Humensis

  • Suzanne

    Frédéric Pommier

    "Elle aimait les voyages, la vitesse, le tennis, les fêtes de famille et les soirées parisiennes. Elle rêvait d'être comédienne et de voir les États-Unis. Elle a traversé le siècle, la Seconde Guerre, les épreuves de la vie. Elle a enduré la solitude et les deuils avec une conviction chevillée au coeur : en toutes circonstances, il faut faire bonne figure et garder le sourire. A 95 ans, après une énième chute, Suzanne s'est résignée à s'installer dans une Ehpad, un établissement pour personnes âgées dépendantes. Infantilisée, humiliée parfois par un personnel débordé, elle s'étonne de ne bénéficier que d'une douche par semaine, trouve les journées bien longues et la nourriture immangeable. Depuis qu'elle a quitté son domicile, elle a perdu vingt kilos et moi, quelques grammes d'humour car Suzanne, c'est ma grand-mère." F.P.
    Dans ce récit poignant, Frédéric Pommier explore la mémoire d'une femme lucide et battante, emblématique de sa génération. Il interroge la manière dont sont traités nos aînés, mais aussi les soignants. Avec humour et tendresse, il nous plonge dans une histoire d'amour et de transmission où, en dépit des drames et de la violence, triomphent le rire et la passion.
    Frédéric Pommier est journaliste à France Inter.

  • La très belle responsabilité d'être chef exige de se connaître et de travailler sur soi-même. Le Président de la République songe à réformer l'ENA sur le modèle de l'École de guerre. Une formation d'un an accueillant sur concours les officiers interarmées qui deviendront les militaires chefs de demain. L'art du commandement développé au sein de l'école ne doit rien à Sun Tzu mais beaucoup au maréchal Foch qui en dégagé trois principes : liberté d'action, concentration des efforts et économie des forces. Il vaut pour l'armée comme pour l'entreprise. Le commandement pour Loïc Finaz est une affaire collective. Dans la Marine, la forme la plus aboutie de la discipline est l'initiative au combat, pas toujours valorisée dans les entreprises, même les plus modernes. Il appartient au leader de développer l'esprit d'équipage et de faire des choix avant de les faire appliquer. À condition d'avoir au préalable développé les qualités nécessaires à sa mission.

  • Quel est le plus efficace et le moins cher de tous les médicaments ? La meilleure des thérapies ? Le sport santé !
    Toutes les études scientifiques le démontrent : bénéfique pour l'organisme, l'activité physique et sportive (APS) réduit la mortalité, le risque de dépression, de fractures, prévient et soigne les maladies cardiovasculaires, le diabète et le cancer. Il peut même retarder l'apparition de la maladie d'Alzheimer !
    Alexandre Feltz, médecin généraliste et adjoint à la mairie de Strasbourg, s'efforce de réduire la sédentarité et les inégalités de santé chez ses concitoyens. Il donne des conseils pratiques : monter les escaliers, faire du yoga, de la marche nordique, du longe-côte, se déplacer à vélo, ce qui en plus est écolo !
    Par son combat, en 2016, il a participé à intégrer ce dispositif dans la loi Santé, permettant aux médecins de prescrire du sport santé sur ordonnance. Et, pourtant, il n'est toujours pas pris en charge par la Sécurité sociale !
    Un manifeste ludique et tonique pour le mouvement.

  • Contrairement à Dantzig abandonnée autrefois à Hitler, Kobané symbolise une résistance réelle, celle des Kurdes contre ce nouveau totalitarisme : l'islamisme radical - sans doute la plus grande barbarie enfantée par le début du XXIe siècle. Pour les djihadistes de Daech, habités par la haine de tout ce qui ne leur ressemble pas, l'idée même de démocratie doit disparaître à jamais. Celle-ci est au coeur du mouvement révolutionnaire des Kurdes de Syrie qui combattent l'État islamique pour en faire vivre les valeurs essentielles : liberté individuelle et collective, égalité homme/femme, laïcité, respect des minorités, justice économique. Deux visions opposées de l'homme et du monde s'affrontent dans ce roide morceau du Moyen-Orient.
    Mourir pour Kobané est le récit de deux années de compagnonnage avec les Kurdes de Syrie. Un récit de terrain, engagé, à hauteur d'homme, volontairement trempé dans le seul « savoir de la chair ». Au-delà des concepts et théories, au-delà de ce qui ne peut être dit encore, il veut donner à voir et comprendre le quotidien saisissant d'un peuple luttant sans esprit de recul pour des valeurs identiques aux nôtres.
    Une guerre qui, comme à Dantzig autrefois, nous concerne tous.

