Éditions de l'Atelier

  • « La laïcité est contre les musulmans. » « Les signes religieux n'ont rien à faire dans l'espace public. » « À l'école, on n'a pas le droit de parler des religions. »
    Régulièrement brandie comme argument massue dans les médias et les débats politiques, la laïcité fait l'objet de fantasmes. Dans un contexte de peurs multiples, nombre de discours visent à imposer un « durcissement » de la laïcité dans le but, parfois inavoué, de réduire les libertés qu'elle garantit et de multiplier les interdits qu'elle prévoit. Au risque de la dénaturer et de briser l'équilibre fragile posé par la loi de 1905.
    Les exemples de polémiques à ce sujet se sont multipliés ces dernières années, se focalisant essentiellement sur l'islam.
    Pour sortir des préjugés et garantir un débat serein, il paraît indispensable de se réapproprier point par point la laïcité telle que définie par le droit et telle qu'elle découle de notre histoire : éclaircir les confusions, déconstruire les idées reçues et les représentations fausses.
    Face aux replis identitaires (de tous ordres), aux contestations et aux pressions contre la République, mais aussi face à l'instrumentalisation dangereuse et de plus en plus courante de la laïcité, ce livre s'attache à définir ce qu'elle rend possible et ce qu'elle interdit, et sous quelles conditions.

  • L'histoire du XXe siècle, marquée par deux conflits mondiaux puis par des décennies de guerre froide, a fait l'objet d'un nombre pléthorique d'études et d'analyses. Une histoire au sein de laquelle prédominent le plus souvent les pays occidentaux et les grandes puissances. Mais que sait-on réellement, vu d'Europe, de ce qu'il advint dans des régions aussi diverses que l'Inde britannique puis indépendante, le Moyen-Orient ou encore l'Australie et la Nouvelle-Zélande ?
    En faisant sienne l'approche historique de l'histoire mondiale - dont il fut un pionnier -, Christopher Alan Bayly invite à (re)découvrir les événements et les lieux, et interroge les aspects économiques, sociaux, et politiques locaux comme mondiaux. Au-delà des conflits armés et des concurrences idéologiques, comment les arts, les sciences ou encore l'essor sans précédent des formes de communication ont-ils fait de ce siècle l'un des plus mouvementés, pour le meilleur comme pour le pire ?
    Après le succès de La Naissance du monde moderne (Éditions de l'Atelier, 2006, plusieurs fois réédité en poche depuis), ce second volume poursuit le récit passionnant de cette histoire mondiale.

  • « Je n'aurai pas de retraite », « Puisqu'on vit plus longtemps, on doit partir à la retraite plus tard », « Dans le système actuel, les fonctionnaires sont des privilégiés », « Un système de retraite à points serait plus simple et plus juste », « Avec un système à points, fi nies, les inégalités hommes-femmes »... Autant de fausses évidences qu'il est urgent de battre en brèche, à l'heure où notre système de retraite, certes perfectible, risque de disparaître pour laisser place à un régime créateur de nouvelles inégalités, quand bien même le discours politique prétend qu'il permettra de les combattre.
    La question des retraites est une large source d'inquiétude. N'est-ce pas sur cette inquiétude que certains, profi tant de la complexité du sujet, s'appuient pour tenter de détruire un système solidaire et imposer le modèle inverse, celui de l'individualisation ?
    Cet ouvrage est un guide précieux qui, chiffres et données à l'appui, permet non seulement de se repérer dans cet intimidant labyrinthe, mais aussi d'opposer aux partisans de la réforme par points et de l'épargne retraite individuelle des outils pour penser l'organisation et le financement d'un système solidaire et pérenne. La mise en place d'un tel système est possible, et c'est aujourd'hui un enjeu de société majeur.

    Ont contribué à l'écriture de cet ouvrage : Marylène Cahouet, Gracianne Charles, Daniel Gascard, Émilie Moreau, Hervé Moreau, Daniel Rallet et Erick Staëlen.

  • Les choix des sobriétés ; des idées pour passer à l'action Nouv.

