Flammarion

  • Pourfendeur du vice et amoureux timide, homme de l'ombre et de la lumière, Cyrano possède le nez le plus emblématique de la littérature. Habité par l'amour des mots et de Roxane, ce héros romantique manie avec panache le langage du coeur et de l'esprit. Mais cette éloquence sans pareille n'est-elle pas un cadeau empoisonné lorsqu'elle sert à séduire la femme aimée... pour un autre ?
    L'ÉDITION découvrir, comprendre, explorer

  • Elle est l'unique trilogie dramatique que l'Antiquité nous ait léguée. Elle est l'oeuvre de l'aîné des trois grands tragiques athéniens. Elle témoigne de la souveraine maîtrise d'un poète qui fut aussi un metteur en scène sûr de ses moyens et de ses effets, composant et montant son spectacle à soixante ans passés, fort d'une expérience théâtrale sans égale.
    Ombre, sang et lumière : la scène est à Argos, dans le palais des Atrides...

    Agamemnon - Où la chute de Troie est annoncée après une attente de dix ans. Où l'on assiste au retour triomphal du roi Agamemnon dans sa cité d'Argos. Où la captive Cassandre, prophétesse que nul ne croit, annonce sa mort. Où Clytemnestre tue son époux et en expose les raisons.

    Les Choéphores - Où Électre prie sur la tombe de son père pour que se lève un vengeur. Où Oreste, son frère, revient dans son pays sur ordre d'Apollon. Où Clytemnestre est égorgée par son fils. Où les Érinyes, déesses de la vengeance, se déchaînent contre Oreste.

    Les Euménides - Où Oreste, purifié à Delphes, doit subir une longue errance. Où Athéna fonde un tribunal pour juger son acte. Où les Érinyes et Apollon opposent leurs conceptions du droit. Où les vieilles déesses, déboutées, deviennent les bienveillantes Euménides.

  • Les gens heureux n'ont pas d'histoire. Léonte, roi de Sicile, ne devrait donc pas en avoir. Hermione, sa femme bien-aimée, attend leur deuxième enfant, et son ami le plus cher, le roi de Bohême Polixène, accepte de prolonger une visite qui dure depuis déjà neuf mois : légèreté d'un trio qu'unissent l'amour et l'amitié. Et pourtant, il suffira d'un rien, d'une fêlure catastrophique, pour tout dévaster...
    Voici un conte qui commence par où les autres se terminent : première surprise d'une longue série, dans cette pièce qui est le seul de ses chefs-d'oeuvre où Shakespeare cache quelque chose à son public. Fort d'une inspiration renouvelée, le poète embarque les spectateurs dans un voyage fantastique à travers le temps et l'espace, jusqu'à une apothéose magistrale où sa fantaisie, sa puissance et son humanité font - littéralement - merveille.

  • Comment mettre à nu la vérité d'un coeur ? En passant par le détour du mensonge! Telle est la méthode prônée par Marivaux dans ces trois courtes pièces qui explorent les vertiges de l'inconstance humaine. Dans ce théâtre de la cruauté, l'amour est mis à rude épreuve. Maîtres et valets, amants et amantes, jeunes et vieux, manipulateurs et manipulés : tous succomberont à la folie des masques et du soupçon.
    L'Épreuve - Où Lucidor veut voir et savoir, non pas si on l'aime (il n'en doute pas), mais si l'amour d'Angélique résistera à la tentation de l'argent et de l'ambition sociale.
    La Dispute - Où un prince et une princesse se demandent lequel des deux sexes a donné en premier «l'exemple de l'inconstance et de l'infidélité en amour».
    Les Acteurs de bonne foi - Où un auteur, sous couvert d'une répétition improvisée de sa pièce, fait jouer à chaque acteur son propre personnage, afin de dévoiler à tous leurs sentiments véritables.

  • Scandale! Au lendemain d'une nuit d'ivresse chez Maxim, la Môme Crevette, danseuse au Moulin-Rouge, se retrouve dans le lit de l'honorable docteur Petypon, peu habitué aux boissons fortes. Quand son oncle arrive à l'improviste et le surprend en si charmante compagnie, Petypon n'a d'autre choix que de faire passer la Môme pour sa propre femme. Mais comment la véritable Mme Petypon va-t-elle réagir? La Môme Crevette fera-t-elle longtemps illusion dans la haute société? La gouaille populaire et l'infatigable entrain de cette cocotte des faubourgs vont faire souffler un vent de tempête sur le grand monde...
    Pièce emblématique du génie comique de Feydeau, symbole de la vie parisienne, La Dame de chez Maxim (1899) dresse un portrait éclatant de Paris, capitale des plaisirs, avec ce je-ne-sais-quoi de sulfureux qui la rend irrésistible.