  • Avec beaucoup d'humour, de distance et de dérision sur elle-même, François Hardy signe un grand livre sur une épreuve au coeur de l'humanité, qui nous concerne tous. Un récit captivant impossible à lâcher. C'est un voyage au bout de la nuit et au bout de la vie. Une odyssée intime dans le dédale de la souffrance, de la maladie. Un purgatoire contemporain, quotidien, qui est le propre de la condition humaine. En mars 2015, Françoise Hardy Hardy a été hospitalisée à la suite de la dégradation de son état de santé dû à un lymphome de Malt. Dans la spirale infernale, elle se fracture la hanche et le coude pendant son hospitalisation. Plongée dans un coma artificiel, elle sera donnée pour condamnée par les médecins. Presque morte. Se produit un miracle grâce à une thérapie de la dernière chance. Dans un combat contre l'ange, la vie reprend le dessus. Une renaissance. François Hardy a choisi d'écrire sur cette hospitalisation, ce coma artificiel. Elle essaie de revivre consciemment ce qu'elle a vécu inconsciemment. Son récit n'est ni une vallée de larmes ni un chemin de croix. Avec subtilité, humour, elle retrace ce voyage entre vie et mort, rêves, cauchemars et réalité. L'écriture est déliée et élégante. En lectrice de Stefan Zweig, Françoise Hardy refuse toute pitié dangereuse. Ses proches, ses amis, son fils, son mari sont là, autour d'elle. Et Françoise Hardy va à l'essentiel. Elle exprime son admiration pour les personnels soignants, les valeurs essentielles à ses yeux comme la discrétion, la modestie, le pragmatisme. Les masques tombent. L'hypocrisie, les faux-semblants sont repoussés. Avec beaucoup d'humour, de distance et de dérision sur elle-même, François Hardy signe un grand livre sur une épreuve au coeur de l'humanité, qui nous concerne tous. Un récit captivant impossible à lâcher.

  • Aucun scout au monde n'ignore qui est Robert Baden-Powell.

    En 1899, lors de la seconde Guerre des Boers, Lord Baden-Powell, capitaine-instructeur, s'illustre lors du sauvetage de Mafeking. Alors que les troupes ennemies qui assiègent la ville sont quatre fois plus nombreuses, il utilise les jeunes de la cité pour transmettre des messages à l'extérieur. À la libération de la ville, Baden-Powell est traité en véritable héros et nommé major-général. Il publiera un petit fascicule destiné aux militaires pour démontrer que les jeunes sont tout à fait capables de mener à bien des missions dès lors qu'on leur fait confiance. Ce concept rencontre un immense succès en Grande-Bretagne.

    En 1907, Baden-Powell organise un camp de huit jours avec vingt garçons de différentes classes sociales dans le Dorset. C'est, de fait, le premier camp scout. À l'issue de cette semaine, il démissionne de l'armée pour se consacrer pleinement au scoutisme et écrit un ouvrage qui deviendra le manifeste de générations de scouts à travers le monde : Scouting for Boys. Cet ouvrage pose les grands principes du mouvement.

    Ainsi, pour Baden-Powell, le scoutisme a cinq grands buts : la santé, le sens du concret, la personnalité, le service et le sens de Dieu. En plus de détailler la philosophie du mouvement, ce livre propose aux chefs scouts des activités à faire avec leurs louveteaux et éclaireurs. C'est une véritable bible, une mine d'informations, de jeux, d'histoires et de principes éducatifs. 

  • Seule dans Raqqa

    Hala Kodmani

    C'est une enquête foudroyante : l'histoire de Nissan Ibrahim, syrienne, musulmane et résistante dans une ville devenue "la capitale du diable". Née à Raqqa, professeur de philosophie, Nissan nous livre sur Facebook son journal de bord et son combat pendant 4 années de dictature meurtrière. Que signifie être une femme en Syrie entre 2011 et 2015 ? À quoi ressemble la vie au temps des décapitations, des tortures, des bombardements ? Les posts de Nissan racontent la tragédie syrienne, la lutte d'un peuple contre deux machines de mort : le régime de Bachar Al-Assad et l'État islamique. Ce dernier n'a pas apprécié. En janvier 2016, Daech annonçait qu'elle avait été "exécutée". Elle avait 30 ans. C'est une histoire édifiante. Un journal digne de celui d'Anne Franck exhumé et raconté par Hala Kodmani. On y découvre une jeune femme stupéfiante, pleine d'humour, de peurs, de rêves et d'espoir pour son peuple et son pays. Nissan est devenue un symbole : celui d'une Antigone dans une Syrie déchirée.

