Éditions Prise de parole

  • JE RÊVE AU POÈME

    Je rêve au poème
    qui rêve à moi

    et quand
    je me réveille
    le lit est vide
    et

    encore chaud

    Dans son nouveau recueil «Sous un ciel couleur cayenne», le poète Patrice Desbiens poursuit son exploration, avec la concision qui caractérise son oeuvre de maturité, des tonalités que revêtent les grands et petits moments de l'existence.

  • Toujours fidèle à sa manière bien à lui et à ses préoccupations thématiques, Patrice Desbiens offre, dans «Décalage», des regards rétrospectifs sur son passé partagé entre le Québec et l'Ontario français. La première partie est inspirée par la grande rencontre internationale Jack Kérouac tenue à Québec en 1987 et évoque des lieux de cette ville. La deuxième est un court mémento tandis que la troisième renoue avec le passé de Desbiens. Le recueil réunit des poèmes qui ont été publiés dans les revues Estuaire, Lettres québécoises et Steak haché. Avis aux collectionneurs qui veulent posséder le « tout Desbiens ».

  • «Je tiens près de moi l'encre,
    ma plume est une fronde
    alors qu'avec les mots que je jette
    mon ambition s'égare.
    Je crie à Dieu, C'est un sacrilège !
    Il me dit, Ou peut-être un poème.»

    Gregory Scofield se met dans la peau de Louis Riel et de personnes qui l'ont connu pour dresser un portrait humain du leader politique métis. Entremêlant extraits de journaux et de poèmes de Riel, déclarations historiques et inventions, il réussit à sortir le mythe de son carcan, donne accès à des dimensions peu connues du personnage : celles de mari, de père, d'ami, d'amoureux et de poète visionnaire.

    L'humour, l'inventivité et le souffle du texte sont rendus avec justesse par la traduction de Daniel Aubin, lui-même poète et conteur.

    Publié originalement en anglais sous le titre «Louis: The Heretic Poems» (2011, Nightwood Editions), ce recueil est la première oeuvre de l'auteur à paraître en français.

  • je suis assise au bord de notre histoire
    on a fini de déjeuner de nos amours

    toi tu es déjà debout à ramasser les miettes
    d'une nuit passée en un quart d'heure

    si seulement j'avais eu le temps de finir mon café
    j'aurais pu lire dans la tasse
    le peu d'avenir qu'il nous reste

    Par ses ahurissements familiers, ses ironies de secours, ses amours malmenées dans une ville qui en a vu d'autres, «au sud de tes yeux» n'est pas sans rappeler, au féminin très singulier, la terrible lucidité d'un Patrice Desbiens.

  • Mes doigts sont rouges.
    Mes lèvres sont rouges.
    Mes doigts sont trempés dans mon encre.
    Mes mains s'agrippent à l'idée que j'ai de toi puis s'envolent.
    S'enfuient.
    À l'intérieur comme à l'extérieur de moi, les personnages ont quitté la scène sans verrouiller la porte.

    Tout est à mobiliser : la tête, la gorge, les mains, le ventre. Le sexe. Le corps entier couve les souvenirs, donne naissance au poème. Sur la joue où il y eut griffure, on voit maintenant les traces d'une larme ou d'une caresse. Le corps se tient aux aguets, prêt à fuir et à réinventer le temps. Et la femme cherche, parmi les histoires, celle qu'il lui faudra écrire.

    Dans «Ce qui reste sans contour», troisième recueil de la poète, on assiste à l'évolution d'une jeune femme appelée à se reconstruire par l'écriture. En reprenant contact avec sa mémoire corporelle, la femme établit un dialogue avec l'autre partie en elle et parvient à transcender l'abus dont elle a été victime.

    Le recueil s'inscrit dans une réflexion sur le rôle des procédés narratifs dans la redéfinition d'un sujet touché par un événement traumatique. Il rend hommage à la résilience de l'individu face à la violence ainsi qu'au pouvoir thérapeutique de l'art.

  • « Abris nocturnes », c'est une poésie des rapports humains, des moments qui s'étirent comme de longues journées ou qui s'arrêtent brusquement pour marquer le revers.



    Des intonations justes, des images authentiques, une parole généreuse. Un recueil animé par l'intuition fuyante de l'amour à déceler en toutes choses et en toutes gens. « Abris nocturnes » sont des textes d'une beauté et d'une tendresse exquises, contrastant avec la rudesse mythique de Sudbury.

  • Avec ce recueil où tendresse et humour font bon ménage, le talent de conteur de Michel Vallières marque de nouveaux points. En quête de sa propre vérité, il relate ses expériences et réflexions personnelles par le biais d'une écriture précise et efficace.

