Éditions Prise de parole

  • Trois êtres seuls et vulnérables se rencontrent dans l'espace virtuel d'Internet. Ils sont amadoués par un charlatan du nom impossible de « dieu l'amibe » et ils créent ensemble un culte despotique qui ne pourra que mener vers le désastre. Aussi cubiste

  • Partis de Taschereau, en Abitibi, à la recherche de territoires de coupe au tournant des années 1950, les quatre frères Dubreuil - Napoléon, Joachim, Augustin et Marcel -, en viendront à fonder, sur une terre isolée du Nord de l'Ontario, une entreprise forestière prospère entourée d'une collectivité entièrement francophone.

    Dubreuilville, village fermé où tout, maisons, commerces, école, appartenait à la compagnie, occupe une place privilégiée, quasi mythique, dans l'imaginaire des gens du Nord. C'est qu'il ne s'en ouvrait plus, en 1961, des villages de la sorte...

    Quant à Dubreuil Brothers, elle est considérée par ses contemporains comme une entreprise exemplaire, qui a fait preuve d'audace et d'innovation dans la récolte et la gestion du bois durant une période de grands bouleversements dans cette industrie au Canada.

    Les histoires imbriquées de la compagnie et du village méritaient d'être racontées. Elles témoignent des événements heureux et tragiques qui nourrissent la mémoire du lieu et des personnes qui ont contribué à sa vitalité. Dubreuilville fascine : ce livre, qui s'appuie sur une recherche exhaustive et des entrevues réalisées avec nombre d'acteurs - membres de la famille, anciens travailleurs et résidents -, lui rend un hommage bien mérité.

  • Figure littéraire méconnue, pionnière des lettres et du journalisme en Alberta, Magali Michelet a passé une décennie à observer et à décrire la vie des colons. Au fil de ses chroniques, elle a démontré un engagement soutenu à l'égard de la francophonie albertaine et de la survivance du fait français, tout en s'intéressant à des questions encore d'actualité comme l'immigration, l'éducation et le féminisme. Son souci du détail, la finesse de sa plume et son humour font de ses textes des témoignages appréciables de la condition de la femme francophone albertaine au début du XXe siècle.

    La présente anthologie rassemble près d'une centaine des chroniques écrites entre 1906 et 1916. Les textes prennent une multitude de formes qui démontrent l'étendue du talent de Magali Michelet, de la saynète à la correspondance en passant par la chronique mode et le texte d'opinion. Accompagné d'une introduction critique de Sathya Rao, professeur agrégé au département de langues modernes et d'études culturelles de l'Université de l'Alberta, qui situe l'oeuvre dans son époque, cet ouvrage est, à ce jour, la seule publication d'envergure sur la vie et l'oeuvre de l'autrice.

  • Le recueil réunit deux oeuvres de Patrice Desbiens : «L´Homme invisible / The Invisible Man», un récit - a story raconté dans les deux langues de l´auteur et qui, dès sa parution en 1981, a consacré Patrice Desbiens comme l´une des voix majeures de l´Ontario français; et «Les Cascadeurs de l´amour». Dans cette nouvelle édition dans la Bibliothèque canadienne française seront inclus une préface de Johanne Melançon, spécialiste en littérature franco-ontarienne, une biobibliographie de l´auteur, ainsi que des choix de jugements et une bibliographie de la recension portant sur les deux oeuvres.

  • Le feu est pris. Nous sommes de tristes pyromanes. Devant l'urgence climatique, l'humanité en est à rapailler ses derniers mots. Dégoût. Compassion. Lucidité. À quel pouvoir prétend la parole quand la crise ravage les écosystèmes, bouleverse nos vies? Et la panique, où se loge-t-elle, dans les tripes ou dans la tête?

    Lucides, poétiques, intimistes ou enflammés, les douze essais narratifs de ce recueil explorent la crise climatique dans tous ses paradoxes, et témoignent des complexités de notre rapport à l'environnement. Ils interrogent aussi les capacités d'action, responsabilités, postures et angoisses des communautés et individus face au désastre.

    Avec des textes de Ying Chen, Céleste Godin, Dave Jenniss, Mishka Lavigne, Le R Premier, Sébastien Lord-Émard, Charlotte L'Orage, Sonya Malaborza, Laurent Poliquin, Jonathan Roy, Gisèle Villeneuve, Ouanessa Younsi.
    Préface de Catherine Voyer-Léger.

  • Jean Marc Dalpé part à la découverte de New York, Paris et Sudbury. Attablé devant un café ou une bière dans les restaurants, les cafés ou les hôtels, le poète se fait observateur des réalités parfois crues du monde qui l'entoure. Du hard-rock des hôtels du Nouvel-Ontario au jazz de New York en passant par les accordéons de Paris, Jean Marc Dalpé nous fait sentir le rythme quotidien d'ici et d'ailleurs dans un langage qui s'apparente au pouls de la rue.

