Sciences humaines & sociales

  • Nous avons besoin d'histoire car il nous faut du repos. Une halte pour reposer la conscience, pour que demeure la possibilité d'une conscience - non pas seulement le siège d'une pensée, mais d'une raison pratique, donnant toute latitude d'agir. Sauver le passé, sauver le temps de la frénésie du présent : les poètes s'y consacrent avec exactitude.

  • Ce n'est ni en défaisant l'État social ni en s'efforçant de le restaurer comme un monument historique que l'on trouvera une issue à la crise sociale et écologique. C'est en repensant son architecture à la lumière du monde tel qu'il est et tel que nous voudrions qu'il soit. Et, aujourd'hui comme hier, la clé de voûte sera le statut accordé au travail. Face à la faillite morale, sociale, écologique et financière du néolibéralisme, l'horizon du travail au xxie siècle est celui de son émancipation du règne exclusif de la marchandise. Comme le montre le cas du travail de recherche, les statuts professionnels qui ont résisté à la dynamique du Marché total ne sont donc pas les fossiles d'un monde appelé à disparaître, mais bien plutôt les germes d'un régime de travail réellement humain, qui fasse place au sens et au contenu du travail - c'est-à-dire à l'accomplissement d'une oeuvre.

  • Le processus de mondialisation ouvre des possibilités inédites, mais suscite aussi des menaces pour l'être humain et l'ensemble de l'écosystème, provoquant ainsi un repli souverainiste dans un monde de plus en plus « déboussolé ». Quelle place, donc, pour un humanisme juridique au sein de la gouvernance mondiale ? Mireille Delmas-Marty confronte au récit de l'effondrement celui de la mondialité, communauté de destin unie et solidaire dans sa pluralité. Au croisement des droits nationaux et du droit international, elle revisite trois voies qu'elle avait explorées près de dix ans auparavant : résister à la déshumanisation, responsabiliser les acteurs globaux et anticiper les risques à venir. Ponctuée de nouveaux commentaires, et relue sous l'angle d'une « boussole des possibles », cette leçon de clôture prononcée en 2011 se révèle d'une actualité saisissante.

  • Ce que l´État social nous donne à voir, c´est tout à la fois l´armature de solidarités qui en un siècle ont profondément transformé nos manières de vivre ensemble, et le jeu de forces puissantes qui ébranlent cet édifice institutionnel et menacent de le mettre à bas. Ce sont ces forces qu´il s´agira d´essayer de comprendre, ainsi que leur impact prévisible. Mais avant d´analyser les maux qui assaillent l´État social on commencera par prendre la mesure de sa grandeur historique et institutionnelle. Partant du témoignage de Franz Kafka, qui consacra sa vie professionnelle à la mise en oeuvre de la loi sur les accidents du travail en Autriche-Hongrie, Alain Supiot nous propose un diagnostic de l´État social en Europe et nous aide ainsi à réfléchir aux solutions qui pourraient permettre de le réformer.

  • Faits et valeurs

    Abbott Andrew

    Depuis que la sociologie s'est édifiée en discipline, la question de l'articulation entre pensée empirique et pensée normative - entre faits et valeurs - y occupe une place à la fois centrale et problématique. La multiplicité et la diversité des « ontologies » semblent en effet n'avoir offert aucune perspective totalement satisfaisante, laissant cette question en suspens. D'Émile Durkheim à Max Weber, Andrew Abbott revisite les théories classiques qui se sont construites en réaction au dualisme kantien des trois Critiques, pour poser les jalons de sa propre théorie du processus social. Il tente ainsi de dépasser l'opposition stricte entre le monde des faits et celui des possibilités et des valeurs : entre l'historicisme (Karl Marx) et les thèses du droit naturel et de l'économie scientifique (Alfred Marshall). Au fil d'une réflexion ponctuée d'exemples concrets et de métaphores éclairantes, les fondements d'un nouveau « processualisme » se dessinent peu à peu. Cette approche du monde social prône l'instauration d'un dialogue dynamique entre faits et valeurs - entre passé et futur - pour saisir le flux des processus historiques qui interagissent en permanence au sein d'un présent « épais ».

