Champ social Editions

  • [Actes du Colloque National (2010) organisé par le Collège de Psychologie et des Psychologues du Centre Hospitalier Charles Perrens.]
    Plus de trente psychologues cliniciens, venus de la France entière, étaient présents pour témoigner de leur pratique à l'hôpital. Durant les deux journées du colloque, praticiens, chercheurs, universitaires, ont échangé sur les orientations actuelles du métier de psychologue et de la psychologie. L'ouvrage retrace la dynamique de ce Colloque national, à travers la reprise des interventions, toutes vives et riches d'enseignements, sur le thème du nouveau dans la profession de psychologue hospitalier. Pluralisme des orientations, multiplicité des approches et des interventions, cet ouvrage offre un panorama conceptuel et clinique unique sur l'actualité de ce métier. Il constitue tout aussi bien un outil majeur pour l'étudiant en psychologie qui souhaite découvrir les professionnels en situations, qu'une source indispensable de réflexions et d'informations pour le clinicien ou le chercheur en psychologie.

  • Fresque collective, cet ouvrage a pour ambition de témoigner d'une pratique pédopsychiatrique institutionnelle insistant sur une double dimension : L'accueil et le refuge d'une part, l'insertion et les interactions sociales d'autre part. Ouvert en 1977 à Spy, petit village du namurois disposant encore de divers commerces, les Goélands ont toujours tenu à être dans la vie sociale évitant à la fois un isolement rural et la trépidation urbaine. Dans le centre du village, l'hôpital occupe quatre lieux distincts et accueille 12 enfants et 14 adolescents psychotiques, autistes, tous en très grande souffrance psychique et dont le rapport au monde est particulièrement perturbé, insécurisé, instable. Ces expressions extrêmes, insoutenables mêmes parfois dans le cadre familial, rendent indispensables une hospitalisation, souvent de longue durée (3 ans).

  • Les républiques d'enfants ont existé dans des pays et des contextes politiques différents.
    Leurs fondateurs ont soutenu le projet de libération et d'émancipation de l'enfant dans un cadre démocratique. Aujourd'hui de telles expériences peuvent surprendre car l'enfant y est convoqué à une place de « citoyen » qui fait de lui un sujet que l'on ne se contente pas seulement d'instruire de ses droits et de ses devoirs envers lui-même et les autres mais qui prend une part active dans l'administration et le règlement de la communauté dans laquelle il vit. Le projet des républiques d'enfants anticipe d'ailleurs l'avènement après la deuxième guerre mondiale des droits de l'enfant et va beaucoup plus loin dans l'exercice actif de ces droits et de l'apprentissage de son autonomie. L' enfant en effet ne saurait être reconnu comme un citoyen, comme un sujet de droit, dans une société dont les fondements ne sont pas démocratiques mais inversement une société ne saurait se penser comme démocratique si elle n'accorde pas à l'enfant un vrai statut de citoyenneté.

  • La santé mentale est au coeur d'un combat politique, d'un enjeu de contrôle social de la population. Le fou continue de déranger profondément l'ordre néolibéral, et sa culture de l'efficience. Décrypter à travers une douzaine d'interventions thématiques sur des situations concrètes ce qui se cache derrière les belles formules des protocoles de soins psychiatriques du DSM ; interroger la folie du monde et sa traduction en guides de bonne pratique à partir du regard singulier du géographe ; creuser les discours de la méthode scientiste où la statistique et les preuves supposées scientifiques remplacent la clinique de la parole et masquent l'intention idéologique propre au néolibéralisme d'un contrôle social sur la population et sur les différences, n'est pas un réflexe de paranoïaque, mais la tentative parfois désespérée de redonner une éthique et un sens à la santémentalisation de la psychiatrie, qui tente d'éradiquer la psychanalyse et la pédopsychiatrie, à réduire la psychiatrie à une « spécialité comme une autre », qui gère et ne soigne plus les laissés-pour-compte du développement inégal, dans un monde où la moyenne et les groupes homogènes ont remplacé progressivement l'anamnèse médicale, le sujet et son inconscient.
    Alerter chacun sur les risques de la privatisation de la santé publique et mentale, au profit d'une technostructure médicale mondialisée sans âme, l'hôpitalentreprise, tourné vers la biologie et les laboratoires, préfigurant le transhumanisme qui se trame vite et sans bruit dans les start-up hors-sol de la Silicon Valley : est-ce vraiment perdu d'avance que chercher à comprendre pour agir ?