    La rupture écologique est là et la prise de conscience collective aussi.
    Au coeur de ce questionnement, la préservation du vivre-ensemble... au profit d'un monde plus sobre et solidaire ! À l'invitation du Pacte civique, plus de 25 contributeurs.trices - philosophe, élu.e, entrepreneur.se, citoyen.ne, universitaire, représentant.e d'association, etc. - ont confronté la notion de « sobriétés » à leurs expériences de vie.
    Leurs propos, ainsi mis en regard les uns avec les autres, explorent ses multiples dimensions : philosophique, écologique, individuelle, collective, mais aussi politique. Freiner la fuite en avant technologique, retrouver le temps du voyage, privilégier les circuits alimentaires courts. Ils et elles revendiquent ainsi les choix qu'ils.elles mettent quotidiennement en action. Ce livre est une mine de ressources pour prendre part aux changements annoncés.
    Et vous, vous vous y mettez quand ?

  • « De quoi est donc morte cette jeune femme dont le corps sur la table d'autopsie ne présente ni hématome, ni traumatisme, ni blessure liée à un projectile ou une arme ? » Chaque récit de ce livre nous plonge dans le quotidien d'un médecin légiste, et nous convainc que ce métier ne saurait se réduire à l'examen des corps, ni se confiner à la salle d'autopsie.
    Car ce « journal incorrect », découverte passionnante d'un métier peu commun, est aussi une réflexion sur l'inquiétante évolution de la médecine : quand celle-ci ne considère plus les patients comme des sujets mais seulement comme des corps, réduisant le médecin légiste à un expert en balistique et recherche d'ADN, que reste-t-il de sa vocation humaniste ?
    Revenant sur les moments marquants de sa carrière, Michel Debout rappelle que le coeur de la médecine légale est la prise en charge des violences, sous toutes leurs formes. Des avortements illégaux aux violences sexistes, des agressions de rue aux braquages de petits commerces, de la souffrance au travail à celle du chômeur, le médecin légiste est, comme le prouve cet ouvrage, un témoin privilégié de notre époque.

    Ce livre a bénéficié de la collaboration de Gérard Clavairoly, journaliste spécialisé dans les questions de santé.

  • Le « pognon de dingue » mis dans les minimas sociaux, le travail que l'on trouve dès que l'on « traverse la rue », les « centaines de milliers d'offres d'emploi vacantes »... L'actualité montre que les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté sont toujours aussi répandues à tous les niveaux de la société.
    À l'heure où le contrôle des chômeurs se renforce et où l'on veut imposer du bénévolat forcé aux allocataires du RSA, les personnes en précarité sont encore trop souvent convoquées au tribunal de l'opinion publique : « On peut gagner plus en alternant chômage et travail qu'en travaillant à plein-temps », « Il y a des chômeurs qui ne cherchent pas de travail », « On doit avant tout sa réussite à soi-même ».
    Ce livre défait la chape de plomb du fatalisme en répondant point par point à plus de 130 préjugés sur la pauvreté. Il montre que l'action pour la transition écologique et l'éradication de la misère sont un même combat.
    Fort de ses 80 000 exemplaires diffusés lors des trois premières éditions, ce livre entièrement remis à jour démontre, chiffres, documents offciels et travaux de chercheurs à l'appui, que la stigmatisation des pauvres repose non sur des faits, mais sur des discours qui masquent les véritables causes de la misère. Enrichi de questions inédites, cet antidote à la mise à l'écart des pauvres propose des idées neuves pour construire une société reposant sur l'égale dignité de chacun.

    Les auteurs

    Jean-Christophe Sarrot est journaliste au sein d'ATD Quart Monde.
    Paul Maréchal est délégué national d'ATD Quart Monde en France.
    Avant-propos d'Élodie Espejo-Lucas, militante d'ATD Quart Monde.
    Préface de Cécile Duflot, directrice générale d'Oxfam France.
    Nos partenaires : CFDT, CGT, Oxfam France

