Langue française

  • Mrs Dalloway

    Virginia Woolf

    « Mrs Dalloway dit qu'elle se chargerait d'acheter les fleurs. » De cet incipit, resté aussi célèbre que ceux de Camus ou Nabokov, découle la journée d'une femme, Clarissa Dalloway, au rythme des heures qui s'égrainent, entraînant le lecteur dans les sinuosités joyciennes de son inconscient et de ses monologues introspectifs. À contre-sens des canons de la littérature victorienne, Mrs Dalloway n'en reste pas moins, en dépit de son avant-gardisme, un des romans les plus appréciés de Virginia Woolf, celui dont elle dira, dans son Journal d'un écrivain, qu'elle y avait exprimé « bien plus complètement que de coutume ce qu'elle voulait dire ». Outre une technique d'écriture novatrice, Mrs Dalloway se propose de « critiquer le système social, le montrer à l'oeuvre dans toute son intensité ». Virginia Woolf pose un regard critique sur la condition bourgeoise, l'évolution des moeurs, l'avenir des femmes, mais aussi sur la folie à travers le personnage de Septimus. Mrs Dalloway, qui n'a rien perdu de sa modernité, ouvre par effet de miroir quelques portes d'entrée dans la psyché de son auteur.

  • Salué par la critique comme un ''miracle littéraire'', La chartreuse de Parme roman improvisé en 52 jours, est considéré aujourd'hui comme l'un des plus grands romans de la littérature française.
    La duchesse Gina de Sanseverina est prise d'une passion dévorante non partagée pour son jeune neveu, Fabrice. Parti à Waterloo pour combattre aux côtés de Napoléon, il est désormais considéré comme un traître. Pour épargner Fabrice et arriver à ses fins, Gina devient la maîtresse du Premier ministre Mosca, éperdu d'amour pour elle. Fabrice souhaite quant à lui oublier l'amour interdit de sa tante en enchaînant aventure sur aventure, jusqu'à la rencontre... L'action a pour cadre les enjeux du pouvoir dans les États italiens dominés par l'Autriche.

  • PERSUASION

    Jane Austen

    Anne est la seconde fille de l'honorable Sir Elliot de Kellynch. Persuadée par son amie Lady Russel, elle a dû rompre ses fiançailles avec le jeune Frederick Wentworth, un officier de marine pauvre, car il ne présentait pas les assurances d'un bon parti. Huit ans plus tard, sa famille connaît des revers de fortune. Son père décide alors de louer le château familial à l'amiral Croft, qui se trouve être le beau-frère de Frederick. Anne appréhende de revoir celui qui est resté son grand amour. Alors que s'achève la guerre avec la France, le capitaine Wentworth, fortune faite, revient avec le désir de se marier pour fonder un foyer. Il a conservé du refus d'Anne la conviction que la jeune fille manquait de caractère et se laissait trop aisément persuader...
    Dernier roman complet de Jane Austen, achevé en août 1816, un an avant sa mort, Persuasion offre la satire d'une société engoncée dans ses principes, ainsi qu'une galerie de personnages croqués sans aménité : un père futile qui ne pense qu'à son apparence, un soeur cadette égoïste et hypocondriaque, un cousin arriviste, une veuve manipulatrice... Comme dans Northanger Abbey, la vie mondaine et superficielle de Bath sert d'arrière-plan.
    Publié à titre posthume en 1818, Persuasion est aussi le seul roman de Jane Austen écrit pendant la période où l'action se situe : il est entrepris le 8 août 1815, le jour même où la population britannique apprend l'exil de Napoléon à l'île d'Elbe. En toile de fond, on trouve donc la défaite, l'abdication et l'exil de l'Empereur.

  • EMMA

    Jane Austen

    Emma Woodhouse vit avec son père veuf. D'une grande beauté et pleine d'assurance, elle évolue en toute indépendance à Highbury, sans aucun souci financier et entourée d'amis fidèles. Mais le mariage de son ancienne gouvernante avec M. Weston la ramène à sa solitude. Pour se distraire, elle décide de s'occuper du mariage des autres, persuadée d'avoir des talents d'entremetteuse. Elle se consacre à sa nouvelle protégée, la très jolie Harriet Smith, qu'elle destine à M. Elton, le vicaire de Highbury. Les plans de la jeune fille semblent en bonne voie, mais ses certitudes vacillent lorsque les événements prennent un tour inattendu : ses propres émotions amoureuses lui vaudront bien des déconvenues...