  • Baisse de la participation électorale dans l'Hexagone en général, et dans les quartiers dits sensibles en particulier, désaffection lignement des catégories populaires vis-à-vis des partis de gauche, montée des votes protestataires, inscription durable du Front national dans le paysage politique : sont les symptômes les plus évidents d'une société et d'un lien électoral et politique tous deux sous tension. Pourtant, on assiste dans le même tempss faits à une modification en profondeur du rapport au politique, entraînant dans son sillage avec à la fois des aspects négatifs, bien connus, mais aussi des conséquences positives. Ainsi, si les citoyens sont plus critiques et défiants, mais c'est parce qu'ils sont plus également plus exigeants et mieux informés. Ils votent moins par sentiment de « devoir », mais peuvent en revanche s'impliquer davantageparticiper plus d'autres manières et par via d'autres canaux.
    L'objectif de ce livre collectif est de présenter proposer un portrait de cette nouvelle France politique à la lumière des élections de 2012, mais pas seulement : il analyse les données actuelles à la lumière aussi au miroir des évolutions constatées depuis 25 ans tant en termes de nouveaux clivages sociaux que des évolutions majeures sur le plan des en valeurs. Il fait le point sur des sujets aussi importants que le rapport des catégories populaires au vote et l'émergence politique des nouvelles inégalités, notamment la question de la diversité, les recompositions de la citoyenneté, les ressorts des votes FN, les transformations de la gauche et de la droite, notamment. Se dessine ici le portrait d'une nouvelle démocratie française.

  • La victimologie se définit comme le champ de recherche fondamentale et appliquée du traumatisme individuel ou collectif d'origine naturelle ou provoquée. La psychocriminologie circonscrit les mêmes champs de recherche au sujet des comportements violents, délictueux et criminels. L'approche clinique de ces deux disciplines évalue les enjeux psychiques à l'oeuvre sur le plan sémiologique, diagnostic, pronostic et thérapeutique. La victimologie et la psychocriminologie entretiennent des liens de recherche avec la médecine légale clinique et le droit pénal. Le suivi post-pénal, l'injonction thérapeutique, la clinique expertale sont des lieux où le psychologue clinicien, le médecin légiste et le magistrat illustrent cette convergence de travail. Auteur : Philippe Bessoles, Docteur en psychopathologie clinique, Maître de conférences des universités, habilité à diriger des recherches, est responsable de l'option victimologie et psychocriminologie clinique du Master clinique de l'Université Pierre Mendés-France-Grenoble II. Spécialiste des thérapies des états traumatiques d'origine sexuelle et du traitement des agresseurs sexuels, ses travaux portent sur la clinique du lien à l'épreuve traumatique et criminelle.

  • La question de la place laissée au désir singulier, est une question politique capitale dont nous ne pouvons nous désintéresser. Ce travail est non seulement le fruit d'une expérience clinique de psychanalyste pendant 30 ans à Toulouse, mais celui aussi d'une recherche féconde tant dans le champ social que dans le registre de la psychanalyse.
    Ce livre nous transmet une lecture singulière de nombreux auteurs, ouvre des pistes qui pourraient participer à l'avenir de la psychanalyse et donne des outils pour oeuvrer dans le social.
    Avec le soutien du CNL.

