Albin Michel

  • Une longue allée serpente entre des arbres centenaires, la brume s'accroche aux branches et, tout au bout, niché entre la mer et les bois sombres, un château splendide :
    Manderley, le triomphe de Rébecca, la première Mme de Winter, belle, troublante, admirée de tous.
    Un an après sa mort, le charme noir de Rébecca tient encore en son pouvoir le domaine et ses habitants. La nouvelle épouse de Maxim de Winter, jeune et timide, pourra-t-elle échapper à cette ombre inquiétante, à son souvenir obsédant qui menacent jour après,jour de plonger Manderley dans les ténèbres ?
    Le chef-doeuvre de Daphné du Maurier, immortalisé au cinéma par Alfred Hitchcock, a fasciné depuis sa parution plus de trente millions de lecteurs à travers le monde. Comme Les Hauts de Hurlevent ou Jane Evre, Rebecca est devenu un des plus grands mythes de la littérature mondiale.

  • En octobre 1940, David Sparsholt fait son entrée à Oxford. Athlète et rameur acharné, il semble d'abord ignorer la fascination qu'il exerce sur les autres - en particulier sur le solitaire et romantique Evert Dax, fils d'un célèbre romancier. Tandis que le Blitz fait rage à Londres, l'université d'Oxford apparaît comme un lieu hors du temps où les attirances secrètes s'expriment à la faveur de l'obscurité. Autour de David, des liens se tissent qui vont marquer les décennies à venir.Dans ce nouveau roman magistral, Alan Hollinghurst, l'un des plus grands romanciers anglais contemporains, dessine le portrait d'un groupe d'amis liés par la peinture, la littérature et l'amour à travers trois générations. Après L'Enfant de l'étranger, prix du Meilleur Livre Etranger, il poursuit une oeuvre exigeante.« Peut-être le plus beau roman d'Alan Hollinghurst. » The Guardian 

  • Lorsqu'en 1914, Ashley Crowther revient en Australie, dans le Queensland, pour s'occuper de la propriété héritée de son père, il découvre un paysage merveilleux peuplé de bécasses, d'ibis et de martins-chasseurs. Il y fait également la connaissance de Jim Saddler, la vingtaine comme lui, passionné par la faune sauvage de l'estuaire et des marais. Au-delà de leurs différences personnelles et sociales, les deux jeunes hommes ont en commun un véritable amour de la nature. Et ils partagent un rêve : créer un sanctuaire destiné aux oiseaux migrateurs.
    Loin de là, l'Europe plonge dans un conflit d'une violence inouïe. Celui-ci n'épargnera ni Jim, qui rejoint un camp d'entraînement à Salisbury, ni Ashley, envoyé à Armentières. Seul témoin de la parenthèse heureuse qui les a réunis, Imogen, une photographe anglaise amoureuse comme eux des oiseaux, saura-t-elle préserver le souvenir des moments exceptionnels qu'ils ont connus ?
    Traduit pour la première fois en français, ce roman signé par l'un des plus grands écrivains australiens contemporains, et publié il y a près de quarante ans, s'impose avec le temps comme un chef-d'oeuvre empreint de poésie et de lumière. « Le roman magnifiquement sobre d'un immense poète. »
    The Daily Telegraph

  • Roman d'amour, roman de moeurs, fresque sociale, Métamorphoses d'un mariage s'impose comme une oeuvre maîtresse de l'auteur des Braises. Ilonka, Peter, Judit sont les acteurs d'un même drame. Chacun à leur tour, ils confient « leur » histoire comme on décline un rôle. L'épouse amoureuse et trahie. Le mari cédant à la passion. La domestique ambitieuse qui brise le couple. En trois récits-confessions qui cernent au plus près la vérité des personnages par un subtil jeu de miroirs, Sándor Márai analyse avec une finesse saisissante sentiments et antagonismes de classe. Mais, au-delà, c'est la fin d'un monde et d'une société - la bourgeoisie hongroise de l'entre-deux-guerres - que dissèque avec lucidité le grand écrivain de la Mitteleuropa.

