J'ai lu (réédition numérique FeniXX)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La première partie du Rire en herbe propose de merveilleux mots d'enfants, souvent saisis sur le vif. Leur succèdent d'innombrables perles d'inculture dans la lignée de La foire aux cancres, suite réclamée par beaucoup d'enseignants qui avaient envoyé à Jean-Charles les bourdes de leurs élèves. Mais parfois dans ce florilège une image qui fait rêver : Une montagne c'est la terre qui fait le gros dos... et l'on pense alors aux lignes de Cocteau adressées à l'auteur : "Je constate une fois de plus combien il arrive que les fautes produisent des rencontres mystérieuses et ressemblent aux trouvailles des poètes." Pas de raison, pour autant, d'encourager nos chers bambins à poursuivre dans la voie des portraits historiques du genre : Mirabeau, c'est le premier qui a traversé la Manche sur un avion...

  • Amateurs d'érotisme subtil et délicat, ne craignez rien ! Il n'est question ici ni des aventures de quelque Dagobert ni de ces falzars ou grimpants cités par le dictionnaire. Il s'agit d'une petite culotte de satin bleu, orné de dentelle noire, acquise un matin d'avril, par la coquette Gisèle. Non point pour plaire à son maussade et vieux mari mais à ses amants, fort nombreux. Quand vous saurez aussi que cette douce lingerie a un charme si coquin qu'elle est subtilisée tantôt par Corinne, fille de Gisèle et jeune vierge fort fâchée de l'être encore, tantôt par Rose, la bonne de la maison, en quête d'un mari... vous comprendrez que ladite culotte a mille choses à raconter. Et elle le fait sur un ton spirituel, savoureux, impertinent et des plus libres...

  • 1909, la violence s'est infiltrée partout et s'exerce désormais non seulement dans les cités, mais aussi à l'école, dans les transports en commun ou lors de brutales poussées de rage dévastatrice aux quatre coins de la France. Sous le coup de la peur, tous les vieux démons sont ressortis : enfermement mineurs, éloignement des casseurs, couvre-feu, suppression des allocations familiales, prison. Au chapitre de la répression, certains préconisent maintenant l'application du principe de « tolérance zéro » venu d'outre-Atlantique. L'affolement est général face à une violence urbaine qui franchit des seuils auparavant jamais atteints. Une violence spectaculaire, harcelante, multiforme, qui s'exerce partout, mais dont souffrent beaucoup d'habitants de nos banlieues depuis déjà bien longtemps. Plutôt que de céder aux sirènes des marchands de la peur ou de répondre à la violence par la violence, Julien Dray a voulu écouter les victimes et tous ceux qui sont en première ligne, policiers, enseignants, conducteurs des transports en commun, parents, acteurs de terrain. Avec eux, il a voulu comprendre comment la France a pu en arriver là et quels sont les moyens d'en sortir. Osant regarder la vérité en face, il préconise une mobilisation générale pour sortir de l'engrenage de la violence et de l'insécurité. En homme libre et engagé, il avance des solutions concrètes, fidèles à l'esprit de la République, prouvant, dans une période où il y en a grand besoin, que les responsables politiques ont encore des idées.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Avec Le Rêve des forêts et Les Voiliers du soleil, ce volume constitue La Saga d'Argyre.

  • Ce livre pourrait aussi s'intituler : Réponses à tous ceux qui m'ont écrit Chaque jour, en effet, apporte à Bernard Clavel des lettres par dizaines. Venues de parents, d'enfants, d'étudiants, d'enseignants. Venues de Paris, Prague, Berlin, Québec. Et chargées de questions sur l'homme, sur l'oeuvre... Pour leur répondre, il faudrait à Clavel des jours et des jours. Or, il est tout à ses romans, en proie aux personnages, aux phrases, aux mots mêmes. Adeline Rivard s'est voulue comme un relais entre l'écrivain et ses lecteurs : "Je lui ai posé toutes les questions que vous lui aviez déjà posées... que vous avez envie de lui poser." Et d'ajouter : "Je crois pouvoir affirmer... qu'au terme de cette lecture vous connaîtrez mieux Bernard Clavel que la plupart de ses intimes." Voici donc la vie et l'oeuvre d'un homme livrées tout entières.