  • Quelques heures après la naissance de leur fils, Pierre annonce à Nathalie qu'il a invité Michel, son meilleur ami, à la maternité. Le moment semble mal choisi, d'autant plus que cet ami a décidé de venir avec Sophie, sa nouvelle fiancée. Une visite qui tourne vite au règlement de comptes avant de bouleverser la vie de tous les personnages.Dans cette nouvelle comédie de David Foenkinos, où l'on retrouve son univers plein de fantaisie et d'humour, le plus beau jour n'est pas forcément le meilleur.

  • « Un livre n'est que le portrait du coeur, chaque page une pulsation », écrit Emily Dickinson. À cela Andrée Chedid ajoute qu'un livre est aussi la soif d'un ailleurs, une salve d'avenir. Dans L'Étoffe de l'univers, la poétesse née au Caire remonte aux origines de sa vie, explore à travers de courts poèmes le mystère du passage sur terre, la beauté et la force, mais aussi la fragilité, surtout quand l'aventure est malmenée par la vieillesse, la mort qui rôde.
    En revenant à saint Augustin et Shakespeare, Rilke ou encore Dylan Thomas, Andrée Chedid éclaire sa propre écriture. Sans qu'aucune certitude ne tienne le haut du pavé, elle précise : « Ne vous méprenez pas / Je ne suis que de passage / Un être fictif sur un trajet/Sans itinéraire / Je pousse des portes / Qui s'ouvrent / Sur la vie / Et d'autres portes / Qui mènent je ne sais où ».

  • maintenant dans les allées, avec les arbres, et la foule autour les pierres, la terre jetée

    seul le bruit du vent

    rouler cette pierre,
    d'un point à l'autre ne se dissout pas mais nous est utile

    à force d'être dispersé

    sur toutes les surfaces
    et tous les coins de la terre

    sans direction

  • La poésie ne s'arrête pas aux frontières.
    C'est pour cela qu' Yvon Le Men a choisi, dans le sillage de Jules Verne et de son héros le gentleman anglais Phileas Fogg, de traverser à nouveau les mers et de proposer cette fois-ci un tour du monde en 8o poèmes et presque autant de pays. De l'Antiquité à nos jours, de l'Afrique du Sud au Venezuela, de la Hollande à la Grèce en passant par l'Irlande, l'Espagne, le Brésil, la Pologne, c'est un atlas inédit que l'on découvre poème après poème.
    Au cours de la traversée, on croisera Sapphô, Emily Dickinson, Katherine Mansfield, Pasolini, Issa Kobayashi, Constantin Cavaf, Tarjei Vesaas, mais aussi Seamus Heany, Nuno Jûdice, Mahmoud Darrvich, Claude Vigée, Nicolas Bouvier...

    Cette anthologie est une heureuse invitation au voyage.

  • "Après la trilogie romanesque « Zweig, Einstein, Gary », je voulais raconter le destin tragique et lumineux de Modigliani. Le personnage, multiple et grandiose, semblait à l'étroit dans mes pages. Sa théâtralité en appelait à l'oralité, au dialogue, à la scène. Le flamboyant Montparnasse des années 1920, le génie de Modi, ce monde où les femmes tendent un baiser aux étoiles exigeaient les planches..."
    L.S.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ces textes tentent d'explorer des bribes de notre terre commune ; à travers cavernes et soleils, dégradation et renouveau.
    Ils sombrent ou s'élancent, actionnés par un rythme, propulsés par leur propre mouvement ; avant d'être décantés et remis en question par un regard plus serré. Pas de terme au mystère des choses naturelles: l'ailleurs est ici. Pas de point final à nos déroutes. Ni à l'émerveillement!

    photo : collection Andrée Chedid

  • Dans la poésie, faut il choisir la voie obscure ou la voie lumineuse? Le livre du Visage des nuits pose cette question de la forme poétique et de sa capacité d'ouvrir dans la prose, comme le préconise Dantes à propos de l'éloquence dans la langue vulgaire.
    On trouvera dans cet ouvrage des proses et des poésie alternées capables de se fondre les unes dans les autres, avec des formes courtes: fuscelli, épigrammes, aphorismes, énigmogrammes. Mais aussi des comptines, des sonnets dissimulés, des chansons et des milongas.
    Les proses sont consacrées à Chateaubriand (Les Martyrs), à Edward Young (Les nuits), à la correspondance du marquis de Sade avec sa femme Renée Pélagie de Montreuil, à la navigation et la visite des îles volcaniques, au nord de la Sicile.
    Les poèmes du Visage des nuits, enfin, sont une reconnaissance du drame et de la douleur. Les causes ne sont pas nommées. Le dernier poème, La terre est dure, écrit autrefois pour la tragédie moderne du Chili, désigne à la fois notre angoisse et notre possible espérance.
    Couverture: Catherine Marchadour

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