  • Un monde idéal d'amour, de contes de fées et d'images d'enfance est confronté à des réalités bouleversantes : anges gardiens malveillants, hommes sans bras, femmes dénuées de charité. Pas de rhétorique ni de lunettes roses. Une jeune poète parle des préoccupations actuelles de l'Ontario français.

  • «Dérive novembre» invite à se laisser porter par les sens, au fil de fragments où règnent les atmosphères, lumières, parfums, goûts et sons qui le composent. En toute sensualité, le lecteur participe à l'errance d'un poète qui, entre rêve et éveil, entre songe et matérialité, évoque son rapport au monde et à l'écriture. S'esquisse ainsi en filigrane un récit aux tonalités multiples qui, à la manière d'une symphonie, culminera, au bout de la dérive, dans une finale rageuse et fulgurante.

    Cette édition contient une trame musicale composée et interprétée spécialement par Frédric Gary Comeau pour accompagner son texte.

  • Derrière le mutisme du monde naturel, une femme entend l'écho de la solitude qui l'habite. Elle est à l'affût d'une « fêlure dans le silence », par où pénétrer la mémoire des paysages maritimes. Par là se trouve l'espoir de nommer le secret mystérieux de sa douleur. Par là se trouve la quête d'une « vivante poésie » au coeur même du monde et de l'oubli.

  • Au fil d'une rêverie historique, l'inspiration poétique de Pierre Albert trace l'itinéraire de sa quête d'appartenance. La poésie épouse la douleur d'un espace mal habité et d'une humanité à la fois inspirée et écrasée par le Nord.

  • Une série de méditations sur le monde contemporain d'ici et d'ailleurs. Face à sa propre tradition, éclatée, comme face à la technologie de pointe, le poète témoigne d'une inquiétude grandissante. Ailleurs - au Pérou, au Maroc - comme ici, l'avenir du monde se prépare dans l'ombre. Le point de départ et le point d'arrivée de ce recueil ne font qu'un : la lucidité douloureuse est la pratique nécessaire de la parole.

  • Un homme se remémore cette femme dont « les yeux l'avaient cloué sur son destin ». Ainsi s'amorce ce récit poétique où brille un amour ancien dans l'écrin patiné d'une totale solitude. Après une descente dans l'enfer de sa peine, le héros retrouve sa force et son intégrité et, sublime beauté, il rejoint sa belle dans les sortilèges de l'écriture : il lui « donne rendez-vous dans ce poème ».

  • D'une voix distincte, Sylvie Maria Filion explore tour à tour la langue, l'amitié, la mémoire, la douleur et la mort. Une farandole de métaphores est présentée parfois en vers libres, quelques fois en rimes. Les textes sont lyriques, parfois ludiques et drôles comme des comptines d'enfant. Une voix originale, qui résonne de fougue, de rébellion, de hardiesse et d'invention.

  • « Le jour est seul ici » est un éloge paradoxal aux puissances de la poésie. Sans complaisance, le poète affirme que ces fragiles échafaudages de la parole sont destinés à s'écrouler sous le poids du mystère qu'ils révèlent.

  • « Climats » est imprégné d'une intention d'habiter et d'être habité par un lieu, l'Acadie. Un texte en quatre temps correspondant aux saisons et à leurs ambiances, où le temps et l'espace se confondent dans une présence actuelle.

    Un « beau recueil de textes denses, profonds, souvent étranges, présentés en quatre volets qui répondent au rythme des saisons : le journal poétique pour le printemps, poèmes en alexandrins pour l'été, réflexions sur la mémoire et la conscience de soi pour l'automne, prose plus pragmatique, à la manière de l'essai, mais toujours avec une saveur poétique, pour l'hiver. »
    - Nuit blanche

  • « Vous présente les multiples incarnations de cette énigmatique seconde personne du pluriel : vous, auteur; vous, ville; vous, femme [...] À défaut d'aboutir, c'est-à-dire de saisir l'objet de ses investigations (vous), le poète trouve un second souffle dans une dialectique du désir inassouvi. Cet inassouvissement donne au vous une consistance de moins en moins ferme : vous glisse entre les doigts du poète, se dérobe, mystifie toute rencontre. [...] Vous décrit l'impossible quête d'un objet somme toute inaccessible. »
    - Spirale

  • D'ici, de demain et « de nulle part », André Leduc pousse un cri d'alarme à l'amour, à la terre. Au fil des textes, le lecteur voit éclater la chair du poète en une énergie chargée d'images, propulsée à la vitesse de la lumière. Le lecteur survole sept cent millions d'années - de l'Égypte à l'Amérique, des pyramides aux gratte-ciel - découvrant en cours de route, un « allô » intime dont l'écho se perd dans le temps, l'espace et la matière.

