Armand Colin (réédition numérique FeniXX)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Une histoire des groupes sociaux et de l'évolution de leurs rapports. Comment, dans cette évolution, certains groupes sociaux défavorisés ont-ils réussi à améliorer leur position, et assuré pour quelque temps leur domination ? Comment d'autres groupes, autrefois prépondérants, ont-ils été rejetés dans l'ombre, tandis que d'autres se constituaient et exigeaient leur part de bien-être, sinon de pouvoir ? Les tournants des fluctuations économiques, les modifications de la structure démographique, les rythmes inégaux du progrès technique, les guerres, les prises de conscience de la psychologie collective, autant de facteurs, externes et internes, qui ont provoqué cette évolution. Publié pour la première fois en 1964, cet ouvrage est rapidement devenu un classique, et a été souvent réédité. La présente édition, la sixième, a été entièrement recomposée, revue et mise à jour, non seulement dans ses bibliographies, mais dans son texte, pour tenir compte de recherches récentes ; l'histoire de la société française, enfin, y a été poursuivie jusqu'en 1970.

  • Le système des Nations Unies, considéré comme la réalisation actuelle de l'idée d'organisation de la société internationale globale, est constitué par l'O.N.U. elle-même et l'ensemble complexe des relations que celle-ci entretient avec les diverses institutions composant "la famille des Nations Unies". Le but de l'ouvrage est de faire connaître et comprendre la structure et le fonctionnement des Nations Unies, ainsi que les fonctions qu'elles remplissent dans les rapports internationaux. L'étude est menée à la fois du point de vue institutionnel et du point de vue fonctionnel. Elle s'efforce de fournir les éléments d'une véritable théorie de l'organisation mondiale, tout en replaçant les Nations Unies dans le contexte politique et historique dans lequel elles sont appelées à fonctionner et d'apporter les données concrètes qui permettent d'apprécier la portée et les limites de leur action. Une attention toute particulière est accordée à l'activité des Nations Unies dans les domaines "non politiques", et notamment dans celui du développement. C'est pourquoi l'auteur s'attache à analyser le système des relations inter-organisations qui s'affirment à la périphérie de l'O.N.U. elle-même, entre les organismes qui dépendent d'elle. Cet ensemble de relations, mal connu et encore plus souvent mal compris, concourt en effet à l'action internationale en faveur des pays en voie de développement.

  • Impuissante à prévenir les conflits locaux, l'arme atomique a entraîné une neutralisation militaire réciproque des deux grands. Ils en sont venus à se comporter en alliés implicites tandis que les tensions se multipliaient entre les alliés virtuels, singulièrement ceux du camp occidental. L'apaisement de ces tensions, le développement des relations entre le camp socialiste et le camp occidental, l'accession de la Chine au rang de puissance nucléaire vont-ils, sur ce point, modifier les règles du jeu stratégique et ouvrir un chapitre nouveau de l'histoire des relations internationales ? C'est à une réflexion sur les rapports de la stratégie nucléaire et des relations internationales de ces vingt-cinq dernières années qu'en termes simples et clairs, Jean-Claude Venezia, agrégé de Droit public, Professeur à l'Université d'Aix-Marseille II, convie ses lecteurs, étudiants des U.E.R. juridiques, des Instituts d'Études politiques, et tous ceux qu'angoisse l'avenir de l'humanité.

  • L'opposition de ces deux commentaires illustre bien l'enjeu politique que constitue la formation permanente. Pour les uns, conçue comme un investissement culturel, elle doit servir les intérêts de l'entreprise tout en satisfaisant les besoins des salariés. Pour les autres elle est un thème de combat. Reconnu par les employeurs, consacré par le législateur, le droit à la formation reste pour les travailleurs un droit à conquérir.

  • "Il y a pour l'humanité, dit Paul Ricoeur, deux façons de traverser le temps : la civilisation qui est à base d'accumulation et de progrès et la culture qui repose sur une loi de fidélité et de création." Voici deux siècles d'histoire culturelle de la France et un essai sur la culture telle que la nation l'a vécue ou telle que nous nous imaginons qu'elle l'a vécue. M. Crubellier nous propose une réflexion originale sur les fondements de cette culture et ses manifestations : la création des lycées, l'école laïque, les universités populaires, la contestation de l'enseignement ; les maisons des jeunes et de la culture ; les chansons populaires, les "canards" et les bals du samedi soir, les cafés et les émissions de télévision, les engouements pour des "stars", la publicité et les bandes dessinées ; les Expositions universelles, l'essor des grands magasins, les voyages et les distractions, la gageure des grandes surfaces ; les impressionnistes et les surréalistes, la musique moderne et l'art contesté ; les feux de la Saint-Jean, les processions des rogations, les rites religieux ; et la révolution culturelle née de la contestation de 1968... L'historien, l'ethnologue, le sociologue interrogent ces signes du passé et du présent, témoins des contradictions de notre culture.

