FeniXX réédition numérique (Pierron)

  • Trois fonctionnaires de la sous-préfecture de Thionville vivent les années quatre-vingt à l'ombre des réfrigérants de la centrale nucléaire de Cattenom. Ils découvrent au fil du temps l'affaiblissement de l'État et la puissance et l'arrogance de la technologie triomphante. 26 avril 1986 : à 1 heure 24 minutes, se produit en URSS le plus important incident sur une centrale nucléaire civile : Tchernobyl. À tous, Tchernobyl apportera un regard nouveau sur le nucléaire. Mais la leçon aura-t-elle été tirée pour Cattenom ? L'auteur imagine, sur un fond de guerre du Golfe, revue et corrigée, une alerte rouge à Cattenom. 7 août 1990 : l'Irak envahit le Koweït puis l'Arabie Saoudite. L'Iran se range aux côtés de l'Irak. 15 janvier 1991 : une vague de froid exceptionnelle s'abat sur l'Europe. Le pétrole manque cruellement. Dans les sables de l'Arabie Saoudite, on continue de s'entre-tuer. Les Américains envisagent d'utiliser l'arme nucléaire. Partout le moral s'effondre. 1er février 1991 : le froid persiste. La France manque de courant. La centrale de Cattenom fonctionne au maximum de ses possibilités... et puis, au petit matin, à Thionville on entend des explosions provenant de la centrale nucléaire. Un panache s'élève dans le ciel et, enfin, une colonne bouillante de fumées noires et jaunes... Alerte rouge...

  • Qu'advient-il d'une femme, qui à l'approche de la soixantaine, à l'âge des bilans, des récoltes, de la sérénité, se voit en l'espace de quelques années abandonnée par tout ce qui faisait sa vie : son mari, ses enfants, jusqu'à sa santé ? Si les épreuves qu'elle vient de traverser ont laissé sa raison intacte, son avenir ne peut apparaître que tragique. Mais si les malheurs ont quelque peu dérangé son esprit, alors son grain de folie peut lui tenir lieu de raison, à sa manière, et lui suggérer une réponse qui ne soit pas de désespoir. Tel est le cas de Lucette, qui, une nuit, décide de faire de son personnage devenu insupportable ce qu'on fait d'un fardeau trop lourd : le poser au bord de la route et continuer, avec une charge plus adaptée à ses forces. Elle va changer de nom, d'abord, et prendre le premier qui lui vient à l'esprit : Rosa Luxembourg. Pourquoi ? Pourquoi pas ? Elle va se composer des joies et des soucis à la hauteur de ses moyens, des bonheurs aussi, dans la passion des chats, remontée de son enfance, et de Léo Ferré, qu'elle peut aimer sans risque de trahir ou d'être trahie. Et le système fonctionne, avec des hauts et des bas, et des heurts avec ceux qui ne voient pas la raison dans sa folie, ceux pour qui elle est « la Folle-aux-Chats ». Elle n'attend plus rien, ni personne, à part un chat perdu ou deux de plus, s'ils trouvent un jour le chemin de sa maison. Elle n'attend plus personne, et pourtant, un matin...

  • Sur toile de fond d'Art Nouveau et d'École de Nancy, Hugo Gusly, peintre lorrain, traverse avec truculence et imagination, une période mouvementée de l'histoire de la France. Par une ironie dont seul le sort peut décider, le fruit de son Art qui sera légué à la postérité sera celui d'un « coup de génie », la peinture camouflage ! Les femmes, la ville, la nature, la paix, la guerre, dans un tourbillon entraîneront sa vie d'homme de la cinquantaine et la feront basculer.

  • Cette année-là, le coeur des hauts fourneaux se mit à battre si fort que les cités du pays du fer en ressentirent les vibrations comme une forêt à l'instant du coup de hache fatal... Cette année-là, le coeur de Mario-la-Révolte se mit à battre si fort que celui de Delphine-la-Généreuse lui répondit... Longtemps, bien longtemps après cette année-là, le journaliste Louis Delalande revit, comme à l'envers, les événements dont il fut le témoin. Guidé par un petit cahier rouge auquel Mario avait confié ses colères et ses rêves, au jour le jour, Louis Delalande retrouve les acteurs de la tragédie du pays du fer : Dorande, l'énigmatique directeur de la vieille fonderie de Montrouge, accolée à sa mine comme une sangsue, Benedetti, l'omniprésent et tonitruant dirigeant du syndicat, et aussi Delphine, marquée à tout jamais par ce qu'elle a vécu. Mais, en soulevant les vieilles poussières, et en se livrant à ce jeu de la vérité de Mario, le journaliste court un grand risque... Avec « Noces de fer », Gilbert Mercier signe un roman profondément enraciné dans le minerai lorrain et traversé par le grand souffle de la symphonie inachevée des hauts fourneaux.

  • Migrations, exode, occupation, libération... Une Messine se souvient... En un langage savoureux, non exempt d'érudition, elle nous fait partager son « étonnement de (...) petite fille devenue chroniqueuse », qui, après avoir retracé la « Saga » d'une famille mosellane, soumise à la mouvance des frontières, aux aléas linguistiques de ce pays de marche et... à la vivacité de caractère de son chef, Johann Poppelreiter, réalise qu'elle basculait dans l'histoire et que son récit prenait valeur de témoignage.

