FeniXX réédition numérique (Rive droite)

  • Parodie savoureuse d'une campagne électorale : Grosjean parviendra-t-il à marier sa fille avant les élections ? La jouvencelle a « fauté », le scandale menace. L'heure est grave. Si le député se fait blackbouler, c'est la majorité qui bascule à la Chambre. La République tremble et la civilisation vacille. Le suspense croît de page en page et garde en haleine jusqu'à la dernière ligne. Autour de l'intrigue, les amours de Caroline tressent une guirlande juvénile et fantasque. La satire embrasse tous les milieux, et l'on assiste au défilé cocasse de personnages que l'on dirait sortis de quelque miroir magique de baraque foraine. Une robuste truculence colore le récit, où le rire se tient en embuscade. Mais cet univers burlesque reste étrangement proche du nôtre. Peut-être y a-t-il, dans « Tintenclume », davantage qu'une fantaisie humoristique.

  • Ces révélations sont le récit des découvertes de l'auteur, de ses rencontres et de ses réflexions qui l'ont amené à considérer la pratique du langage artistique comme un moyen d'ouverture sur le monde, sur les autres et sur soi.

  • Ne faisant aucun cas des tabous qui pèsent sur rimes et alexandrins, l'auteur exprime en des vers diversement nombrés ou biens libres, sa vision poétique et humoristique au bonheur des jeux et des feux de l'amour.

  • Une évolution aussi profonde et rapide que celle que nous connaissons aujourd'hui est sans précédent dans l'Histoire mondiale. Face à ce changement, se dresse en notre pays l'immobilisme, celui des hommes, des structures et de leurs schémas sociaux économiques. La France a davantage de chômeurs que ses voisins. Pourquoi ? N'y a-t-il pas des causes spécifiquement françaises, des rigidités particulières inhérentes à nos mentalités qui viennent encore accentuer les difficultés ? Sans parler du bouleversement des moeurs et de la disparition des repères traditionnels. L'analyse de cette situation, à travers un état des lieux aussi décapant que lucide de la société française de cette fin de siècle, fait l'objet de la première partie de l'ouvrage. Mais le présent, c'est déjà l'avenir. Quelles sont les tendances lourdes qui marqueront demain la société quaternaire naissante, le nouvel âge qui s'installe après celui de l'agriculture, de l'industrie et des services ? La deuxième partie du livre aborde le marketing du futur, esquisse notre prochain environnement. Quels seront les principaux protagonistes à l'échelle planétaire ? Quel sera le poids de la France et de l'Europe démographiquement minoritaire face aux géants asiatiques ? Que seront les techniques de demain ? Le contenu du travail, sa notion même, se transformera du tout au tout. De nouveaux besoins émergent déjà. Quelles réponses apporter aux interrogations des Français ? C'est à cette question que la troisième partie du livre s'efforce de répondre. « Demain, l'an 2000 » constitue à l'évidence la première synthèse qui ait été réalisée sur les problèmes majeurs de notre temps et leur possible solution. Les auteurs : trois hommes libres car politiquement indépendants. Libéraux convaincus mais tout aussi convaincus que l'homme doit être au centre de toutes choses et que l'économie n'est pas une fin en soi. Des Européens passionnés par cette chance de l'Occident. « Demain, l'an 2000 » un livre actuel, émaillé d'exemples, de citations et de chiffres. Un livre qui interpelle !

  • L'auteur fait ici un signe à travers le miroir de ses mots : ce sont les premiers pas du venant, un moment du début de sa quête pour connaître au-delà de l'angoisse un cri d'amour torturé.

  • Jérémie Vincent, jeune et séduisant docteur en médecine passe ses vacances au Japon. Sa cousine Olga, contre toute attente, s'empresse de l'y rejoindre. La découverte par les deux héros d'un cadavre dans une chambre de leur hôtel, va les entraîner dans le monde inquiétant des kamikazes.

