Calmann-Lévy

  • Une magnifique sage quebécoise au temps  de maria Chapdelaine.En ce Noël 1932, Hermine coule des jours heureux auprès de Toshan, son époux métis, avec l'enfant né de leur union dans le village de Val-Jabert sur les bords du lac Saint-Jean, au coeur de la forêt québécoise. Elevée comme une orpheline par des religieuses, celle que les villageois surnomment le "rossignol des neiges", à cause de sa voix exceptionnelle, a renoncé à sa passion pour le chant et s'est résolue à devenir une épouse et une mère de famille fidèle aux traditions québécoises. Mais peut-on empêcher un rossignol de chanter ?
    En cédant à l'appel de sa vocation, Hermine va réveiller les fantômes du passé...Dans la lignée du roman Maria Chapdelaine, de Louis Hémon, Marie-Bernadette Dupuy nous offre une magnifique saga québécoise, tumultueuse, pleine de romance et d'aventure, autour d'une jeune femme déchirée entre la promesse d'une brillante carrière et ses attachements familiaux.

  • Lui, c'est Rudi. Il n'a pas trente ans. Elle, c'est Dallas. Bien malin qui pourrait dire pourquoi tout le monde l'appelle comme ça. Même elle a oublié son nom de baptême. Rudi et Dallas travaillent à la Kos, une usine de fibre plastique. Le jour où l'usine ferme, c'est leur vie qui vole en éclats, alors que tout s'embrase autour d'eux.À travers l'épopée d'une cinquantaine de personnages, Les Vivants et les Morts est le roman d'amour d'un jeune couple emporté dans le torrent de l'histoire contemporaine. Entre passion et insurrection, les tourments, la révolte, les secrets de Rudi et Dallas sont aussi ceux d'une ville où la lutte pour la survie dresse les uns contre les autres, ravage les familles, brise les règles intimes, sociales, politiques.Dans ce monde où la raison financière l'emporte sur le souci des hommes, qui doit mourir ? Qui peut vivre ?

  • " Le jour où ma mère est morte, j'ai pleuré comme une madeleine. Pater est arrivé. Il m'a demandé ce que je comptais faire pour l'enterrement. J'ai répondu dans un hoquet : - Je ne sais pas. J'irai lundi, place Gambetta......- Ah non ! s'exclama-t-il alors, t'es con. Tu ferais mieux d'aller rue des Rigoles, il y a des Pompes beaucoup moins chères !Ce n'était pas la première fois que, d'une rigolade inattendue, Pater m'arrachait aux noires eaux de la mélancolie. "Gérard Mordillat, écrivain et cinéaste, a notamment réalisé Vive la sociale !, En compagnie d'Antonin Artaud, Corpus Christi et publié A quoi pense Walter ?, L'Attraction universelle, Béthanie, Vichy-Menthe, Mme Gore......

  • " Par une nouvelle question, en jetant de l'huile sur le feu, je vais jouer le tout pour le tout. Dans le casque, je m'entends la lui poser. Ou plutôt, j'entends une voix, qui est censée être la mienne, poser une question. Quand je m'écoute parler, l'intervieweur prend mon relais, ce n'est plus moi qui parle, je me surprends même parfois à prononcer des mots dans une langue qui m'est en grande partie étrangère. "Alain Veinstein présente actuellement l'émission " Du jour au lendemain " sur France-Culture. Il a notamment publié L'Accordeur (Calmann-Lévy, 1996, Folio, 1998), et Violante (Mercure de France, 1999, Folio, 2001). Il a reçu le prix Mallarmé en 2001.

  • "Je suis Paul Melki. Mes amis m'appellent Paulo.En 1986 je suis arrivé ici-bas. Vous ne pourrez pas deviner dans mon image l'espace de mon esprit. Il me faut un peu de temps pour créer des couloirs tressés de lianes au-dessus des réseaux de mon cerveau. Le cri, mon cri est ma carte d'identité devant l'éternité du silence infernal de la solitude. Le cri, folle distorsion du silence. Le cri de Paul, vagissement excentrique, appel impudique à la régression sonore.Le cri puise ses racines au plus profond de ma nudité, de ma mémoire de survivant. Grenade jetée à la face des citadelles bruyantes où siègent vos orifices vocaux et facilement ouverts."