  • Le problème de notre temps n'est pas de choisir entre globalisation et repliement identitaire : on ne peut ignorer ni la diversité des pays, ni leur interdépendance croissante face aux périls écologiques et sociaux qui les affectent tous. La langue française permet de dépasser ce faux dilemme avec la distinction qu'elle autorise entre globalisation et mondialisation. Globaliser, c'est oeuvrer au règne du Marché, de la croissance illimitée, de la flexibilisation du travail et de l'hégémonisme culturel. Mondialiser consiste à établir un ordre mondial respectueux de notre écoumène, du travail humain et de la diversité des peuples et des cultures. Le présent ouvrage explore cette perspective à la lumière de l'oeuvre visionnaire de Simone Weil. Il revisite ses réflexions sur l'enracinement, la liberté et l'oppression, pour penser tour à tour notre « milieu vital » (dont la destruction s'accélère aujourd'hui), le concert des civilisations, les conditions d'un travail non servile, ainsi que les bons et mauvais usages du droit.

  • Qu'en fut-il de l'architecture et de l'urbanisme sous l'Occupation ? Si les travaux sur la France de Vichy foisonnent, le champ architectural et urbain est longtemps resté ignoré. Les politiques conduites en la matière ne sauraient se mesurer à la quantité d'édifices réalisés, mais plutôt à l'ampleur des réorganisations administratives - telle la création de l'Ordre des architectes en décembre 1940 - ou à l'abondante production de textes et de plans. Les architectes furent-ils majoritairement collaborateurs et profiteurs de guerre, dans des contextes allant de la spoliation des biens des Juifs à la pressante reconstruction des villes détruites ? Quel rôle jouèrent des architectes comme Le Corbusier ou Auguste Perret ? Quelle place les langages architecturaux ont-ils réservé au moderne et à la tradition ? Quel enseignement dispensait-on dans les écoles ? Sans prétendre en dévoiler toutes les continuités et les ruptures, l'ouvrage pose de front la question des politiques architecturales et urbaines mises en oeuvre sous le régime de Vichy, de leurs origines et de leur héritage.

  • Dans ses Questions romaines, Plutarque convie son lecteur à une promenade à travers Rome, chaque station étant à la fois l'occasion d'observer des éléments d'architecture et d'aborder un thème en lien avec la vie, la culture, la politique ou la religion. C'est du moins à partir de cette lecture « topographique » élaborée par John Scheid que s'est noué un dialogue entre l'historien et son collègue, le biologiste Alain Berthoz, dialogue étendu à un vaste parcours pluridisciplinaire autour des arts de la mémoire et des images mentales. Couramment pratiquée dès l'Antiquité, la méthode des arts de la mémoire prend différentes formes au cours du temps, du théâtre de mémoire de la Renaissance à la poésie classique et contemporaine, des sciences sociales à l'architecture et à l'urbanisme, ou encore dans les neurosciences et les sciences cognitives, avec la mise en évidence des bases neurales de l'orientation. L'itinéraire proposé par ce livre nous révèle une dimension fascinante de notre histoire culturelle, toujours vivante à l'ère du numérique.

  • Quelle relation la littérature du Moyen Âge entretient-elle avec le temps et la mémoire ? Quelle est la place de la religion et de la spiritualité dans cette littérature ? Peut-on concevoir la poésie comme un récit ? Michel Zink, dans sa leçon de clôture au Collège de France, jette un regard rétrospectif sur ses vingt-deux années d'enseignement. Les grands thèmes ayant servi de fil conducteur à ses cours y sont analysés, et en tout premier lieu le temps : le regard que porte la littérature médiévale sur son propre passé, l'imbrication du temps subjectif et du temps de l'histoire, la réception moderne de ces textes anciens. Des questions de poétique ensuite : poésie et récit, anonymat et sujet poétique, poésie et nature. Enfin, la constante imprégnation religieuse des lettres médiévales, qui brouille la notion même d'une littérature profane.

  • Prenant son véritable essor au xixe siècle avec la découverte de milliers de papyrus en Égypte, la papyrologie consiste à étudier les textes grecs et latins écrits sur un support transportable (papyrus, tessons de poterie, tablettes de bois ou parchemin). Alors que les inscriptions et les sources littéraires peuvent présenter une image normative, idéalisée ou parfois déformée des individus, les papyrus - aussi fragmentaires soient-ils - nous font entrer dans leur quotidien, rendant possible une archéologie de leurs pratiques culturelles. Tenter de déchiffrer « ces lambeaux, gardiens de la mémoire des hommes », pour paraphraser Léonard de Vinci, tel est le défi du papyrologue, qui ne cesse ainsi de renouveler notre connaissance du passé.

