Éditions des Syrtes

  • Le livre des nombres Nouv.

    Le Livre des nombres est un roman monumental : à la fois fresque d'une époque, saga familiale, monographie d'un village d'Europe centrale, depuis 1900, en passant par les tragiques années 1950 et l'instauration du régime communiste et jusqu'à nos jours.Le lecteur assiste à l'entreprise d'un homme qui se lance dans l'écriture du roman de sa famille dans un village de Transylvanie. Peu à peu, se dévoile à lui une histoire impressionnante sur quatre générations de deux familles apparentées. Dans une construction littéraire originale, les personnages se racontent afin de reconstituer un arbre généalogique séculaire, bien ancré dans la terre, et sur les branches duquel il y a des noms que l'histoire n'a pas retenus. Faulkner et son Bruit et la Fureur ne sont jamais loin...

    Née en 1968, Florina Ilis est sans doute l'écrivaine la plus douée de sa génération et l'une des grandes plumes de littérature roumaine contemporaine. Elle débute en 2000 avec un recueil de haïkus, mélange de poésie et de calligraphie.En 2010 paraît en français La Croisade des enfants et en 2015, Vies parallèles.Outre le prix Courrier international du meilleur roman étranger 2010 pour La Croisade des enfants, elle est lauréate de nombreux prix littéraires roumains et internationaux.

  • La Fatigue du matériau est LE roman de la migration, une géographie de la peur qui exhorte ses lecteurs à se mettre dans la peau d'un migrant. Ici pas de réflexion politique, économique ou jugement moral, car c'est un livre volontairement physique, chaque phrase interpelle le lecteur, et l'oblige à vivre avec le héros. La force du roman tient dans le fait que le lecteur ne consomme pas l'histoire mais la vit profondément, emporté dans le froid, la faim et le désespoir de ce que l'auteur appelle la conscience noire de l'Europe. Sans nom, sans pays, sans destination, les héros deviennent les archétypes du migrant. Ayant perdu leurs parents dans un bombardement, deux frères ont gagne separement l'Europe dans des conditions inhumaines, et tentent de se retrouver dans une quête désespérée.

    Marek Sindelka est ne en 1984. Deux fois laureat du prestigieux prix Magnesia Litera, il a connu la consécration grâce à La Fatigue du matériau (2017). Il est apprecie pour sa finesse, son style maitrise et souvent poetique.

  • Certains n'iront pas en enfer est un roman d'autofiction. Écrit et publié après le retour de Zakhar Prilepine du Donbass (en juillet 2018), il est marqué par un certain recul par rapport aux événements. Cela imprègne le récit d'une indéniable mélancolie et permet de magnifier la réalité pour donner une stature quasi-mythique à certains des personnages évoqués. Ce roman est inspiré d'une expérience personnelle, issue de l'engagement de l'auteur dans le conflit du Donbass. Prilepine offre ici un texte éclectique, impressionniste et littéraire qui nous permet de mieux comprendre les raisons de son départ pour le Donbass, son état d'esprit et ses occupations concrètes pendant les années de guerre. Il retrouve sa plume imagée et concise et une force d'évocation captivante.

    Écrivain, journaliste et homme politique, Zakhar Prilepine est lauréat de nombreux prix littéraires. Il a vu ses oeuvres traduites dans une vingtaine de langues et plusieurs de ses romans sont adaptés au théâtre et au cinéma.Les éditions des Syrtes ont publié : Pathologies (2008 et 2018), Le Péché (2009 et 2018), Ceux du Donbass (2018), Officiers et poètes russes (2019).

  • Les Petrov raconte quelques jours dans la vie d'une famille ordinaire en Russie post-soviétique. Souffrant d'une grippe intense, Petrov est entraîné par un ami dans une longue déambulation alcoolisée, à la lisière entre le rêve et la réalité. Progressivement, les souvenirs d'enfance de Petrov ressurgissent et se confondent avec le présent.Si au premier regard le couple Petrov ne se distingue guère, la face cachée de leur vie a de quoi étonner. Le mécanicien Petrov dessine des BD et croise régulièrement la route d'un homme étrange. La bibliothécaire Petrova passe son temps à assassiner des hommes ayant fait du tort à d'autres femmes.Le succès critique et populaire des Petrov est dû à la prose imagée, décalée, drôle et très vivante de Salnikov. Adapté au cinéma par Kirill Serebrennikov.

    Alexei Salnikov (1978) est un jeune auteur russe, d'Ekaterinbourg, dans la région de l'Oural.Les Petrov est son premier roman qui a rapidement connu un énorme succès auprès du public et des critiques. Depuis, le livre est devenu la révélation de l'année, valant à l'auteur le prix littéraire « Le Nez » et une nomination au prix « Bestseller national » en 2018. Les droits cinématographiques et les droits d'adaptation théâtrale du roman ont été vendus.

  • À cinquante ans, Gleb Ianovski, musicien virtuose, qui a connu le succès à Munich, est atteint de la maladie de Parkinson. Un auteur russe rencontré dans un avion lui propose d'écrire sa biographie ; c'est ainsi que Gleb remonte le fil de ses souvenirs, en tentant de trouver un sens à son existence. Le hasard lui fait rencontrer Vera, treize ans, fille d'un amour de jeunesse, pianiste talentueuse, atteinte, elle aussi d'une grave maladie. Roman à deux voix, oscillant entre passé et présent, Brisbane est un roman symphonique dans lequel la mort est vaincue non pas par la musique, ni par l'amour mais par la force de la mémoire et de la parole.