  • Metteur en scène américain, John Lemsky vit en France depuis quelques décennies. C'est aujourd'hui un jeune homme de soixante-quinze ans ! Amoureux de la vie, des femmes et du cinéma, bien-sûr. Il prépare d'ailleurs un film, qui sera peut-être le dernier, avec Zak Silberstein, producteur parisien assez fou pour y croire ! Zak, c'est aussi un homme de confiance, un ami que John entraîne à la découverte de son passé, de ses souvenirs et de ses films. Les récits s'entrecroisent, le passé et le présent, la réalité et la fiction, en compagnie de personnages que l'on est pas prêts d'oublier. Et nous voilà partis de Paris à la réserve des Indiens Navajo du Nouveau Mexique, en passant par Chicago, New York et/ou Kansas City, de Hollywood et Beverly Hills à Belleville, de Londres à Jérusalem ! Et en prime, on retrouve dans les dialogues la saveur et le phrasé du yiddish. A l'image de la vie de son héros et de tous les personnages qui gravitent autour de lui, le roman de Daniel Goldenberg est une réflexion originale, drôle, surprenante et émouvante à la fois, sur la "négation du temps et le triomphe de l'optimisme sur la réalité."Daniel Goldenberg est l'auteur du roman Papa poule (1980), et a publié chez Calmann-Lévy, Le Triporteur de Belleville (1986), Le Zaïdé (1988) et Le grand rôle (1999).

  • Narrées par mails à sa mère et à sa meilleure amie, les tribulations héroïco-comiques de Cunégonde, une jeune femme moderne qui a décidé de "prioriser une grossesse" et n'arrive pas à être enceinte. Mais après l'échec des "méthodes naturelles", et pour soulager son mari, jeune et brillant avocat toujours entre deux avions, elle décide d'avoir recours aux techniques modernes de procréation... Inspirée de nombreux cas authentiques auxquels a été confronté Fernand Daffos, une fable noire mais désopilante sur "le meilleur des mondes obstétriques", qui est déjà le nôtre."J'ai choisi le protocole toutes options avec fécondation in vitro, insémination intra-cytoplasmique et diagnostic préimplantatoire. L'ensemble est hors de prix, mais Michel a proposé de vendre une part de ses stock-options. Il a ajouté qu'il expliquerait plus tard à ses enfants où est passé leur héritage."Fernand Daffos est gynécologue-obstétricien. Chef du service de médecine foetale de l'Institut de puériculture de Paris, il est l'auteur de La Vie avant la vie (Calmann-Lévy, 1995, Pluriel, 1997, prix Émile Roux de l'Assistance publique, 1995).

  • Alors qu´elle était en plein tournage, une jeune et célèbre actrice se réveille menottée à un lit, détenue par un étrange maniaque qui lui déclare qu´elle doit mourir - pour son propre bien et celui du cinéma.  Lara Sarah Delilah K, une tueuse professionnelle oeuvrant en secret pour le gouvernement, est sur la piste d´une mystérieuse narco-organisation. Ses convictions déraillent quand une mission anodine vire au jeu de massacre.
    L´actrice finit par entrer dans le jeu de son ravisseur, Lara par se rendre compte que ses actes font partie d´un schéma d´ensemble aux conséquences dramatiques.
    Avec, au final, cette même question : qui est Kate Knight ?