  • Un essai de psychanalyse des formes urbaines. Ces formes, on les saisit, selon plusieurs regards, celui du piéton, de l'automobiliste, de l'architecte, de l'administrateur. Les relations psychologiques du citadin avec sa ville sont multiples, et son environnement est en partie imaginaire. Ce qui importe à l'homme de la rue, ce n'est pas tant la réalité que l'attrait ou la répulsion qu'elle provoque, l'attachement ou l'indifférence qu'elle lui cause. Le paysage urbain est fait d'autant de signes que de briques.

  • Lucien Sfez nous explique, dans cet ouvrage de 1970, que l'administration française "ce ne sont pas seulement les ministres, les préfets et les maires, les classiques bureaux et commissions", mais ce sont également tous ceux qui s'efforcent d'agir avec la vision de l'avenir national ; voilà ce que l'on appelle l'administration prospective, constituée de grands organismes dont les noms sont le plus souvent des acronymes.

  • La vie, dans les grands centres urbains, n'a pas que des aspects positifs. Vivre en ville, c'est aussi être exposé, chroniquement et habituellement, à tout un ensemble de conditions aversives. Ces conditions sollicitent continuellement l'individu de multiples manières, et lui imposent de faire face, efficacement, à des situations fort diverses. La ville est caractérisée par une multitude de stress environnementaux : bruit, pollution, densité, etc. Les effets de ces stress, pris isolément, sont vastes. Ils agissent sur l'efficacité, la performance, et sur les comportements sociaux, tels que les relations interpersonnelles, les comportements d'aide et l'agression. Après avoir passé en revue ces effets, et présenté les modèles théoriques les concernant, l'ouvrage analyse la manière dont les conditions urbaines, en tant que telles, agissent sur le comportement de l'individu en situation, et propose un modèle intégratif de leurs différents effets sur le comportement social de l'homme.

  • Domaine de la maladie et de la mort, c'est-à-dire à la fois de la technique et du surnaturel l'hôpital a longtemps échappé à l'analyse économique et sociologique. Osait-on parler de l'hôpital public comme d'une industrie ou d'un commerce ? En termes d'investissements, de financement, de rentabilité ? Et pourtant la croissance considérable des coûts hospitaliers a attiré l'attention sur l'urgence d'une politique globale de la santé Mais, du directeur d'hôpital, du professeur de C.H.U., du corps médical, qui décide ? L'hôpital est une entreprise. Qui est au pouvoir ? Cet ouvrage d'un spécialiste de la sociologie médicale est préfacé par Alain Touraine.

  • Compostelle, Rome, Jérusalem... : tout au long des dix siècles du Moyen Age, des hommes de toute condition sont partis à pied pour d'aventureux voyages vers de lointains sanctuaires. Pourquoi ? La réponse n'est pas simple. Le concept même de pèlerinage a varié au cours des siècles, et plusieurs types ont coexisté : on prenait la route pour prier, bien sûr, mais parfois pour accomplir une pénitence, pour trouver la guérison, pour aller mourir en Terre Sainte, ou pour des raisons politiques. L'auteur s'attache à dégager les multiples significations du pèlerinage, et, chemin faisant, nous raconte la vie quotidienne de ceux qui partaient sur ces longues routes semées d'embûches. Ces routes les menaient vers des sanctuaires parmi lesquels P. A. Sigal a choisi les plus prestigieux pour en proposer une étude historique d'où se dégage l'évolution des courants de pèlerinage.