  • Parce que son coeur n'est pas en silex, Françoise Hardy met le feu quand elle passe au crible notre société contemporaine.
    Dans un livre composé de messages personnels, elle évoque sans concession la vieillesse, sa vieillesse, la décrépitude des corps... Elle qui a été l'icône androgyne et longiligne des sixties. Il faut avoir un courage d'écrivain pour se confronter ainsi à son propre corps.
    Dans une époque qui se refuse à vieillir, elle convoque la belle figure voltairienne d'Emmanuel Berl, avec qui elle s'est souvent entretenue pour raconter sa souffrance, la maladie, le parcours du combattant auprès des médecins et parfois de charlatans en tout genre.
    Michel Leiris a écrit L'Âge d'homme et comparé la littérature à la tauromachie. Ici Françoise Hardy nous livre l'âge d'une femme et encorne tout ce qui la révulse aujourd'hui : les mensonges, religieux ou politiques, les idéologies, le sectarisme et le spectaculaire. Elle y avoue aussi son admiration pour certains hommes publics comme Michel Rocard, Nicolas Hulot, Alain Juppé, Hubert Védrine, ou parle de ses rencontres avec ces hommes qui semblent échapper aux partis politiques, déquille ceux qui l'agacent comme Cécile Duflot ou François Hollande.
    Mais ce livre est aussi une déclaration d'amour à la littérature, aux écrivains qu'elles aiment comme Stefan Zweig, Scott Fitzgerald, Modiano -; drôlerie d'un dîner avec le récent prix Nobel de littérature qui ne parvient pas à déboucher une bouteille de vin -;ou Michel Houellebecq, admirateur de ses chansons.
    Bien évidemment sa passion pour l'astrologie et la spiritualité imprègne ce livre où se mêlent souvenirs personnels avec chanteurs, couturiers, idoles des sixties et digressions sur l'économie et la politique.
    Apparaît ici toute la sensibilité à fleur de peau d'une artiste qui préfère la solitude, la beauté, à la foire aux vanités.

  • Le 26 juillet 2017, Loup Bureau, journaliste, est arrêté par les autorités turques près de la frontière irakienne : il cherchait à se rendre à Raqqa pour un reportage.
    Au commissariat, les policiers trouvent sur son profil Facebook une photographie de lui en compagnie de combattants YPG syriens, prise alors qu'il tournait un documentaire en 2013. Accusé de terrorisme, il encourt vingt-cinq ans de prison. Il sera finalement libéré le 17 septembre 2017, grâce à la pression du gouvernement français. Il reste cependant accusé de terrorisme et son procès est toujours en cours en Turquie.
    Ses chroniques, écrites durant son incarcération et accompagnées de lettres et de documents, constituent un témoignage glaçant sur les dérives totalitaires et les atteintes à la liberté de la presse. Au-delà de la situation d'une absurdité kafkaïenne dans laquelle il se trouve plongé, au-delà de la perte d'espoir et du sentiment d'abandon qu'il décrit, Loup Bureau souligne l'emprise d'Erdogan dans un pays déchiré par la «guerre contre la terreur ».
    Loup Bureau est né en 1990. Il a notamment couvert les soubresauts du printemps arabe en Égypte, la guerre en Syrie et le conflit ukrainien dans le Donbass.