  • En période de renouvellement politique, il est important de comprendre les origines, constantes et fonctionnements du système démocratique : tel est le but de cet ouvrage. L'auteur se livre à une véritable redéfinition de la démocratie, rappelant les leçons politiques de la démocratie Athénienne et les analyses des Anciens sur ce « gouvernement du peuple ». Il examine les fonctionnements démocratiques au cours des républiques, notamment la cinquième, ainsi que l'étendue de chaque pouvoir, exécutif, législatif et judiciaire, avant de terminer sur une analyse sociale, politique et philosophique des gouvernants, et des gourvernés dans la démocratie française. L'auteur montre comment le pouvoir politique, même démocratique, ne fonctionne pas toujours dans l'intérêt général. Il souligne l'accroissement inquiétant des scandales politiques, la perte de prestige moral des dirigeants et la difficulté qu'a le peuple à se défaire rapidement de ses « Rois », protégés par de longues années de pouvoir entre deux élections. Toutes ces réflexions conduisent Jacques Bataillard à souligner que le peuple n'est que soi-disant souverain, que tous les États dits démocratiques sont en fait des régimes « mixtes » alternant monocratie, oligarchie et démocratie, et que le suffrage universel ne suffit pas à lui seul à garantir la démocratie, qui reste, de nos jours néanmoins, « la moins mauvaise solution ».

  • Deux enfants à la sensibilité magique, que l'apprentissage de la souffrance rapproche par hasard (Éric vient de perdre son père, Caroline est gravement malade) décident de partir ensemble sur la route, et de rugir à l'univers leurs émotions et leur amour naissant. Doués de pouvoirs particuliers, ils seront recherchés dans leur fuite par toutes les polices de France, et surtout par un jeune lieutenant de gendarmerie qui, en les sauvant, voudrait oublier le souvenir d'une enfant morte sous ses yeux au Cambodge. Une véritable course-poursuite s'engage, particulièrement contre le temps, car la maladie de Caroline s'aggrave de jour en jour. Seront-ils sauvés ? Suspense et poésie, un style fluide, merveilleusement imagé, d'une grande sensibilité : le premier roman d'un jeune auteur de talent.

  • Ce remarquable ouvrage, écrit par un des grands spécialistes de Maupassant, Gérard Delaisement (ancien Inspecteur d'Académie), démontre brillamment que Maupassant « n'était pas un homme du XIXe siècle, malgré les moustaches (...) mais un écrivain d'aujourd'hui ». Organisant sa réflexion en quatre grands chapitres qui rendent compte de l'évolution à la fois thématique et chronologique de la pensée et de la recherche moderne de Maupassant, l'auteur analyse ce concept de modernité, et explique comment l'écrivain, même au début de sa carrière, se situait dans une quête d'écriture qui l'amenait bien au-delà de son temps. Dépassant très tôt la querelle des Anciens et des Modernes, et refusant toute étiquette pour ne célébrer que l'individu, Maupassant se réclame de cette « race d'homme qui tire en avant ». Après un succès littéraire immédiat avec Boule de Suif, que Flaubert qualifie de chef-d'oeuvre, il fut d'abord chroniqueur. Et déjà son « oeil neuf » lui permet d'anticiper les véritables causes des krachs boursiers bien avant que les spécialistes n'en parlent. Il a la même lucidité moderne en politique. Les chroniques développent chez l'écrivain une vision pessimiste de l'homme et du monde. Mais Maupassant ne se contente pas de rester un témoin moderne d'une simple actualité : il accède à travers l'écriture romanesque à l'élaboration progressive d'une « éthique du désenchantement » de Shopenhauer à Cioran. Son désenchantement se traduit par une vision du mal et de l'impossibilité d'être. Dans les grands romans, la relation à autrui est difficile, l'amour est pris au piège, trop attaché à l'influence de la sensualité de l'instant. La femme est vécue comme responsable de cette guerre des sexes qui se termine en apologie du divorce. Le Temps, comme l'Eau deviennent des éléments de la finitude. On retrouvera cette préoccupation du Temps et de l'Eau chez des écrivains contemporains comme Virginia Woolf. Et comme chez cette dernière, mais en avance d'un siècle, ce mal chez Maupassant s'accompagne de nouvelles recherches et conceptions de l'écriture. Profondément moderne aussi cette quête désespérée et cette inexorable acceptation d'un « à vau-l'eau » de la pensée et de l'être, d'une stagnation dans l'attente qui déjà annonce La Nausée de Sartre. Pour tenter d'y échapper, Maupassant écoutera alors d'autres appels, notamment cette tentation du fantastique, qui traduit une dérive métaphysique du conscient. Et une fois encore, les grands contes (Le Horla, La Nuit), tout comme chez Poe, donneront des éclairages modernes sur l'inconscient (L'Autre, Le Miroir) et le Surréalisme (« cet autre lecteur qui est le texte »). C'est alors une obsession, et une domination des objets qui semblent vivre sans « signifier », ce qui n'est pas sans évoquer la théorie lacanienne de la prépondérance du signifiant dans le langage. Bien avant F.S. Fitzgerald, un autre célèbre désenchanté moderne qui appartient à une Génération Perdue, et qui met en balance l'inévitable de l'échec et la détermination à réussir, Maupassant, comme le déclare J.J. Brochier, « s'il savait impossible la victoire de l'individu, pensait quand même que la bataille valait d'être livrée ». Cette bataille est sa Modernité. Valérie Loiret Éditions Rive Droite