  • « Il commença par la blouse, il arracha les agrafes métalliques du col, coupa les boutons des manches ainsi que ceux qui fermaient le devant de la blouse, puis il fendit entièrement les boutonnières, ensuite de quoi Camus fit sauter ce vêtement inutile ; les boutons du tricot et les boutonnières subirent un sort pareil ; les bretelles n'échappèrent point, on fit sauter le tricot. Ce fut ensuite le tour de la chemise : du col au plastron et aux manches, pas un bouton ni une boutonnière n'échappa... T'as pas de caleçon ? Non ! repris Lebrac, en vérifiant l'intérieur de la culotte qui dégringolait sur les jarrets. Eh bien, maintenant, fous le camp ! » Deux bandes d'enfants de deux villages rivaux, Longeverne et Velrans, dans la campagne française à la fin du dix-neuvième siècle, s'affrontent : coups de pied et de poings, jets de cailloux et de bâtons, dans le but de couper les boutons qui retiennent leurs vêtements. L'humiliation est inévitable pour ceux qui tombent aux mains de l'ennemi. En outre, ils risquent une correction des parents s'ils reviennent dépenaillés.

  • Depuis son arrivée chez les Earnshaw, qui l'ont adopté, Heathcliff, enfant abandonné, semble attirer le malheur sur la maisonnée. Hindley, l'aîné, l'a pris spontanément en grippe. Et tandis que l'orphelin s'est épris de sa soeur Catherine, celle-ci décide de quitter les Hauts de Hurlevent pour se marier, dans l'espoir qu'elle pourra soustraire le malheureux aux colères de son frère aîné...Au comble du tourment, Heathcliff s'enfuit. Mais il reviendra accomplir sa vengeance et détruire ceux qui l'ont fait souffrir...L'unique roman d'Emily Brontë, publié en 1847 sous pseudonyme, se présente comme la chronique d'un amour contrarié. Au climat passionnel qui ravage ses personnages, répondent les paysages de lande balayés par les vents, emblématiques de ce chef-d'oeuvre de la littérature anglaise, « le plus beau roman d'amour de tous les temps » selon Georges Bataille.

  • Une nuit, Walter Hartright, jeune professeur de dessin, porte secours à une mystérieuse « dame en blanc » que semble poursuivre une obscure menace. La jeune femme, parmi des propos incohérents, laisse entendre qu'elle est familière d'un lieu où il doit prochainement se rendre - le manoir de Limmeridge, perdu dans les brumes du Nord - pour enseigner la peinture aux deux pupilles de Mr Fairlie, Marian Halcombe et Laura Fairlie.
    Une fois sur place, à sa grande stupeur, Walter se rend compte que Laura ressemble étrangement à cette mystérieuse créature fantomatique, tout droit échappée d'un asile... Fervent défenseur de la cause féminine, il sent alors se nouer autour de lui un implacable complot : des mariages arrangés, voire meurtriers ; des hospitalisations de force par d'honorables familles soucieuses d'écarter des témoins gênants ; une société secrète qui fait poignarder les traîtres à sa cause...
    Tiré de l'histoire vraie de sa rencontre avec la femme qu'il aima jusqu'à la fin de ses jours - Caroline Graves, séquestrée avec son enfant par un mari à moitié fou -, Collins fait de la « dame en blanc » l'héroïne de ce roman angoissant plein de pièges et de terreurs intimes...

  • Avec ce portrait d'un homme à la veille de la Première Guerre mondiale, Virginia Woolf offre le pendant de Mrs Dalloway. Un classique moderne des lettres anglaises, indisponible en poche.
    Sur une plage des Cornouailles, Betty Flanders regarde son fils Jacob et ses frères qui jouent dans le sable. Des années plus tard, nous retrouvons Jacob, étudiant en lettres à Cambridge, parmi ses camarades. Bientôt diplômé, le jeune homme apparaît aussi instable dans son existence professionnelle que dans sa vie affective. Mal adapté à la vie moderne, il se demande si la Grèce antique, objet de ses études, n'offrirait pas un meilleur cadre à son ennui...Qu'a-t-on dit d'une vie lorsqu'on l'a simplement résumée ? Rien qui touche aux hasards qui l'ont tissée, à la vérité d'un être comme de ses inclinations. Jacob naît, vit, meurt. Que restera-t-il de lui, lorsqu'il aura disparu ? Des objets dispersés dans une chambre à coucher, indices de celui qu'il fut et qui reste une énigme...De l'enfance jusqu'à la guerre, Virginia Woolf invite son lecteur à un voyage à l'orée des sens. De la personnalité et du caractère de Jacob, elle ne livre que des impressions fugitives et le peu qu'en savaient les témoins de sa vie. Le flot des souvenirs et des affects dessine alors le portrait d'un homme et de son milieu, plus vivant qu'une biographie détaillée.