  • De tous les moments de la vie de Jésus rapportés par les évangiles, sa Passion est, croit-on, le plus connu. Les tableaux, récits et films les plus divers foisonnent, au point que tout paraît limpide dans cet épisode : accusé, jugé, mort sur la croix, mis au tombeau, Jésus est apparu à ses disciples qui ont proclamé sa résurrection...
    Mais que disent au juste les récits évangéliques de tout cela ?
    S'interrogeant sur les raisons de l'affirmation de saint Paul « le fils de Dieu m'a aimé et s'est livré pour moi », Albert Rouet effectue une passionnante enquête à partir des récits évangéliques en laissant résonner de multiples questions : Jésus était-il menacé de mort dès le début de sa vie publique ? Quels sont les différents groupes qui voulaient l'assassiner et quels étaient leurs mobiles ? Le péché dont Jésus libérerait l'humanité est-il de nature morale ou d'un autre ordre ? La foule qui l'acclame lors de son arrivée à Jérusalem est-elle réellement la même que celle qui, quelques jours plus tard, réclame sa mort ? Pourquoi est-il crucifié et non pas lapidé ? Quelle est la nature des événements relatés dans les évangiles à propos de sa résurrection ?
    Dans cette fresque extraordinaire de précision et appuyée sur les sources évangéliques, l'événement de la Passion de Jésus prend une ampleur humaine et spirituelle inattendue.

  • Aidants, le temps des solutions Nouv.

    Épuisement, solitude, impossibilité de concilier vie de famille et vie professionnelle... la crise sanitaire a mis en lumière de façon particulièrement saillante les difficultés que rencontrent aujourd'hui les proches aidants, mais aussi les personnes dépendantes et les professionnels de l'aide qui les entourent.
    Pourtant, partout en France, des aidants, des associations et des institutions cherchent et inventent des solutions pour surmonter ces difficultés : repenser le répit, utiliser les nouvelles technologies, mieux prendre en compte les jeunes aidants, articuler aide à domicile et accueil en Ehpad, aider les aidants à prendre soin d'eux...
    Cet ouvrage propose de raconter ces expérimentations pour les faire connaître, donnant la parole à celles et ceux qui inventent l'aide de demain. Pour qu'advienne le temps des solutions.

  • Jo Spiegel garde en mémoire ce jour où il a pris conscience, avec effroi, qu'il faisait de la politique « à l'ancienne » : celle qui se réclame de la démocratie mais la réduit au seul droit de vote, celle où toutes les décisions sont prises dans un entre-soi des élus.
    Maire de Kingersheim en Alsace depuis 1989, achevant son dernier mandat, il raconte comment, avec ses équipes successives, il s'est alors mis à construire, lentement et patiemment, un autre paradigme pour redonner un vrai pouvoir d'élaboration et de décision aux habitants.
    Kingersheim, lieu d'une fascinante expérimentation, véritable « fabrique de démocratie », est aujourd'hui un modèle dont nombre de municipalités s'inspirent. Récit de cette aventure passionnante, cet ouvrage est une réponse à l'urgence démocratique.


    « Kingersheim est devenue une sorte d'Athènes française, dans laquelle des gens viennent des quatre coins du pays observer, comme je le fis, l'expérience "spiegelienne" et assister aux conseils participatifs ou aux rencontres en quartier. Dans le but de comprendre pour pouvoir dupliquer ou généraliser. Car il y a dans cette expérience locale une leçon qui pourrait être nationale ou européenne. Tout est question de volonté politique. »

    Raphaël Glucksmann

  • Je voulais une chance de vivre ; récits de mineurs isolés étrangers Nouv.

    Enfants ou adolescents, majoritairement issus de l'Afghanistan, de la République démocratique du Congo (RDC) et de la Guinée, ils ont fui la guerre, les violences ou les discriminations. Ils ont mis leur vie en danger lors de parcours migratoires périlleux.
    L'ambition de ce livre est de leur donner un visage et une voix, au travers de 11 récits personnels. Dans ces témoignages bruts, ils livrent des fragments de leur histoire : leur vie quotidienne dans leur pays d'origine, la situation qui a déclenché le départ, leur parcours, leur arrivée en France, leurs rencontres.
    Malmenés par l'exil et le labyrinthe administratif français, ilsi parviennent parfois, petit à petit, à se reconstruire, à être de simples adolescents, à ne plus avoir peur.
    /> Cet epub enrichi nous fait entrer dans les 11 récits des jeunes via un planisphère, en choisissant un des points de départ géographique. À la fin de chaque chapitre une cartographie narrative dynamique permet de rendre visibles les grandes étapes de leur itinéraire, parfois fou, et de suivre leur parcours (lieu de départ, raisons du départ, pays traversés, moyens de transport, etc.).