  • Présentation du numéro : Ce numéro de la revue Forum a pour thème l'évolution des pratiques managériales dans le champ de l'action sociale. Ce choix répond à une préoccupation récurrente qui revient comme un problème non résolu, interpellant à la fois les directeurs, les cadres intermédiaires mais aussi les professionnels de l'action sociale et médico-sociale. Ce problème se pose dans un contexte ressenti comme toujours plus contraignant avec d'une part une pression croissante des approches gestionnaires, l'interpellation sur les résultats des pratiques et leur évaluation, ainsi que la multiplicité des politiques publiques, source d'injonctions contradictoires. D'autre part, quelques déterminants se révèlent comme la nécessité pour les cadres de s'adapter constamment à la complexité des problèmes sociétaux et du vivre ensemble, la mobilisation de compétences diversifiées, l'encadrement d'offre de services concernant des personnes de plus en plus en situations de fragilités.

    Les articles retenus proviennent de travaux menés par des chercheurs et des cadres du champ de l'action sociale. Ils n'ont pas pour ambition d'explorer la thématique dans son ensemble mais, au contraire, ils se limitent à la compréhension de réalités partielles éclairantes pour comprendre les évolutions. Ces évolutions seront d'abord examinées sur un plan macro, celui des politiques (J.Grenier-M.Bourque) et des institutions (F.Batifoulier) avant d'explorer les effets sur l'apprentissage de la posture des cadres de direction (M.Foudriat) et intermédiaires (M.Foudriat-M.Delaloy).

  • Présentation de l'ouvrage : À l'issue de ce séminaire, les participants ayant pris le temps d'en faire le bilan, avaient jugé intéressant de rassembler toutes les communications pour la publication en versions électronique et imprimée.
    Même si l'idée avait fait l'unanimité, la réalisation n'en aura pas été facile pour autant, cela pour plusieurs raisons dont notamment la difficulté de recueillir les écrits des uns et des autres dans les délais alors convenus. Ainsi, de la vingtaine de communications partagées au cours du séminaire, nous n'avons pu recueillir et formaliser qu'une partie d'entre eux, suffisamment significatifs cependant pour pouvoir apprécier la densité et l'intensité des échanges ayant prévalu au cours de cette rencontre.
    Cette publication vient renforcer l'idée que le partenariat ENTSS-IFRASS se conçoit comme une plateforme de partage de savoir et de savoir-faire dans le domaine des formations sociales, d'entrée ouvert à l'ensemble de nos partenaires. Elle apporte ainsi un support aux échanges qui entendent se poursuivre et s'approfondir dans les jours et années à venir, dans l'intérêt réciproque de nos établissements et de leurs principaux acteurs que sont les étudiants et enseignants ou formateurs.
    Cette publication offre en outre l'occasion de relancer la revue de l'ENTSS « Les Cahiers Africains du Travail Social » qui n'était plus éditée depuis plusieurs années. Il s'agit d'un numéro spécial qui en augure d'autres très certainement et dont l'édition, tout au moins électronique, est confiée à Champ Social de Toulouse pour la version électronique.

  • Ca y est vous partez, ou vous allez partir, enfin c'est décidé ! Que vous partiez pour poursuivre vos études ou pour travailler à l'étranger, que vous partiez pour une mission de volontariat international ou, plus modestement, que vous partiez pour aller rejoindre un autre coin de la France, ce livre est fait pour vous. En effet il serait dommage de passer à côté du petit bijou que vous offre cette expérience de changement de culture et de milieu de vie. Ce trésor c'est votre capacité à vous (re) découvrir, à mettre au jour le lien intime entre vous et votre culture maternelle, à vivre une formation par l'expérience qui vous permettra de vous réaliser pleinement, en un mot d'ETRE. A l'heure où l'on relativise le parcours académique en le complétant par des stages et autres formations terrain, c'est à vous de ne pas passer à côté des acquis que vous fournira l'expérience que vous souhaitez vivre. Ce modeste ouvrage souhaite, tel un guide, baliser les incontournables, les chemins de traverse et les spécificités de ce voyage que vous entreprenez car comme l'a affirmé Lors d'une interview dans l'émission envoyé spécial sur France 2, Bernard Lavilliers : "le voyage est un endroit où tout peut arriver " et encore : « Ce n'est pas moi qui ai fait les voyages, c'est les voyages qui m'ont fait. » dans la chanson : Voyageur de l'album Carnets de bord, Edition BBC et encore « Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait ». (Nicolas Bouvier, in 'L'usage du monde')