  • Comment trois siècles de continuelles invasions, d'Alexandre le Macédonien aux Kouchans, ont-ils involontairement favorisé un bouleversement religieux et artistique extraordinaire en Inde du Nord ? Gérard Fussman fait ici le bilan de soixante années de recherches internationales qui ont profondément transformé notre perception de l'histoire ancienne de la péninsule indienne. Il y évoque les circonstances de la création d'une représentation anthropomorphique du Buddha et de la diffusion du bouddhisme en Asie centrale et en Chine continentale, aujourd'hui dans le monde entier. Il revient aussi sur son parcours personnel et intellectuel d'enfant d'immigrés.

  • Par essence interdisciplinaire, l'histoire des idées construit des ponts entre des domaines qui, d'ordinaire, ne se rencontrent pas. Mais quelles relations l'histoire des idées entretient-elle exactement avec la critique littéraire et la philosophie ? Est-elle ce vers quoi nous devons nous tourner ou, au contraire, ce dont nous devons nous prémunir lorsque nous cherchons à comprendre les mutations intellectuelles collectives sur la longue durée ? Ce volume, qui réunit philosophes, spécialistes de littérature et historiens, aborde l'histoire des idées à travers ses écoles, ses oeuvres et des figures atypiques telles que celles d'Étienne Gilson, Arthur O. Lovejoy, Hippolyte Taine, Anatole France, Isaiah Berlin, Paul Bénichou, Paul Hazard, Michel Foucault ou encore Martin Heidegger. Il brosse ainsi un portrait critique d'une discipline aux contours imprécis, qui a connu bien des variantes méthodologiques et soulevé bien des problèmes tout au long du xxe siècle et jusqu'à aujourd'hui.

  • Dans les lettres médiévales se cristallisent toutes les associations entre le passé et la littérature, tous les indices qu´un lien essentiel unit la notion de littérature au sentiment du passé. La curiosité qu´a éveillée la littérature du Moyen Âge depuis sa redécouverte à l´aube du romantisme suppose de telles associations. Les formes de cette littérature elle-même recèlent de tels indices. Ils invitent à embrasser d´un même regard l´intérêt de l´époque moderne pour le passé médiéval et les signes du passé dont le Moyen Âge marque sa propre littérature. Bien plus, ils invitent à chercher dans la relation avec le passé un critère de définition de la littérature, tâche tout particulièrement nécessaire s´agissant d´une époque où le mot ne s´entend pas dans son acception moderne et où l´existence même de la notion correspondante n´est pas assurée.

  • En 1420, l'île de Korcula (aujourd'hui en Croatie) passe sous la domination de Venise. Ses archives, d'une richesse exceptionnelle, permettent de dresser le tableau d'une société vivant en bordure de l'empire maritime vénitien au xve siècle : comment ce microcosme de paysans et de bergers, de pêcheurs et de marins commerçants, de patriciens et de populares a-t-il été transformé par son insertion dans l'espace contrôlé par la grande puissance méditerranéenne ? Oliver Jens Schmitt enrichit l'approche historique classique par les détails d'une micro-histoire dans laquelle dimensions sociales, économiques et politiques se juxtaposent et se mélangent. On voit comment le doge de Venise intervient dans l'histoire tumultueuse des amours de Dragaci´c et de Franusa. Et, grâce aux procès-verbaux des gardes champêtres et aux registres du port, on comprend la vie quotidienne de l'île, avec ses histoires d'incendies, de contrebande et de moutons volés, à la frontière des mondes méditerranéen et adriatique. Entre la toute-puissante Venise et ce petit monde de paysans et de marins, c'est un jeu permanent de négociation du pouvoir qui règle la vie de l'île et de ses habitants.

  • Chaque époque invente une nouvelle façon d´écrire l´histoire ou, à tout le moins, cherche à éclairer le présent en interrogeant différemment le passé. Étant confronté à l´évolution rapide et imbriquée des économies et des techniques, nous ressentons le besoin de retracer les vicissitudes des époques antérieures, particulièrement de l´Antiquité où un niveau relativement élevé de développement de la production et des échanges a été atteint. L´historien se trouve confronté à un manque cruel de sources écrites sur l´histoire des techniques et l´histoire économique, mais il est une catégorie de documents qui s´accroît quotidiennement et qui doit être pleinement versée au débat : l´archéologie. Elle seule en effet livre aujourd´hui des séries de documents interprétables en termes d´histoire des techniques et d´histoire économique. Le renouveau de ces études doit donc se fonder principalement sur l´archéologie, seule à commencer à offrir des séries continues et quantifiables.