  • Comment est né le monde moderne ? Pourquoi l'Europe s'est-elle imposée comme le centre de la planète au XIXe siècle ? Cette domination est-elle le résultat d'une « culture » particulière qui serait supérieure à celle des autres continents ? Comment expliquer alors qu'à la fin du XVIIIe siècle l'Inde et la Chine fabriquaient plus de produits manufacturés et éditaient davantage de journaux que la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne ?


    C'est à ces questions et à de nombreuses autres que répond la fresque magistrale de l'historien américain C. A. Bayly. Au terme d'une investigation historique couvrant les cinq continents, cet ouvrage croise un ensemble de données économiques, politiques, artistiques et religieuses et démontre que la domination occidentale sur le monde ne prend véritablement effet qu'au XIXe siècle. À la fin du XVIIIe siècle, une aspiration à la liberté et à l'égalité se diffuse sur la planète entière et met à mal les régimes en place. L'hégémonie des nations occidentales va se manifester quelques décennies plus tard grâce à des armées plus aguerries, à la maîtrise des règles du commerce et à l'essor en leur sein d'une société civile plus indépendante des pouvoirs politiques.





    D'une grande qualité pédagogique, embrassant dans son étude non seulement l'Europe, mais aussi l'Inde, l'Afrique, la Chine, ou encore l'Empire ottoman, ce livre, devenu une référence en Grande-Bretagne, met en perspective la naissance du monde moderne dans les différentes régions de la planète. Il apporte un éclairage historique inédit aux polémiques actuelles sur la prétendue « guerre des civilisations » ainsi que sur la colonisation et son bilan.



    Christopher Alan BAYLY ( 1945-2015) Professeur d'histoire, spécialiste britannique de la colonisation à l'université de Cambridge. Il a écrit de nombreux ouvrages sur les empires coloniaux, notamment : India Society and the Making of the British Empire (Cambridge University Press), The Forgotten Armies avec Tim Harper, The Fall of British Asia 1941-1945 (Penguin, Allen Lane). La parution de La Naissance du monde moderne en Grande-Bretagne a été saluée comme un événement par la presse britannique et américaine (Newsweek, The Sunday Times, The Daily Telegraph, The Independent).


  • Nouvelle édition préfacée par Laurence de Cock.

    L'identité nationale fait l'objet de vives controverses. Sur quelle vision de l'histoire doit-elle reposer ? Celle d'une France gauloise continuée par les rois, accomplie définitivement avec la République ? Ou celle d'une France métissée, faite de diversités culturelles et ethniques, ouverte sur l'avenir ? Pour repenser l'histoire de France, il faut d'abord décortiquer à travers les anciens manuels scolaires le schéma du « roman national » de la Troisième République. Ce récit linéaire et continu d'une France pré-incarnée dans la Gaule légitime, en occultant victimes et vaincus, les pouvoirs et les conquêtes qui ont non seulement créé la France mais encore la « plus grande France », c'est-à-dire un empire colonial. Les recherches portant sur l'histoire de Vichy, la colonisation et l'immigration de la guerre d'Algérie, tout comme les débats autour des lois mémorielles, ont provoqué d'incontestables avancées. Mais ont-ils vraiment révisé le mythe hérité de l'avant-dernier siècle ou n'en ont-ils égratigné que quelques pans ? Cette nouvelle édition du Mythe national s'attache, en s'appuyant sur la rigueur du travail historique, à revisiter le passé pour donner sens à une France aux multiples racines, membre de l'Union européenne, morceau de la planète et segment de l'histoire humaine.

  • Depuis 2010, la crise financière des crédits subprime s´est transformée en une crise des dettes publiques, et tout semble indiquer que le pire est encore devant nous. L´impasse dans laquelle les marchés financiers enferment l´économie européenne va jusqu