  • Présentation du numéro : De quelle manière est-il appréhendé ou contourné par les institutions ? De quelle façon les questions posées par la référence (ou la revendication) de nombreux jeunes à l'Islam dans le discours, les pratiques, les revendications, les usages impactent-elles les processus de réflexion, de gestion, de problématisation des institutions de l'intervention sociale et médico-sociale ?
    Qu'en est-il, du point de vue de l'action de terrain (intervenants médicosociaux, cadres de l'intervention sociale, etc.), lorsque ces derniers rencontrent chez des personnes accompagnées ou dans des combinaisons communautaires (familles, quartiers, etc.) des
    revendications ou des pratiques religieuses que la responsabilité professionnelle invite à recadrer par la laïcité des institutions de l'aide sociale et médico-sociale ? Comment démêler et reconstruire ce que des personnes perçoivent comme un conflit de valeurs en faisant de la laïcité une morale athée qui s'opposerait aux morales religieuses ? Où est la dynamique de l'émancipation et de la justice sociale en ce cas ? En même temps, loin de nous l'idée de faire croire que la religion musulmane pour ceux qui y croient ou qui la pratiquent dans l'hexagone est plus déterminante et aurait beaucoup plus de sens pour ses fidèles que les autres formes de croyance ou de valeurs ( la laïcité, l'hédonisme, l'argent, l'attrait de la modernité, le savoir...). Aussi, souhaitant ne pas enfermer « l'islam pluriel » (A. Rouadjia) dans une essence et le réduire à un bloc monolithique, il nous apparaît pertinent de nous interroger également sur la spécificité de l'islam transplanté, sur son caractère pluriel, voire même sur la diversité ethnique et nationale de ceux qui s'en recommandent.

    Coordonné par Nordine Hamed Touil, sociologue, formateur en intervention sociale à l'IREIS Rhône-Alpes, membre du LIRDEF (EA 3749) - Université Montpellier

  • Présentation du numéro : Ce numéro thématique de la revue Phronesis fait suite à un symposium intitulé « Observation et mise en mots des pratiques dans le cadre des recherches collaboratives : Quelles finalités ? Quels dispositifs ? Quels impacts ? » (Structure Fédérative OPÉEN & ReForm, Université de Nantes, 8-10 juin 2016). Il rassemble des réflexions épistémologiques et méthodologiques sur les recherches collaboratives qui se sont développées en Europe et en Amérique du Nord pour interroger la collaboration entre chercheurs et professionnels dans le cadre des recherches en éducation et en formation. Les textes qui composent ce numéro, dont la provenance s'étend bien au-delà des participants au symposium qui en constitue l'origine, visent ainsi à questionner les finalités, les dispositifs et les impacts de recherches collaboratives qui se centrent sur les pratiques d'éducation et de formation dans différents champs professionnels. Par-là, ce dossier entend ainsi contribuer au domaine des recherches collaboratives en réfléchissant aux difficultés qu'elles posent selon les étapes des démarches qu'elles empruntent, de même qu'aux enjeux qu'elles suscitent (éthiques, pragmatiques, théoriques, etc.), et ce, afin d'alimenter un débat constructif alors qu'elles connaissent une popularité grandissante. Il entend également contribuer à la mise en place d'un dialogue fécond entre les travaux de recherche en Europe et en Amérique du nord dans ce domaine ainsi qu'à l'analyse de leurs influences réciproques.