  • Partant des grandes évolutions de la coopération sanitaire au cours des vingt dernières années, Dominique Kerouedan s´intéresse à la façon dont les transformations de la gouvernance mondiale dans le domaine de la santé permettent de répondre aux réalités

  • La cognition humaine obéit à de strictes lois, qui n'épargnent pas même les aspects les plus subjectifs de notre perception consciente. Je crois profondément à un renouveau du programme psychophysique de Fechner, Wundt, Ribot ou Piéron, qui, devenu « neuro-physique », viendrait s'ancrer au niveau neuronal. Nous avons l'immense chance de vivre un temps où les avancées conjointes de la psychologie et de la neuro-imagerie cognitives laissent entrevoir de rendre enfin visible, comme à crâne ouvert, l'invisible de la pensée.

  • Le travail crée et transforme le monde social. Son incarnation la moins prévisible et la plus admirée. Son incarnation la moins prévisible et la plus admirée, l'invention artistique et scientifique, semble défier l'analyse causale et les régularités statistiques. Bien plus que l'exploitation des processus conscients et l'infraconscients de l'inventivité individuelle, c'est l'écologie sociale du travail créateur qui donne prise à l'analyse sociologique. Celle que propose Pierre-Michel Menger distingue trois caractéristiques essentielles : une différenciation illimitée des productions, des mécanismes de concurrence exploitant l'incertitude de la réussite et une concentration disproportionnée des gains et des réputations.

  • Les traces numériques de l'activité des individus, des entreprises, des administrations, des réseaux sociaux sont devenues un gisement considérable. Comment ces données sont-elles prélevées, stockées, valorisées, et vendues ? Et que penser des algorithmes qui convertissent en outil de contrôle et de persuasion l'information sur les comportements, les actes de travail et les échanges ? Les big data sont-elles à notre service ou font-elles de nous les rouages consentants du capitalisme informationnel et relationnel ? Les sciences sociales enquêtent sur les enjeux sociaux, éthiques, politiques et économiques de ces transformations. Mais elles sont elles aussi de plus en plus consommatrices de données numériques de masse. Cet ouvrage collectif explore l'expansion de la traçabilité numérique dans ces deux dimensions, marchande et scientifique. L'ouvrage est dirigé par Pierre-Michel Menger, professeur au Collège de France et titulaire de la chaire « Sociologie du travail créateur », et par Simon Paye, maître de conférences à l'université de Lorraine, sociologue du travail et des groupes professionnels.

  • « Ma grande église et ma petite chapelle » : c'est ainsi que Gaston Paris, illustre médiéviste, désignait en 1894 le Collège de France et l'École pratique des hautes études, les deux établissements entre lesquels il partagea son enseignement. Fondées respectivement en 1530 et en 1868, ces deux maisons de la « science en voie de se faire » (Ernest Renan) n'ont cessé d'entretenir des liens presque symbiotiques : de très nombreux enseignants sont passés de l'une à l'autre ou ont exercé simultanément dans les deux. Ce sont ces affinités électives que ce livre, issu d'un colloque organisé au Collège de France lors du cent-cinquantenaire de l'EPHE, tente de mettre en lumière à travers des études sur l'histoire de ces deux institutions, des bilans par discipline (grammaire comparée, histoire des religions, anthropologie, sinologie, assyriologie, égyptologie) et des portraits de quelques personnalités marquantes (Ernest Renan, Gaston Paris, Abel Lefranc, Sylvain Lévi, Louis Robert). Au-delà de l'anecdotique, de la prosopographie ou des hasards des croisements institutionnels, ces études sont l'occasion de réfléchir sur le rôle conjoint de ces deux établissements dans l'histoire des savoirs.

  • Ce premier de cinq volumes est le résultat d'une longue quête des archives françaises sur la Corée depuis le milieu du 19e siècle. Ces documents permettent une meilleure compréhension de ce royaume jusqu'à son occupation par le Japon en 1910.

  • En 1992, la convention de Rio sur la diversité biologique reconnaissait officiellement et pour la première fois l´importance des savoirs autochtones face aux grands défis écologiques et humanistes des décennies à venir. Si les peuples traditionnels sont désormais officiellement reconnus dans l´espace politique et les institutions internationales, les différents acteurs - peuples autochtones, ONG, États et scientifiques - ont parfois des pratiques et des visions radicalement différentes, notamment en matière d´utilisation et de rémunération des ressources génétiques et d´exploitation des brevets qui y sont liés. Si l´un des objectifs de la convention de Rio est « le partage juste et équitable des bénéfices issus de l´utilisation des ressources génétiques », les efforts traditionnels de conservation et les préoccupations économiques ne font pas toujours bon ménage. Dans ce contexte, les recherches sur la nature, les programmes et les régimes des savoirs traditionnels deviennent cruciales. Nous ne sommes pas en présence d´un seul mode d´accès à la connaissance, mais bien d´une pléthore de régimes de savoir qu´il faut encore connaître. Ignorer ces dimensions, c´est mettre en danger la continuité des systèmes de savoirs autochtones.

