éditions Théâtrales

  • En cette fin de millénaire, plus d´un siècle après la naissance de la Lulu mythique, cette voix est celle de Francine Landrain ; celle de la comédienne qui rend hommage à la grande Louise Brooks ; celle de l´écrivain qui salue respectueusement Frank le visionnaire.

  • Évidemment que c´est la peste. En voici donc les dernières nouvelles, on n´est jamais trop prudent. La peste donc, mais d´abord une peste, peu importe laquelle. Les références viennent principalement de chez Daniel Defoe, la peste de Londres de 1665, mais ce n´est pas l´essentiel, ce qui compte c´est elle...

  • Le jeune Daniel fugue. Son ami et initiateur, Santerre, l´héberge et le cache. Pour échapper aux recherches, les deux amis partent en cavale, empruntant les moyens de transport les plus divers... rencontrant d´étranges paysages et personnages.

    Le texte défile par courts tableaux : de péripétie en péripétie, entre rêve, réalité, fiction.

    Un théâtre d´aventure qui constitue le deuxième volet de la trilogie de Jean-Pol Fargeau : Daniel et le monde.

  • En l´an 2050, une série de catastrophes chimiques et nucléaires ont rendu la terre inhabitable. Exclus des zones protégées où de tout-puissants bureaux directeurs font régner la propreté et la terreur, quatre irradiés entreprennent la descente du Rhin en quête d´une terre d´une pureté qui leur soit encore accessible.

    Une désagrégation des identités personnelles doublée d´une désagrégation du langage. Une pièce désespérée.

  • Antoine Lermite vit retiré au désert, depuis sa séparation d´avec Anna, sa fiancée. Au cours d´une même nuit, il reçoit tous les hommes qu´Anna a connus après lui. Si le texte recompose à peu près le personnage contradictoire d´Anna, à travers les récits des arrivants, il raconte aussi la recomposition de l´identité d´Antoine au cours de la nuit. Fable contemporaine très personnelle, à la fois secrète et tendre, dont l´onirisme est teinté d´un humour incontournable.

  • Belfast, 1974, une maison des quartiers ouvriers, entre catholiques et protestants.

    Malgré la présence du contexte politique de la guerre civile, le sujet de la pièce nous engage de façon poétique et espiègle sur la voie du renouveau et du changement.

  • Exclus de leur société d´origine, déracinés, insulaires, six personnages à la mémoire commune constituent l´équipage de ce bateau qui erre au milieu de l´océan. Quête d´identité, ruptures, recherche de la vérité, apprentissage de la vie commune...
    La Nef, simple référence au chef-d´oeuvre de la littérature médiévale, traduit les errements d´une société malade. Ce huis-clos théâtral s´achèvera le jour où le navire accostera quelque part...

  • Un jeune Italien a été amputé d´une jambe. La difficulté de se trouver confronté à ce corps modifié et de vivre ce handicap.

  • Jean Santerre vit retiré dans une vaste demeure de la banlieue, îlot perdu au milieu de l´océan des HLM, où il essaie d´écrire son premier roman : L´homme sauvage. Il y rencontre par hasard Daniel, un jeune homme qui deviendra l´unique visiteur admis sur son île.
    Jean, après s´être absenté un long mois, retrouve Daniel sur le terrain vague.
    Tous deux reprennent le Jeu, là où ils l´avaient interrompu.
    C´est à ce moment précis que notre aventure commence.

  • L´homme a rejoint la femme, s´est assis dos aux spectateurs, face à elle. Elle, ivre de désir et d´alcool, ivre d´envies et de mots, tourne autour de lui. Parle beaucoup. Crie, murmure, crache et avale son amour. Dégouline de mots quand lui en est avare.

    Elle va lui faire l´amour, c´est sûr. Le déshabiller, même s´il refuse.

    Mais avant, elle boira une bière supplémentaire.

  • La Révolution à bout de souffle, une nation sans tête, des assignats sans valeur et, sous les ciels brouillés du Nord, un pays délabré aux routes peu sûres.

    La fin, la haine, des esprits fêlés, des coeurs corrompus, des paysans cousus d´or claquemurés dans leurs fermes fortifiées.

    Voici venu le temps de François Salembier, moment d´anarchie pure entre la Terreur vertueuse et l´Ordre Buona Parte.

  • Un homme crie dans le désert. Sans arrêt ses hurlements jusque dans l´oreille du dormeur. Faire taire le braillard tel est le souhait des dormeurs. D´abord en y mettant les formes. Puis moins. Puis plus. Jusqu´à ce qu´à la toute fin Celui qui ne dort jamais - vous l´aurez voulu - s´en mêle. Non sans dégâts, mirifiques les dégâts. Comme toujours lorsque Celui qui ne dort jamais - vous l´aurez voulu - s´en mêle.
    D'après Le Livre de Job.

  • C´est la répétition d´un opéra. Sur la scène, les chanteurs : Staline, Churchill, Truman qui interprètent un livret tiré des négociations de Potsdam (1945) où fut consommée la séparation du monde en deux blocs.
    Dans la fosse d´orchestre, les musiciens les accompagnent. Dans les temps morts de la répétition, ils négocient entre eux au sujet d´une minable histoire d´adultère.
    Sur la scène comme dans la fosse, chez les dieux comme chez les hommes, une seule règle du jeu : le mensonge.