  • Paris, mars 1793. La Terreur est en marche, et le Tribunal révolutionnaire vient d´être institué. Marie-Antoinette est enfermée au Temple dans l´attente de son procès, dont l´issue semble déjà certaine...
    Pourtant, dans l´ombre, un homme, porté par son amour pour la reine, s´affaire à éviter l´inéluctable. Cet homme, c´est le chevalier de Maison-Rouge, dont les gardes nationaux ne parviennent pas à se saisir.
    Il aura, dans sa quête, la protection et le soutien de deux fervents royalistes, Dixmer et son épouse Geneviève, ainsi que l´aide de Maurice Lindey, qui, quoique républicain convaincu, est amoureux fou de Geneviève.
    Mais cette passion adultérine provoquera le retournement de Dixmer et pourrait précipiter la chute de certains condamnés. C´est compter sans la bravoure du chevalier de Maison-Rouge, prêt à tout pour défendre sa bien-aimée...
    Le Chevalier de Maison Rouge fut le premier feuilleton historique diffusé par la télévision française, avec Jean Desailly et Michel le Royer (1963).

  • La Bretagne est probablement l'une des régions où les croyances liées à l'Ankou - la Mort, en breton - sont les plus fortes. Ce recueil de légendes et de contes est la somme d'une multitude de témoignages, confidences et chroniques récoltés, traduits du breton et assemblés par Anatole Le Braz à la fin du XIXe siècle.
    « Lorsqu'un mourant trépasse les yeux ouverts, c'est que l'Ankou n'a pas fini sa besogne dans la maison, et il faut s'attendre à le voir revenir à bref délai pour un autre membre de la famille. » L'Ankou, ouvrier de la mort, est, dans chaque paroisse, le dernier mort de l'année et le reste jusqu'au dernier mort de l'année suivante. On le dépeint grand, maigre, les cheveux longs et blancs, la figure ombragée d'un large feutre... tenant à la main une faux dont la tranchant est tourné vers l'extérieur. Il se déplace généralement dans une charrette (karriguel ann Ankou), escorté de deux hommes, l'un tient la bride du cheval de tête et l'autre ouvre les barrières et les portes et empile les morts que l'Ankou a fauchés.

  • Gabriel Oak, jeune paysan du Wessex, est devenu propriétaire d´une bergerie. Il s´éprend de Barbara Everdene, venue s´installer au pays avec sa tante. Mais la belle repousse ses avances avec hauteur. Ayant perdu toutes ses bêtes par la faute d´un chien mal dressé, Gabriel, ruiné, est réduit à trouver du travail dans une ferme qu´il vient de sauver d´un incendie et dont la propriétaire n´est autre que... Barbara, qu´un héritage a rendue riche.
    Entretemps, la jeune femme subit les assauts d´un prospère exploitant, William Boldwood, mais aussi de son rival, le fringant sergent Francis Troy, qu´elle finit par épouser, sans savoir qu´une domestique, Fanny, est enceinte de ses oeuvres... Gabriel ne parvient pas à lui cacher la mort en couches de la mère et de l´enfant, tandis que Troy, repentant, tente de se noyer. Alors que chacun le croit mort, il resurgit à la veille de Noël et est abattu par Boldwood, qui retourne l´arme contre lui. Lorsque enfin Barbara comprend qu´elle n´a jamais eu qu´un ami, Gabriel lui annonce qu´il quitte l´Angleterre pour la Californie...
    Le quatrième roman de Thomas Hardy (1874) fut son premier grand succès public et critique.

  • Agnès Grey

    Anne Brontë

    Élevée au sein d'une famille unie mais pauvre - qui n'est pas sans rappeler la fratrie Brontë -, Agnès Grey, 18 ans, fille d'un pasteur d'un village du nord de l'Angleterre, décide de tenter sa chance dans le monde en se faisant gouvernante. Trop discrète et inexpérimentée, elle est vite confrontée à la dure réalité dès son arrivée chez la famille Bloomfield.
    Désarmée face à l'indiscipline des enfants gâtés dont elle a la garde, et à l'indifférence cruelle des adultes, elle est renvoyée au bout de quelques mois. Sans désemparer, et dans l'obligation de subvenir à ses besoins, elle trouve alors un emploi chez les Murray. Les jours passent, avec leur lot de monotonie et de difficultés, jusqu'à l'arrivée du nouveau pasteur, Mr Weston...
    Chronique réaliste à la première personne, non dénuée de satire, Agnes Grey est largement inspiré de l'expérience de gouvernante d'Anne Brontë dans l'Angleterre provinciale de son siècle, tout comme Jane Eyre de sa soeur Charlotte.