    Evgueni Vodolazkine, né à Kiev en 1964, est chercheur à l'Académie des sciences de Russie, spécialiste du Moyen Âge. Tous ses romans ont des univers très différents: Les Quatre Vies d'Arséni (Fayard, 2013; Syrtes Poche, 2020), entraîne le lecteur dans la Russie médiévale alors que L'Aviateur (Syrtes, 2019) fait redécouvrir Saint-Pétersbourg du XXe siècle.

  • Le Cantique du Toungouse est une ode à la nature où la taïga enneigée est décrite avec beaucoup de poésie, dans une narration à la fois sobre, précise et très fluide. Le lecteur découvre le jeune Toungouse Michka, dernier représentant d'une ethnie ancienne et maître véritable de la taïga, prisonnier, mais tellement habile que, même grièvement blessé, il parvient à s'échapper sans laisser de traces. On découvre également que Michka a passé beaucoup de temps avec sa grand-mère, descendante d'une chamane, qui lui transmet un amour profond de la taïga, une compréhension instinctive de sa beauté.Le roman est avant tout une déclaration d'amour pour le Baïkal et pour sa nature envoûtante.

    Oleg Ermakov, né en 1961, est un écrivain russe confirmé et reconnu dans son pays - ses oeuvres ont été sélectionnées à plusieurs reprises pour différents prix littéraires prestigieux en Russie - et à l'étranger puisque traduit dans près de dix langues. C'est son quatrième livre traduit en français.

  • Chisinau, en République de Moldavie. Lastocika, jeune moldave de sept ans, est adoptée dans un orphelinat par une marchande (plutôt ramasseuse) de bouteilles en verre d'origine russe, Tamara Pavlovna. La fillette découvre avec joie et étonnement une nouvelle vie. Elle va à l'école, apprend le russe alors qu'elle préfère le moldave et lorsqu'elle écorche les mots russes, elle est punie. Mais Tamara Pavlovna veut-elle lui offrir un avenir prospère ? Ou l'exploiter comme main d'oeuvre gratuite de façon aussi impitoyable que dans Dickens ?Avec ce nouveau roman Tatiana Tibuleac revient au thème maternel, à l'enfant aimé/non aimé, aux conséquences tragiques du manque d'amour, du remords, dans un livre aussi troublant que L'Eté où maman a eu les yeux verts.

    /> Née à Chisinau (République de Moldavie), longtemps journaliste dans l'audiovisuel, Tatiana Tibuleac est une personnalité reconnue du monde culturel roumain. Dorénavant installée à Paris, elle y travaille dans la communication.L'Eté où maman a eu les yeux verts, son premier roman traduit en français, est paru aux éditions des Syrtes en 2018.

  • Dans ce deuxième roman traduit en français, l'écrivain biélorusse Sacha Filipenko raconte la traque d'un journaliste qui enquête sur un homme politique. Pour se débarrasser de ce gêneur le notable ne reculera devant aucune intimidation, puis devant aucun crime. Il lance à sa poursuite ses hommes de main et gagne son combat. Le journaliste est complètement isolé et démuni, malgré toute sa ténacité, son bon sens et son courage ; il est d'avance condamné, personne ne l'aidera à faire triompher la vérité.

    Sacha Filipenko place au coeur de son intrigue la corruption et l'hypocrisie des hauts fonctionnaires, leur enrichissement illicite, dans un monde où tout peut s'acheter.

    Une fiction captivante et très efficace, mélange de fable politique universelle et de thriller psychologique.

    La Traque est le deuxième roman traduit en français du jeune écrivain biélorusse Sacha Filipenko, né en 1984. Paru en 2018, Croix rouges a été salué par le public et la critique francophone.

  • Grand classique de la littérature russe enfin réédité.

  • Dans ce recueil de nouvelles autobiographiques, Natalia Kim rend hommage au quartier de Moscou situé près de l'usine ZIL que les habitants surnomment « Avtozavod » - « l'usine à automobiles ». C'est dans les appartements communautaires d'imposants immeubles staliniens, que Natalia passe sa jeunesse dans les années 1980-1990.
    Au fil des pages, des épisodes tantôt poignants, tantôt drôles, tantôt tragiques, font revivre toutes sortes de personnages qui ont marqué le passé de la narratrice : de sa grand-mère adorée aux voisins alcooliques et un peu fous, en passant par des camarades de classe, des gardiens, des éboueurs et des facteurs.
    Ce recueil émeut par son attachement romantique à une myriade d'histoires personnelles somme toute ordinaires.

    Écrivaine, journaliste, blogueuse, Natalia Kim est née à Moscou en 1973. Elle est diplômée de la faculté de journalisme de l'université de Moscou-Lomonosov. Elle a été ingénieur du son, puis rédactrice en chef du magazine Continent, attachée de presse du Centre Levada et rédactrice en chef adjointe de Elle. Elle collabore depuis plus de 11 ans à Psychologies magazine.
    Mon quartier est son premier livre, paru en russe en 2017.

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