  • Cette nouvelle biographie de Sally Bedell Smith explore en profondeur la vie privée et la vie publique de la Reine qui aura marqué la seconde moitié du XXe siècle. 
    L'auteur, journaliste à Vanity Fair et spécialiste de la monarchie britannique, a eu un accès inédit aux correspondances de la Reine et à ses proches collaborateurs. Elle s'est entretenue avec plus de 250 personnes parmi les amis de la Reine, dont beaucoup ne s'étaient encore jamais exprimés, ainsi que d'anciens chefs d'état, des premières dames des conseillers du Palais et des ambassadeurs. Ils lui ont révélé de nombreux détails et anecdotes permettant de dresser un portrait clair, précis et incisif de la souveraine qui a dû apprendre à concilier sa vie d'épouse, de mère et de grand-mère (et même d'arrière-grand-mère) et son rôle à la tête d'un empire ayant subi une véritable transformation sociale tout au long de son règne.
    Elle montre avec pertinence comment l'obligation d'être toujours neutre pour incarner une force immuable et rassurante a influencé toute la vie d'Elizabeth II, la forçant notamment à dissimuler un sens de l'humour assez développé et visible uniquement par ses proches, dont certains font à l'auteur des révélations amusantes. Nous comprenons mieux à la lecture le statut d'icône de la Reine, que Churchill résumait ainsi : "Si nous subissons une défaite, le Parlement renverse le gouvernement. Si nous remportons une victoire, la foule acclame la Reine."

  • À trente-quatre ans, Kim Jong-un défie Donald Trump et Xi Jinping en brandissant l'arme nucléaire. Sept ans après son accession au trône, l'héritier de la seule dynastie communiste de la planète reste une énigme sur laquelle butent les services de renseignement du monde entier. À la tête d'une armée de 1,2 million de soldats, la quatrième du monde, Kim Jong-un menace l'Amérique, dont 28 500 GI's sont postés au sud de la péninsule, et bouscule l'équilibre géostratégique de la région.
    Comment le pays du matin calme a-t-il pu enfanter une telle dictature autocratique ? Comment un État peut-il encore, sur notre planète interconnectée du XXIe siècle, échapper aux regards des plus puissants ? Quel est le rôle des femmes dans l'organisation du pouvoir ? Quels sont les liens de la Corée du Nord avec la Chine et le Japon ? Comment la propagande nord-coréenne a-t-elle recyclé à son profit des doctrines aussi bigarrées que le christianisme, le nationalisme ethnique ou le néoconfucianisme ?
    De Pyongyang à Washington, en passant par Pékin, Tokyo, Osaka, Guam et Séoul, Sébastien Falletti a enquêté auprès de transfuges, experts, espions, diplomates et de personnalités proches du leader actuel pour percer la psychologie de l'homme le plus mystérieux de notre époque.
    Ce livre est une enquête palpitante sur les traces du dernier prince rouge, une saga historique digne des Rois maudits et de Netflix.

  • Il est le père de la géopolitique française et aussi de la géostratégie. Il est le fondateur de la mythique revue Hérodote. Yves Lacoste est l'un des plus grands noms de la géographie contemporaine, dans la lignée d'un Paul Vidal de Lablache même si leurs terrains de recherche furent différents.
    Né au Maroc en 1929, fils d'un géologue qui lui apprend la curiosité des pierres et du terrain, il perd cette figure paternelle si marquante pour sa vocation alors qu'il est un jeune adolescent. Il commence donc des études de géographie pour le goût de la géologie et sa vie lui donnera des pères d'adoption et intellectuels, le premier étant Pierre George, grand géographe communiste, professeur à l'école des sciences politiques, qui lui permettra d'écrire son premier « Que sais-je » sur les pays sous développés. En effet, dans les années 1950 et 1960, la géographie est marquée par l'émergence des pays sous-développés, la fin des colonisations et les guerres idéologiques (notamment la guerre froide). On ne peut donc faire de géographie sans évoquer la politique.
    Curieux du monde, Yves Lacoste est un géographe aventurier, kesselien. Il court en Afghanistan, à Cuba, au Vietnam, en Afrique, notamment à Ouagadougou où il s'intéresse aux populations touchées par les maladies tropicales, car la géographie peut aider aussi la médecine. Mais Yves Lacoste demeurera un homme libre, en dehors des chapelles idéologiques et universitaires. Il sera le premier à concevoir la géographie comme « un art de la guerre ».
    Ses mémoires sont passionnantes tant sur le plan personnel que scientifique. Ils sont le témoignage d'un esprit rebelle et en même temps d'une grande précision. Ce livre nous permet à la fois de comprendre l'essence de la géographie, les écoles françaises qui l'ont animée tout au long du XXème siècle et nous permet de mieux appréhender notre géographie contemporaine si bouleversée. 