  • 1491 : cette année-là, le roi de France, Charles VIII, qui convoite la Bretagne, assiège Rennes où s'est réfugiée Anne, la toute jeune héritière du duché. Cette année-là aussi, la belle Paimpontaise Alice Brihan, pour échapper à sa marâtre, épouse son cousin Lucius. Autour d'elle, ses compatriotes bretons complotent contre l'envahisseur français. Compromise, elle s'enfuit dans la forêt de Brocéliande, où Marie la Morgane lui donne secours et asile au sein de sa communauté de femmes. Mais Alice est arrêtée par la soldatesque française, qui l'enlève jusqu'au camp retranché sous les murs de Rennes, où elle est cantonnée parmi les prostituées... De la forêt complice au siège de Rennes affamée, le destin d'Alice est ballotté au gré de rencontres insolites, femmes étranges un peu sorcières ou prétendants passionnés. Et, lorsque l'amour se présente, c'est sous les traits d'un ennemi, un Français, le capitaine Julien Jézéquel. Un roman historique enchanteur, où le décor médiéval sert d'écrin à une intrigue romanesque, nourrie de légendes celtiques.

  • « L... sait refuser sèchement en plissant ses yeux et en ouvrant ses narines comme une barbare ; mais lorsqu'il roule par côté pour lui échapper, L... redevient petite fille et l'agrippe par-derrière avec une hypocrisie totale et innocente. Quand il ferme les yeux, il s'aperçoit que c'est pour ne plus sentir que sa cuisse nue et son ventre délibérément appuyé contre lui, tellement bien qu'il distingue les poils crêpelés de son sexe et que cela tend la peau de son ventre comme celle d'un tam-tam. Il suffirait qu'on l'effleure pour qu'il hurle et c'est ce qui l'attend. » !

  • Arlette de Morètre est-elle une sorcière ? En tous cas, Jean le jeteur de sorts l'affirme. Et, autour de lui, fermiers et braconniers, bûcherons et bouilleurs de cru commencent à le chuchoter. Quant aux voisins et aux relations de la comtesse de Morêtre, notables et hobereaux du Pays d'Ouche, ils ont ri de cette accusation ; pourtant, maintenant, ils s'interrogent. Arlette fait scandale, elle provoque des haines violentes et des passions inexpiables. Même l'évêque commence à s'alarmer, et interdit au curé du village de fréquenter sa turbulente paroissienne. Et que pense le mari de la sorcière, cet étrange châtelain sourd-muet, qui rêve de meurtre en soignant ses abeilles ?

  • À l'unisson du paysage angevin qui l'environne, la maison de Me Fervières est un lieu d'harmonie. Bruno, après les tourments de l'adolescence, a trouvé sa vocation : dans des récits mystiques, il concilie sa foi ardente et son imagination de poète. Cette paix, soudain, est troublée par la venue dans une proche demeure de Parisiens frivoles et indiscrets. Et Bruno rencontre Floriane. Son charme est exquis, son intelligence très fine, mais pour elle Dieu n'existe pas... Alors Bruno n'aura de cesse de la convaincre, de lui offrir sa foi en partage. Floriane semble touchée... Le jeune homme cependant ne s'abuse-t-il pas sur ses propres sentiments ? Et si, pour sauver cette âme, peut-être fermée à Dieu, Bruno allait lui-même se perdre ?

  • Après Emmanuelle, voici Laure, la nouvelle héroïne d'Emmanuelle Arsan. Laure, accompagnée de quelques amis ethnologues, va vivre, au milieu des Mara - une peuplade des îles de la mer des Célèbes que la civilisation n'a pas encore asservie -, la folle nuit du solstice d'été. Et, pour les Mara, fête du corps et délire des sens sont synonymes d'amour et de bonheur. Laure ? Le paradis terrestre retrouvé. Le temps d'un livre.