  • Une histoire d'amour sur fond de récit historique. 1755. Ce fut ce que les Acadiens ont appelé « Le Grand Dérangement » ! Un euphémisme pour traduire ce qu'aujourd'hui on appellerait un « génocide ». Le gouverneur anglais décida brutalement la déportation des 14 000 Français « neutres ». Certains de ceux-ci fuirent vers le Québec, vers la Louisiane. On ignore encore que plus de 3 000 d'entre eux furent transportés vers l'Europe dans des navires pourris. Ceux qui atteignirent les côtes françaises survécurent comme ils le purent jusqu'au jour où le Marquis de Pérusse des Cars, ardent physiocrate, proposa de les utiliser à défricher ses terres en Poitou. Ce récit évoque la petite « Acadie » reconstituée sur ce territoire français. Raphaël, descendant d'Acadiens, luttera avec courage, intelligence et obstination pour son intégration. Son amour pour Françoise lui permettra-t-il de se confondre dans le « pays de France » ?

  • Au XXIe siècle, Metz, gouvernée de main de maître par le Proconsul Rattus-Rattus XVI, compte un million d'habitants. La ville a bien changé. Un complexe agro-nucléaire est exploité sur une île, près de la Moselle. Un métro relie les quartiers entre eux. La faune et la flore ont bien évolué : on trouve des alligators et des caïmans ; les dattiers et les ananas ont remplacé les mirabelliers... Mais dans cette ville ultramoderne ressurgissent de nombreux éléments du passé. C'est dans ce cadre que Charly, Directeur de la Centrale Nucléaire et Sméralda, Gardienne du Patrimoine et de la Mémoire, vont vivre leur histoire d'amour qui sera quelque peu perturbée lorsque l'ambitieux Proconsul voudra devenir Grand Basiléus et décidera, pour accéder à ce poste, de mettre en oeuvre son Grand Projet. Mais c'était sans compter sur le roi l'Aguigui, seigneur des écolos, qui gouverne une zone franche située en plein coeur de la ville. Alors réapparaîtront les Graoullys...

  • "Si un jour je veux te raconter ma vie, je le ferai, mais alors ce sera à tes risques et périls". Le terrible et lourd secret de Nadège pourra-t-il décourager l'homme qui l'aime ? Cet amour, exacerbé par cette souffrance latente, est-il fait pour durer ? Lui, cherche à apprivoiser cette femme qui traîne un sourd mal de vivre, cet être excessif car désemparé. "Nadège avait le goût de la liberté. Je dirais même qu'elle avait un goût maladif, viscéral, presque animal, pour la liberté. Pour une liberté morale, bien-sûr, mais aussi pour une liberté essentiellement physique. Par exemple, elle n'aimait pas se sentir trop longtemps emprisonnée par mes bras..." Il est des vies qui ne sont faites que d'excès, comme pour exorciser une trop grande douleur ; il est des blessures qui ne se soignent que par la brûlure. Un amour qui a pour décors le "Pays haut", la Vierge de Hayange, l'Alsace aussi, Guebwiller ; lieux foulés par les souvenirs.

  • Loïc, jeune ouvrier anglais sans travail, vient de perdre son amie Lucy et, désemparé, se réfugie en France. Ses pas le conduisent dans le Jura, où il participe aux travaux d'un camp d'accueil de réfugiés cambodgiens. Il y rencontre Natacha, l'étudiante, mais aussi Duc, un réfugié vietnamien qui attend désespérément sa femme Thuy et ses deux filles. En mer de Chine, Thuy lutte pour sa survie, avec l'espoir d'arriver en France et de retrouver Duc. Loïc, Natacha, Duc, Thuy sont happés par leur destin. Venues d'horizons différents, leurs routes convergent, ce qui donne à leurs sentiments une intensité particulière. Ce roman est à la rencontre des grandes aventures de notre temps : l'exode des réfugiés, la difficile insertion au travail et, dans la société, la liberté des relations entre les êtres, l'espérance possible...

  • « J'étais troublé par cette photographie. Un malaise indéfinissable s'insinuait en moi. Comme si cette scène me concernait. Personnellement. Et d'un coup, je compris pourquoi. Au premier plan, un homme, le visage dur, paraissait conduire le sinistre cortège. Or, cet homme ressemblait à Georges Gravin, mon oncle. » Parce qu'il a vu une certaine photo dans un magazine, Amaury veut connaître le secret de sa famille. Il partira pour la ville de Romart et dans une quête initiatique fouillera le passé, mettant au jour, les destins croisés de deux femmes bouleversantes, Eve-Angéline et Élise. Une blessure d'espérance...

  • Un train part de Marseille vers Metz. Dans l'un de ses compartiments, voyagent des personnes apparemment sans histoires. Alexandre, journaliste, fait la connaissance de Tamara, une jeune femme qui va changer sa vie. Elle adore écrire et prépare un roman sur l'encre. Ce petit liquide qui noircit les pages, rêve d'être reconnu. Amoureuse du mot, l'encre lui décrit ses courbes, ses envolées et ses petits bonheurs attrapés dans les textes. Pour séduire le mot, elle déploie son talent. Elle nous invite à entrer dans le monde secret de l'écriture, cet étrange mystère des relations humaines. Dans le train, Tamara et Alexandre apprennent à se connaître. Leurs premières rencontres sont délicieuses, mais des événements étranges vont les séparer. Les mots s'emmêlent avec plaisir pour nous conter ces deux histoires d'amour.

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