  • "Attentif à l'instant qui passe, au bourgeon qui éclôt, à l'herbe qui meurt, j'essaie d'habiter ma vie. J'écoute la parole des sages, des maîtres zen, et j'entends avec eux dans la brise, qui ploie les arbres et couche l'herbe des champs, la mélodie de l'infini." Au fil du calendrier, voici pensées, dictons, récits, contes, et autres haïkus parfois un récit ou un conte déplié sur trois journées, parfois un haïku qui symbolise une seul jour, et de temps à autre les espaces essentiels de silence.
    Henri Brunel est le fil rouge de ce livre. Son projet : accompagner la vie qui va, épouser le chant des saisons, les nuages dans le ciel, et la couleur du vent.
    Vivre sous le signe du zen une année durant.
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  • « Qu´est-ce que le Bouddha ?
    - Attends qu´il y en ait un, et je te le dirai. » L`humour est un des moyens préférés des maîtres zen pour bousculer les idées reçues. Ce recueil, le premier de son genre à paraître en France, nous propose, pour notre plus grand plaisir, un choix généreux d´anecdotes, de contes, de haïkus, de koans et de paroles de moines puisés dans le vaste répertoire de la sagesse zen, des origines jusqu´à nos jours. Une vraie thérapie contre la morosité ! Il distille toutes les qualités qui font le succès des Plus Beaux Contes zen : le sourire, la finesse, la poésie et, surtout, une grande délectation dans la liberté d´une pensée pour laquelle chaque instant est un motif d´émerveillement.
     

  • Le Fracas des hommes est le récit de la tourmente qui emporta la Belle Époque et précipita les hommes, les femmes et les enfants dans le fracas de la Grande Guerre. 1909, Louis Tréhen, jeune interne en médecine, descend du train gare Montparnasse, débordant d´enthousiasme. Il s´apprête à découvrir Paris, et ses deux visages : les éclats de la Ville lumière et l´ombre de Belleville. Louis va rencontrer une galerie de personnages hauts en couleur, nouer amitiés et liaisons à l´hôpital où il étudie, ainsi que dans son quartier, et être conforté dans sa vocation de médecin. 1919, Louis est immobilisé dans une gangue de zinc à l´hôpital maritime de Berck-sur-Mer. Parti au front pour soigner les soldats, il a connu la souffrance des hommes. À son tour, il a été touché lors d´un bombardement et attend que la douleur s´endorme et que son état s´améliore. Difficile pour un médecin d´ignorer ses symptômes : pour s´en détacher, il entreprend d´écrire et de lire à ses compagnons d´infortune le récit de ses plus belles années. Là où la vie aurait mieux fait de s´arrêter. Dans ce roman initiatique écrit à quatre mains, Maryse Rivière et Bernard Marc entremêlent l´histoire de ces deux Louis : le premier, jeune et heureux, le second, broyé par la guerre. Ils nous entraînent dans un Paris pittoresque, celui d´Apollinaire et de la bande à Bonnot, pour nous faire partager le destin malheureux de ces sacrifiés de l´aube du XXe siècle.

  • "Deux kilos de pommes vertes, une botte de poireaux, cinq tomates bien fermes, un pied de basilic, trois kiwis, quelques pommes de terre, des oranges, de l'ail, des oignons blancs, deux barquettes de framboises et une de groseilles et puis un ananas, un gros. Au moment de payer, tu as bien entendu, c'était cent cinquante francs qu'il eût fallu marquer, oui, bien sûr, tu avais bien compris et tu allais le faire, poser le sac ici, prendre ton chéquier, ouvrir le carnet, prendre le stylo aussi, t'appuyer au comptoir, inscrire le 1, le... le 5 ne vient pas, tu ne peux pas, ta main n'avance plus, elle ne veut rien savoir. Tout se brouille, c'est le monde qui s'en va, se retire et te laisse. C'est fini, tu es seule."   Une femme rend visite à sa mère, qui souffre des séquelles d'un accident cérébral, dans une maison de retraite à Marseille. Elle tente de percer le mur qui enferme sa mère dans ses manies obsessionnelles, pour retrouver la femme rayonnante qu´elle fut. Peine perdue. Entre colère et résignation, tendresse et exaspération, mauvaise conscience et  souvenirs déchirants, entre rire et larmes, la narratrice relate ces quelques heures passées avec cette drôle de mère. Une écriture frémissante et sans concessions  ; l'aveu publique, lucide, quelquefois cruel, d'un difficile et sombre amour.