  • Quel est l'avenir du travail ? À l'heure du développement de l'intelligence artificielle et des plates-formes numériques, sommes-nous condamnés à être au service des machines ou pouvons-nous, au contraire, les mettre à notre service ? À l'heure du péril écologique, comment travailler sans, dans le même temps, détruire la planète ? Alors que des accords transcontinentaux favorisent la concurrence au plus bas prix, est-il possible d'appliquer des normes sociales permettant un travail décent ? Et comment élaborer des règles qui, au lieu d'être des vecteurs d'une globalisation uniformisante, tiennent compte de la diversité des formes et expériences du travail dans les différents pays du monde ?
    Réunissant vingt et un auteurs du monde entier, conçu, dirigé et introduit par Alain Supiot, ce Livre du centenaire de l'Organisation internationale du Travail (OIT) dresse un panorama inédit du travail au XXIe siècle et pose les questions essentielles qui détermineront son avenir. Révolution technologique, péril écologique, ordre juridique international schizophrène sont autant de défis à relever pour qu'advienne, au XXIe siècle, le « régime de travail réellement humain » projeté par la Constitution de l'OIT en 1919.
    Les auteurs : Nicola Countouris, Daniel Damasio Borges, Simon Deakin, Emmanuel Dockès, Isaïe Dougnon, Elena Gerasimova, Adrián Goldin, Éloi Laurent, Wilma B. Liebman, Giuseppe Longo, Stéphane Mallat, Gabrielle Marceau, Jean-Philippe Martin, Jeseong Park, Peter Poschen, Supriya Routh, Felwine Sarr, Jean-Marc Sorel, Gerd Spittler, Bernard Stiegler et Aiqing Zheng.
    Préface de Cyril Cosme, directeur de l'OIT pour la France.

  • L'arrivée de Donald Trump au pouvoir en 2016 a marqué un réel tournant dans l'histoire des États-Unis : s'appuyant sur le profond bouleversement des médias et des modes de communication, le président républicain a inventé un nouveau langage, brutal, direct, agressant violemment les opposants et niant les vérités les plus évidentes. Un langage qui trouve ses relais sur les réseaux sociaux et chaînes de télévision et où triomphe le mensonge, rendant stérile et vain tout débat politique, et mettant la démocratie en péril.
    Analysant ce mode de gouvernance inédit qui essaime dans le monde entier, Antoine de Tarlé fait le pari qu'il marquera durablement les démocraties occidentales.

  • Qui n'a jamais lu, sur une plaque de rue ou au fronton d'une école, le nom de « Marcel Paul » ? Partout en France, édiles et élues ont depuis longtemps marqué l'espace public de ce patronyme. Pourtant, que sait-on aujourd'hui de l'homme que fut Marcel Paul et de sa vie ?
    Né en 1900 à Paris, placé dès son plus jeune âge à l'Assistance publique, Marcel Paul devient pupille de la Nation après le premier conflit mondial. Ouvrier électricien, il adhère à la CGTU et au Parti communiste où il milite durant l'entre-deux-guerres, s'imposant comme un militant de premier plan.
    Durant la Seconde Guerre mondiale, son engagement dans la Résistance lui vaut l'internement puis la déportation. Matricule 53057 à Buchenwald, Marcel Paul participe activement à la mise sur pied d'un réseau d'entraide parmi les prisonniers. À la Libération, cet ancien ouvrier et militant CGT des industries électriques et gazières intègre le gouvernement du général de Gaulle comme ministre de la Production industrielle. C'est alors qu'il mène le combat de sa vie, obtenant la nationalisation de l'énergie et créant ainsi EDF-GDF.
    En retraçant l'itinéraire méconnu de celui qui a rendu possible l'un des fleurons de l'industrie française, les auteurs donnent tout son sens à l'action de Marcel Paul, à l'heure où les privatisations vont croissantes.

  • Le néolibéralisme ne s'est jamais aussi bien porté. Dans une économie mondiale dérégulée, les inégalités explosent. Dans le même temps, les mouvements sociaux, éclatés sur plusieurs fronts, peinent à se réunir autour d'une lutte commune.
    Pourtant, les opposants à l'ordre néolibéral n'ont pas dit leur dernier mot. En silence, patiemment, ils ont façonné de nouveaux outils, pour mettre enfin un terme à l'impunité historique des multinationales.
    Parmi ces outils, le contentieux juridique : de grandes affaires judiciaires se sont multipliées au cours des dernières décennies, mettant en cause tour à tour Lafarge, Auchan, Vinci, BNP Paribas, Bolloré, Samsung, Total, Chevron... Et les premières condamnations ont été prononcées.
    Si discrètes qu'aient été ces victoires, elles constituent un renversement de perspective fondamental. Et si nous étions sur le point d'assister à une mise au pas des puissances économiques par la puissance du droit ? Autrement dit, à la mort prochaine du néolibéralisme ? Dès lors, comment faire pour ne pas manquer cette opportunité historique ?