  • Neuf hommes, âgés de 17 à 73 ans, tous à une étape différente de leur vie et dispersés aux quatre coins de l'Europe, essayent de comprendre ce que signifie être vivant. Tels sont les personnages mis en scène par David Szalay à la façon d'un arc de cercle chronologique illustrant tous les âges de la vie. En juxtaposant ces existences singulières au cours d'une seule et même année, l'auteur montre les hommes tels qu'ils sont : tantôt incapables d'exprimer leurs émotions, provocateurs ou méprisables, tantôt hilarants, touchants, riches d'envies et de désirs face au temps qui passe. Et le paysage qu'il nous invite à explorer, multiple et kaléidoscopique, apparaît alors au fil des pages dans sa plus troublante évidence : il déroule le roman de notre vie.Avec ce livre, finaliste du Man Booker Prize, le jeune auteur britannique offre un portrait saisissant des hommes du XXIe siècle et réussit, en disséquant ainsi la masculinité d'aujourd'hui, à dépeindre avec force le désarroi et l'inquiétude qui habitent l'Europe moderne. « La démonstration d'une puissance littéraire hors du commun. Magnifique. » The New York Times

  • « Comme le temps passe, disait, oui, chuchotait l'empereur au fil de son discours dans la pénombre : mais qu'il rampe, s'arrête, s'envole ou nous subjugue par l'une ou l'autre de ses innombrables variations de vitesse - cela dépend de nous, des instants de notre vie reliés les uns aux autres comme les maillons d'une même chaîne... »
    écrivain à la langue somptueuse, Christoph Ransmayr est une voix exceptionnelle de la littérature autrichienne d'aujourd'hui. Après Atlas d'un homme inquiet (prix du Meilleur Livre étranger et prix Jean-Monnet de littérature européenne), il renoue avec le roman et, en grand voyageur, entraîne son lecteur loin de l'Europe et loin dans le temps.
    Dans la Chine du XVIIIe siècle, l'empereur Qianlong règne en despote sur une cour résignée à la démesure de son souverain. Son dernier caprice est une série d'horloges conçues pour mesurer les variations de la course du temps : le temps fuyant, rampant ou suspendu d'une vie humaine, selon qu'il est ressenti par un enfant, un condamné à mort ou des amants. Venu de Londres à l'invitation du souverain, Alistair Cox, le plus célèbre des horlogers du monde occidental, saura-t-il exaucer les désirs de Qianlong et freiner la course des heures ?
    Avec la précision d'un peintre, Christoph Ransmayr construit un récit singulier et virtuose, méditation sur la fugacité du temps et l'illusion d'en triompher par l'art.

  • Dans une petite ville de la province hongroise, un respectable professeur de latin mène une vie terne et solitaire, dénuée de surprise. Lorsqu'il entreprend de tenir son Journal, pour « faire passer le temps », cette apparente tranquillité vole en éclats. Au fur et à mesure qu'il confie les menus faits et gestes de ses journées, des bribes de souvenirs d'enfance lui reviennent, la glace qui recouvrait ses émotions se craquèle, et sa propre vérité surgit enfin. Cette première fêlure en annonce une autre, qui va faire basculer sa vie : un premier amour, violent, tardif, ravageur...
    Sous la forme du journal intime, ce premier roman de Sandor Marai relate de manière saisissante la renaissance et la descente implacable d'un homme dans la psychose. Il impose d'emblée le talent magistral du grand auteur des Braises, L'Héritage d'Esther, Métamorphoses d'un mariage...

  • L'écrivain hongrois Sándor Márai (1900-1989) est considéré aujourd'hui comme l'une des plus grandes voix de la littérature européenne. Antifasciste avant la guerre, « ennemi de classe » sous l'ère soviétique, témoin d'un monde qui se délite, il connut avant son exil officiel vers les États-Unis un tragique exil intérieur. Rédigés vingt ans après les événements évoqués, ces Mémoires inédits composent une fresque saisissante de la Hongrie à une époque cruciale de son histoire et mettent en lumière le trajet bouleversant de l'auteur des Braises. Avec la sensibilité et la verve caustique qui le caractérisent, Márai raconte l'entrée victorieuse des chars soviétiques en Hongrie en 1944, ses premiers contacts avec l'« homo sovieticus » et l'instauration du régime communiste. Au-delà du témoignage historique, c'est la qualité de son regard, détaché de toute idée préconçue, qui donne à ces écrits toute leur force. Bientôt, face à la bolchevisation forcée, à la censure et à la répression, l'écrivain doit se résigner à l'évidence : l'humanisme est assassiné, on assiste au triomphe d'une nouvelle barbarie à laquelle, une fois de plus, le peuple se soumet. Isolé et impuissant, Márai décide de quitter son pays : « Pour la première fois de ma vie, j'éprouvai un terrible sentiment d'angoisse. Je venais de comprendre que j'étais libre. Je fus saisi de peur », écrit-il la nuit de son départ, en 1948.