  • " C'était Anna qui avait voulu prendre le car. Ils auraient pu louer une voiture ou voyager avec la vieille Opel de Joseph qui, bien que toussotante, roulait encore. Elle préférait que le voyage dure. Il n'y avait qu'un départ par jour et, sous l'abri métallique, attendaient déjà une vingtaine de personnes. C'était le début de l'après-midi, mais sous le ciel plombé, il faisait sombre comme au soir et les enseignes lumineuses s'étaient allumées. Sur un mur, au-dessus d'une rangée de fenêtres obscures à l'angle d'un immeuble clignotaient des néons, plus ou moins vite, plus ou moins haut, clignotaient sans relâche, sans souci de l'heure, chacun avec sa cadence propre. [...] Dans l'affolement des couleurs Anna ne parvenait pas à fixer son attention. Joseph n'était pas encore là. "

  • Paul p.
    Inouïes ! Irrésistibles ! Telles sont les improbables péripéties d'un pauvre petit personnage de papier - mutique, empoté, parano, parfois épatant et plutôt pitoyable -, manipulé par son créateur, et répondant au patronyme de Paul P.
    Incapable de s'exprimer et de transmettre sa passion exclusive pour une certaine littérature du XXe siècle, il vit renfermé sur lui-même - la seule personne, après tout, apte à comprendre et partager son irrépressible admiration pour Georges Perec, son Pater ego. Mais ç'en est fini ! Il lui faut transmuer son silence éloquent en révolte salvatrice : la survie de la littérature, à proprement parler, passe par lui et par nul autre !
    Un récit déroutant, interactif, ludique, drôle, émouvant, qui, en plus de ses innombrables tours de force, est aussi une réflexion permanente sur l'univers de l'écriture et des livres, sur la parole et le silence.

  • 1993 : Cuba se défait dans la pénurie. Invité par un ami, Gabriel, un jeune Français sans but et sans emploi, y atterrit pour la première fois. Il rencontre Pilar. Elle a été communiste. Elle reste cubaine, pauvre, exigeante, joyeusement enragée. Elle veut quitter l'île. Plus tard, elle deviendra sa femme.
    2003 : Gabriel Lindero décide d'écrire ce récit d'apprentissage. Il est fait de joie, de solitude, de trahison et d'envie. Des poètes et des prostituées le traversent et l'orientent. Des langues et des corps l'animent. Des libertés sont perdues, d'autres reconquises. Des histoires attendent leurs suites, qui ne viendront peut-être pas. Des ambiguïtés ne sont jamais levées. Des rêves finissent dans des fruits ou dans des ventres de requins.

  • Voilà vingt-deux histoires qui n'en font qu'une : celle d'un médecin généraliste qui nous ouvre les portes de son cabinet. Serons-nous mis en situation de voyeurs ? Luc Perino ne nous en donne pas l'occasion, car il nous entraîne dans ce qu'il y a de profondément humain dans chacune de ses consultations. Il dresse des portraits sensibles de ses patients, fragiles, contradictoires, souvent touchants, parfois irritants. Partant de ce qu'ils expriment, il mène l'enquête. Loin de nier leur souffrance, il la réintègre dans la globalité de leur corps, de leur vie. Il ne soigne pas un organe mais une personne. Dans ces symptômes, il perçoit aussi ceux de notre société. Il constate, résiste, s'insurge contre les lois du marché de la santé qui nous font prendre des vessies pour des lanternes.Luc Perino n'est pas un observateur passif. Décapant, impertinent, ce livre est aussi empreint d'humour et de poésie.