  • "De la Vallière et du Solvan, minuscules ruisseaux de mon enfance, à l'immense Saint-Laurent de l'an dernier en passant par la Seille, l'Ain, la Loue et surtout le Doubs de mon adolescence, par le Rhône et la Saône de mes vingt ans, j'ai sans relâche descendu ou remonté le cours des rivières et des fleuves..." Ainsi s'exprime Bernard Clavel dans le prélude de ce livre qui est en même temps témoignage et célébration poétique du Jura. De cette province chère à son coeur mais d'autres pays aussi, il parle avec la force et la sensibilité qui sont siennes. Et, se soumettant aux questions de Georges Renoy, son interviewer et ami, il répond aux multiples questions que lui posent écoliers, étudiants et lecteurs fidèles. Ils trouveront ici les sources, les lieux, le "pourquoi" même de ces romans qui ont noms Malataverne, Le Seigneur du Fleuve, Marie Bon Pain, de tant d'autres encore qu'ils ont aimés.

  • Qui n'a au fond de son coeur un village ? Si vous n'y êtes pas né, n'avez-vous pas une grand-mère qui vous accueillait chaque été, en Bretagne, en Lorraine ou ailleurs ? Ces Histoires de mon village sont l'histoire d'une France observée à la loupe, l'histoire d'un monde dont les pôles sont des clochers, dont les héros sont des conseillers municipaux, des rosières ou des cantonniers, et dont les clôtures sont aussi âprement disputées que des frontières internationales. On sourira en lisant les aventures du taureau du père Cattet, ou même en suivant le corbillard de Marcel Bruhat. Mais ce sourire empreint d'humour et de tendresse, n'est-ce pas à nous-mêmes qu'il s'adresse ?

  • C'est par ces mots que se définit Yves Morhant, celui qui nous conte ici ses souvenirs d'un temps voluptueux, celui des Années folles. Une découverte d'enfance lui a donné très tôt le goût du plaisir défendu, dérobé, et ce goût ne l'a jamais quitté. Non qu'il ne sache passer aux actes - et avec fougue - mais autant que le pur ou l'impur plaisir comptent pour lui l'attente de l'instant et, plus encore peut-être, le souvenir capturé par le dessin ou la photo. Il est allé ainsi de femme en femme, de sylphide en pulpeuse, d'ingénue en demi-mondaine. Et grâce aux images préservées, il nous les livre en un bouquet de corps avides de tous les plaisirs.

  • Belle, sensible, lumineuse, telle apparaît Apollonie Sabatier lorsqu'elle accueille chaque dimanche ses amis : Flaubert, Musset, Théophile Gautier, et bientôt Charles Baudelaire, jeune poète à peine connu. Des lèvres minces qui ne sourient guère, un regard anxieux, la réplique acerbe. On sait son tourment : Jeanne Duval, la "Vénus noire" qui fut sa maîtresse. Pour lui, Apollonie sera "l'Ange, la Muse et la Madone" et, bientôt, elle reçoit des poèmes exaltés et sublimes. Elle est émue, troublée... Vaincue enfin, et heureuse, mais aussitôt brisée. Hier "divinité", elle n'est plus à présent qu'une femme. Baudelaire rompt, par crainte et horreur de la passion. Un amour déchirant, impossible... et quelques-uns des plus beaux poèmes jamais écrits.

  • J'ai mal tant est fort mon désir ; je halète, je crie, j'exige et me donne, soulevée par la vague de ma jouissance... Malgré un mariage décevant, Murcia a su conquérir un équilibre heureux. Sa liaison avec Arnaud la comble et leur accord physique lui inspire des toiles d'une grande audace charnelle. Elle remporte de vifs succès. Et soudain, c'est le silence d'Arnaud, alors qu'elle le sait de retour d'un long voyage. Tandis qu'elle doute de lui, qu'elle doute d'elle-même, Murcia rencontre Hakim Kahir. C'est un des maîtres du pétrole mais aussi un homme séduisant et dangereux comme un fauve. Et qui la veut aussitôt. Murcia cède, oubliant tout, découvrant avec lui des voluptés neuves, des étreintes où douleur et plaisir se confondent. Elle acceptera le fouet, les supplices. Elle n'est plus qu'un corps soumis à un autre corps...

  • Un virage, un dérapage sur une petite route de Provence, et c'est la fin d'une histoire à la démesure de leur passion. Oui, Sophie a perdu l'homme qui, le premier, lui a révélé le plaisir. Et pour la dernière fois, elle revit les secrets de leurs jours et de leurs nuits, les explorations secrètes, les ivresses des corps qui se cherchent et se reconnaissent, le désir qui monte avec une infinie lenteur et qui chavire les sens. Un hymne déchirant à l'amant défunt.