  • Au coeur de ce roman violent et fulgurant où rôdent les fantômes de Borges, Barthes et Foucault, il y a un homme pourri jusqu'à la moelle, corrompu jusqu'à l'os : le señor Machi. Entrepreneur véreux qui a fait fortune sous la dictature argentine, il incarne toute la vulgarité et l'arrogance des parvenus. Avec sa bagnole de luxe, son gros flingue et ses millions, il fait sa loi. Mais tout finit par se payer. En découvrant un cadavre au visage défiguré dans le coffre de sa voiture, Machi va connaître l'enfer qu'il a infligé aux autres.Grandeur et décadence d'un salaud : avec de la rage et du style,  Kike Ferrari, balayeur, syndicaliste et écrivain, dynamite les verrous de la mémoire argentine. Salué par la presse et la critique dans son pays et à l'étranger, un polar littéraire devenu culte.

  • En avril 1945, Budapest est libérée par l'armée russe, au terme d'un siège implacable. Cet épisode historique, que S ndor M rai évoquera vingt-cinq ans plus tard dans ses Mémoires de Hongrie, lui inspire, à chaud, ce roman qu'il achève en quelques mois.
    Libération évoque les dernières semaines du siège : dans les caves d'un immeuble se terrent une centaine de réfugiés. L'oreille tendue vers les tirs d'artillerie et le fracas des bombes au-dessus de leurs têtes, ils attendent l'issue d'un combat incertain. Autour de la jeune Élisabeth, fille d'un savant renommé, résistant au nazisme, se rassemblent des gens de toutes origines et de toutes opinions. Au fil des jours, dans l'atmosphère oppressante de ce huis-clos, la solidarité et la courtoisie initiale cèdent la place à la méfiance, à l'agressivité : les caractères se révèlent, les masques tombent. Et tandis que la situation au-dehors évolue, on ne sait ce qu'il faut redouter le plus : les « libérateurs » russes, ou les derniers sévices des nazis acculés...
    Dans cette oeuvre dont, par testament, il n'autorisera la publication que pour le centième anniversaire de sa naissance, M rai donne une magistrale leçon de littérature : le matériau brut du reportage se transforme sous sa plume en un récit somnambulique et puissant, empreint d'un profond scepticisme et bouleversant de bout en bout.
    « Un roman discret, touchant et pudique [.]. La musique unique et poignante de S ndor M rai. »Stéphane Hoffman, Le Figaro Magazine.
    « Atypique dans l'oeuvre de M rai, ce livre est une surprise. Il confirme l'envergure de son talent et donne, une nouvelle fois, la mesure du destin particulièrement injuste qui frappa l'écrivain depuis son exil en 1948 jusqu'à son suicide de 1989. »Jean-Maurice de Montremy, Livres Hebdo.
    « S ndor M rai fascine lecteur jusqu'à la dernière page... tellement inattendue ! »André Rollin, Le Canard Enchaîné.
    « On ne remerciera sans doute jamais assez les éditions Albin Michel du travail qu'elles font depuis une dizaine d'années pour faire découvrir à la France, avec S ndor M rai,, l'un des derniers géants de la Mitteleuropa. »Les Inrockuptibles.
    « Une oeuvre littéraire poignante et incisive. »Christine Ferniot,Télérama.
    « Un roman bouleversant et criant de vérité... »Page des libraires.

  • C'est une petite boule de poils qui gambade et aboie. Il n'est pas beau mais semble avoir de l'esprit et bientôt, grâce à ses maîtres, de bonnes manières... Tchoutora est le nom de ce chiot joyeux que Monsieur a décidé d'offrir à Madame en ce Noël 1928 assombri par la crise économique. Bien qu'attendrissant, le quadrupède se montre vite rétif aux règles que dicte la bonne société à un « être inférieur » de son espèce, et bouleverse de sa turbulente présence la vie du couple... Sándor Márai, un des plus grands écrivains hongrois du XXe siècle, analyse les moeurs de la bourgeoisie de son époque avec une ironie réjouissante. Drôle, subtil, élégant et incisif, ce roman aux allures de conte moral révèle une facette méconnue de l'auteur des Braises.