  • Algérie, Soudan, Irak, Chili, Iran, Colombie, Liban, Hong Kong, France... Sous le ciel menaçant du dérèglement climatique, un vent de protestation s'est levé en divers endroits de la planète. Il a soulevé, sans parvenir à le déchirer, le voile de l'illusion du meilleur des mondes régi par le marché et habillé par une démocratie vidée de son sens. Une partie des habitants du globe s'est dressée contre la violence des pouvoirs et l'omnipotence de l'argent.
    L'aspiration à l'émancipation renaît. Plutôt que d'apparaître comme un ailleurs inaccessible retiré dans le jardin des rêves, l'utopie a retrouvé la vigueur qui avait conduit les insurgé.es du XIXe siècle à s'en emparer pour se libérer de leurs chaînes.
    Ce livre plaide pour que chacun.e d'entre nous se mette à l'écoute des pratiques émancipatrices qui, du Chiapas à Notre-Dame-des-Landes, des collectifs de Gilets jaunes aux places d'Alger et de Santiago, en passant par les associations et les lieux du travail, dessinent, dès aujourd'hui, le visage d'une démocratie réelle et toujours inachevée.

  • Et si la réponse aux crises sociale et environnementale se trouvait dans la comptabilité, notamment celle des grandes sociétés capitalistes ? Dans le système comptable actuel, le capital financier est le seul à être systématiquement conservé, tandis que le travail humain et la nature sont utilisés comme des ressources inépuisables et ne sont donc pas strictement conservés.
    Dans ce manifeste pour une nouvelle entreprise écologique et sociale, Jacques Richard et Alexandre Rambaud montrent comment le système économique ne pourra devenir durable et vertueux que lorsqu'il mettra sur un pied d'égalité le capital financier et les deux autres composantes de toute activité économique : le capital humain (le personnel qui investit sa force de travail) et le capital naturel (toutes les choses qui rendent la vie humaine possible sur Terre).
    Les deux auteurs proposent également un rééquilibrage drastique des rapports de pouvoir dans les entreprises avec une nouvelle cogestion écologique qui s'appuie sur une conception de l'entreprise comme un commun.

  • Apprendre à lire : une pratique culturelle en classe Nouv.

    Quoi qu'en dise le ministre de l'Éducation nationale, l'apprentissage de la lecture n'est pas qu'une question de méthode. Et c'est précisément quand on le réduit à une technique que l'on constate ses effets ségrégatifs, qui se confirment dans le système français à chaque nouvelle évaluation.
    Apprendre à lire, c'est bien plus que relier des lettres et des sons : c'est construire une représentation du langage écrit, s'en approprier les usages pour s'exprimer, communiquer, entrer dans les savoirs. C'est avant tout une expérience culturelle.
    L'accès à l'écrit est un facteur déterminant d'émancipation intellectuelle et sociale. C'est pourquoi le rôle de l'école publique est de créer les conditions pour que tous les élèves exercent leur capacité à réfléchir, construire du sens, découvrir le plaisir du texte et de sa production, partager avec d'autres des émotions, dans des relations de coopération.
    Dans la continuité de leurs travaux, les auteurs, Jacques Bernardin, Paul Devin, Jacques Crinon, Christine Passerieux et Maryse Rebière, s'inscrivent dans des perspectives de démocratisation de l'accès à l'écrit, et proposent des pistes de réflexion et d'action qui s'adressent à toutes celles et tous ceux pour lesquels une véritable acculturation à l'écrit est un enjeu éducatif et social majeur.