  • Ainsi songe Catherine, après l'abandon d'un amant trop aimé. Et elle part, fuyant le lieu de leurs étreintes. Au hasard d'une halte apparaît Richard. Beau, impérieux, et qui devine tout : pour cesser de souffrir, que Catherine entre avec lui dans la ronde des plaisirs, de tous les plaisirs. Il appartient à une confrérie tout entière vouée à l'érotisme et lui propose un pacte d'un mois : "Je désire vous posséder, ou vous faire posséder, où, quand et comme bon me semble." Elle consent... Au long des nuits de la confrérie lui seront révélés des rituels tour à tour exquis, cruels, humiliants. Catherine connaît parfois des voluptés inouïes et parfois se rebelle. Son passé s'efface, resurgit...

  • Le chien, c'est Sacha : six ans, tendre et futé comme peut l'être un labrador mâtiné de braque ; et son maître, c'est Jean-Marie Proslier - qu'il appelle Vieucon car il faut qu'un peu d'irrespect se mêle à l'affection. D'ailleurs il est parfois si distrait, si naïf : tenez, contrairement à tous les gens du show-biz, il n'avait pas encore écrit ses "Mémoires" ! Sacha s'en est chargé. Ce qui nous vaut une brillante et cocasse chronique de toutes les facettes du spectacle car JMP a fait - et poursuit - une étonnante carrière : du music-hall à Molière, du cabaret au Châtelet. Et puis il connaît tout le monde : Dalida, Hossein, Sapritch... Parmi eux, il s'est fait des amis pour la vie, car il a le sens de l'amitié, Vieucon. Sacha est bien placé pour vous le dire ! Vieucon et Sacha : deux parfaits compagnons pour vos vacances.

  • Joy a séduit Marc, l'homme de toutes les exigences amoureuses, puis est venue Joan la tendre femme-enfant... Et après bien des orages et des ruptures, ils se sont enfin retrouvés dans le secret d'une vieille demeure provinciale. Cette vie à trois - ballet érotique aux multiples figures -, c'est pour eux le bonheur. Un bonheur d'une volupté si intense que Joy préfère partir avant d'en devenir prisonnière. Plus que tout lui importe sa liberté. A Paris, de liaisons futiles en jeux pervers, Joy tentera d'oublier les souvenirs brûlants qui l'obsèdent. Elle les fuira jusqu'en Californie, à la recherche d'autres images, d'autres corps.. C'est là qu'un jour, de Paris, Marc l'appelle. La rappelle auprès de lui...

  • Ces traces d'une grande civilisation, antérieure au déluge... Ces statues géantes, hautes de huit mètres et pesant vingt tonnes... Ces murailles, faites de blocs de neuf tonnes creusés sur leurs six faces de mortaises inexplicables... Tous ces vestiges prodigieux que l'on découvre dans les Andes à 4 000 mètres d'altitude - dans un site dont la géologie révèle qu'il était jadis baigné par les océans -, comment en expliquer l'origine sans remonter à certains passages de la Bible, aux récits de Platon qui font état de la civilisation de l'Atlantide et des désastres cosmiques qui ont profondément modifié l'aspect de la planète ? De ces textes anciens comme des découvertes récentes des géologues, Denis Saurat a fait la lumineuse synthèse dans ce livre captivant.

  • Clarisse Jeumont ne vit que pour ce Théâtre de l'Impromptu qu'elle dirige et, demain, il ne sera plus. Vendu, démoli. Pour cause de faillite. C'est compter sans la passion de Clarisse. En peu de jours, elle arrache à un grand auteur sa dernière pièce, trouve de l'argent, réunit des acteurs de renom. Mais rien n'est encore gagné et le temps presse. Or la pièce se révèle d'une beauté difficile, dangereuse et, dès le premier jour, sur le plateau, la tension règne. Durant un mois, dans ce monde d'écorchés vifs que sont les grands comédiens, rivalités, haines et passions iront croissant, se déchaînant jusqu'à tous les paroxysmes... Clarisse va-t-elle vers un échec, mortel pour elle, ou vers un triomphe auquel, déjà, elle a dû sacrifier l'amour d'un homme ?

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