  • « Sans famille, tellement d´amants, si peu d´amour » : Marike Vierge, agent immobilier, déambule dans le Paris des dessous chics, des envies sexe, sans savoir à quel homme se vouer. Entre « ex » et aventures sans lendemain, elle est taraudée par l´angoisse de laisser filer l´heure de l´enfant... cet enfant qui la fera passer de l´état d´adolescente attardée à celui de femme. Un jour, en rangeant sa pharmacie, elle tombe sur un test de grossesse dont la date de péremption est dans trois mois. Elle fait alors un voeu : se donner jusqu´à cette date à qui voudra d´elle, sans s´octroyer le droit de se refuser. Sa route croisera un étrange ballet d´hommes : éclopés de la vie, arnaqueurs pathétiques, losers magnifiques et immigrés bafoués... mais aussi des femmes hors du commun : pornographe surréaliste, sorcière moderne, dévote... à chaque rencontre, à chaque duel, c´est contre elle-même que Marike devra se battre, contre sa peur de l´autre. Délivrer non pas son corps, mais son âme... pour que quelque chose, quelqu´un, arrive !
    Sur cette trame séculaire - le désir de maternité des femmes - Catherine Paris applique un traitement de choc : son écriture moderne, charnelle, sa langue crue et imagée, mais aussi subtile et poétique, disent les espoirs et désespoirs des femmes de sa génération qui cherchent, malgré leur lucidité désabusée, à retrouver la sérénité dans l´amour et la maternité.

  • « Tout le monde connaît l'épreuve : vous souffrez de jalousie, vous en avez souffert, vous craignez d'en souffrir, vous en souffrirez peut-être. Vous ne comprenez rien à cette douleur qui vous obsède le jour et vous obsède la nuit. Vous subissez votre mal, vous le ruminez, vous gémissez, l'angoisse vous serre la gorge, vos gestes pèsent des tonnes, l'air est poisseux, des images dansent devant vos yeux, toujours les mêmes, d'étreintes, de lèvres, de ventres, de cadences, de souffles, vous ne valez rien, vous n'êtes qu'un sac de peau, une pierre, une loque, vous êtes moins qu'une chose, une douleur sans forme et sans nom, vous voudriez mourir, et soudain vous réagissez, vous protestez, vous êtes la Vengeance, la Foudre, l'Inquisition avec ses tenailles, ses pinces et ses bûchers, puis l'avenir s'efface, l'énergie de tout désir s'affaisse, vous manquez d'air, vous n'êtes que pleurs, errance, sans horizon pensable, sans guérison possible, un bras qui retombe, un être délaissé, vain, nul, anéanti. »Le narrateur de ce roman, libraire parisien, a beaucoup souffert de jalousie dans sa jeunesse. Jusqu'au matin où il n'a plus d'autre choix que d'écrire sur ce sentiment dévorant.

  • Cet hiver, Léo n'est plus le même. Bien sûr, il aime toujours sa femme, Allison. Bien sûr, il s'inquiète toujours pour sa belle-fille, Agathe, une adolescente qu'il a élevée comme le père qu'elle n'a plus. Mais quelque chose a changé. En face de son bureau, il y a un immeuble parisien comme le sien, et sur le rebord d'une fenêtre, dans une cage, deux perroquets. Léo sait bien qu'il doit travailler, même si les scénarios pour la télé, ça vaut ce que ça vaut, mais ces pauvres bêtes, oubliées dans le froid, là-bas, elles ne tiendront pas le coup. Il ne les quitte plus des yeux, il s'interroge, il s'indigne : le voilà qui s'attache.
    Il s'attache étrangement à ces vies en suspens, peut-être insignifiantes, mais révélatrices d'une indifférence plus vaste. Sans voir que son monde vacille.
    Sans voir qu'Allison s'éloigne et ne le comprend plus très bien. Sans voir qu'Agathe se rapproche trop, prise d'une passion sensuelle et périlleuse pour ce beau-père au nouveau visage, qui l'attire comme un homme attire une femme.
    Il va bien falloir porter son regard de ce côté-ci, et vite - mais comment ?

    Le Code de la route conseille de respecter les distances de sécurité : comment ajuster les nôtres quand le trafic des sentiments s'intensifie dangereusement ?