  • Les inventeurs de l'Internet n'imaginaient sans doute pas la surveillance du big data par la NSA et les autre agences de renseignement. Les médecins à l'origine du premier « bébé-éprouvette » ne pouvaient imaginer que les biotechnologies nous mèneraient aux portes d'un eugénisme high-tech planétaire digne du roman d'Aldous Huxley « Le meilleur des mondes ».
    Louise Brown a fêté ses trente-huit ans... Son nom ne vous évoque rien ? C'est celui de la Britannique qui, le 25 juillet 1978 à 23h47, fut le premier « bébé-éprouvette » à venir au monde. Depuis, la FIV, la fameuse fécondation in vitro, a pris son essor et la procréation médicalement assistée, de son petit nom « PMA », a affûté ses techniques.
    Aujourd'hui, dans notre pays, un enfant sur trente-deux, en crèche ou en petite section de maternelle, n'est pas le fruit d'un rapport sexuel. Les Terriens conçus en laboratoire sont plus de cinq millions.
    Mais voilà, en une poignée d'années, la FIV a croisé d'autres révolutions biotechnologiques. Comme le séquençage du génome humain, qui donne la possibilité de sélectionner les embryons pour des raisons médicales, ou des motifs moins avouables. Et les « ciseaux moléculaires », mis au point en 2012, qui permettent de modifier, à loisir et à bas coût, le génome humain.
    Comme l'écrit l'auteur : « Il est quand même piquant de penser que, dans une histoire d'Homo sapiens vieille de 200 000 ans, il a fallu que vous lecteurs et moi-même arrivions sur Terre pile au moment où l'homme savant entreprend de se « recréer » lui-même en prenant la main sur le hasard et l'évolution. »

  • Si l'actualité de la protection de l'enfance ne s'impose au grand public qu'à l'occasion de scandales, de faits divers et d'affaires sordides, les professionnels de la protection de l'enfance, s'efforcent au quotidien de protéger les mineurs du mieux qu'ils le peuvent.

  • Accompagner. Des hommes et des femmes en fin de vie. Tel est le récit de cette femme qui se tient aux côtés des malades chaque semaine au sein d'une unité palliative. Un témoignage lumineux, parfois cocasse, toujours bouleversant. Par sa modestie, sa vivacité de ton, ce livre fait preuve d'une intense spiritualité et dépasse en intensité toute fiction. Accompagner. Des hommes et des femmes en fin de vie. Tel est le récit de cette femme qui est aux côtés des malades et de leurs proches chaque semaine au sein d'une unité palliative. Elle raconte des existences qui s'en vont, l'adieu au vivant mais il n'y a rien de morbide ou de mortifère dans ce témoignage extraordinairement lumineux. Souvent c'est un échange de regards, une main tendue, un sourire qui relient à la vie. Il y a des personnes âgées mais aussi des jeunes gens foudroyés par la maladie. La qualité de ce récit est qu'il est paradoxalement plein de vie et d'éclat. En quelques minutes, dans un étonnant précipité, les patients racontent leur vie, allant à l'essentiel comme s'il n'y avait plus une minute à perdre. Il faut écouter, recueillir les mots, les pleurs et accepter le silence. C'est parfois cocasse, toujours bouleversant, terriblement émouvant. La mort est violente, scandaleuse, bouscule à chaque instant. Elle est libératrice, déchirante, sereine ou intolérable mais il faut parler de cette mort tant redoutée. Chaque chapitre très court, enlevé, est un morceau d'une vie extraordinaire. C'est le quotidien le plus nu, le plus désarmé mais ça dépasse en intensité et en force toute fiction ou toute histoire romanesque. Véronique Comolet ne s'embarrasse pas de littérature, de lyrisme ou de pathos mais elle raconte en tout humilité la souffrance de notre humanité défaite. Par sa modestie, sa vivacité de ton, ce livre fait preuve d'une intense spiritualité.