  • Dans un recoin des archives secrètes de la bibliothèque vaticane, Nick Tosches découvre un codex vieux de deux mille ans qui relate les mémoires d'un aristocrate romain : Gaius Fulvius Falconius. Orateur de talent chargé d'écrire les discours de l'empereur Tibère, il tombe un jour en disgrâce et doit s'exiler en Judée. Il y fait la connaissance d'un jeune vagabond juif sans foi ni loi, obsédé par l'argent et le sexe, qui le fascine littéralement. Lui vient alors une idée : faire passer ce jeune homme au charisme indéniable pour le Messie tant attendu... Jésus de Nazareth revu et corrigé par l'auteur du Roi des Juifs : il fallait l'irrévérence et l'érudition de l'un des derniers hors-la-loi de la littérature américaine pour s'emparer d'un tel sujet. Se moquant de la religiosité et la morale, Nick Tosches dérange, choque, bouscule, et confirme une fois de plus sa virtuosité. « Un livre aussi dérangeant qu'irrésistiblement drôle. En un mot : brillant. » Publishers Weekly

  • Dans la lignée de Bernard Malamud, Philip Roth ou Saul Bellow, Stuart Nadler s´impose avec ce premier recueil de nouvelles comme un écrivain à part entière.Entre New York et Boston, sept personnages aux prises avec la culpabilité et le désir, la famille et la liberté, le conflit entre tradition et modernité. D´une écriture élégante et non dénuée d´ironie, Stuart Nadler nous parle de parents qui se séparent pour le plaisir de souffrir, de frères qui s´éloignent pour mieux se retrouver ou encore d´amants heureux qui courent à leur propre perte. Du conflit de l´existence, en somme, évoquée avec une finesse psychologique et une maîtrise narrative exceptionnelles.« Stuart Nadler possède une sagesse surprenante chez quelqu´un d´aussi jeune. Mais il est surtout un remarquable et talentueux écrivain de l´amour : ses occasions ratées, ses exigences folles ou cruelles, sa tyrannie des regrets. »The Washington Post

  • La publication en France du Général de l'Armée morte a apporté une révélation : celle d'un écrivain albanais de 35 ans que son roman a situé, du premier coup, à un rang enviable sur le plan de la littérature internationale.Vingt ans après la défaite des Italiens en Albanie, un général italien, celui que Kadaré appelle le général de I'Armée morte se voit chargé de récupérer les cadavres de ses compatriotes laissés sur place. Il a beau arriver en compagnie d'un prêtre, et ils ont beau avoir les relevés exacts des tombes, les mésaventures s'accumulent. C'est pour l'auteur l'occasion de semer, chemin faisant, anecdotes et réflexions attribuées aux morts, aux vaincus.Et voici que le général italien et son prêtre rencontrent un général allemand. L'Allemand est accompagné d'un maire. Eux aussi cherchent les ossements de leurs soldats tombés autrefois en Albanie. Mais pour eux, cela finira mal, car le maire se livre à une malhonnêteté. Ce roman saisissant nous fait assister en même temps au spectacle du drame et au spectacle de l'humour. lsmaïl Kadaré regarde avec cruauté ses généraux se défaire au fur et à mesure que leur mission perd tout caractère sérieux.Le roman d'lsmaïl Kadaré est important parce qu'il renouvelle le genre du roman de guerre tel que nous le connaissons. Il va plus loin. C'est un grand roman, une histoire limpide qui témoigne, avec un tact extraordinaire, d'une expérience humaine unique.