  • L´humour macabre et cinglant domine ce premier roman déroutant, surréaliste, aux dimensions mythiques. / Récit échevelé qui chevauche des mondes parallèles, «la Prison rose bonbon» entraîne l´anti-héros, Raymond Quatorze, dans une série d´aventures qui le mènent inexorablement au coeur de son propre délire. Ce jeune homme au passé chargé réussira-t-il la mission que lui ont confiée les enfants ailés bannis de Barnumbourg par leurs parents ? Raymond Quatorze les trahira-t-il, lui qui sème les cadavres sur sa route comme d´autres les bonnes actions ? Saura-t-il sauver Babeth, son grand amour ? / Sous ses apparences de roman policier, de roman d´aventures et de conte fantastique, le roman traduit le drame d´un homme pris dans l´étau de son corps, impuissant devant l´amour.

  • Nous sommes au dernier jour, de la dernière classe du poète et professeur Jacques Durocher. Pour ce dernier examen, il a transformé la salle « en jardin romantique », afin de mieux voir celle qui le trouble depuis le début de l'année. Il a suffit qu'elle surgisse pour que Jacques Durocher comprenne que son désir s'est toujours trompé d'objet. S'il allait enfin connaître la passion et l'amour... Entre l'élève et le professeur, la ronde durera trois heures. Réunis sur le pont de lumière, ils inventeront dans leur silence et par le regard, la vie et la mort, l'amour et l'abandon, le rêve et la réalité. Un roman de deux êtres de désir et de passion, pour qui l'écriture de la romancière invente un espace et un temps à la mesure de leur attente.

  • Dans cette étude pionnière. Gaétan Gervais examine la tutelle gouvernementale (1934-1944) des jumelles Dionne. Mise en place pour empêcher une possible exploitation des jumelles par leurs parents, la tutelle servira ironiquement à cautionner une vaste entreprise commerciale dont le gouvernement ontarien et le médecin des quintuplées retireront d´énormes bénéfices. Les luttes engagées dans ce dossier par l´Association canadienne-française d´éducation de l´Ontario (ACFÉO), à la demande des parents, Elzire et Olivia Dionne, ne représentent qu´un chapitre des luttes des Franco-Ontariens pour le contrôle de l´enseignement français et catholique dans leur province. Cette étude jette un nouvel éclairage sur un épisode marquant de l´histoire des Franco-Ontariens. Cette étude a remporté le prix Christine Dimitriu Van Saanen en 2001.

  • Essai, nouvelle, fragment, journal intime ou carnet d'écrivain ? « Fleurs d´hiver », c'est un peu de tout ça. Mais surtout, c´est un livre qui défie les genres, abolit les frontières et se moque allègrement des catégories que les esprits chagrins voudraient imposer à l'artiste. Au fil de textes colorés, audacieux, Maurice Henrie s´interroge, avec humour et humeur, sur le silence, l´hiver, la liberté, l´enfance, l´immortalité, l´amour et quoi encore ! Un festin inoubliable !

  • « De face et de billet » comprend une série de soixante-dix billets. À coups d´anecdotes, de vécu personnel et d´analyses, mais aussi de chiffres et de faits à l´appui, Normand Renaud nous livre un recueil bourré de précieux détails qui éclaire l´histoire sociale contemporaine - plus particulièrement celle de l´Ontario, à l´époque des grands bouleversements occasionnés par l´arrivée au pouvoir des conservateurs de Mike Harris. / Le ton des billets varie de la thèse à l´anecdote. Renaud glisse avec aisance d´un style à l´autre, tantôt docte, tantôt conteur, tantôt farceur, tantôt bonhomme... mais toujours la langue bien pendue. Le commentaire y est doux-amer : une part d´espoir de voir changer le monde, une part de certitude que ce n´est pas par la politique que ça arrivera.

  • Imaginez que la narratrice de ce roman aurait mille ans, qu´elle aurait engendré un ?ls qui aurait aujourd´hui près de cinq cents ans et que celui-ci, à son tour, ait donné naissance à une fille qui aurait plus de deux cents ans. Du Moyen Âge aux massacres des guerres coloniales du Nouveau Monde, d´Elvire à Hugues à Yukiko, mille ans d´histoire défilent au rythme du coeur. « "La vie empruntée" est un roman magnifique... » (Réginald Martel, « La Presse ».)

  • Aliénor ne connaît dautre monde que la forêt qui l'a vue naître, où son père, Étienne, s'était exilé avec les siens lors du Grand Nettoyage du village. Il y a très longtemps. Si longtemps qu'Étienne Landry en a oublié le nombre d'années. Et comme si lhiver n'avait pas réussi à l'engloutir, Étienne se voit soudainement propulsé dans l'univers de la « justice civilisée », accusé d'inceste sur la seule personne quil lui reste à aimer, son Aliénor.