  • L'ouvrage : Décolonisation, création d'États, coopération économique et culturelle, etc., autant de problèmes à l'occasion desquels s'affirment et s'affrontent les souverainetés nationales. Droits de l'homme, droits des peuples, droits des États. A des besoins nouveaux correspondent des règles nouvelles. La prise en charge de l'intérêt commun des peuples par les organisations internationales et les institutions spécialisées suscite et entérine l'institutionnalisation de l'ordre juridique international. Sans prétendre établir un bilan complet de ces problèmes, ce livre s'efforce de faire le point et étudie certains aspects particulièrement représentatifs du phénomène et des solutions trouvées ou à trouver. Le public : Étudiants en droit des 2e et 3e cycles et élèves d'Instituts d'Études politiques. Cet ouvrage permettra également à quiconque se soucie des problèmes du monde contemporain de mieux comprendre les interférences entre les droits et les exigences des souverainetés étatiques. Cet ouvrage est dû à la collaboration de M. Bettati, R. de Bottini, P. Isoart, J. Rideau, J.-P. Sortais, J. Touscoz, A.-H. Zarb de l'Institut du Droit de la Paix et du Développement de Nice, sous la direction de R.-J. Dupuy, directeur de cet Institut.

  • - Octobre 1962 : affaire de Cuba. - Juin 1963 : installation du télétype rouge. - Janvier 1968 : Américains et Soviétiques présentent deux projets identiques de traité sur la non-prolifération des armes nucléaires. - Décembre 1969 : ouverture à Helsinki des pourparlers américano-soviétiques sur la limitation des armements stratégiques. L'ouvrage : La possession d'un arsenal d'armes de destruction massive dont l'utilisation serait fatale aussi bien pour les Soviétiques et les Américains que pour le reste de l'humanité a conduit Washington et Moscou à faire preuve d'une certaine retenue dans leurs rapports. Explicitement ennemis, ils sont implicitement alliés à défaut d'être amis... La coexistence pacifique détermine leurs relations. Après avoir cerné cette notion du point de vue politique et juridique, les auteurs se sont surtout attachés à en exposer les manifestations à propos des grands problèmes politiques contemporains, notamment à travers les principales crises qui ont occupé et occupent encore le premier plan de la scène internationale. Le public : Étudiants en Sciences juridiques, politiques, sociales et humaines. Milieux diplomatiques, cadres politiques, et tous les lecteurs intéressés par les relations Est-Ouest.

  • Qui d'autre que Ruskin, reconnu dès 1851 comme l'arbitre du goût de ce qui allait devenir l'ère victorienne, aurait osé parier sur la valeur et l'avenir d'un groupe de jeunes peintres écervelés et frondeurs qui s'octroyèrent - à tort ou à raison - le titre provoquant de « Confrérie Préraphaélite » ? La critique de l'époque n'appréciait ni leur manière de peindre et de traiter les motifs, ni surtout le type de « beauté » que Rossetti, Hunt, Millais et les autres imposèrent finalement à leurs contemporains, habitués aux avatars des modèles académiques de Reynolds et de ses émules au sein de l'Académie Royale britannique. Pourtant, moins de quarante ans plus tard, alors que les premiers signataires du pacte préraphaélite s'étaient dispersés pour suivre des carrières personnelles, le Préraphaélitisme avec Sir Edward Burne-Jones comme chef de file triomphait en Europe et ailleurs pour la plus grande gloire de l'art britannique. C'est la trajectoire socio-esthétique, paradoxale en apparence, d'une révolte devenue l'instrument d'une « apothéose nationale », que cet ouvrage se propose de suivre en prenant pour points de repère les conflits qui se cristallisèrent autour de la femme.

  • OEdipe est-il toujours pour nous ce héros tragique, nouveau-né maléfique et difforme, abandonné par ses parents, qui tua son père, devina l'énigme de la Sphinx, puis épousa sa mère, avant de s'infliger un terrible châtiment : la cécité ? Corneille, Voltaire, T. S. Eliot, Gide, Tewfik el-Hakim... se sont emparés de cette histoire venue du fond des âges. Freud l'a interprétée à sa façon : selon lui, l'homme, condamné à ne pouvoir être enfant en même temps qu'adulte, fils en même temps qu'époux, tiraillé entre sa soif d'autonomie et sa soif d'appartenance, son intelligence et sa sensibilité blessée, sa volonté de puissance et sa foncière vulnérabilité, ne peut que boiter tout au long de sa vie. Ainsi, du mythe est-on passé au complexe. Mais, nous-mêmes, aujourd'hui, du héros tragique de l'Antiquité aux formes les plus récentes de la littérature, ne continuons-nous pas d'attendre que des oeuvres nous parlent d'OEdipe, c'est-à-dire de nous-mêmes ?