  • En cette fin du règne de Louis XV, Benjamin Rathery est connu dans son village de Clamecy (Nièvre) comme un médecin aux méthodes peu orthodoxes, amateur de bons vins. Il manie l'épée et plaît aux femmes, tout en se targuant d'être un célibataire endurci. Tel est le portrait dessiné par son neveu, qui nous raconte son histoire. Sa soeur s'ingénie à lui trouver une épouse, bien qu'il fasse tout pour s'y dérober. Hélas, après un incident causé pour une énième beuverie, il blesse accidentellement son beau-frère. Pour gagner son pardon, il décide d'accepter l'arrangement imaginé par sa soeur. C'est ainsi qu'il fait la connaissance de Mlle Minxit, une jeune fille d'un village voisin... Ce n'est que le début des frasques hautes en couleur du fantasque oncle Benjamin ! Ce roman, qu'Édouard Molinaro adapta au cinéma en 1969 (avec Jacques Brel et Claude Jade), est une ode à l'amitié, à la légèreté et aux plaisirs de la vie.

  • Lucy Snowe, 14 ans, a développé une profonde affection pour le jeune Graham Bretton, fils de sa marraine. Leur attachement est mutuel, mais le père de Graham vient bientôt récupérer son fils...
    Peu de temps après leurs adieux, Lucy doit quitter la maison. Après quelques hésitations, elle est engagée comme aide par Miss Marchmont, une dame handicapée. À la mort de celle-ci, pleine d´attentes et d´espoirs, Lucy prend un navire pour le royaume de Labassecour et sa capitale, Villette, où elle est employée comme institutrice à l´internat pour jeunes filles de Mme Beck.
    Dans cette école, un certain Dr John rend souvent visite à la coquette Ginevra, dont il est amoureux. Mais on apprend que le Dr John n´est autre que Graham Bretton. Bientôt, Lucy et lui renouent...
    Charlotte Brontë a transposé dans son dernier roman, de façon à peine voilée, son expérience de préceptrice à Bruxelles, dans la pension de M. Héger.

  • La vie de Tseu-hi, dernière impératrice de Chine, contée par Pearl Buck, prix Nobel de littérature 1938. Un classique devenu indisponible.
    Issue d'une famille pauvre, Yehonala devient à 17 ans l'une des centaines de concubines de l'Empereur, au sein de la Cité interdite. Mais sa beauté et ses dons pour la manipulation lui permettent vite de devenir l'une des favorites du souverain. Jusqu'au jour où, accouchant d'un héritier, elle est nommée... impératrice !L'accession au pouvoir de cette femme redoutée au sein de la cour, mais adulée par les masses, témoigne aussi de la transformation de la Chine archaïque. Jusqu'où, à force de volonté et de ruse, ne montera-t-elle pas ?Pearl Buck fait revivre les traditions sacrées, les rites et les moeurs de la Chine impériale. Elle retrace le destin prodigieux et la vie intime de Tseu-hi, l'impératrice qui tint sous sa coupe, pendant un demi-siècle, la plus grande nation du monde.

  • Une nouvelle collection d'essais, au format compact et au prix très accessible, pour comprendre les grands enjeux de notre Histoire contemporaine.
    Archidoc, la nouvelle collection de poche Histoire d'Archipoche Janvier 1898. Zola est scandalise par la tournure que prend l'affaire Dreyfus. Face au secret militaire et a la raison d'État qui empêchent tout débat public, il rédige une lettre ouverte au président de la République. Il y met en cause le grand état- major, accuse de mensonges, de parjure et de crime. Publie le 13 janvier a la une de L'Aurore, le journal de Clemenceau, sous le titre " J'accuse... ! ", ce réquisitoire fait l'effet d'une bombe. Comme il l'avait prévu, Zola sera inculpe et traduit en cour d'assises. Mais, cette fois, aucun huis clos possible : ce proce s-la sera public. Zola sait déjà qu'il sera condamne . Du moins aura-t-il arrache le cas Dreyfus a la nuit dont s'entoure le tribunal militaire. Trois ans plus tard, sous le titre La Vérité en marche, Zola publie l'ensemble des articles qu'il écrivit sur l'affaire Dreyfus, rassemblés et présentés dans ce livre par Henri Guillemin, historien et biographe de Zola, et postfacés par Jean-Denis Bredin, l'un des meilleurs connaisseurs de " l'Affaire ".