  • Vingt-cinq siècles d'histoire de l'Europe, les abîmes qu'elle a souvent connus, les grands événements et les lignes de faîte, sont commentés et analysés dans cet ouvrage de synthèse, souvent émaillé de détails mais essentiellement axé sur la recherche, maintes fois recommencée, de l'unité de notre continent, ce qui rejoint l'actualité la plus brûlante. C'est aussi la réaffirmation du caractère déterminant de certains événements dont l'importance a pu être mise en doute et du rôle capital de nombreux acteurs de cette longue geste, dont les portraits sont alors esquissés. Le récit en est rendu très vivant et la lecture d'autant plus attrayante qu'on y trouve souvent comme un miroir de notre temps.

  • Vingt ans d'absence n'ont pas suffi à effacer les démons de Marianne quand elle rentre dans son village normand. Les regards lourds la replongent dans un passé de souffrance qu'il lui faut de nouveau affronter pour s'en libérer et retrouver l'amitié de Claire.

  • Ouvrage de synthèse, cette histoire des relations tantôt amicales et fécondes, tantôt hostiles et même douloureuses de la France et de l'Italie est une promenade dans le temps qui s'ouvre sur les premières invasions gauloises de la péninsule ; elle propose, à chaque étape, une analyse claire et exhaustive de l'interpénétration des deux pays. Tout lecteur, homme ou femme et quel que soit son âge, y trouvera des périodes, lointaines ou récentes, auxquelles il est attaché ou des héros qui, de César à Charlemagne et de François Ier à Bonaparte et au général de Gaulle, ont fasciné son imagination.

  • Claude, professeur agrégé de mathématiques, près de la retraite, est irrésistiblement attiré par une jolie jeune femme, lors de leur rencontre dans un centre de soins. Pour la première fois, il va tromper son épouse, sans remords, ne résistant pas au mystérieux magnétisme de l'inconnue. Quelques jours plus tard, Claude aura la surprise de sa vie ! Premier roman de Louis Moulia, « La nuit qui suivit l'oral », est une leçon de tolérance, d'amour, de respect de soi et des autres. L'intrigue, volontairement fantastique, est une invitation à la réflexion. Et nous, qu'aurions-nous fait à la place de Claude ?

  • Retrace un siècle d'histoire de la recherche industrielle à Pechiney. Comment une multinationale a-t-elle bâti sa puissance industrielle sur un procédé dont on dit qu'il n'a pas changé dans son principe? Pechiney a-t-elle été une entreprise spécifique en matière de stratégie de recherche? Vise à rassembler l'histoire de l'intégration économique en même temps que l'histoire de la genèse technique.

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