  • Dans « le Cahier jaune », on retrouve précisément ce qui fait l'essence de la poésie de Michel Vallières et ce pourquoi on le reconnaît si chaleureusement : une voix singulière, chaude et personnelle qui se révèle dans toute sa fragilité, son inquiétude et son désir. « le Cahier jaune », c'est d'abord et avant tout la voix du poète, une parole rebelle qui laisse le champ libre à l'émotion.

  • Dans «Comptine à rebours», un épisode traumatique vécu durant l'enfance ressurgit dans la conscience d'une jeune femme alors qu'elle tisse une relation amoureuse. Fondé autant sur des expériences vécues que sur des connaissances dans le domaine psychopathologique, Le recueil offre une perspective intime sur un état peu connu, le trouble complexe de stress post-traumatique.

    Dans cette oeuvre poignante, à travers des images fortes, troublantes, Sonia Lamontagne rend compte avec lucidité et courage de la réalité psychologique d'une jeune femme aux prises avec les démons de son passé.

  • « Le poème, c'est l'acte d'être au monde à part entière, au plus intime de notre vie comme au sein de notre collectivité. Consciemment ou inconsciemment, le destin personnel participe du destin collectif. Ce sont des espaces inséparables. Toute poésie est résistance et maîtresse des lieux, car elle occupe la langue et le langage. Parole surgie de la mémoire et de tant d'inconnu, sa pensée part du coeur. Lucide, le poème cherche à dire l'histoire de nos histoires. »
    - Andrée Lacelle, Dire la lumière de notre colère, préface

    «Résister», «résistant», «résistante», «résistance» : c'est autour de ces mots nécessaires hier et aujourd'hui que trente-sept poètes de tous les horizons culturels de l'Ontario français créent un recueil qui ne cédera ni à la menace ni au temps.

    Cet acte de création s'inscrit dans un mouvement de mobilisation artistique et citoyen face aux attaques du gouvernement Ford à l'encontre de la collectivité franco­-ontarienne. Les poètes, par leurs vers, tiennent tête à l'autorité. Animés d'un sentiment vivace, et à l'instar des matériaux les plus nobles, ils résistent au temps, aux causes de la dissolution et aux limitations de leurs libertés.

    Avec les textes de : Angèle Bassolé, Sylvie Bérard, Jean Boisjoli, Hédi Bouraoui, Frédérique Champagne, Nicole V. Champeau, André Charlebois, Éric Charlebois, Tina Charlebois, Margaret Michèle Cook, Antoine Côté Legault, Sonia-Sophie Courdeau, Jean Marc Dalpé, Thierry Dimanche, Daniel Groleau Landry, Brigitte Haentjens, Andrée Lacelle, Gilles Lacombe, Chloé LaDuchesse, Clara Lagacé, Gilles Latour, Louis Patrick Leroux, David Ménard, Blaise Ndala, Gabriel Osson, Michel Ouellette, Catherine Parayre, François B. Pelletier, Pierre Raphaël Pelletier, Stefan Psenak, Pierrot Ross-Tremblay, Paul Ruban, Paul Savoie, Elsie Suréna, Véronique Sylvain, Michel Thérien et Lélia Young.

  • Herménégilde Chiasson, dont l'oeuvre s'inscrit dans l'affirmation d'une Acadie moderne et contemporaine, publie un nouveau recueil de prose, «Solstices».

    Qu'il soit d'hiver ou d'été, le souffle qui porte cette parole la fait voyager au rythme du temps, sur les sentiers du souvenir. Sur les lieux revisités, l'oeil se nourrit d'indices pour reconstituer un passé à partir de structures ou d'objets à l'épreuve du temps, d'odeurs qui en émanent, de bruits qui les animent, de souvenirs qui les habitent.

    Le lecteur plonge dans un univers intime et intérieur qui le happe dès la première phrase et ne le laisse sortir qu'à la dernière.

    En avril 2009, Herménégilde Chiasson a remporté le prix Champlain pour son recueil «Béatitudes».

  • Trois recueils donnent toute la mesure du grand Desbiens qui continue d'articuler sa vision déroutante et décapante de notre fin de siècle. Trois recueils où le passé et le présent, l'Ontario natal et le Québec adoptif se heurtent, se répercutent dans une poésie où la tendresse se cherche un abri. C'est un hommage émouvant à la mère, un regard porté sur elle qui chavire. Avec « Un pépin de pomme sur un poêle à bois », Patrice Desbiens a remporté le prix Champlain en 1997.

  • « Ce vertige lilas » amène le lecteur à pousser plus loin sa rencontre avec le personnage fou de solitude qu'il avait rencontré au fil des pages de « Sans bagages dans ses frissons », publié en 2001. Cette créature, née d'une longue rêverie, n'avait cessé de réclamer encore l'espace qu'elle avait habité par son poids de désirs.

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