  • Madeleine Férat

    Emile Zola

    Ce n´est pas de volonté que manque Madeleine Férat, mais plutôt de principes pour choisir le bon chemin. Fuyant un tuteur abusif, elle se jette dans les bras du premier venu et, surtout, se croit obligée d´y rester !
    L´habitude créant une sorte de bonheur, Madeleine se trouve même désespérée quand Jacques la quitte pour s´engager comme chirurgien militaire en Cochinchine. Elle se sent si engagée qu´elle hésite même à épouser Guillaume de Viargue quand celui-ci, après un an de liaison, la demande en mariage. Elle ne s´y décide que lorsqu´elle apprend la mort de Jacques dans un naufrage.
    Quatre ans de bonheur se succèdent dans le domaine normand où le jeune couple vit retiré... jusqu´au jour où Jacques, miraculeusement sauvé, réapparaît dans leur vie...
    Publié en 1867, un an après Thérèse Raquin, ce roman de jeunesse, dédié à Manet, témoigne du goût de Zola pour les personnages maudits et les situations de panique. Dans un style évocateur de Renoir et Degas, la tragédie tombe sur l´insouciance de personnages jeunes et lumineux...

  • Michael Henchard est un jeune saisonnier qui vit avec sa femme, Susan, et sa fille, Elizabeth-Jane, dans un village du Wessex. Un jour, sous l'empire de l'alcool, après une violente dispute avec sa femme, il décide de la vendre avec sa fille à un marin de passage, M. Wenson. Dégrisé, il mesure l'étendue du désastre et, plus seul que jamais, se promet de ne plus jamais s'approcher d'un goulot... Dix-huit années après, devenu un marchand prospère, Michael est élu maire de la ville de Casterbridge. Tous le croient veuf. Mais le hasard place sur sa route une certaine Lucette Le Sueur, avec qui il noue une relation... Or la jeune femme, déshonorée, se voit contrainte d'épouser Michael pour retrouver sa dignité. Pas si simple, puisque le maire de Casterbridge, devant la loi, reste un homme marié... C'est le moment que choisissent, pour surgir du passé, Susan et sa fille Elisabeth-Jane...

  • Un jeune fermier et un vicaire se disputent le coeur de Fancy Day, institutrice dans un village du Wessex. Indisponible en poche, l'un des premiers romans de l'auteur de Tess d'Urberville.
    Dans le paisible village de Mellstock, à la veille de Noël, l'arrivée d'une nouvelle institutrice est au coeur de toutes les conversations. Sans que nul l'ait encore vue, Fancy Day, une enfant du pays, fait déjà tourner les têtes des célibataires du comté.Dick Dewey, un jeune fermier, est le premier à lui faire des avances. Tombé fou amoureux au premier regard, il finit par la demander en mariage dans le plus grand secret. Mais un autre homme n'est pas indifférent aux charmes de la jeune femme : Mr Maybold, le vicaire, qui l'invite à se joindre à la chorale de la paroisse comme organiste. À son tour, il s'offre à l'épouser. Or Fancy, frivole et capricieuse, fait languir ses prétendants, bien consciente qu'il lui faudra renoncer à son indépendance lorsqu'elle sera mariée.Dans un labyrinthe de passions, Sous la verte feuillée, paru anonymement en 1872, dresse une fresque pleine d'ironie et de mélancolie du monde rural cher à Thomas Hardy. De cette histoire tissée de savoureux malentendus, où s'affrontent pour une femme une âme candide et un notable respecté, ne subsistera qu'un secret bien gardé par la fantasque Fancy...