  • « Gens dici » nous fait découvrir les liens qui rattachent les Canadiens français de lOntario à la terre, aux traditions, à la famille, au travail. Ballades, historiettes, légendes, souvenirs et folklore expriment sans conteste leur appartenance à une culture populaire authentique toujours vivante. En dépit des circonstances difficiles qui ont marqué - et marquent encore - notre survivance, surgit lhumour, la joie de vivre caractéristique du « chez-nous » franco-ontarien. » / (« Le Voyageur », 5 novembre 1980)

  • Analyse sociopolitique, ces essais étudient l'identité et son rapport à la modernité à partir de deux perspectives : la première, de longue durée, évalue le processus de modernisation qui s'est imposé en Occident depuis le début des « Temps modernes » (XVIe et XVIIe siècles) ; la deuxième, perspective plus contemporaine, analyse l'hypermodernité qui traverse nos sociétés au cours des années récentes. Plus concrètement, les essais tentent de comprendre les transformations identitaires de nos sociétés à lapproche XXIe siècle, à la lumière des conséquences du processus de modernisation sur lidentité.

  • Dans le nord de l'Ontario des années soixante vivent un jeune Franco-Ontarien, un Polonais immigrant d'après-guerre, le fils d'un guide touristique millionnaire, une fille de joie et l'hotêl Nickel Strange. Les vies parallèles de cette faune humaine, drôle, attachante et tragique se confondent dans une finale explosive.

  • « Au nord de notre vie/ ici / où la distance use les coeurs pleins / de la tendresse minerai de la / terre de pierre de forêts et de froid » Enregistré en chanson par la formation musicale CANO, ce texte est sans doute le mieux connu de ce recueil de poésie qui se classe parmi les premiers en littérature franco-ontarienne moderne.

  • « Au soleil du souffle » intériorise l'expérience du poète ; sa présence au monde est tributaire d'une certaine façon d'être qui exige une parfaite conscience et une pleine jouissance de chaque instant. Andrée Lacelle-Bourdon s'harmonise très bien avec une nature conciliante où elle peut à merveille approfondir le lyrisme de son existence. Les cinq poèmes d'inégale longueur qui forment le recueil proposent un itinéraire entièrement axé sur des thèmes qui se perçoivent dans une imagerie très symbolique.

  • Cet essai présente un modèle danalyse qui permet de comprendre dans son ensemble la circulation des biens, des idées et des personnes au pays. Le modèle sappuie sur la sociologie des communications et la démarche vise à accroître la force explicative des sciences sociales en laffranchissant des catégories limitatives de lActeur et de ses intérêts. Si les sciences sociales ont prêté à la collectivité des qualités caractéristiques de l« humain » (intention, intérêt, rationalité...), lapproche de Simon Laflamme prend ses distances face à ce modèle. Lauteur renouvelle ainsi le discours des sciences sociales.

    Appliqué au Canada des années 1981 à 1995, le modèle transdisciplinaire livre le portrait dune société postmoderne des plus complexes au cours dune période où elle sinterroge sur son destin, et même sur son droit à lexistence en tant quentité étatique.

  • Texte rédigé par Roger Bernard en vue de la défense de l'hôpital Monfort et dont les arguments, présentés aux tribunaux, ont contribué à la sauvegarde de l'institution.

  • Au fil des quatre nouvelles qui composent « les Friperies » simposent quatre visions du monde. Être témoin du rêve démesuré dune conscience qui va naître ; vibrer aux émotions profondes qui unissent père et fils au-delà des mers ; se faire innocemment piéger par une robe de soirée ensorcelante ; voir sa vie bouleversée par le simple bonjour dun enfant. Le fantastique, intrus, apparaît sans invitation dans les décors les plus familiers.

  • D'ici, de demain et « de nulle part », André Leduc pousse un cri dalarme à lamour, à la terre. Au fil des textes, le lecteur voit éclater la chair du poète en une énergie chargée dimages, propulsée à la vitesse de la lumière. Le lecteur survole sept cent millions dannées - de lÉgypte à lAmérique, des pyramides aux gratte-ciel - découvrant en cours de route, un « allô » intime dont lécho se perd dans le temps, lespace et la matière.

  • La société Charlevoix, fondée à Sudbury en 1992, est une amicale vouée à létude de lOntario français. Elle se compose duniversitaires appartenant à des disciplines différentes (sociologie, littérature, histoire, économie, ethnologie) et provenant de Sudbury, dOttawa et de Toronto. Elle honore la mémoire du jésuite Pierre-François-Xavier de Charlevoix (1682-1761) qui a laissé des observations remarquables sur le territoire ontarien. Cette société publie les « Cahiers Charlevoix » depuis 1995.

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