  • Ce récit est le fruit d'une enquête captivante : comment la France, a-t-elle répondu à la " crise " migratoire qui a bousculé les pouvoirs exécutif, législatif et administratif ? Pour la première fois, les témoins qui ont vécu cette crise de l'intérieur racontent. C'est inédit : un appareil d'Etat accepte de se mettre à nu et rapporte une tragédie où l'éthique humaine, la conscience, le devoir se heurtent à la Loi. C'est une vague historique. Une vague qui a ébranlé la France dans ses fondations. Une vague humaine. D'hommes, de femmes, d'enfants. Une vague migratoire commencée en avril 2014 et dont les retombées se mesurent encore aujourd'hui. Sans aucun doute l'un des tournants majeurs de notre époque contemporaine. Ce récit est le fruit d'une enquête captivante : comment la France, a-t-elle répondu à la " crise " migratoire qui a bousculé les pouvoirs exécutif, législatif et administratif ? Pour la première fois, les témoins qui ont vécu cette crise de l'intérieur racontent. C'est inédit : un appareil d'Etat accepte de se mettre à nu et rapporte une tragédie où l'éthique humaine, la conscience, le devoir se heurtent à la Loi. Comment des individus, des hommes et femmes politiques, des fonctionnaires, des policiers, mais aussi de simples citoyens ont-ils été confrontés à la logique d'Etat, à ses rouages implacables ? Comment ont-ils vécu dans leur chair un phénomène qui les dépassait et a failli les submerger ?s La Vague est l'une des pages les plus fortes de notre histoire immédiate. . lauréate du Immigration Journalism Award 2012 de la French-American Foundation

  • "Une génération a fait irruption au coeur de la campagne. Elle nous somme de la suivre et de laisser à l'ancien monde les vieilles rengaines, les vieilles recettes, la vieille politique. Elle a montré qu'il existait dans notre pays un souffle fécond, solidaire, à hauteur d'homme. C'est pour elle qu'il faut combattre. Face à la montée populiste, au danger djihadiste, aux tensions migratoires, aux périls écologiques, le statu quo libéral et l'esprit de demi-mesure ne sont d'aucun secours. Seule une proposition forte, nourrie d'un imaginaire puissant, triomphera des menaces qui pèsent sur notre pays, mais aussi sur l'Europe et le monde. Un changement d'ère s'impose. Il est urgent d'engager au plus vite la transition écologique et de transformer en profondeur notre rapport au travail afin de renouer avec la justice sociale. Il est nécessaire de raviver le souffle démocratique au sein d'une VIe République, collective et bienveillante. Pour construire ensemble un futur désirable. C'est le projet de la gauche. Celui que je propose aux Français. Et peu m'importe ceux qui nous disent rêveurs, naïfs, utopistes. Peu m'importe ceux qui crient au déclin et font de la peur une profession. L'essentiel, c'est le monde que nous laisserons à la génération qui vient."

  • "Avouons-le tout de suite, pour la vie en bio, nous étions plutôt mal partis et cette histoire n'aurait jamais commencé si nous n'étions pas anxieux et, surtout, quotidiennement engloutis sous les études en tous genres : dix-sept brocolis par mois, trente-sept minutes de sport quotidiennes et une poignée d'amandes, trois parties de jambes en l'air hebdomadaire et halte au dentifrice cancérigène et au papier d'alu ! Mais voilà, les études, scientifiques ou non, sont formelles et s'acharnent sur ma génération.
    Je me suis donc donné un an. Un an pour partir à la découverte de cette planète bio qui nous promet de vivre mieux, de vivre vieux, à grand renfort de cure détox et de superaliments. Un an pour convertir mon mari Lorenzo, et mes enfants, Valentina, 3 ans et Felipe, 1 an, aux légumes, au petit épeautre, aux laits végétaux, au tofu et, pourquoi pas, au tri, à la méditation et aux huiles essentielles. Je leur ferai avaler des noix du Brésil, de la spiruline et des graines de chia. Je fabriquerai mon propre savon et confectionnerai des biscuits aux châtaignes. Bref, un an pour expier et convertir toute la famille à ce que mon ami Pierre, dont je vous reparlerai, n'hésite pas à qualifier de nouvelle religion."
    Anne-Louise Sautreuil nous entraîne avec sa famille dans un marathon échevelé vers une vie plus saine. Elle tente absolument tout, du cours de naturopathie aux mono-diètes. Le récit de ses expériences, des plus réussies aux plus catastrophiques, nous guide sur les chemins parfois sinueux de la planète « bien-être » sans jamais donner de leçon. À chacun d'y puiser l'inspiration.
    Ce journal de bord désopilant, plein d'astuces, s'adresse autant aux néophytes qu'aux convertis et pourrait même séduire les sceptiques.

