninistes.Partout, celles-ci permirent à des minorités violentesd'exercer une emprise totale sur des populations terrorisées.Bruno Riondel démontre que le communisme avait préméditéchacun de ses actes, y compris le crime de masse.Il montre également que le combat communiste se déroulatoujours à un double niveau, exotérique, à destination desmasses, et ésotérique, pour les initiés, les partis communistesdu monde entier ayant eu, à l'instar du PCF, une doublestructure : le parti engagé que chacun connaissait, et saface cachée, contrôlée en sous-main par les hommes del'Internationale soviétique. Pour déstabiliser les sociétés del'intérieur, le communisme instrumentalisa les luttes sociales,utilisant le relativisme moral et le mensonge tactique, avec lacomplicité de nombreux intellectuels fascinés par sa force ousimplement opportunistes.L'auteur estime que le communisme n'est pas mort. Sesréseaux dissimulés sous le masque du progressisme ontconservé, notamment, la capacité d'étouffer le scandalede la mort des dizaines de millions d'innocents sacrifiés surl'autel de la révolution prétendue prolétarienne.

  • Toutes les deux minutes, une plainte est déposée en Francepour des violences gratuites, c'est-à-dire des agressionsphysiques sans raison apparente pouvant aller jusqu'aumeurtre, pour un simple regard, un simple refus de cigarette.Tout citoyen peut y être confronté.Pédopsychiatre, psychanalyste, spécialiste des soins auxenfants et adolescents violents, le docteur Berger a voulupartager dans cet ouvrage le résultat de plusieurs annéesde pratique auprès de jeunes hyper-violents impliqués dansces agressions.Qui sont ces jeunes ? Quels sont leurs parcours de vie ?Précarité et « ghettoïsation » sont-elles vraiment les causesprincipales de leurs comportements ? Qu'en est-il desviolences conjugales et de l'organisation « clanique » dansleurs histoires familiales ? Quel est l'impact du quartier etde l'imprévisibilité de certaines réponses judiciaires ?À partir de la prise en charge de plusieurs cas précis,le docteur Berger apporte à ces questions des réponsestirées de son expérience. Et la plupart d'entre elles sonttrès éloignées des discours médiatiques, politiques etsociologique actuels.

empty