  • Controverses sur l'immersion d'ypérite et de gaz toxiques dans l'océan, arraisonnement de chalutiers dans les eaux territoriales, querelles sur les limites du plateau continental..., la protection et l'exploitation du fond des mers posent à notre époque de conquête accélérée du milieu marin, de nombreux problèmes, juridiques, géologiques et biologiques. Cet ouvrage, que complète une importante bibliographie, en dresse un tableau complet dans lequel juristes, géologue et biologiste exposent les différents essais de solutions proposés aussi bien dans le cadre d'institutions internationales que dans celui d'entreprises privées. Il s'adresse aux étudiants (Droit et Sciences économiques, géographie humaine et économique (géologie, etc.), aux élèves des grandes écoles, aux cadres de l'Administration et des Entreprises, et à tous ceux qu'intéressent la mer et l'exploitation des fonds marins (pétrole notamment).

  • Partout dans le monde, l'urbanisation progresse sur un rythme qui tend à s'accélérer. Ce phénomène profite principalement aux grandes métropoles, dont la plus grande partie appartient aujourd'hui au tiers monde. Le présent ouvrage analyse le décalage entre les métropoles des pays développés et celles des pays en développement (avec l'explosion démographique qui les caractérise), le rôle majeur de l'industrialisation, relayée par un secteur tertiaire, désormais pôle de décision financière, économique et politique. Il montre comment la puissance de ces grandes métropoles, longtemps due au contrôle d'un territoire, repose beaucoup plus aujourd'hui sur le fait qu'elles sont devenues des points nodaux d'un réseau télématique mondial. L'ouvrage étudie enfin la crise dans laquelle toutes ces métropoles s'enfoncent depuis une vingtaine d'années. Plusieurs chapitres sont ainsi consacrés à l'aggravation d'une ségrégation socio-spatiale, qui traduit sur le terrain la dualisation des sociétés métropolitaines ; à la déficience du logement social ; à la montée du chômage, de la misère, de la délinquance et de la violence ; au déséquilibre croissant entre les centres-villes, lieux de l'emploi, et les périphéries où réside la masse des salariés ; à la crise des transports urbains, qui résulte à la fois de ce déséquilibre et de la priorité accordée partout à la voiture individuelle ; aux progrès de la pollution de l'air, liés à la crise des transports ; au mitage de l'environnement rural par l'extension spatiale de l'urbanisation. De nombreux tableaux, plans et cartes, ainsi qu'un glossaire, enrichissent utilement cet ouvrage.

  • Les montagnes ont tenu, et tiennent encore, un rôle important dans l'expansion, la différenciation et la diversification des êtres vivants à la surface de la Terre. Au gré des variations paléoclimatiques et de leurs effets sur les éléments de la biosphère, elles ont été des barrières ou des ponts et le plus souvent des abris. Les motifs que dessinent dans l'espace la répartition actuelle des végétaux sont l'aboutissement de redistributions de flores en rapport avec ces obstacles ou ces avantages. Mais elles ont aussi affecté les répartitions géographiques des peuplements animaux ; leur rôle de refuge se traduit, de manière parfois spectaculaire, dans l'originalité des reliques tant animales que végétales. Bien plus, la diversité des milieux qu'elles recèlent et les conditions d'isolement qu'elles assurent en ont fait des foyers d'émergence de variétés nouvelles dans le monde vivant. Ces effets se marquent dans des différenciations d'ordre génétique et des particularités anatomiques remarquables. L'auteur montre comment les montagnes constituent aujourd'hui, dans le tissu de la biosphère, des phénomènes intrazonaux et des conservatoires. Chacune représente, dans le contexte de l'environnement zonal d'où elle s'élève, un monde à part, fait de multiples milieux de vie, où végétations et faunes se distribuent et s'organisent suivant une logique à forte composante verticale.

  • Alors que le régime politique de la Chine est en sursis depuis 1989, le plus grand pays du tiers monde, métamorphosé par les réformes et l'ouverture sur l'extérieur des années 80, semble bien être sur la voie d'un réel développement. A travers l'examen des contraintes diverses qui affectent la République populaire de Chine, son importante diversité régionale, son économie - géante par ses productions mais faible par habitant - la géographie permet de mieux comprendre ses problèmes. Une étude dégagée des modes changeantes qui régissent la vision de la Chine en Occident contribue à une appréciation raisonnée de forces et faiblesses d'un pays au poids déjà grand et susceptible d'accéder au rang de « superpuissance ».