  • Le djihad

    Guerin Michel/ Marre

    Qu'est-ce-que le Djihad, ce mot qui dépasse désormais les frontières et les cultures ?
    Au-delà de la " guerre sainte ", le Djihad a été utilisé à travers l'Histoire pour justifier une infinité de cause, voire comme " exutoire. " Il a ainsi parfois été prétexte à l' " union sacrée ", à une mobilisation opportune de troupes pour des conquêtes ou pour affirmer l'emprise de pouvoirs temporels.
    Cet usage politique et militaire ne saurait faire oublier la perception majoritaire du Djihad par les musulmans : littéralement " un effort sur soi pour devenir meilleur " - travail pacifique et exigeant à l'opposé du lieu commun.
    Le présent ouvrage offre une nouvelle et limpide approche du terme islamique le plus employé aujourd'hui.

  • 11 juin 1957. Maurice Audin, jeune professeur à la faculté d'Alger et militant communiste, est arrêté à son domicile par les parachutistes du général Massu. Il est soupçonné d'héberger des membres de la cellule armée du Parti communiste algérien. Il est emprisonné, interrogé, torturé au centre d'El Biar aux côtés d'Henri Alleg, ancien directeur du journal Alger républicain et futur auteur de La Question, livre dénonçant la torture. Malgré les coups et la " gégène ", Alleg s'en sortira vivant. Mais Audin ? Le 21 juin, Josette Audin, qui a remué ciel et terre pour obtenir des nouvelles de son mari, apprend qu'il s'est évadé du centre d'El Biar. Maurice Audin ne réapparaîtra plus jamais.
    Depuis plus de cinquante-cinq ans, l'affaire Audin est devenue une affaire d'État, impliquant la plupart des hommes politiques de la IVe et de la Ve République. Qu'est-il arrivé à Maurice Audin ? S'est-il effectivement échappé ? A-t-il succombé sous les coups des militaires français ? A-t-il été exécuté sur ordre ?
    Depuis de longues années, le journaliste Jean-Charles Deniau, écrivain et réalisateur de documentaires historiques et d'investigation, mène l'enquête. De Paris à Alger, de l'Alsace au sud de la France, il a croisé les sources, rencontré les derniers protagonistes vivants, recueilli leurs ultimes confessions. Ce ne sont plus des témoignages mais des aveux hallucinants de la dernière heure, et notamment ceux du général Aussaresses qui n'a pas emporté ses secrets dans la tombe. Voici, dans un récit précis, haletant, la reconstitution des journées de juin 1957 et d'une disparition extraordinaire.
    La Vérité sur la mort de Maurice Audin fait un sort aux thèses officielles et découpe au scalpel la dernière grande énigme de la guerre d'Algérie.

  • La cigarette est le produit le plus meurtrier que l'homme ait fabriqué au cours de son histoire. C'est aussi l'un des plus attractifs, grâce à plus d'un siècle de manipulations des chimistes de l'industrie du tabac pour créer une puissante addiction au tabac. Dans Golden Holocaust, Robert N. Proctor s'appuie sur les volumineuses archives de l'industrie américaine, longtemps restées secrètes, pour expliquer comment la cigarette est devenue la drogue la plus utilisée de la planète, avec six billions d'unités vendues chaque année. Il brosse un portrait terrifiant des industriels du tabac qui conspirent pour nier les cancers provoqués par leur produit, tout en ralliant à leur cause des légions de scientifiques et de politiciens. Proctor relate des histoires inédites de fraude et de tromperie, mais il expose aussi les arguments les plus solides jamais présentés en faveur d'une solution simple mais ambitieuse : l'interdiction de fabriquer et de vendre des cigarettes.

  • Qui est vraiment Donald Trump ? Voici un petit livre clair, percutant et objectif pour tout savoir sur sa psychologie et la construction du personnage. Pour comprendre ce que le phénomène Trump révèle de la révolte profonde qui secoue l'Amérique - et plus largement l'Occident -, et les défis qu'il pose à l'Europe et à la démocratie. L'homme a dynamité la politique américaine. Incontrôlable, outrancier, provocateur. Inclassable politiquement, prenant à rebrousse-poil les postulats idéologiques traditionnels. Pourfendeur de l'immigration illégale, héraut des " oubliés du système " et chantre de " l'Amérique d'abord ", il pétrifie les élites. Mais qui est vraiment Donald Trump ? Le milliardaire à la mèche orangée est-il un diable raciste et machiste qui déteste les musulmans et méprise les femmes ? Un " imposteur " à l'ego surdimensionné ? Ou un businessman patriote qui s'affranchit des limites et veut aller à contre-courant du modèle de globalisation ? Malgré les millions d'articles qui lui sont consacrés, l'homme reste un mystère. Ce livre propose une plongée dans la psychologie et la construction du personnage. Il nous permet aussi de comprendre ce que le phénomène Trump révèle de la révolte profonde qui secoue l'Amérique - et plus largement l'Occident. Il nous instruit sur les défis posés à l'Europe et à la démocratie.