  • Présentation de l'ouvrage : Récit éclairé sur l'histoire d'un homme, Jean Oury et d'une pratique d'accompagnement de personnes en difficulté psychique, située entre attention individuelle et pratique du collectif.
    Le collectif est soignant, la moindre des choses, un sourire, est au coeur du soin. L'ouvrage est un hommage à cette pratique de soin en la situant sur le plan historique,
    clinique et culturel. Face à la folie, dont nous ne savons pas grand-chose, la psychothérapie institutionnelle prône la créativité, l'analyse institutionnelle (c'est-à-dire l'analyse de l'aliénation), la libre circulation, le collectif, l'écoute, la relation qui soigne, la veillance, la disponibilité, la non intrusion, et l'entraide ; plutôt que la rééducation psychosociale d'orientation comportementaliste, de plus en plus présentée comme le seul modèle possible des bonnes
    pratiques, en psychiatrie. La psychothérapie institutionnelle est une forme de la psychiatrie, une alter-psychiatrie.
    Auteur : Serge Didelet a été éducateur auprès de jeunes, puis formateur. Titulaire d'un d'un master de recherche en sciences sociales (le D.H.E.P.S, analyse des pratiques professionnelles par la recherche-action), psychanalyste, il anime actuellement des groupes de parole et de supervision dans le champ social et médico-social.

  • Produire une recherche-action constitue une expérience nouvelle pour l'auteur. Ces deux niveaux conduisent au titre « Avoir l'expérience pour la recherche / Faire l'expérience de la recherche ».
    Au-delà de cette désignation, le LaboPraxéo s'est interrogé sur la dimension épistémologique de l'expérience dans la production de connaissances. Plusieurs questions à l'origine de son travail ont soustendu sa réflexion : qu'est-ce que l'expérience d'un acteur? Pourquoi faire appel à l'expérience pour engager une recherche ? Quelle valeur a l'expérience de l'auteur dans la production de sa recherche ? Comment définir l'expérience acquise par l'auteur de sa recherche ? Une recherche fait-elle expérience dans l'action et comment ?
    L'objet des journées ToPos s'ancre dans ces questionnements issus des expériences professionnelles et personnelles. En tant qu'adultes qui « ont cumulé, souvent parcimonieusement, parfois fastidieusement, toujours laborieusement, au long d'une expérience de vie active, sociale comme professionnelle, un potentiel culturel et praxéologique, nous sommes taraudés par le besoin ou l'aspiration à accoucher cette expérience dans une expression adéquate pour s'élucider et se communiquer » (Desroche H. 1990). Au cours de ces journées ToPos, les membres du LaboPraxéo, des praticiens-chercheurs et des universitaires relèvent, sous l'emploi courant du terme d'expérience, les configurations épistémologiques qui se dessinent, entrecoupées des tracés singuliers des acteurs/auteurs de recherche-action, qui comme une légende topographique de l'expérience, dégagent l'éprouvé de cette double articulation - expérience/recherche/expérience.
    Ainsi se dégage une praxis constitutive et spécifique à la recherche-action.
    De cet espace réflexif, tant épistémologique que pédagogique, nous en communiquons le contenu dans ce numéro de la revue FORUM, pour tous ceux qui ont intérêt à travailler et interroger la valeur de l'expérience dans et par la recherche.

  • S'agit-il d'un simple glissement sémantique ou n'est-ce pas le signe d'un délitement du lien social ? La cohésion sociale signe-t-elle la fin de l'état providence, remettant en chantier ses modalités d'action devant la montée des logiques de privatisation du risque ? La cohésion sociale serait-elle seulement le parent pauvre de la solidarité née de la volonté collective des citoyens ? Ne serait-elle pas aussi l'occasion de nouveaux débats sur l'implication citoyenne où l'on retrouve les valeurs qui nourrissent nos pratiques ? Quelle peut-être dans ces débats la place des plus fragiles, celles et ceux qui sont malades et/ou en situation de handicap psychique ? Quels liens pouvons-nous construire pour renforcer cette cohésion ? Que pouvons-nous changer dans nos pratiques pluriprofessionnelles ou nos rencontres singulières, pour créer ces liens au quotidien, avec ceux que nous appelons patients ou usagers ? L'enjeu n'est-il que participatif ou doit-il concerner pleinement la représentativité des usagers citoyens ?
    Autant de questions que les journées de Santé mentale France ont travaillées lors des journées annuelles qui se sont déroulées à Rennes en septembre 2016. À partir de tous les lieux, dans la cité ou dans les services de santé mentale, qui proposent de « petites fabriques de liens » les participants ont essayé de repérer et de promouvoir tout ce qui peut être facilitateur de cette cohésion sociale.

