Flammarion

  • Un brigand au grand coeur lancé dans une action tumultueuse, un amour terrible et impossible qui s´achève sur scène par une mort lyrique et collective : la pièce a gardé une part des ténèbres, des éclairs et de la folie qui enflammèrent le public du XIXe siècle, et donnèrent pourtant naissance à un théâtre nouveau. Car Hernani est aussi le nom d´une bataille, celle que déclencha Hugo en 1830 avec ce drame romantique à l´alexandrin disloqué.

  • Nana ruine ceux qui la désirent : le banquier Steiner, le capitaine Hugon... tous seront séduits et conduits au désespoir par la «Vénus blonde». En décrivant la vie d'une courtisane, Zola dépeint, à la manière des moralistes, la débâcle de la société bourgeoise du Second Empire en un saisissant tableau de moeurs.

  • Chef-d'oeuvre de stendhal, le rouge et le noir est le roman de la jeunesse.
    Jeune homme tendre et sensible au désir conquérant, julien sorel en est, dans ses aspirations contradictoires, tout le symbole.
    Au bout du chemin, c'est la clé du bonheur qui lui est promise.

  • Il est l'inventeur du concept de bohème, mythologie qui a fait fortune dans les arts, la littérature et la musique.

    Scènes de la vie de bohème est à la fois un roman, un feuilleton et un document historique sur la vie parisienne des années 1840. On y suit une bande de jeunes artistes : Rodolphe, le poète, Schaunard, le musicien, Marcel, le peintre, Jacques le sculpteur. Ils vivent entre le Quartier Latin, l'île de la Cité et Montmartre. Ils sont sans argent, mangent à leur faim un jour sur deux, mènent une vie libre et artistique.

    On est à la fois dans la comédie, la satire, la peinture d'époque. L'ouvrage inspira La Bohème de Puccini et fut l'un des plus grands succès de boulevard au XIXe siècle. À lire pour comprendre les ancêtres des bobos.

  • En 1832, parce qu'il s'ennuie à Civita- Vecchia où il occupe le poste de consul de France, Stendhal entreprend d'écrire l'histoire de son dernier séjour à Paris, onze ans plus tôt : la belle et indifférente Métilde venait alors de lui infliger un échec sentimental cuisant. Chronique d'une convalescence, les Souvenirs d'égotisme brossent ainsi le portrait d'un être dévasté, qui se laisse lentement reprendre par la vague de la vie.
    Rédigés à bride abattue, inachevés et publiés à titre posthume en 1892, ces souvenirs drôles et touchants constituent un document irremplaçable sur un grand homme en devenir, qui fréquente les salons, scandalise par son esprit caustique, multiplie les « fiascos par excès d'amour » et se demande s'il a bien un « esprit remarquable »... Galop d'essai pour la célèbre Vie de Henry Brulard, ils offrent le modèle d'une écriture autobiographique sans esbroufe, conjuguant avec brio introspection et improvisation.

    Texte intégral. Illustration : Virginie Berthemet © Flammarion

  • « Les Jeunes France », c'est le nom que l'on donnait, dans les années 1830, à la jeunesse extravagante et chevelue gagnée à l'art romantique et aux idées contestataires. Dans ce recueil paru en 1833, Théophile Gautier, qui fut l'un des leurs, dépeint avec humour et panache leurs excès de langage, de conduite et de parure. Dialogue de deux ivrognes sur les vertus de leurs maîtresses (Sous la table), vie d'un peintre basculant dans la démence (Onuphrius), portraits de romantiques excentriques (Daniel Jovard, Élias Wildmanstadius), récit déjanté d'une orgie (Le Bol de punch), étude des mérites respectifs de l'amour domestique et de la passion impossible (Celle-ci et celle-là) : ces six « romans goguenards », injustement méconnus, dénoncent la folie de toute folie et marquent, deux ans avant Mademoiselle de Maupin, la véritable entrée de Gautier en littérature.
    À la suite des Jeunes France, cette édition rassemble une série de chroniques parues dans la presse à la même époque, qui témoignent d'un même esprit de dérision : Gautier y évoque les travers du bourgeois parisien, la laideur des acteurs, ou encore l'embonpoint des écrivains...


    Illustration : Virginie Berthemet © Flammarion

  • « Je ne connais personne qui n´aimât pas la littérature de M. de Musset, quant à moi, je le dis, elle me plaît infiniment » : c´est en ces termes que Balzac salua la parution des Nouvelles.
    Publiées dans la Revue des Deux Mondes entre 1837 et 1839, elles relatent des histoires de coeur tour à tour légères et graves, drôles et mélancoliques. Dandies et grisettes, espiègleries, baisers volés, rendez-vous furtifs, adieux déchirants : on devine toute la fantaisie des liaisons de l´auteur dans ces récits mettant en scène un homme épris de deux femmes (Les Deux Maîtresses), un amant artiste (Le Fils du Titien), ou encore un garçon sans le sou bien décidé à rassembler cent mille écus pour épouser celle qu´il aime (Croisilles)...
    Empruntant tout à la fois au roman d´analyse classique, au récit grivois et au conte de fées, Musset accède ici à la haute maîtrise de son art de prosateur.

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