  • Dans la classe

    Alain Amariglio

    Léopoldine est une élève modèle, James adore les calculs impossibles, Stella voudrait être paléontologue ou Présidente de la République, Amadou se dit " joyeux du monde " et planifie en secret une expédition sur Mars... Tous sont dans la classe d'Alain Amariglio, en CE2-CM2.
    Devenu maître d'école après avoir dirigé une start-up informatique, il nous livre le récit de sa première rentrée.
    Comment apprendre à ces élèves d'âge, de culture et de niveau différents ? Comment chasser la " désabusion ", ce mal des profs face à l'Institution qui privilégie le rythme au détriment du temps et les abandonne souvent à eux-mêmes ?
    Heureusement, il y a les enfants. À leurs côtés, nous cherchons les réponses aux énigmes du maître, découvrons l'existence d'un " Prince des Mathématiques ", lisons Les Trois mousquetaires en cachette au lieu de réviser les nombres décimaux.
    La lecture d'une lettre d'Hubert Reeves, en réponse aux questions des élèves, et la visite du potager d'Alain Passard, le chef triplement étoilé, sont parmi les temps forts d'une année scolaire riche en surprises.
    Nous ne sommes pas près d'oublier Léopoldine, Amadou ou Stella. Ni Alain qui nous invite à partager, dans la classe, son bonheur d'enseigner.

  • Le 10 juin 2014, l'État islamique de l'Irak et du Levant (l'EILL), dirigé par le sunnite Abu Bakr al Baghdaoui, prend la capitale nord de l'Irak, Mossoul. 1300 insurgés défont 350000 soldats de l'armée irakienne. C'est l'une des plus grandes débâcles militaires de tous les temps. Une date cruciale qui marque la fin d'un processus de libération commencé avec la mort de Saddam Hussein en 2003.
    Cet événement est un véritable choc pour l'Occident qui n'a rien vu venir :
    La plupart des observateurs avaient dû quitter la région et la " guerre contre la terreur " s'était focalisée essentiellement sur Al Qaeda, trop longtemps considérée comme une organisation unique et structurée et non comme la " base " d'où ont émergé une pluralité de groupes armés. Résultat : l'Etat islamique de l'Irak et du Levant contrôle maintenant le nord et l'ouest de l'Irak et le nord et l'est de la Syrie. Soit un état de la taille de l'Angleterre ou du Michigan.
    Patrick Cockburn, grand reporter spécialiste du Moyen-Orient retrace la montée en puissance de ce Djihad similaire à l'avènement du fascisme dans les années 1930. Il montre que ce mouvement, à ses origines peu important et affaibli par l'intervention américaine en 2001, s'est nourri de la politique de l'Occident. Au lendemain du 11 septembre notamment, les alliances avec l'Arabie Saoudite et le Pakistan n'ont jamais été remises en causes alors que ces deux pays sont aujourd'hui les principaux bailleurs de fonds du Djihad. Parallèlement, la vente d'armes aux rebelles syriens aujourd'hui dominés par des combattants sunnites -; qui ont peu à peu relégué au second plan les autres mouvements de résistance à Bachar el Assad -; ont contribué à renforcer le mouvement.
    Loin de tout manichéisme, fort de son expérience sur le terrain, Cockburn nous livre une analyse extrêmement fine de la situation au Moyen Orient. Démontrant une à une les idées reçues véhiculées notamment par la presse internationale, il expose de manière claire la superposition de différents niveaux de conflits dans cette région. C'est désormais le principal Enjeu stratégique pour les grandes puissances et une terre de rivalités historiques entre différents courants religieux, notamment chiites et sunnites.
    Il explique aussi comment ces conflits, parallèlement à la montée du wahhabisme dans la communauté sunnite affectent les 1, 6 milliards de musulmans dans le monde, un quart de la population du globe. Un bouleversement qui redistribue toutes les cartes entre Orient et Occident.

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