  • De nombreux enfants grandissent avec un parent atteint d'une maladie mentale ou somatique, ou porteur d'un handicap. L'ouvrage se compose de trois parties : la première porte sur l'impact des pathologies psychiques telles que les troubles psychotiques et bipolaires, la deuxième aborde les maladies somatiques comme le cancer, alors que la troisième explore l'impact des handicaps moteurs et sensoriels et de la déficience mentale. L'ouvrage formule également des recommandations sur des actions préventives et de soutien destinées aux parents confrontés à une maladie ou handicap et à leurs familles.

  • Ce livre en deux parties, constitue une synthèse des réflexions d'un psychologue clinicien, acteur de terrain sur plus de quarante ans de pratiques institutionnelles dans une maison d'éducation et de soins pour enfants (Institut-Médico-Pédagogique).
    La première partie tente de définir le travail psychique spécifique que réalisent les intervenants de manière individuelle et collective pour assurer une fonction contenante et s'ajuster aux besoins des bénéficiaires.
    La seconde partie se centre sur l'institution en tant que ressource pour soutenir, dynamiser et orienter le travail de l'intervenant.
    La notion de créativité, force mobilisatrice, est articulée à l'enjeu éthique, coeur du dispositif institutionnel.
    Comment mobiliser nos inerties, traverser nos peurs et nous détacher des négativités induites par des situations profondément déstabilisantes et interpellantes ?
    Des illustrations cliniques et des récits inspirés de la vie institutionnelle viennent illustrer ces processus complexes.

  • Présentation de l'ouvrage : L'empathie, mais, quelle est-elle ? Une donnée anthropologique fondamentale de l'être humain, un levier d'éducation à la civilité, voire à l'humanité par delà les frontières nationales, une arme de stratégie persuasive, une compétence professionnelle nécessaire ? Dans le contexte actuel néolibéral, où logique gestionnaire et technocratique et « bio-pouvoir » usent de rhétoriques habiles à masquer son utilitarisme idéologique, il importe d'autant de chercher à comprendre le sens et les enjeux de l'empathie, à travers plusieurs auteurs et dans plusieurs champs disciplinaires, en privilégiant toutefois la philosophie. Il s'agit ensuite d'en repérer les contours à travers les visages de ceux qui la mettent en pratique, notamment dans le cadre des activités conduites pour accueillir un jeune enfant en situation de handicap. Enfin, il est question d'appréhender une théorisation des étapes du processus d'empathie visant à en approcher son opérationnalité in situ.
    Auteur : Martine Janner-Raimondi, professeure des Universités en sciences de l'éducation à l'Université Paris 13, membre du laboratoire Experice (Centre de Recherches inter-universitaires, expérience, ressources culturelles), a publié plusieurs articles et chapitres d'ouvrages relevant de la philosophie du handicap et de la grande difficulté scolaire avec des ancrages notamment en phénoménologie et en éthique. Elle a co-dirigé, avec Diane Bedoin, l'ouvrage Petite enfance et handicap. Famille, crèche, maternelle publié aux éditions des Presses Universitaires de Grenoble dans la collection « Handicap, vieillissement, société » en 2016.