  • Lili Bart est une très jolie jeune femme, qui fait tourner la tête de bien des hommes. Ceux de la haute société, de préférence. Bien qu'élevée dans des conditions très modestes, elle a toujours cultivé ce gout pour le raffinement bourgeois et les mondanités. Tant et si bien qu'elle met un point d'honneur à ne jamais distinguer l'amour de la bonne fortune : seul un riche mariage saura la satisfaire. Mais Lili reste une femme farouche et indépendante, n'hésitant pas à repousser nombre d'hommes qui la demandent en mariage. Et, malgré ses rêves de grandeur, son caractère anticonformiste a bien du mal à s'adapter aux moeurs si particulières de la bourgeoisie new-yorkaise... De déconvenues en désillusions, c'est finalement une spirale inexorable qui attend Lili Bart. Dans le New York des Années folles, le portrait d'une femme ambitieuse mais échue à sa condition, face au « beau monde » qui ne l'est plus tellement...

  • Tous les moyens sont bons à César Borgia (1475-1507), fils du pape Alexandre VI, pour écarter ennemis, rivaux et étendre sa puissance sur Rome. Il ira jusqu´à éliminer, par le poison ou par les armes, les membres de sa propre famille : son frère aîné, les maris de sa soeur Lucrèce et les maîtresses qui eurent le malheur de se brûler à son pouvoir et de partager son lit. Mais sa cruauté finira par se retourner contre lui...


    Écrivant cette sanglante aventure, issue de la série des Crimes célèbres (1839-1840), Dumas entraîne le lecteur dans les bas-fonds de l´Histoire et fait revivre l´une des grandes figures criminelles de la Renaissance. Modèle du Prince de Machiavel, Borgia offre l´exemple d´une romantique alliance des contraires : raffinement et sauvagerie, dépravation et courage. Si l´admiration de Dumas le dispute à la répulsion, c´est qu´il y avait aussi dans ce monstre l´étoffe d´un grand homme qui, au forceps, tentait de mettre au monde l´Italie unie que le XIXe siècle peinait à réaliser.

  • La seule édition intégrale et authentique des vrais" Mémoires de Vidocq, aventurier et bandit devenu "premier flic de France", à l'occasion de la sortie du film L'Empereur de Paris,avec Vincent Cassel et Patrick Chesnais."
    Fils d'un boulanger d'Arras, Vidocq (1775-1857) est tour à tour délinquant, soldat, déserteur, bandit et forçat. Évadé du bagne, il trahit le " milieu " en échange d'une amnistie et se fait engager comme agent secret dans la police, c'est-à-dire comme mouchard. Son zèle y fait merveille. Audacieux, séducteur, machiavélique, il ne recule devant aucun danger.Placé en 1812 à la tête de la brigade de Sûreté, il invente la police judiciaire. Mais ses méthodes sont crapuleuses, ses agents sans scrupules, ses ennemis nombreux et sa fortune suspecte. De scandales en réhabilitations, d'arrestations en procès à grand spectacle, il survit pourtant à tous les régimes et crée la première agence de détectives privés de l'Histoire. Son rôle équivoque, en 1848, lui sera fatal : le Second Empire l'ignore, son destin rocambolesque prend fin. Sa légende, elle, ne fait que commencer.Le succès de ses Mémoires, en octobre 1828, avait été considérable, et son prestige d'autant plus grand auprès des Balzac, Hugo ou Dumas. Mais Vidocq crie à la falsification. Les volumes suivants ne passent même pas entre ses mains et sont truffés d'inventions. Sans compter les récits fantaisistes qui envahissent les librairies !Cet ouvrage est la reprise du texte original rédigé par Vidocq, sans les ajouts apocryphes. Un document présenté et annoté par Roger Martin, qui offre une immersion saisissante dans le monde du crime au début du XIXe siècle.

  • Un chef-d'oeuvre de la littérature russe Publié entre 1865 et 1869 en feuilleton, ce roman retrace la guerre patriotique de 1812 contre l'invasion napoléonienne, telle que l'a vécue la génération des parents du romancier. L'oeuvre se compose de quatre parties, et d'un épilogue. La première commence en juillet 1805, avec les guerres de la coalition, opposant la Grande-Bretagne, l'Autriche et la Russie à la France. À travers une chronique de la vie de plusieurs familles de la noblesse russe, on voit se dessiner trois lignes narratives principales : celle de l'idéaliste naïf et velléitaire Pierre Bezoukhov, héritier d'une immense fortune, qui tombe dans les filets de l'intrigante Hélène Kouraguine ; celle du jeune comte Nicolas Rostov, dont la soeur cadette Natacha est l'âme d'une famille hospitalière de la vieille noblesse moscovite ; celle du prince André Bolkonski, fils brillant et ambitieux d'un grand seigneur en disgrâce retiré sur ses terres, où il tyrannise sa fille, la douce et aimante princesse Marie.

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