  • 1897. Dans un coin reculé de l'Alabama, un homme est assassiné dans d'étranges circonstances. Pour le venger, ses proches forment une société secrète, « La culasse de l'enfer », fermement décidée à faire sa propre justice. S'engage dès lors, entre les métayers blancs et les propriétaires fonciers des villes voisines, une guerre fratricide où il n'y a ni innocents ni coupables, mais du sang et de la douleur... À partir d'un fait historique, Franklin déploie une magnifique fresque romanesque et poétique où s'enchevêtrent la dimension sociale, policière et humaine. Explorant les replis les plus obscurs de l'âme, ce récit âpre et inexorable rend un magnifique hommage non seulement aux hommes dont il traite mais au monde qu'ils habitent.
    « Je suis stupéfait par la puissance de Tom Franklin. La force d'évocation de sa prose, la rigueur implacable de son imagination me rappellent Fualkner. »
    Philip Roth

  • Finaliste du Man Booker Prize et lauréat du Guardian First Book Award pour Le Coeur qui tourne, l'écrivain irlandais Donal Ryan confirme son talent avec ce second roman grave et singulier, portrait de l'Irlande d'aujourd'hui et récit bouleversant d'un homme qui ne trouve pas sa place. Jeune paysan naïf et solitaire, Johnsey vit à l'écart du monde. Il travaille à la coopérative du village, avec sa famille pour seul lien. À la mort de ses parents, il hérite de leur ferme, éveillant aussitôt la jalousie de la communauté. Et lorsqu'un consortium promet la prospérité au village en échange du rachat de ses terres, Johnsey refuse. Il devient dès lors un ennemi aux yeux des villageois, qui lui déclarent la guerre... Une année dans la vie de Johnsey Cunliffe raconte, au jour le jour, le combat d'un homme seul qui tente par tous les moyens de trouver un sens à sa vie dans un monde qui en est dénué. Donal Ryan livre au passage une formidable critique de la société moderne et du matérialisme qui vient à bout de toutes les valeurs et de tous les idéaux. « Donal Ryan apporte une nouvelle fois la preuve de son incroyable talent. » The Independent

  • « Ce roman, dont le mode de narration fait penser au meilleur du cinéma contemporain, met en scène des personnages saisissants. Son vrai sujet est bel et bien l´identité israélienne et il devrait devenir un livre de référence pour la nouvelle génération. » Haaretz Na´omi, Tamar et Sasha. Trois femmes, trois générations, trois regards sur la société israélienne d´aujourd´hui, dans un premier roman obsédant qui révèle une nouvelle voix.
    Qu´il pleuve ou qu´il vente, Na´omi arpente inlassablement la route entre Saint-Jean-d´Acre et Haïfa. Depuis la mort de son fils Amos, elle a perdu la tête. Intriguée par cette vieille femme qui refuse toute aumône, la jeune Tamar, hantée elle aussi, mais par la disparition de sa soeur, est loin d´imaginer qu´elle a un lien avec elle. Tout comme Sacha qui, fuyant le comportement de son insupportable soeur, une actrice de films X, se révèle liée par le hasard aux deux autres femmes...
    Sous la plume de Kalanit W. Ochayon, dans une langue moderne et singulière, Na´omi, Tamar et Sasha racontent tour à tour leur parcours blessé et chaotique, évoquant toute la complexité de l´identité israélienne.

  • Échangé contre la femme d'un officier franquiste, Koestler a ramené les notes qu'il avait prises en attendant son exécution : Un testament espagnol, sa plus belle oeuvre.« Le survivant est un vivant sans doute, mais il demeure conscient de ce que le soleil peut se coucher à midi, et il reste solidaire de certains morts devant lesquels il doit tous les jours justifier sa survie. Il n'échappe plus au dialogue avec la mort, au thème obsédant de celui-ci le sens de la vie, de l'être et du paraître, de la victoire et de la défaite. »

  • Olivia n'a pas revu Marcus, son frère, depuis des années. Leurs routes ont divergé : elle, sa carrière qu'elle fait passer avant son couple et ses enfants ; lui, sa vie de bohème avec ses joies et ses risques.
    Lorsqu'un événement tragique survient dans la vie de Marcus, Olivia se surprend à vouloir lui porter secours. Sans se douter que cette empathie aussi subite qu'inattendue va remettre en question ses valeurs et ses choix. Car si Marcus risque la mort, Olivia se sent soudainement menacée dans son confort, coupée de sa vie et de ses proches... pour mieux se retrouver ?
    Avec une finesse d'analyse troublante, Esther Gerristen évoque la force des liens familiaux, la perte et le lâcher prise, dans ce très beau roman vendu à plus de 650 000 exemplaires aux Pays-Bas.
    « Une ironie mordante, une grande humanité, et une place centrale accordée à la famille : un livre d'exception. » Harper's Bazaar