  • Présentation de l'ouvrage : En 2006, L'accueil en pratique institutionnelle (Champ social) tentait de renouveler l'approche clinique de ce qu'il est convenu d'appeler « psychothérapie institutionnelle » à partir d'une relecture de certaines propositions théoriques de Winnicott plutôt audacieuses et controversées notamment l'hypothèse d'un féminin non pulsionnel. Le présent ouvrage reprend ce point de départ théorique et le prolonge pour mettre en tension deux paradigmes : le précoce (early) et le profond (deep), en s'appuyant sur une notion winnicottienne particulièrement négligée malgré ses conséquences épistémologiques et thérapeutiques, celle de la double dépendance ou dépendance absolue des premières semaines de la vie. Si la discontinuité de la présence de l'objet est fondatrice de l'accès à la représentation, c'est en personne et en présence que l'autre secourable, le Nebenmensch, le care-giver, se doit aussi de se manifester. Dimension incontournable dans la clinique institutionnelle des psychoses, illustrée par quelques vignettes. Cette clinique de l'en-deçà interroge, à travers la non demande des patients, la légitimité de notre offre et de nos dispositifs. Dès lors, il sera tout aussi incontournable de ne pas négliger les conditions préalables au soin psychanalytique. De psychiatrie en psychanalyse avec Winnicott, c'est donc depuis l'extérieur qu'est abordé l'espace analytique, le bord externe du cadre en quelque sorte.
    Auteur : Martine Girard, psychiatre des hôpitaux, membre de la Société psychanalytique de Paris dirige depuis trente ans l'Unité de soins ambulatoires du Service de psychiatrie, psychothérapies et art-thérapie du CHU de Toulouse.

  • Présentation de l'ouvrage : La présence du chercheur n'est-elle pas porteuse de dérangements aussi minimes soient-ils ? Les chercheurs qui contribuent à cet ouvrage partagent ce constat et construisent en conséquence leurs dispositifs de recherche. Plutôt que de chercher vainement à se faire les plus discrets ou transparents possible, plutôt que de se croire neutres ou objectifs, ils cherchent à tirer les conséquences méthodologiques, éthiques et épistémologiques du fait que leur travail de recherche intervient sur les pratiques et situations qu'ils étudient. Bien que venant d'origines nationales (France, Brésil, Canada) et théoriques (analyse institutionnelle, anthropologie sociale, psychanalyse, psychologie sociale et institutionnelle, santé collective...) différentes, ils adoptent des dispositifs qui associent les sujets (adolescents, parents, professionnels, malades...) de leurs recherches à la réalisation de celles-ci. Le fait qu'enquêter puisse aussi être intervenir n'est plus alors un problème à neutraliser mais une opportunité d'accéder à une analyse plus complexe des pratiques et situations sociales.
    Auteur : Gilles Monceau est Professeur des universités au Laboratoire EMA, Université de Cergy-Pontoise. Il est co-président du Comité scientifique du réseau international interdisciplinaire « Recherche avec ». Il développe une démarche socio-clinique institutionnelle qu'il mobilise dans l'analyse des pratiques professionnelles en éducation, santé et action sociale et l'étude des dispositifs et politiques de la parentalité.
    Contributeurs : Patricia Bessaoud-Alonso, Pascale Breugnot, Arnaud Dubois, Dominique Fablet, Cinira Magali Fortuna, Laurence Gavarini, Solange L'Abbate, Lucia Cardoso Mourão, Maria Livia do Nascimento, Tuany Nobre Soussume, Cláudia Maria Filgueiras Penido, Sébastien Pesce, Bruno Robbes, Roberta Carvalho Romagnoli, Anna Rurka, Marguerite Soulière, Silvia Tedesco.