  • T. Souslova, célèbre cantatrice devenue sourde à la suite d´un accident, invite le Quatuor Conrad à venir répéter dans son chalet de montagne. Isolés du reste du monde par d´abondantes chutes de neige, les quatre musiciens se trouvent confrontés à un double silence : celui de la vieille T. Souslova qui, depuis le début de sa surdité et l´anéantissement de sa carrière, refuse de parler, et le silence des neiges qui étend son règne absolu autour d´eux.

  • Entre Berlin, London, Roma, Paris et une petite ville de province très française, trois générations d´une famille exilée se racontent leurs stories d´amour.

    Aimer, dormir, rêver, baiser, voyager, écrire, désirer, savoir, être étranger... on passe bien plus de la moitié de sa vie à ça. On n´en dit rien. Eux en parlent. Par fragments. Secrets.

    Les anges ne perdent jamais de plumes dans l´amour.

  • C´est une traversée du désert en sept jours et sept nuits par six vieux comiques : Harpo Marx, Totô, Buster Keaton, Jacques Tati, Karl Valentin, Liesl Karlstadt et... une enfante. Dans Désert, désert, Jean-Pierre Renault s´empare de leurs vies à tous les six, en chair et en os, et les jette en vrai et en personne sur le théâtre. Un voyage imaginaire, avec trois cent cinquante-quatre objets, dont trois noeuds papillons... A mourir de rire.

  • Festival d´Avignon 1990. Chronique.

    Catherine Clément assiste, depuis vingt ans, à toutes les éditions du Festival. Tour à tour écrivain, journaliste, professionnelle de la culture, elle anime chaque année les "Rencontres du Verger". Confidente privilégiée des artistes, catalyseur des paroles des spectateurs, son point de vue, hors de toutes normes, apporte un éclairage singulier et attachant sur les coulisses de la ville à l´occasion du plus grand festival de théâtre du monde.

  • Le Théâtre en l´état, c´est l´état des lieux du théâtre aujourd´hui, la description concrète des conditions dans lesquelles il s´exerce - secteur privé, secteur public - dans le début des années quatre-vingt-dix : subventions, cahiers des charges, missions assignées. Pour comprendre où nous en sommes, il est bon de savoir comment on y est arrivé, d´où une analyse des rapports du théâtre et de l´État depuis 1968, à travers la succession des ministères de la Culture.

    Cet ouvrage s´adresse particulièrement à ceux qui exercent le théâtre ou s´y destinent, mais rendra également service à tous ceux qui, acteurs, spectateurs, ou collectivités sont concernés par les réalités du théâtre d´aujourd´hui.

  • Le juge Adam s´est introduit de nuit dans la chambre de la jeune Eve. Surpris par le fiancé de celle-ci, il casse une cruche en s´enfuyant par la fenêtre. Le lendemain, la mère de la jeune fille vient porter plainte devant celui qu´elle ignore être le coupable. Tel OEdipe, Adam est ainsi obligé d´instruire son propre procès. Or, ce jour-là justement, un conseiller est venu de la ville pour l´inspecter.

  • Dans les chambres, on gît, on perd la mémoire, on râle, on attend, on reproche, on quémande, on ordonne, on chavire, on tombe, on menace, on soupire, on piaille, on dort (debout, assis, couché), on se plaint, on s´en veut, on s´envoie les mots à la figure, on hoquette, on étouffe, on meurt. De chambre en chambre, de lieu en lieu. Elle (la Femme à la natte), nous guide, plus qu´humaine (vaincue, folle, tueuse), éternelle.

  • La Mère franchit le seuil de sa maison. Ses enfants sont venus l´assister lors de son départ pour l´un de ces « foyers » où l´on rassemble les personnes âgées qui le désirent... ou pas. Elle croit ou feint de croire que l´un d´eux pourra encore la recueillir in extremis. Derrière elle, la demeure où elle vécut toute sa vie. « Là-bas », le foyer, irréel, improbable.

    La mise à mort du réalisme et du récit à rebondissements, une proposition d´écriture et de théâtre très forte.

  • L´Un et l´Autre viennent visiter Maman - en maison spécialisée, disons. Ce jour, en cachette l´un de l´autre, ils apportent arme et poison. Les voilà « en famille », à se guetter, se taire et se dire, à vivre un bout, croquer un gâteau moisi, se refiler ce qu´il y a encore en magasin, en mémoire.

    Mais passer à l´acte, donner un coup de pouce au destin, comment, quand l´arsenic c´est de l´huile de foie, les munitions, des balles à blanc ?.
    Sur un sujet grave, prenant la suite du Chant de la Baleine, Yves Lebeau propose un texte délirant pour le théâtre. Une véritable comédie de mouvement, de quiproquo. Une méchante fête. Du Feydeau dans l´univers de Céline, ou "Comment comment rire du pire ?"

  • Le travail rigoureux réalisé sur le texte grec de Sophocle par Bernard Chartreux, donne à cette tragédie un ton et une dimension littéraires originaux ; il correspond en outre à une nécessité essentiellement théâtrale. Recherchant toujours le maximum d´intelligibilité au plus près du texte grec dans son mouvement, sa syntaxe, sa mise en page, il se refuse les facilités de la simplification et de l´explication du texte. Une écriture faite pour être dite et entendue, tout autant que pour être lue.

  • Le Mendiant a faim, et cherche à échanger sa chanson contre de la nourriture. Si les animaux ont été accueillants, dès son arrivée en ville, il est rejeté de toutes parts. Seul un paysan accepte de lui offrir du riz, mais le Vent, soudoyé par un Marchand malhonnête, souffle sur le bol et en laisse échapper le précieux contenu. Le Juge du Ciel devra trancher.

    Le Vent et le Mendiant est l´adaptation d´un conte populaire vietnamien.

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