  • Récit d’une tragédie conjugale, La Sonate à Kreutzer de Léon Tolstoï fut, dès sa parution en 1891, un objet de polémique. Sophie Tolstoï, sa femme et sa plus fidèle lectrice, y voit une attaque personnelle, justifiée par leurs relations tumultueuses. Elle décide de répondre à ce violent réquisitoire contre l’amour charnel en écrivant son propre roman : À qui la faute, roman d’une femme. Elle oppose à la bestialité masculine les aspirations plus spirituelles de la femme, à travers le personnage d’Anna, épouse tourmentée, déçue de son mariage avec le prince Prozorski, et troublée par sa rencontre avec Bekhmetiev.

    À qui la faute révèle le talent romanesque d’une femme qui a vécu à l’ombre d’un génie. Roman posthume publié pour la première fois en France, ce texte est un événement. Il est suivi d’une nouvelle traduction de La Sonate à Kreutzer.

  • Après Un été à Bluepoint, son premier roman, Stuart Nadler poursuit l'exploration des liens familiaux en s'attachant à trois générations de femmes qui vivent un moment charnière de leur existence. Boston, de nos jours. Avec la mort de son mari, Henrietta Olyphant, a tout perdu. Confrontée à de sérieuses difficultés financières, elle accepte à contrecoeur que soit réédité le roman osé qu'elle a publié dans sa jeunesse : Les Inséparables. Jugé trash à l'époque, il est devenu culte mais a valu à son auteur, féministe engagée et universitaire accomplie, d'être rejetée par ses pairs. Au même moment, Oona, sa fille, brillante chirurgienne de quarante ans, débarque chez elle après avoir quitté son mari. Sans savoir que Lydia, sa propre fille âgée de quinze ans, vit un cauchemar depuis que circule une photo d'elle dénudée dans son prestigieux pensionnat... Bientôt réunies, toutes trois devront faire face à leurs désirs, à leurs contradictions et à leurs tabous. Notre famille détermine-t-elle notre destinée ? Comment devient-on femme ? Incisif, brillant et d'un humour digne de Woody Allen, un roman très contemporain dans lequel on retrouve le talent éblouissant de Stuart Nadler pour disséquer la psychologie humaine et ses complexités.

  • À travers le portrait pittoresque de la petite bourgeoisie parsie de Bombay, Mistry aborde, avec un regard tendre et humain, une réalité plus grave : celle du traditionalisme rigide et du fanatisme religieux. Comme dans ses précédents romans, l'auteur de L'Équilibre du monde met au service d'une vision sans complaisance de la société indienne son immense talent de conteur, son sens du cocasse et sa sympathie communicative pour des personnages naïfs, injustement malmenés par la vie. « Si Mistry figure parmi les écrivains indiens les plus remarqués d'aujourd'hui, c'est parce qu'il n'essaie pas de faire de l'Inde son sujet principal : son véritable territoire, c'est le coeur divisé. » The New York Review of Books « Profondément émouvant. John Updike a raison : Mistry nous dépeint Bombay avec un réalisme digne de Tolstoï. » The Times « Un récit magnétique qui approche la perfection. » Booklist

  • En 1911, le sud-ouest de l'Alabama est peuplé de juges corrompus, de tueurs, de putains, de fanatiques religieux, de sorcières, de veuves et de zombies... Mais le plus redoutable de tous, c'est E.O. Smonk. Syphilitique, goutteux, goitreux, tricheur, jouant de la Winchester, des explosifs et du poignard, il sème la destruction, roue les hommes de coups et viole les femmes.
    A travers un pays dévasté par la rage et la sécheresse, une cohorte de défenseurs de l'ordre se lance à la poursuite d'Evavangeline, prostituée de quinze ans, prompte à jouer de la gâchette et du bouchon de gnôle. Elle finit par arriver à Old Texas où son sort, celui de Smonk et des habitants de la ville semblent irrésistiblement liés. Hilarant, violent, paillard, ce roman écrit dans une langue d'une virtuosité étonnante n'est pas sans évoquer une vie de Jesse James revue par Tarantino.
    « Tom Franklin écrit comme un archange embarqué dans une bringue loufoque. »
    Dennis Lehane, auteur de Mystic River

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