FeniXX réédition numérique (Librairie des Méridiens)

  • Dénoncer l'invisibilité du travail domestique et son attribution exclusive aux femmes, n'a plus à être fait. Mieux encore, le poids du travail domestique dans l'économie nationale a été reconnu et même mesuré, et on sait maintenant que les économies les plus développées s'appuient sur l'existence d'un secteur productif non marchand. Pourtant, dès qu'on va y voir de plus près, les paradoxes surgissent. L'activité domestique est bien un travail, et cependant celui-ci ne peut être défini au moyen des catégories de l'analyse économique. Les femmes s'occupent des enfants, de la maison, de la cuisine depuis des siècles, et, pourtant, il y a une histoire des formes familiales et de la division du travail entre les sexes. Le travail domestique s'exerce dans des rapports interindividuels au sein de la famille, pourtant c'est l'ensemble des femmes qui l'assure. Qu'hommes et femmes partagent les tâches domestiques, et un grand pas sera fait vers l'égalité des sexes, pense-t-on, mais le travail domestique se laisse-t-il découper en tâches, et est-ce bien du travail domestique que font les hommes lorsqu'ils y participent ? Par une analyse systématique des pratiques des femmes et des hommes, au sein de familles socialement différenciées, les auteurs dénouent ces apparentes contradictions, et font apparaître la spécificité socio-économique de l'activité domestique : forme de travail radicalement différente du travail salarié, mais néanmoins intrinsèquement liée à l'existence de celui-ci.

  • Dénoncer l'invisibilité du travail domestique et son attribution exclusive aux femmes, n'a plus à être fait. Mieux encore, le poids du travail domestique dans l'économie nationale a été reconnu et même mesuré, et on sait maintenant que les économies les plus développées s'appuient sur l'existence d'un secteur productif non marchand. Pourtant, dès qu'on va y voir de plus près, les paradoxes surgissent. L'activité domestique est bien un travail, et cependant celui-ci ne peut être défini au moyen des catégories de l'analyse économique. Les femmes s'occupent des enfants, de la maison, de la cuisine depuis des siècles, et, pourtant, il y a une histoire des formes familiales et de la division du travail entre les sexes. Le travail domestique s'exerce dans des rapports interindividuels au sein de la famille, pourtant c'est l'ensemble des femmes qui l'assure. Qu'hommes et femmes partagent les tâches domestiques, et un grand pas sera fait vers l'égalité des sexes, pense-t-on, mais le travail domestique se laisse-t-il découper en tâches, et est-ce bien du travail domestique que font les hommes lorsqu'ils y participent ? Par une analyse systématique des pratiques des femmes et des hommes, au sein de familles socialement différenciées, les auteurs dénouent ces apparentes contradictions, et font apparaître la spécificité socio-économique de l'activité domestique : forme de travail radicalement différente du travail salarié, mais néanmoins intrinsèquement liée à l'existence de celui-ci.

  • On reparle du civisme, ce qui ne signifie pas qu'on le pense. Et pourtant, ce devrait être la première chose à faire, si l'on ne veut pas que les évidences du consensus (« les citoyens doivent avoir l'esprit civique ») l'emportent à trop bon compte sur celles de la critique (« l'appel à l'esprit civique est un masque de la domination »). Peut-on agir en société, sans faire légitimer son action par une communauté civile quelconque ? Et cette communauté légitimante se présente-t-elle toujours sous les mêmes aspects ? À ces deux questions, ce livre répond par la négative, ce qui permet à la fois de montrer que le consensus n'est pas un cas limite de la pratique civile, mais plutôt la condition de sa réalisation ; et d'expliquer pourquoi, cependant, le civisme des uns est, si souvent, l'incivisme des autres. La quête de légitimité, coextensive aux ententes qui assurent la conduite des affaires ordinaires de l'existence, est aussi au fondement de ses conflits les plus violents, Les effets extra-ordinaires de certains civismes particulièrement virulents, peuvent donc déjà être lus, dans les formes les plus ténues du civisme ordinaire.

  • On reparle du civisme, ce qui ne signifie pas qu'on le pense. Et pourtant, ce devrait être la première chose à faire, si l'on ne veut pas que les évidences du consensus (« les citoyens doivent avoir l'esprit civique ») l'emportent à trop bon compte sur celles de la critique (« l'appel à l'esprit civique est un masque de la domination »). Peut-on agir en société, sans faire légitimer son action par une communauté civile quelconque ? Et cette communauté légitimante se présente-t-elle toujours sous les mêmes aspects ? À ces deux questions, ce livre répond par la négative, ce qui permet à la fois de montrer que le consensus n'est pas un cas limite de la pratique civile, mais plutôt la condition de sa réalisation ; et d'expliquer pourquoi, cependant, le civisme des uns est, si souvent, l'incivisme des autres. La quête de légitimité, coextensive aux ententes qui assurent la conduite des affaires ordinaires de l'existence, est aussi au fondement de ses conflits les plus violents, Les effets extra-ordinaires de certains civismes particulièrement virulents, peuvent donc déjà être lus, dans les formes les plus ténues du civisme ordinaire.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'introduction dans les entreprises de nouvelles technologies transforme profondément le sens donné au travail. Une étude de cas : celui de l'évolution des transports urbains de masse parisiens permet de dégager plusieurs résultats. Les données antérieures reposaient sur des métiers aux caractéristiques précises, sur des pratiques et des représentations individuelles et collectives de groupes socioprofessionnels spécifiques et nombreux, sur des sociabilités endogènes fortes constituant des « blocs sociotechnologiques » induits, sur le long terme, par un certain croisement du technologique et du social. Les technologies nouvelles découpent ces données construites sur l'épaisseur historique pour susciter l'émergence d'autres blocs. Polyvalence et flexibilité tendent à remplacer les qualifications segmentées antérieures. La réduction des postes induit un certain dépérissement des sociabilités internes et un glissement vers les interactions extérieures à l'entreprise. L'analyse approfondie de ces mutations nécessite l'étude des pratiques et des représentations allouées au concept de travail. Pour aborder ce champ, la démarche « socioanthropologique » proposée croise des problématiques et méthodes sociologiques avec des résultats de l'anthropologie (immersion dans les milieux d'entreprise, symbolique et ritualisation des quotidiennetés...) appliquées aux sociétés industrielles.

  • Ce temps, apparu avec l'industrialisation, est un fait social, de plus en plus valorisé, créateur de nouveaux rapports sociaux.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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