  • Petit Pierre a presque neuf ans. Sa vie aux Coudriers, entre Armand, le maître de céans, Pierre, le vieux « domestique », et tante Charlotte, est douillette. On mange à sa faim, on parle de la vie, de la mort, de la vigne et de la guerre pendant la veillée, une fois la table débarrassée et la « goutte » servie.Et tous les soirs, on écoute Radio Londres. Car on est en 1944, et c'est la guerre. Son fracas parvient assourdi à la ferme, dont la vie est rythmée par les saisons et le travail de la vigne dans ce coin protégé de Charente-Maritime où l'on produit le cognac et où Petit Pierre a été mis en sécurité par ses parents. D'autres adultes balisent la vie de Petit Pierre, tels des repères : le curé, le père Elysée, et l'instituteur, Monsieur Griffarin.Le triangle qu'ils forment dessine les contours d'une société pieuse mais point dévote, conservatrice mais pas obscurantiste, en paix avec elle-même et qui s'est recroquevillée sur ce bonheur, et pourtant attentive au bruit de bottes et aux cris des victimes, là-bas, dans « l'autre monde ».Et Petit Pierre a ses copains, sa bande : Il y a Momo, Bubu et Boutrit. « Boutrit tout court, ou le Grand Boutrit ». Leur royaume, c'est le bois de la Motte, de l'autre côté de la grande pente, au nord du village. Et puis il y a Marie, avec ses grands yeux bleus et ses boucles blondes, qui inspire à Petit Pierre un émoi qu'il hésite à s'avouer, car « Dieu est partout, voit, tout, entend tout », y compris ses pensées les plus secrètes. Heureusement les anges veillent? Bientôt, la guerre va finir, et Petit Pierre va retourner à la ville. Il en pleurerait. La vie au Coudriers était si belle, si pleine de découvertes, si libre. Que lui réserve l'avenir?  

  •    Certains traversent l'histoire, montés sur les grands chevaux de la renommée. C'est en triporteur que Victor-Moïse Leizer, lui, va franchir les étapes de son destin aux heures où la France subit l'Occupation, avec pour tout bagage l'espoir et un humour indéracinable. Rejeton d'une famille où l'on respecte certes mieux le code de l'honneur d'être juif que les règles de la grammaire française, il nous entraîne de Belleville à la ligne de démarcation qu'il passera dans les deux sens, tel Moïse, pour délivrer les siens.   Autour de lui vit un monde pittoresque, tendre, chaleureux : sa famille du Cours des Halles, la petite Annie, Boris le diamantaire, et Lio, et Moshé. Et Max le tailleur, Anita la voyante, Mirande l'ami du Béarn. Et tant d'autres aussi, qui croisent la route de ce triporteur symbolique. Et puis Ida et Marie, deux visages d'un même amour.   Le triporteur de Daniel Goldenberg, c'est toute la mémoire de ce temps-là qui revient, rire et larmes mêlés, comme en un hommage à ceux que l'oubli n'atteindra jamais.    Le Triporteur de Belleville, c'est aussi un téléfilm de deux fois 90 minutes, diffusé par France 2 en 2005 avec Lorànt Deutsch, Mathias Mlekuz, Romane Bohringer et Michel Jonasz.   Une production Nelka Films.

  • Jérôme Sergent, ancien professeur d'espagnol, divorcé malheureux, est assis sur un banc au soleil du cimetière Montparnasse. Soudain un homme se suicide devant lui. Dans la main du mort, un recueil de poésie, Jérôme le lui subtilise. Il se persuade que le suicidé, Dimitri Bernès, un laborantin toulousain d'origine andalouse, lui a transmis un message codé, porteur de grandes révélations qui vont bouleverser sa vie. Mais la police croit à un meurtre. Jérôme est accusé. Il décide d'endosser un crime qu'il n'a pas commis pour pénétrer dans le labyrinthe de la mémoire du mort. Depuis sa cellule, Jérôme Sergent plonge alors dans une effarante affaire d'espionnage entre Toulouse et Moscou, La Havane, Paris et Séville, en compagnie d'une spécialiste de Goya, d'un gardien amateur de Coltrane, d'un policier lâche...La Piste andalouse s'inscrit dans la lignée des diaboliques romans à suspense, populaires, romantiques et extravagants.

  • Une pianiste se voit réduite à louer l'église de Saint-Julien-le-Pauvre, pour y donner un concert. Elle joue, devant un public restreint, les Variations Goldberg de Bach. Sa vie en trente chapitres qui épousent, chacun, le rythme d'une variation...

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