  • « Dans vingt ans une bonne partie des églises seront des mosquées. » « L'islam opprime les femmes. » Il est « inadapté a un mode de vie moderne », « incompatible avec les valeurs de la République française. » « Les salafistes sont tous des terroristes. » Les clichés et idées reçues sur l'islam et les musulmans foisonnent, sur fond d'ignorance et de confusion où l'on mélange indistinctement le Coran, la Charia, les cultures et les civilisations dont l'islam a été le vecteur. Or, la religion musulmane ne se résume pas à une pratique rigoriste ni à des groupes intégristes prônant l'instauration d'une société régie par la Charia, ou qui adoptent une lecture figée du Coran et de la Tradition prophétique. L'islam est divers, traversé de tensions. La pratique religieuse des musulmans est variée, leur lecture du Coran très personnelle. Et les nombreux préjugés masquent la réalité de ce que vit l'immense majorité des musulmans qui participent à la société. Statut du Coran, relations avec les pays occidentaux, rapports hommes/femmes, vie quotidienne, place de la religion dans la laïcité, géopolitique, violence... En s'attaquant à plus de quatre-vingts idées fausses, rumeurs, approximations concernant l'islam et les musulmans, Omero Marongiu-Perria propose une parole libre et apaisée, destinée à tous les citoyens qui refusent que cette religion soit stigmatisée. Omero Marongiu-Perria est docteur en sociologie de l'ethnicité et des religions, spécialiste de l'islam français. Il est chercheur associé à l'IPRA (Institut de recherche sur le pluralisme religieux et l'athéisme) et directeur scientifique d'ECLEE (European Center for Leadership & Entrepreneurship Education). Intervenant régulier dans l'émission Islam, diffusée chaque dimanche matin sur France 2, il est l'un des initiateurs du Forum islamo-chrétien de l'Ouest de la France.


  • Un village français, une famille traquée

    Tout commence par une chemise bleue à glissière qu'une grand-mère confie à son petit-fils : « Mes enfants ne sauront pas quoi en faire, ton père et ton oncle n'en ont jamais reparlé. » Dans la chemise : les minutes de l'instruction d'un procès intenté pour des faits de vol et de délation commis à Saint-Martin-en-Vercors en juillet 1944. Quelle histoire se cache sous ce document d'archive ?
    Francis Ginsbourger suit la trace de sa famille laquelle, pour échapper aux lois antisémites de Vichy, a trouvé refuge en 1943 dans le village qui allait, quelques mois plus tard, abriter l'état-major du premier maquis de France.
    Ce livre est le récit haletant d'une enquête au long cours où se mêlent la saga d'une famille, l'histoire de l'implantation et de la répression des maquis du Vercors drômois, et celle de la résistance au quotidien d'un village français. Témoignages et archives patiemment recueillis révèlent comment la plupart de ses habitants, à commencer par le maire et le curé, opposèrent à l'occupant, d'abord italien, puis allemand, le rempart de leurs silences, de leur courage et de la ruse.
    Cet ouvrage met en lumière le rôle décisif et méconnu de « ces montagnards qui connaissaient la montagne, qui se connaissaient entre eux et qui savaient se taire ». Des femmes et des hommes ordinaires, oubliés de la légende résistante, qui sauvèrent des vies en posant des gestes extraordinaires.
    Postface de Gilles Vergnon, historien, maître de conférences à l'Institut d'études politique de Lyon.

  • Marquées par un imaginaire égalitaire, les associations, les mutuelles, les coopératives, les ONG et l'ensemble des structures de l'économie sociale et solidaire (ESS) n'échappent pourtant pas aux discriminations qui traversent la société. En l'ignorant, elles laissent se perpétuer les stéréotypes, l'invisibilisation des femmes, les rapports de domination.
    Nous sommes de plus en plus nombreuz à prendre conscience du caractère insoutenable du sexisme et de ses conséquences directes en termes d'inégalité (gouvernance, mixité des métiers, salaires, conditions de travail, etc.).
    Ce livre est une invitation à expérimenter, inventer, tester, à sortir des cadres pour que le potentiel de transformation sociale et d'innovation affiché par les structures de l'ESS ne reste pas théorique.

    Ce manifeste est issu de la recherche-action « Fabriquer l'égalité », portée par la Manufacture coopérative. Imaginé et conçu pour « mettre les pieds dans le plat », il a été concrétisé par un collectif composé de Armelle Barré, Catherine Bodet, Audrey Chalumeau, Egmont Labadie, Thomas Lamarche, Antinéa Lestien, Elsa Manghi, Lisa Pleintel, Quentin Paternoster et Émilie Rouchon.

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