  • Cet ouvrage se propose de combler un vide : l'absence de toute publication de synthèse récente, en français, sur la géographie physique du Moyen-Orient arabe. Sa situation exceptionnelle à la charnière de trois continents, et en isthme entre la Méditerranée, la mer Rouge et le golfe Persique et, d'autre part, l'existence d'immenses ressources pétrolières, ont donné au Moyen-Orient arabe une très grande importance géopolitique. La région connaît aujourd'hui des transformations considérables. Toutefois, le Moyen-Orient est fortement marqué par l'aridité, en Arabie et plus encore en Égypte, dont la plus grande partie est hyperaride, tandis que, dans le Nord, le Croissant fertile bénéficie d'un climat méditerranéen à forte sécheresse estivale. Malgré la présence de grands fleuves exogènes, et d'importants aquifères fossiles, les ressources en eau sont réduites et très mal réparties. Les hommes ont donc dû, très tôt, élaborer des techniques ingénieuses de maîtrise de l'eau, mais l'augmentation rapide des besoins a nécessité la multiplication de barrages et pompages. L'augmentation rapide des besoins a amené les hommes à multiplier barrages et pompages et a beaucoup exiger des rivières et des aquifères si bien que épuisement et pénurie menacent aujourd'hui gravement la plupart des pays. L'histoire géologique, retracée, permet de mieux comprendre à la fois l'évolution et les potentialités de la région. De même, l'histoire des paléoenvironnements, en particulier depuis le dernier maximum glaciaire, est présentée et mise en relation avec l'évolution des sociétés humaines, notamment lors de la révolution néolithique. La longue occupation humaine, comme les techniques actuelles d'exploitation intensive, marquent profondément les paysages.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Hommes supérieurs, hommes inférieurs ? Races inférieures, races supérieures ? Depuis plus d'un siècle, psychologues, sociologues, éducateurs, généticiens s'opposent en une controverse sans cesse renouvelée sur la part respective de l'hérédité et de l'environnement dans la détermination de l'intelligence. Les auteurs ont voulu présenter une perspective historique des positions en présence, mettant en lumière les présupposés des protagonistes. Au-delà de ce sujet, dont les incidences politiques sont évidentes, l'ouvrage représentera pour l'étudiant l'analyse exemplaire d'un débat scientifique toujours actuel, pour le chercheur une source précieuse d'informations, pour le professionnel un outil de réflexion.

  • Boutros Boutros-Ghali est professeur à l'Université du Caire, directeur du Département des sciences politiques à la Faculté des sciences économiques et politiques, professeur associé à la Faculté de droit et des sciences économiques de l'Université de Paris durant l'année universitaire 1967-1968.

  • L'approche systémique et communicationnelle des organisations consiste à expliciter et à analyser sous forme d'un modèle relationnel les principaux systèmes de communications rituels centrés sur les problèmes clés d'une organisation. Comme la lecture politique ou sociologique des organisations, elle propose aux chercheurs des concepts spécifiques, une méthodologie propre et une quasi-théorie qui se situe au même niveau que la théorie de la lutte pour le pouvoir de la sociologie des organisations. En effet, sur ce dernier point, on peut considérer que les concepts de « système relationnel », de « valeur émergente du système », de « négociation impossible sur des problèmes clés », « d'imbrication des jeux dans des métasystèmes réglés par des métajeux », fournissent une vision théorique de l'organisation du même degré de généralité que les concepts de « zones d'incertitude », de « maîtrise de ces zones », de « ressources » des acteurs et de « lutte pour le pouvoir » de la sociologie des organisations. En fait, l'approche systémique et communicationnelle généralise aux organisations l'approche interactionniste et systémique de l'école de Palo Alto. Elle permet aussi d'intégrer l'étude des jeux de l'analyse transactionnelle dans une modélisation systémique plus vaste. Elle permet également de revisiter les concepts de « style de management » pour proposer des « jeux managériaux typiques ». Elle renouvelle les études sur la manipulation, les contraintes et la liberté, le changement et la sécurité, la valeur professionnelle et la reconnaissance identitaire ainsi que les études sur le pouvoir dans les organisations. L'approche systémique et communicationnelle des organisations ouvre donc de nouvelles pistes de recherche en communication organisationnelle.

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