  • Présentation du numéro : La démocratisation voulue par les pères fondateurs de la psychiatrie moderne a abouti à une pratique professionnelle qui reste encore très (trop) largement hospitalo-centrée. Bien que la clinique soit née dans l'intimité de la chambre du malade, aller aujourd'hui à domicile ne va plus de soi : les livres et articles de recherche scientifiques consacrés aux équipes mobiles sont rares, les DU et DIU consacrés à la psychiatrie communautaire et au travail en équipe mobile sont encore moins fréquents, les enseignements universitaires dispensés à ce sujet dans les facultés de médecine se comptent sur les doigts de la main. La création du secteur a voulu marquer la fin du monde asilaire en se fondant non seulement sur la fermeture des asiles et l'ouverture des lieux de proximité, mais avant tout sur la pratique de la psychiatrie au sein de la communauté. Ses promoteurs ont voulu remettre au goût du jour cette évidence hippocratique que le concept du « lit-du-malade » ne se réduit pas à un « lit-meuble-d'hôpital », pas plus que la constellation du chien n'est semblable à l'enclos d'un éleveur de canidés. Le lit du malade est là où le malade est alité : à son domicile, dans la rue, à l'école. Le « lit-du-malade » est le loco doloris, le « lit-lieu-de-douleur » où la personne révèle - et souvent cache - sa souffrance. En amont des symptômes manifestes du patient. C'est à ce lieu unique que s'attachent les équipes mobiles de psychiatrie. Ces équipes interviennent pour tous les âges de la vie : de la petite enfance à l'âge avancé, elles peuvent être spécialisées pour la prise en charge d'enfants autistes ou de patients vivant dans la rue, ou être généralistes, représenter une activité spécifique rattachée à un CMP ou être constituées sur le modèle d'un service hospitalier. Sans prétention à l'exhaustivité, ce numéro propose un panorama sur des pratiques paradoxalement connues et reconnues mais encore trop fréquemment ignorées de l'enseignement universitaire.

  • Présentation de l'ouvrage : Depuis que la loi du 11 février 2005 sur l'égalité des droits et des chances de la participation et de la citoyenneté des personnes handicapées reconnait les troubles psychiques comme une des causes possibles d'un handicap, le handicap psychique questionne autant la société civile que le monde du sport handicap.
    Les personnes en situation de handicap psychique constituent une population spécifique dont l'approche catégorielle - handicap psychique - demande, notamment dans le champ du sport, à repenser les actions et les dispositifs en adéquation avec les caractéristiques singulières de ce public.
    Cet ouvrage nourrit de contributions et de témoignages donne la mesure de la complexité du phénomène.
    Auteurs : Isabelle Caby est Maître de conférence. membre de la commission recherche de la Fédération Française du Sport Adapté. Roy Compte est sociologue, vice-Président de la Fédération Française du Sport Adapté.

  • Présentation de l'ouvrage : Dans cet ouvrage l'auteur reprend le déroulement de quelques séances, où il nous livre sa façon de voir, de ressentir, d'analyser le dessin au fur et à mesure de sa construction. On assiste aux effets de ses interprétations sur le dessin. Son analyse du dessin ne se limite pas aux dires de l'enfant. Il propose une nouvelle façon de le regarder, en repérant dans la structure du dessin ce qu'il nomme les « formes énigmatiques ». Véritable signifiant archaïque qui permet de repérer comment le dessin, dans une relation transférentielle, permet de métaphoriser et symboliser les éléments traumatiques de l'histoire de l'enfant, et de sa famille, avec leurs effets thérapeutiques.
    Auteur : Michel Fruitet est pédopsychiatre, psychanalyste. Thérapeute d'enfants depuis trente-cinq ans, le dessin est son quotidien. Il s'inscrit dans la lignée de F. Dolto, de D.W. Winnicott, mais aussi de S. Tisseron. Ce livre participe à un travail de transmission entrepris depuis plus de dix ans.

  • À partir d'un ancrage en philosophie et en sociologie du handicap, nous proposons d'explorer ce moment charnière des premières heures, premiers jours, premiers mois de l'accueil. Outre les discours et les représentations sur l'école inclusive, ce sont les pratiques et les interactions au quotidien qui sont interrogées à travers l'analyse d'observations de classe filmées sur une année. Il s'agit d'identifier les leviers et les freins à l'inclusion scolaire de ces jeunes enfants en situation de handicap. Les résultats de cette recherche intéresseront les parents, les professionnels de la petite enfance et de l'éducation, les enseignants et les accompagnants d'élèves en situation de handicap. Cet ouvrage s'adresse également aux étudiants se destinant à ces métiers et aux chercheurs travaillant dans ce champ.

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