  • La notion d´Asie centrale a émergé tardivement : ce n´est qu´à partir de 1825 qu´elle vient supplanter celle de « Tartarie », souvent associée à la terreur mongole. Au XXe siècle, deux courants archéologiques ont profondément contribué au renouvellement des études sur cette région : l´école française, portée par la Délégation archéologique française en Afghanistan, et l´école soviétique des grandes expéditions pluridisciplinaires. La redécouverte des deux langues principales de la région, le sogdien et le bactrien, a également fait avancer considérablement les recherches sur cette aire culturelle qui englobe le Turkménistan, l´Ouzbékistan, le Tadjikistan, le Kazakhstan, le Kirghizistan et l´Afghanistan.

  • © Librairie Arthème Fayard et Collège de France, 2014.ISBN : 978-2-213-68448-2Les Leçons inaugurales dans la collection Collège de France/FayardDepuis 2003, les Leçons inaugurales du Collège de France sont publiées dans la collection Collège de France / Fayard. Quelques leçons antérieures y ont été également republiées.164. Serge HarochePhysique quantique (2001)165. Jacques LivageChimie de la matière condensée (2002)166. John ScheidReligions, institutions et société de la Rome antique (2002)167. Roland RechtL’objet de l’histoire de l’art (2002)169. Christine PetitGénétique et physiologie cellulaire (2002)170. Édouard BardÉvolution du climat et de l’océan (2003)171. Stuart EdelsteinLes mécanismes de la transduction du signal en biologie (2003)172. Mireille Delmas-MartyÉtudes juridiques comparatives et internationales du droit (2003)173. Pierre-Louis LionsÉquations aux dérivées partielles et applications (2003)174. Jayant Vishnu NarlikarFaits et spéculations en cosmologie (2003)175. Michael EdwardsÉtude de la création littéraire en langue anglaise (2003)176. Theodor BerchemTradition et progrès. La mission de l’Université (2004)177. Henry LaurensHistoire du monde arabe contemporain (2004)178. Denis KnoepflerApports récents des inscriptions grecques à l’histoire de l’Antiquité (2004)179. Jean-Louis MandelGènes et maladies : les domaines de la génétique humaine (2004)180. Celâl SengörUne autre histoire de la tectonique (2004)181. Sandro StringariL’aventure des gaz ultra-froids : condensation de Bose-Einstein et superfluidité (2005)182. Gabriele VenezianoGravitation, relativité, mécanique quantique : la grande synthèse est-elle proche ? (2005)183. Christian de PortzamparcArchitecture : figures du monde, figures du temps (2006)184. Maurice BlochL’anthropologie cognitive à l’épreuve du terrain. L’exemple de la théorie de l’esprit (2006)185. Thomas PavelComment écouter la littérature ? (2006)186. Stanislas DehaeneVers une science de la vie mentale (2006)187. Jon ElsterRaison et raisons (2006)188. Antoine CompagnonLa littérature, pour quoi faire ? (2006)189. Daniele VitaliLes Celtes d’Italie (2006)190. Jean-Paul ClozelLa biotechnologie : de la science au médicament (2007)191. Pascal DusapinComposer. Musique, paradoxe, flux (2007)192. Guy OrbanLa vision, mission du cerveau. Les trois révolutions des neurosciences cognitives (2007)193. Michel DevoretDe l’atome aux machines quantiques (2007)194. Alain ProchiantzGéométries du vivant (2007)195. Roger ChartierÉcouter les morts avec les yeux (2007)197. Gérard BerryPourquoi et comment le monde devient numérique (2008)198. Pierre MagistrettiLa neuroénergétique : de la synapse à l’image (2008)199. Michel BrunetOrigine et histoire des hominidés. Nouveaux paradigmes (2008)200. Philippe SansonettiDes microbes et des hommes. Guerre et paix aux surfaces muqueuses (2008)201. Anne ChengHistoire intellectuelle de la Chine (2008)202. Esther DufloExpérience, science et lutte contre la pauvreté (2009)

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